L’Algérie et la Chine consolident leurs relations par un nouvel accord

Lyas Hallas, Le Soir d’Algérie, 6 septembre 2018

Le 3e Forum sur la coopération sino-africaine (FOCAC), clôturé avant-hier à Pékin, a été l’occasion pour la signature d’un nouveau mémorandum d’entente entre l’Algérie et la Chine, consolidant ainsi l’excellence des relations entre les deux pays amis et qui remontent au temps de la guerre de libération de l’Algérie.
Lyas Hallas – Alger (Le Soir) – Des relations qui se traduisent désormais sur le terrain économique où les entreprises chinoises surclassent celles des autres pays dans beaucoup de domaines, plaçant l’empire du milieu comme premier fournisseur de l’Algérie à partir de 2014.
En effet, la délégation algérienne présidée par le premier ministre Ahmed Ouyahia, représentant du président de la République, Abdelaziz Bouteflika, dans ce sommet, a signé un mémorandum d’entente sur l’adhésion de l’Algérie à l’initiative chinoise de la «Ceinture et la Route». Ce mémorandum, paraphé, côté algérien, par le ministre des Affaires étrangères, Abdelkader Messahel, et, côté chinois, par le président de la Commission nationale chinoise de développement et des réformes, He Lifeng, marque selon la littérature d’usage l’adhésion de l’Algérie à la nouvelle route de la soie. Un acte par lequel l’on entend renforcer la coopération algéro-chinoise justement.
Que représente cette initiative «Ceinture et Route» ? Il s’agit d’une stratégie à multiples facettes lancée par la Chine et qui vise à stimuler les flux de capitaux, de biens et de services entre la Chine et le reste du monde. Elle visait au départ 65 pays représentant le tiers du PIB mondial et 63% de la population mondiale. «La Ceinture, précise-t-on, fait référence aux voies commerciales terrestres de l’ancienne Route de la soie qui reliaient la Chine à l’Europe et au Moyen-Orient par l’Asie centrale ; et la Route fait référence aux routes maritimes vers le Sud, reliant la Chine, l’Asie du Sud-Est, l’Inde et l’Afrique». L’objectif étant d’établir un réseau d’infrastructures, des conditions financières et des politiques qui faciliteront le commerce et la coopération régionales. aujourd’hui, ce sont plus de 90 pays de différents continents qui ont adhéré à cette initiative chinoise.
Lundi à l’ouverture du 3e forum sino-africain, le président chinois Xi Jinping a annoncé que «la Chine accordera 60 milliards de dollars de financement à l’Afrique, appliquera 50 programmes d’assistance agricole et fournira de l’aide alimentaire humanitaire d’urgence d’une valeur de 147 millions de dollars aux pays africains touchés par les catastrophes naturelles et que 500 experts agricoles chinois seront envoyés en Afrique pour contribuer à l’essor de cette activité dans le continent».
Le premier ministre algérien, Ahmed Ouyahia, lui, a souligné que cette «contribution chinoise se distingue par la densité de son contenu mais aussi par son respect de la souveraineté des pays africains de même qu’elle a rehaussé l’intérêt des autres régions pour l’Afrique en matière de partenariat et de développement».
L. H.