Appel au peuple Algérien

Appel au peuple Algérien

Par Saïd AIT ABDALLAH, mai 2012

Le régime sanguinaire d’Alger se déploie de nouveau dans sa quête de survie afin d’échapper au jugement des Hommes et de l’Histoire.
Le vent de révolte qui vient de balayer l’ensemble des dictateurs du monde arabe semble lui dicter que sa marge de manœuvre est quasiment nulle et ne perçoit son hypothétique salut que dans la générosité de ses géniteurs dont notamment la France et d’un degré moindre, l’oncle Sam.

Contrairement aux différents régimes arabes que ce soient les tunisiens, les égyptiens, les libyens ou autres marocains, dont les méfaits à l’endroit de leurs peuples respectifs sont insignifiants comparés aux crimes et trahisons les plus odieuses perpétuées par le régime d’Alger à l’ensemble du peuple algérien réduit en état de survie permanente dans un océan de sang.

C’est dans ce déchainement des peuples opprimés qu’interviendra le rendez-vous sacré de l’Histoire, le plus redoutable et le plus redouté de la junte et de ses maitres, tant il mettra en lumière un processus génocidaire s’inscrivant dans le plus grand crime contre l’Humanité. Les géniteurs, les maitres galonnés et leurs servants momifiés vont manœuvrer pour dévier de l’œil du cyclone qui risque de tout emporter, ils vont opérer à travers une autre manœuvre de moindre mal à savoir : les réformettes ridicules suivies d’élections de la Honte.

Plusieurs observateurs du monde entier se sont posés la question de savoir comment un tel régime avec un passif des plus lourds n’a jamais été inquiété, mais au contraire, il est souvent glorifié et cité en modèle d’exemple.

Beaucoup d’algériens et certainement beaucoup d’étrangers ignorent l’itinéraire de cette jeune nation née d’une révolution qui avait émerveillé les peuples du monde entier. Elle connaitra, un temps éphémère, son âge d’or avant de sombrer corps et âme.
Devant des contradictions de toutes sortes, des tiraillements fratricides, d’innombrables zones d’ombre, des acteurs de hauts rangs de la Révolution Algérienne n’ont jamais été en mesure de se concerter pour écrire l’Histoire fabuleuse de celle-ci, propriété sacrée du peuple algérien dont s’inspireront les générations futures.

Pour nous, la génération de l’Indépendance, nous avons retenu l’avertissement du général De Gaule adressé à la face du monde en ces termes : « L’indépendance de l’Algérie, nous en reparlerons dans trente ans ».

Une telle prédiction qui allait se vérifier dans l’espace de temps annoncé et qui nous ramène à 1992 ne relève nullement d’un don de visionnaire mais plutôt d’une mission planifiée confiée à la 5e colonne qui allait peser de tout son poids sur le cours de l’Histoire.
Au moment où nos illustres et vénérés révolutionnaires s’entretuaient pour la prise du pouvoir dans les années 60, les concepteurs de la 5e colonne savaient que d’autres failles existaient et qu’il faille désormais les exploiter.

Le ministre de la défense Houari BOUMEDIENNE qui possédait une force structurée et organisée va renverser le président BENBELLA, pour « un redressement révolutionnaire », et se rapprocher beaucoup plus des agents de la 5e colonne pour asseoir son pouvoir que de ses alliés naturels, piliers de la Révolution, certains seront assassinés, d’autres exilés.

A sa disparition en décembre 1978, la 5e colonne avait pris le contrôle de tous les leviers de l’Etat Algérien.

1979 : Basculement tragique de tout un peuple

A cette méthode d’infiltration qui porta ses fruits dès 1979, vient s’ajouter celle de la neutralisation de l’élite algérienne encore sous l’influence de la flamme révolutionnaire en préconisant le blocage systématique de l’appareil économique, la mise en place de la machine de la mort et l’utilisation de l’arme de la corruption.

Sous le règne du président BOUMEDIENNE, je me suis attaqué au phénomène de la corruption d’abord au sein du ministère de l’agriculture, dans une structure dirigée par feu Abdelkader MIMOUNA où j’ai dû démissionner, puis, ensuite dans une structure relevant du secteur touristique (ONAT) en 1978.

Plusieurs partenaires étaient choqués voir scandalisés devant ces pratiques de pot de vin qui étaient en totale contradiction avec les principes de notre Révolution.

En attirant avec la loyauté la plus absolue l’attention du PDG de l’OFLA (Office nationale des Fruits et Légumes d’Algérie) sur des affaires louches, une levée de boucliers sans précédent ne s’est pas fait attendre, complétement isolé tel un pestiféré, il ne me resta qu’à plier bagages.

