France: L’islamiste Djamel Beghal expulsé vers l’Algérie

Liberté, 17 juillet 2018

Après avoir purgé près de vingt ans de prison en France, l’islamiste Djamel Beghal a été expulsé, hier matin, vers l’Algérie.
L’homme de 52 ans, qui n’a pas remis les pieds dans son pays natal depuis 31 ans, a quitté la prison de Vezin-le-Coquet, dans l’ouest de la France, “vers 5h30 (4h30 heure algérienne, ndlr) pour être reconduit à la frontière”, selon une source syndicale citée par l’agence AFP. “Il a été libéré ce matin à 5h20 et pris en charge par la (Police des frontières). Il a adopté un comportement calme et n’a pas été surpris de l’heure de son départ”, a indiqué l’administration pénitentiaire, citée par la même agence.
Du côté algérien, aucune information n’a été donnée par les autorités. Pourtant, cela fait une semaine que les autorités françaises ont annoncé l’expulsion de l’activiste islamiste. “Nous travaillons avec les autorités algériennes. Les choses avancent, c’est un travail délicat. J’espère que nous allons trouver la solution adéquate”, avait confié, jeudi, la ministre française de la Justice, Nicole Belloubet. Selon l’avocat du prévenu, l’expulsion de son client vers l’Algérie “n’était pas possible” il y a quelques années. On craignait, notamment, des tortures. “Le climat lui apparaît désormais plus apaisé”, a expliqué à l’AFP son avocat Bérenger Tourné. “Rien ne devait plus s’opposer à son expulsion puisque tous savent maintenant qu’il est Algérien”, a ajouté l’avocat.
Ce dernier avait assuré, la semaine dernière, que contrairement aux informations rapportées par le journal français Le Figaro selon lesquelles l’islamiste a été condamné en Algérie, Djamel Beghal, déchu de sa nationalité française, “n’a jamais été condamné” dans son pays natal.
Nous avons tenté d’avoir la version du ministère de la Justice. En vain. La chargée de communication de ce département n’a pas répondu à nos sollicitations.

Ali Boukhlef