Les résidents renouent avec la protesta

Ils appellent à un rassemblement samedi

Nawal Imès, Le Soir d’Algérie, 12 juillet 2018

Les médecins résidents reviennent à la charge. Le Collectif autonome des médecins résidents (Camra) appelle ses adhérents à se rassembler samedi prochain dans l’enceinte du CHU Mustapha pour protester contre l’absence de dialogue mais également pour dénoncer les intimidations subies depuis le gel de la grève.
Nawal Imès – Alger (Le Soir) – Deux semaines après le gel d’une grève de plus de huit mois, les médecins résidents décident de reprendre la contestation.
Le Camra a décidé d’organiser samedi un sit-in à l’intérieur du CHU Mustapha. Dans un communiqué, il explique que «depuis le gel, les médecins résidents n’ont absolument aucune nouvelle, ni n’ont reçu de contact de la part de la tutelle, malgré les nombreuses demandes d’audience formulées et réceptionnées par le ministère» ajoutant : «Il nous est impossible de trouver une explication satisfaisante et logique à cet état de fait car il nous paraît que la parole d’un ministre devrait normalement faire foi.»
En décidant de ce sit-in, le Camra vise «non seulement à dénoncer l’ignorance et le peu de considération que porte la tutelle aux enfants du pays», mais également «afin que tout le monde sache que les médecins résidents sont toujours debout et prêts à faire valoir leurs droits», explique le texte du Camra qui s’étonne que la suspension décidée n’ait été suivie d’aucune initiative de la part de la tutelle. Pire encore, les résidents font face à des pressions en dépit de leur décision qui est, estime le Camra, «comme ultime preuve de bonne foi et de bonne volonté à solutionner le problème».
Le Collectif écrit que «ce gel ne se fait malheureusement pas sans douleur dans certains services, où les résidents subissent quotidiennement menaces et intimidations en tout genre, allant parfois jusqu’à des représailles éhontées et mesquines» et d’ajouter que «depuis une semaine, les médecins résidents candidats à l’examen de fin de spécialisations sont contraints de passer l’examen dans des conditions ne répondant à aucune norme de par le délai accordé entre l’annonce de la date des examens et leur début, et par le fait qu’ils ne bénéficieront d’aucune session de rattrapage».
N. I.