Bouteflika appelle à faire montre d’un «patriotisme élevé»

Il relève la nécessité de poursuivre l’édification de l’Algérie

Mokrane Ait Ouarabi, El Watan, 01 novembre 2018

Dans un message adressé aux Algériens à l’occasion de la célébration de la fête du 1er Novembre, le président Bouteflika appelle à faire montre d’un «patriotisme élevé» afin de poursuivre le processus d’édification de l’Algérie, «à l’image de la persévérance de nos aïeuls dans leur combat pour la liberté».

Dressant un bilan de tout ce qui a été réalisé depuis son intronisation à la tête de l’Etat en 1999, le président Bouteflika estime que ce progrès significatif enregistré dans tous les domaines confirme que «l’Algérie a tous les atouts lui permettant d’aller de l’avant, à la condition de demeurer attachée à certaines valeurs, en tête desquelles nos référents spirituels et les objectifs tracés, par la Déclaration du 1er Novembre, pour l’Algérie indépendante, notamment l’édification d’un Etat démocratique et social dans le cadre des préceptes de l’islam». Selon le chef de l’Etat, «l’Algérie a encore, aujourd’hui, grandement besoin de ces principes et de ces valeurs. En rappelant tout ce que nous avons réalisé, ensemble, au cours de ces dernières années, nous ne devons pas oublier les défis auxquels nous sommes encore confrontés», insiste le président Bouteflika pour lequel «si nous vivons dans un pays où règnent paix et fraternité, il ne faut pas perde de vue que l’Algérie évolue dans un environnement marqué par des crises multiformes dans notre voisinage, notamment le terrorisme, le trafic de drogue et d’armes, le crime organisé et tant d’autres fléaux».

Le président Bouteflika considère que «si l’avancée réalisée en matière de développement, sous toutes ses formes, nous donne le motif de nous enorgueillir, nous devons, cependant, déployer davantage d’efforts pour la prise en charge du reste des besoins sociaux de notre population, en constante augmentation d’année en année». Dans ce message qui évoque surtout le futur, le chef de l’Etat dresse une sorte de feuille de route pour accomplir son «œuvre». «Nous devons relever le défi de l’accélération des réformes économiques et de la diversification du produit national pour mieux se libérer de la dépendance aux hydrocarbures et des fluctuations de leurs cours sur les marchés internationaux. Nous sommes également appelés à fournir davantage d’efforts pour préserver notre identité et notre algérianité dans un monde d’hégémonie culturelle. Un monde sur lequel notre pays doit s’ouvrir et où notre peuple se doit de demeurer imprégné de ses valeurs et de ses référents», souligne-t-il défendant ainsi son bilan. «L’Algérie a connu, tout au long de ces deux décennies, un processus de développement intégré qui a touché la totalité du territoire national, un processus qu’aucun ‘‘oublieux’’ ne peut nier ou occulter», affirme-t-il, précisant que le taux de chômage a reculé de deux tiers et la richesse nationale a presque triplé en même temps. Selon lui, «l’Algérie a doublé, durant ces deux décennies, ses capacités en matière d’enseignement et de formation à la faveur de la construction de plus de 1000 lycées, plus de 2000 CEM et plus de 30 universités». Ces réalisations, estime-t-il, «permettent aujourd’hui à plus d’un quart de notre peuple de rejoindre quotidiennement les écoles, les universités et les centres de formation». Le chef de l’Etat rappelle dans son message le contexte dans lequel il a pris le pouvoir en 1999. «Il y a presque 20 ans, vous m’avez honoré de votre confiance, ô combien précieuse, alors que notre pays traversait une conjoncture difficile et que l’environnement international nous avait banni et imposé un embargo non déclaré.»