Le directeur général de l’OFLA fut emprisonné au début des années 80 sous la présidence de Chadli BENDJEDID pour malversations et corruption, mourut en prison.

Dans le tourisme c’était exactement le même schéma, le directeur général (feu Abdelkader KHALEF) ancien président du célèbre club de la jeunesse de Kabylie et cousin germain de feu Kasdi MERBAH, dirigeait l’Office National Algérien du Tourisme (ONAT).
Dans le cadre de mes fonctions, j’avais attiré son attention

sur les activités très douteuses d’une société espagnole répondant au nom de LEVANTINAS.

Le 25 mai 1978, lors d’une visite d’inspection avec le ministre Mr AKBI (voir mise au point du quotidien Le Matin de 1993), j’ai dénoncé de nouveau cette société.
Le ministre du tourisme confia à ses collaborateurs qu’il venait de recevoir un coup de poignard dans le dos et exigea des sanctions exemplaires.
Je fus écarté durant 2 mois, avant d’être rappelé pour rejoindre mon poste d’origine après enquête de l’un des plus prestigieux fils de l’Algérie que fut Kasdi Merbah, il tenait à protéger ce petit fils de paysan que sa bravoure, son amour pour la patrie, son innocence et sa loyauté ont conduit dans le cœur même du pouvoir.

Un homme que je voyais pour la première fois de ma vie, il me congratula tendrement et déclara : « M. AIT vous avez toute mon estime et celle du président ».

Avec l’arrivée des nouveaux maitres du pays, les espagnols tels le Phénix renaissaient de leur cendre et possédaient d’autres cartes à jouer, des pouvoirs exceptionnels allant du sabotage économique, d’attenter à la liberté d’autrui, de bafouer la souveraineté nationale.
Mes démarches pour dénoncer de tels faits gravissimes auprès de toutes les institutions du pays jusqu’à la présidence de la République se sont avérées vaines dès lors qu’il s’agissait bel et bien de leurs agents commandés.

C’est à la suite de cela, que le 20 novembre 1979, une expédition punitive fut décidée en s’en prenant à mon foyer.
Voir lien ci-dessous :
http://www.youtube.com/watch?v=rnGz5QlRnOo

Les enfants du peuple algérien en danger

J’étais convaincu dans toute la profondeur de mes fibres que d’autres enfants allaient mourir et que combattre ce système était une mission sacrée.

Face à l’arrogance d’un système sanguinaire où se côtoyait l’impudeur, les trahisons les plus vils, le déshonneur et la honte, il fallait lui opposer la droiture, la persévérance, la justice et la vérité, le temps et l’Histoire.

Depuis l’arène, j’ai regardé se déverser du sommet de l’Etat, le venin de la trahison pour noyer la nation sous l’horreur et le sang.
Dans ce combat trop inégal en implorant Dieu de sa justice divine, je n’ai jamais exclu celle des hommes dans cette terre qui avait enfanté tant de héros.

L’Algérie orpheline

Au moment où la machine de la mort était en train de me broyer, elle faisait l’inventaire du personnel de l’élite algérienne à apprivoiser pour déblayer le chemin de la mort.

Lucie PREVOST, une ancienne diplomate en poste à Alger va décrire cette « élite » dans un excellent ouvrage intitulé La seconde guerre d’Algérie, de Chadli BENDJEDID et toute sa basse court seront conviés au festin, souillant ainsi la mémoire des morts et des vivants et vont cautionner l’une des plus graves trahisons de l’Histoire.

Le travail minutieux mené contre la Société espagnole va finir par porter ses fruits avec l’éclatement de l’affaire en novembre 1981.
Plusieurs projets d’infrastructures économiques seront paralysées dont certaines au cœur même de la capitale.

Des centaines de tonnes de veilles ferrailles rouillées complétement obsolètes et inutilisables expédiées à partir d’Espagne seront abandonnées dans presque toutes les contrées du pays.

L’affaire sera considérée comme un scandale national impliquant la mise en place urgente de la procédure des marchés de gré à gré pour pallier à cette défaillante de l’ordre de plusieurs milliard de francs.

Le procès qui s’en est suivi et son dénouement relaté dans les colonnes du Quotidien national El Moudjahid du 27 janvier 1982.

Dans aucun pays au monde, on peut atteindre l’extrême du cynisme et de la honte.

Devant un désastre de cet ampleur, c’est la société espagnole qui déposa plainte contre deux hauts cadres de l’Etat dont l’un sera torturé à mort alors que son compagnon M. Rabbia ALI CHERIF sera condamné à 7 années de réclusion criminelle pour sabotage économique et corruption (El moudjahid du 27-01-92).

