L’UE se dit satisfaite des réformes entreprises dans le secteur de la Justice en Algérie

Maghreb Émergent, 9 octobre 2018

L’Union européenne (UE) se félicite de la “qualité” des réformes entreprises par l’Algérie dans le secteur de la Justice, en particulier dans le système pénitentiaire, a déclaré lundi à Alger le chef de la Délégation de l’Union européenne en Algérie, John O’Rourke.

“Nous nous félicitons de la qualité et de l’ambition des réformes entreprises par l’Algérie dans le secteur de la Justice et en particulier dans le système pénitentiaire ainsi que de la coopération lancée par les deux parties en 2006 pour appuyer l’effort algérien à mettre en place ces réformes”, a indiqué M. O’Rourke, lors du colloque sur le thème “Algérie-UE, 10 ans de coopération en matière pénitentiaire, bilan et perspective”.
Il a affirmé que “depuis 2006, l’Algérie a consenti un effort majeur de réforme de la justice et du système pénitentiaire visant à mettre le secteur en conformité avec les standards internationaux”.
L’UE a contribué à la réforme pénitentiaire en Algérie à travers deux programmes.
Le premier a concerné l’appui de la réforme pénitentiaire de 2008 à 2014 portant sur la réinsertion, la formation des ressources humaines, les systèmes informatiques et la sécurité, alors que le second consiste en le jumelage avec l’administration française et italienne et tend à concrétiser et mettre en œuvre l’Accord d’association entre l’Algérie et l’UE, entre le 16 mai 2016 et le 15 novembre 2018.
Parmi les résultats “concrets” de la coopération entre l’Algérie et l’UE, figure notamment l’élaboration du “Référentiel des emplois et compétences” du personnel de la Direction générale de l’administration pénitentiaire et de la réinsertion (DGAPR), la Charte éthique et le Code déontologique médical, la formation et l’accompagnement des services d’orientation et d’évaluation de quatre établissements pénitentiaires pilote (El Harrach, Bejaia, Ain Oussara, Oran) pour la mise en œuvre d’outils modernes d’appréciation des risques de comportement violent, dangerosité et psychopathie, a-t-on indiqué auprès de l’UE.
Le chef de la Délégation de l’UE en Algérie a affirmé que la participation à ce colloque des administrations pénitentiaires des deux rives de la Méditerranée et de plusieurs pays de la région du Sahel “témoigne du fait que la réforme pénitentiaire est un défi commun et qu’il est donc primordial de partager nos expériences respectives et de mettre en commun nos savoir-faire”.
Le chef de la Délégation de l’UE a, à cette occasion, félicité l’Algérie pour la mise en œuvre, en 1993, d’un moratoire sur la peine de mort et pour la poursuite de son application.
“A l’occasion de la célébration, dans deux jours, de la Journée internationale contre la peine de mort, je tiens à remercier l’Algérie qui a su mettre, en 1993, un moratoire sur la peine de mort, dans des circonstances très difficiles, et qu’il continue à appliquer”, Le chef de la Délégation de l’UE

APS