Le moment est venu de penser à rebatir ce pays

COMITE D’INITIATIVES ET DE VIGILANCE CITOYENNES ORAN

LE MOMENT EST VENU DE PENSER A REBATIR CE PAYS

En ce début du mois de Mai 2013, nous sommes en train de vivre l’amorce d’un changement de ce qu’on appelle en Algérie ‘’ Le Système’’. Aujourd’hui ce système est en train de se gripper, certains y verront le salut à travers une transition salvatrice alors que d’autres applaudiront le maintien du système parasitaire lors des prochaine élections.

Alors que les laboratoires du pouvoir, nous concoctaient une énième révision de la révision d’une constitution maintes fois révisées au gré des princes du moment, qui est d’ores et déjà concoctée, ficelée, empaquetée et prête a être servie sous un tonnerre d’applaudissements d’une fausse représentation nationale prompte à lever la main et baisser le caquet pour ne pas dire autre chose, illégitime car tout droit sortie des urnes à double fond des presdigitateurs patentés d’une administration aux ordres ; voilà qu’un événement imprévu celui de la maladie du président et son évacuation en urgence à l’hôpital du val de grâce en France, comme si nous n’avions pas d’hôpitaux et de médecins capables en Algérie nous ramène à la dure réalité des dégâts qu’ils ont causés en matière de politique de santé publique et autres hôpitaux qui servent de mouroir aux algériens.

Que devrions-nous attendre de cinq illustres pieds nickelés sans ancrage dans la société pour servir d’alibi et justifier ce que tout le monde suppute, c’est-à-dire que cette énième révision de la constitution porterait d’abord sur les mandats du président de la république qui seront limités à deux fois sept ans, mais avec un artifice aussi satanique que démoniaque qui permettrait de rallonger le mandat actuel de deux années le portant jusqu’en 2016, faisant fi évidemment de la rétroactivité des lois et ce dans le but de permettre aux différents clans du pouvoir de préparer au mieux la succession de l’actuel locataire d’El Mouradia par la cooptation de celui qui ferait l’unanimité parmi eux.

Cette révision porterait aussi sur la création d’un poste de vice président qu’on imagine déjà moustachu pour mener à terme ce mandat en cas d’empêchement pour diverses raisons de ce président impotent, grabataire, ainsi que quelques petits aménagements portant sur les droits de l’homme et des libertés syndicales qui ne seront comme toujours que de la poudre aux yeux, jamais respectés et sans effet sur la société.

Or aujourd’hui, chose inattendue qui fait précipiter les évènements, c’est bien sur la santé du président, qui avec son accident vasculaire cérébral inattendu, obligent les laboratoires à réviser leurs calculs pour que le système ne s’effondre pas et qu’il puisse survivre aussi longtemps qu’il y aurait encore quelques sous sol inexploités pour pouvoir le dilapider en toute quiétude à l’image des gaz de schistes qui seront bradés en toute impunité sans tenir compte des dangers que les techniques d’extraction auraient comme répercussions néfastes sur les populations, sur le nappes phréatiques etc. 

Pour ces raisons, ceux et celles qui aspirent et militent pour un changement de ce régime politique exigent que l’article 88 de la constitution actuelle soit appliqué pour donner un véritable coup de grasse à ce quatrième mandat de trop et aller vers la construction de la deuxième république tant attendue.

Aux citoyens épris de paix, de justice sociale et de démocratie de proposer aux Algériens l’édification d’un Etat démocratique, qui ne peut être ni totalitaire ni théocratique, dont le système de pouvoir ne peut ni accepter ni s’accommoder d’aucune forme de tyrannie ou d’aucune sorte, d’oppression des Algériens en tant que peuple ou en tant qu’individus. L’Etat démocratique est l’Etat, dont le système institutionnel interdit toute forme de régime politique, qui veut s’opposer, détourner et marginaliser la volonté des citoyens. Car, dans l’Etat démocratique, les citoyens sont, et restent, la seule source de toute légitimité et de toute souveraineté. Ils sont les seuls à les exercer à leur unique avantage. Nul ne peut se substituer à eux et nul ne peut détourner cet avantage à son profit exclusif. Parce que dans l’Etat démocratique, le pouvoir est celui du peuple, par le peuple et pour le peuple. L’Etat démocratique et social, où le droit règne, reste une revendication, car, pour les Algériens, l’Etat de droit demeure encore non édifié. Cet Etat de droit au sein duquel tous les citoyens, quelle que soit leur position politique, économique et sociale, se sentent égaux en droits et en devoirs.

L’Etat de droit, dans lequel aucun d’entre les gouvernants et les gouvernés, l’administration et les administrés, les employeurs et les employés, les riches et les pauvres, les nantis et les démunis, les hommes et les femmes, les adultes et les enfants, ne soient au dessus des lois. L’Etat de droit, par lequel la justice est rendue au nom du peuple algérien, en toute indépendance de tout pouvoir politique. L’Etat de droit, qui ne permet à aucun régime politique de gouverner en dehors des lois. L’Etat de droit, où le seul arbitre est la loi et où le libre arbitre du pouvoir ne s’exerce que dans le cadre de la loi. Car, dans l’Etat de droit, la loi est l’expression de la seule volonté des citoyens pour mettre un frein au conservatisme, paternalisme anachronique, démagogie, archaïsme, despotisme, clanisme, régionalisme, clientélisme, iniquité, abus de pouvoir, passe-droits, privilèges éhontés, enrichissement illicite, corruption effrénée, laxisme, injustice, incompétence…, Voila à quoi aspire le peuple algérien.

Oran le 30 Avril 2013
LE CIVIC ORAN
M. BENGUESMIA CHADLY

Email : [email protected]