Il réunira son conseil extraordinaire de wilaya mardi prochain Le Cnapeste mobilise ses troupes

Salima Akkouche, Le Soir d’Algérie, 27 octobre 2018

Le Conseil national autonome de l’enseignement secondaire et technique, (Cnapeste) risque de paralyser les établissements scolaires, de nouveau. Son bureau d’Alger annonce l’organisation d’un conseil de wilaya extraordinaire, mardi prochain, pour annoncer la forme de sa prochaine action de protestation. Une action qu’il menace de généraliser vers tout le territoire national en l’absence d’une prise en charge de ses préoccupations.
Salima Akkouche – Alger (Le Soir) – La section d’Alger du Cnapeste, qui a déjà tenu une journée de grève lundi dernier, a décidé d’aller vers de nouvelles actions.
Dans un communiqué rendu public, la section a indiqué que le conseil de wilaya extraordinaire a décidé de donner une nouvelle forme à son mouvement de protestation. Une action qui sera décidée et annoncée mardi prochain lors d’un nouveau conseil extraordinaire de wilaya. Cependant, le mouvement risque de se généraliser, a déjà menacé le chargé de communication du Cnapest.
Messaoud Boudiba n’exclut pas de déclencher un mouvement de protestation national pour obliger la tutelle à prendre en charge les revendications soulevées par le bureau d’Alger.
«Si le ministère de l’Education ne répond pas favorablement aux préoccupations de la section d’Alger, nous allons généraliser le débrayage comme nous l’avons fait l’année dernière, suite à la grève déclenchée par nos confrères de la wilaya de Blida et qui a paralyser, ensuite, l’ensemble des établissements scolaires du pays», menace le coordonnateur national du Cnapest.
Le syndicat dénonce, entre autre, les décisions «unilatérales et irresponsables» de la tutelle. D’ailleurs, le Cnapest refuse de se soumettre à la décision de la ministre de l’Education de donner des cours de remédiation les samedis et mardis après-midi. Pourtant, le ministère de l’Education ne compte pas revenir sur sa décision.
La note adressée aux directeurs de l’éducation de wilaya ne laisse pas le choix aux enseignants. Pourtant, les syndicats estiment que rien ne peut les obliger à travailler durant les jours de repos. A défaut, ils proposent une rémunération conséquente de ces cours.
La ministre de l’Education, qui refuse le chantage, sera-t-elle dans l’obligation de répondre à la demande des syndicats ? Nouria Benghabrit sera, du moins, amenée à négocier avec les syndicats qui menacent de déclencher des mouvements de grève en novembre, après la semaine des vacances scolaires programmée à partir de mercredi prochain.
Les différents syndicats ont, en effet, prévu de tenir leurs conseils nationaux vers la fin de ce mois. Ils comptent mettre la pression sur la tutelle, principalement, pour ouvrir le dossier du statut particulier et trouver une solution au dossier des œuvres sociales.
La commission de gestion des œuvres sociales, qui s’est réunie, une seconde fois, jeudi dernier, avec les syndicats, ne semble pas avoir convaincu davantage.
La ministre de l’Education a décidé du prolongement de son mandat pour gérer les affaires courantes en attendant les prochaines élections.
Certains syndicats demandent le gel pur et simple du mandat de la commission et l’organisation d’un nouveau référendum. Ce qui est hors de question pour Benghabrit, pour le moment.
La ministre de tutelle ne rejette pas la proposition à condition que les syndicats prennent rendez-vous pour ce nouveau référendum vers la fin de l’année scolaire en cours.
S. A.