Négociations avec l’OMC (Organisation mondiale du Commerce)

Négociations avec l’OMC

Premier round, les 7 et 8 février

Par Malika Belgacem, Le Jeune Indépendant, 23 janvier 2002

Le premier round des négociations avec l’OMC est prévu les 7 et 8 février prochain à Genève. Un cycle de négociations de 18 mois à deux ans. La stratégie algérienne de négociation sera basée sur la libéralisation économique d’une part, et sur les moyens de conserver l’intérêt national, d’autre part. La deuxième rencontre avec le groupe de travail de l’OMC pourrait être programmée, dans le calendrier des négociations, pour le mois de mars prochain, si la demande de l’équipe algérienne, composée de quarante membres, est acceptée.

Pour obtenir le ticket d’adhésion à l’OMC, l’Algérie doit négocier avec 43 membres qui forment le groupe du travail. Sur les 143 pays membres de l’OMC, l’Algérie a des relations commerciales avec 43 pays. Un ticket qui doit être payé dix fois plus cher à cause du retard pris dans l’adhésion à ce système commercial mondial, a précisé le ministre du Commerce, M. Temmar. Pour mettre toutes les chances de son côté, l’Algérie doit fournir des garanties sans réciprocité. La partie algérienne présentera les offres initiales concernant les tarifs de biens (non agricoles), services et pêche. Il est à préciser que ces offres ne sont pas définitives.

Il pourrait y avoir d’autres en fonction des demandes.

« Quand la phase d’offres sera terminée, nous irons au conseil pour nous porter candidat et, si nous obtenons les deux tiers, nous deviendrons membres à part entière de l’OMC », a indiqué M. Temmar. Concernant le nouveau tarif douanier, le premier responsable du secteur du commerce a déclaré : « Nos députés doivent savoir qu’ils ont définitivement accepté ce tarif douanier. Toutefois, une autre loi peut le rectifier, mais cela va de la crédibilité de notre pays vis-à-vis de nos partenaires étrangers. » L’OMC est instituée, entre autres, autour du bloc de règles commerciales de la propriété intellectuelle qui est fixe et non négociable. Parmi les exceptions prévues par l’OMC, nous pourrons citer le traitement national, la consolidation et la balance de paiement. Le traitement national signifie que les produits importés ne doivent pas recevoir un traitement inférieur à celui réservé aux produits nationaux. Quant à la consolidation, l’Algérie devrait, à l’effet des négociations avec l’OMC, consolider la loi de finances et « ne plus y déroger. Comme cette règle a valeur de traité international, il est très important de bien réfléchir à ce que l’on veut consolider… », a souligné le ministre du Commerce. S’adressant aux membres des commissions économiques de l’APN et du Conseil de la nation, M. Temmar n’a pas mâché ses mots en déclarant que « l’Algérie va faire des concessions pour adhérer à l’OMC. La question la plus importante est comment peut-on adhérer à l’OMC sans laisser beaucoup de plumes ».

Dans le cadre des consultations et concertations pour un enrichissement du dossier relatif à l’adhésion de l’Algérie à l’OMC, M. Temmar a rencontré, hier, le secrétaire général de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), ainsi que le secrétaire national chargé des affaires économiques de l’UGTA. M. B.