Cette parodie de procès sera dénoncée par mes soins à travers tout le pays et contraindra le ministère du tourisme à déposer plainte contre la société espagnole deux années après avoir ruiné et quitté l’Algérie sous la protection de la police jusqu’à la passerelle de l’avion en partance pour l’Espagne.

L’avocat du ministère du tourisme, maitre KOBTAN, docteur en droit, va se ruer sur les brancards à la recherche du vent en concluant que l’affaire relevait d’une exceptionnelle gravité.

La justice algérienne sera saisie de mon affaire et va se mobiliser pendant plus de 15 ans. Du tribunal en passant par la cour et la cour suprême, elle exigea la réintégration à mon poste de travail et la récupération de mon domicile.

L’appareil judiciaire sera neutralisé par la secte galonnée.
Voir lien saisine des instances onusienne par maitre Bourdon
http://ffs1963.unblog.fr/2011/02/25/lettre-de-lavocat-de-m-ait-abdallah-victime-du-systeme-mafieux/

Pendant ce temps, le plan visant à la destruction de l’Algérie suivait son bonhomme de chemin. L’Algérie se vendait dans tous les palaces et casinos de la planète, piétinée, violée, trahie.

Au milieu des années 80, la guerre fera rage à toute sorte d’agressions orchestrées par des fantômes sous l’œil vigilant de l’architecte en chef Larbi BELKHEIR.

D’autres sous-traitants de la trahison vont agir à visage découvert pour mener l’homme dans l’extrême de la déchéance et de l’humiliation.

Saïd KOCHEIDA : directeur général dans le tourisme devenu archi milliardaire.
Hamid MELZI : Directeur général du Club des Pins, concierge de la junte militaire archi milliardaire.
Rachid MARIF : ancien cadre du tourisme devenu chef de protocole du président BOUTEFLIKA.
Devenu rapidement son excellence ambassadeur d’Algérie à Rome suite à son implication dans l’affaire Khalifa.

Le tribunal de Nanterre va localiser sa rapine, un palais situé dans l’avenue de la Grande Armée qu’il compte rejoindre après sa nomination au rang de maréchal par celui qui ne s’est jamais posé la question sur sa taille.

Mme AIT HAMLAT : un magistrat qui instruit sur ordre du Département des Renseignements Spéciaux (DRS).
RAZAG BARA : l’un des rats les plus infect, il sera chargé par le DRS de neutraliser tous les patriotes algériens répertoriés par l’ancienne Ligue des Droits de l’Homme, et deviendra conseiller de BOUTEFLIKA chargé de la sécurité nationale.

Avant cela on venait d’abattre le grand patriote Ali MECILI dans la capitale parisienne. A cette période, je venais de mettre sur la place publique l’Affaire de l’hôtel ALETTI.

Une affaire qui avait touché et fasciné l’âme de tout un peuple. Elle sera reprise dans toutes les rédactions nationales après les émeutes d’octobre 88.

Le 10 avril 1988, à quelques jours de l’explosion d’octobre dans un document de 10 pages, j’avais interpellé le président Chadli BENDJEDID, son gouvernement, les officiers généraux de l’armée et l’avocat du système, maitre Miloud BRAHIMI, président de la ligue algérienne des Droits de l’Homme sur les graves menaces qui pèsent sur la nation.

Le pays était en cessation de paiement, nos enfants, couffin en main, scrutaient l’horizon attendant des dons de semoule en provenance du Népal ou de la Somalie. C’était le moment que choisirent les maitres de Paris pour annoncer à la face du monde avec tristesse éprouvante et émouvante que le grand patriote Chadli BENDJEDID jaloux de la souveraineté pleine et entière de son peuple vient de décider la fermeture des écoles françaises en Algérie.
C’est avec ces couffins vides que furent massacrés nos enfants, notre chair, notre sève, notre espoir, notre protection de demain, notre amour et nos rêves, livrés aux chars de quelques proxénètes, galonnés avec l’aval d’une génération soumise et prostituée.
Le procès de l’ex chef d’Etat-major de l’armée algérienne vers le début des années 1990 était des plus édifiants.

A la question du président du Tribunal Militaire de Blida où se tenait le procès pour en savoir plus sur le contenant des mallettes qui sortaient régulièrement du ministère de la défense et, transportées, par un de ses colonels, et surtout, la question quant à leur destination.

Sans la moindre hésitation, notre général répondit en ces termes :

«  Monsieur le président ces mallettes contenaient des devises fortes qui servaient à financer divers équipement notamment des tapis et de la moquette dans les résidences de Chadli à Paris ».

