La joie de vivre en Algérie

La joie de vivre en Algérie

M.A., 26 septembre 2007

Echanger sa vie contre une incertitude à la fleur d’âge de la jeunesse est le choix de quelques jeunes parmi d’autres en Algérie, pour rejoindre le monde des morts dans l’illusion d’être parmi les nobles de la haute sphère du Paradis de l’au-delà, tout en privant une douzaine de jeunes soldats de la joie de vivre la quille ou de transformer une joie de fête de rencontrer le président de la république en un cauchemar de deuil, au lieu de continuer de vivre sa jeunesse, tout en profitant d’un pays libre et d’un espoir démocratique pour l’avenir.

Pourquoi se priver de la joie de vivre et de servir Dieu et son pays tout en profitant de sa famille et ses amis, si vraiment la jeunesse algérienne, avait le niveau de se considérer comme jeunes au sein de leur pays et se différencier des retraités qui emplissent, en leur compagnie, les places publiques et les cafés?

Pourquoi se priver de la joie de vivre à 15 ans ou à 20 ans, si l’Algérie était un pays développé à l’instar de la Corée du sud et n’était pas considérée comme un pays en voie de développement, qui beigne dans le sous développement malgré les moyens humains et financiers?

Pourquoi se priver de la joie de vivre, quand on sait que l’Algérie est l’un des rares pays à posséder une force de 75% de jeunes et que les diplômés aboutissent souvent sur le trottoir ou à la maison?

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si les hautes autorités du pays avaient pris en considération le taux de participation des 35 % aux dernières élections législatives, pour donner un écho de changement et un espoir de trouver une issue finale aux problèmes des jeunes algériens?

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si vraiment les responsables locaux se préoccupaient plus aux problèmes quotidiens de leurs citoyens, au lieu de se préoccuper de leurs propres affaires immobilières et commerciales acquises grâce au scrutin universel, par un choix électoral de la population algérienne?

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si les autorités du pays n’avaient pas mis la jeunesse algérienne en quarantaine et cela depuis longtemps, pour là priver de l’essentiel des projets d’utilité publique, qui œuvrent à l’amélioration de la qualité de vie des jeunes et de leurs fournir du travail et des logements en Algérie?

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si au sein des grandes villes, les jeunes vivaient au lieu de survivre, au moment où dans le reste des petites villes et villages du pays, ils meurent à petit feu, faute de moyens, d’ennui et de désespoir.

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si les jeunes algériens avaient des centres de loisir et de sport disponibles au seuil de leurs portes, qui en raison de crise de logements, sont aussi ceux d’autres familles qui partagent le même logement, comme au temps de la colonisation ?

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si le gaz, l’électricité et l’eau étaient disponible en permanence pour tous les habitants du pays et non seulement des quartiers résidentiels de la capitale, sans être pénalisés à payer le prix fort, malgré le fait que l’Algérie est un pays à forte potentialité hydrique et d’hydrocarbures?

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si les transports en commun étaient disponibles même tard dans la nuit pour pouvoir aller travailler au-delà des limites de sa ville ou de son village?

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si les petites villes et les villages avaient les mêmes privilèges que les grandes villes en Algérie et que leurs routes et trottoirs ne ressemblaient pas à ceux d’une ville en guerre comme Bagdad actuellement?

Comment la jeunesse algérienne peut-elle accepter de se priver de la joie de vivre et de s’orienter vers la voie du terrorisme et d’une nouvelle vision de suicide idéologique, avec une certitude d’un choix d’amertume et de vengeance, si ce n’était que pour se libérer de l’incertitude du lendemain et de la misère de la vie quotidienne, qui règne dans le pays depuis longtemps.

Pourquoi se priver de la joie de vivre, si ce n’était que, dans sa majorité, la jeunesse algérienne est privée de la joie de vivre et que sa vie quotidienne en Algérie est devenue aussi semblable à celle des personnes âgées, sauf que ces derniers ont déjà accompli leurs devoirs envers Dieu et leur pays et que la jeunesse algérienne attend toujours l’espoir de l’accomplir un jour, grâce à un salut qui viendra peut être du haut afin de ne plus s’orienter vers la solution salvatrice par la mort pour échapper à un avenir incertain tout en s’orientant vers un choix d’aboutissement individuel sûrement amer pour tous ?

Au nom de la Jeunesse algérienne.

M.A