Ces citations seront reprises dans le jugement qui s’en est suivi et largement commentées par la presse, le procès étant publique.
Voilà un général chef de l’armée, possédant entre ses mains le destin de tout un peuple, assumer si bassement son rôle de marchand de tapis en se rendant complice de la dilapidation des biens de l’Etat.
L’Algérien peut s’agiter durant des milliards d’années lumières, il ne pourra jamais faire admettre au dernier clochard français que le président François MITTERAND est capable de voler l’argent de la France pour s’acheter ses résidences en Algérie.
C’est comme cela que le grand et valeureux peuple d’Algérie se réveillera nageant dans son sang dans l’abattoir érigé dans l’extrême fascination, cherchant dans ses souvenirs pour s’assurer que pourtant, il n’a jamais été vaincu.

A chaque secousse, le système va manœuvrer pour assurer sa survie.

En 1989, seul un homme propre de la stature de Kasdi MERBAH pouvait calmer une population en furie.
Il sera rejeté quelques mois plus tard et profondément humilié avant d’être assassiné en 1993.

En 1992, alors que ses jours étaient comptés le système fera appel au père de la Révolution Mohamed BOUDIAF, il sera liquidé quelques mois plus tard.

Le président Yamine ZEROUAL, ne les intéresse pas non plus, on lui exige de rentrer chez lui, il avait boudé l’ancien maitre à New York ce qui n’avait pas été apprécié par les deux sœurs siamoises la France et l’Amérique, soucieuses de protéger des petites filles à qui l’on coupait la main pour avoir usé du vernis à ongle notamment en Afghanistan, mais jamais vers ce pays martyr où l’on égorge à grande échelle des bébés; où l’on s’empresse également d’exiger des enquêtes onusiennes sur des anciens hommes d’affaire en retraite come le libanais HARIRI, alors qu’assassiner un président en plein exercice, en direct à la télévision était loin d’être leur souci surtout en Algérie.

Après toutes ces horreurs et toutes ces liquidations, le système s’est ingénié à une autre formule, faire appel à un président mort vivant ; vivant pour garantir la pérennité du système, mort pour tout le reste de l’Algérie.

Durant sa mort en 1999, toutes les valeurs du peuple algérien seront anéanties.
Les droits les plus élémentaires du peuple algérien seront spoliés et bafoués.
Malgré la manne pétrolière, nos enfants se jetaient à la mer préférant les mâchoires des requins à tant de mépris, tant d’injustice, tant de honte.

Jamais la corruption n’avait atteint un seuil aussi gravissime mettant en péril majeur l’existence même de la Nation.
Des jeunes se font exterminés en Kabylie, seul un mort peut être dispensé du constat et d’action.
Depuis son installation en 1999, le président algérien mettra tout en œuvre dans une gymnastique qui frise le cynisme pour perpétué le système et tromper tout au long de ses trois mandats la confiance du peuple algérien.

LES SURPRISES DU TEMPS ET DE L’HISTOIRE

Le système et son croque-mort surpris dans leur tranquille quiétude n’ont pas d’autre choix que de se concentrer sur le pied de guerre tant les enjeux sont des plus terrifiants pas seulement pour eux, la France vainqueur incontestable de la seconde guerre d’Algérie et dont le constat crève les yeux, ne voudra pas d’un nouveau conflit qui la mettra en contradiction flagrante avec sa politique et ses principes dans l’ensemble des révoltes arabes.

Comme elle n’acceptera jamais de s’encombrer avec de nouveaux harkis sachant que plus de six millions d’algériens vivant sur son sol et qui sont loin d’être amnésiques ou encore d’ignorer la vérité.

Marine le Pen n’a pas eu besoin de consulter son illustre père pour lancer à la figure du président Sarkozy et à la face du monde qu’il ne pouvait jamais faire en Algérie ce qu’il était en train de faire en Libye , ce langage est aussi valable pour l’administration américaine.
Cela veut tout simplement dire qu’on ne s’attaque pas aux nôtres, ce qui est surtout valable pour la France.
Dès lors qu’il s’agit d’afficher sa détermination, dans le pied de guerre en faisant semblant de faire des concessions qui ne ressemblent à rien.

LE VOTE DU 10 MAI OU LE RENDEZ VOUS DE LA SUPERCHERIE ET DE LA HONTE

Il suffit juste pour nous d’analyser certaines informations concernant les deux diplomates français et américain en poste à Alger et révélées dans le câble de Wikileaks pour découvrir le vrai visage de nos dirigeants aussi bien militaires que civils, des rapaces corrompus et totalement sclérosés dont le pays se trouve au bord de l’explosion.

Ils sont rassurés et convaincus que cette catégorie d’indigènes est souvent trahie par sa mémoire même si c’était juste hier.
Sinon ils n’auraient jamais la décence de nous les comparer à leur maitre d’école.

Pendant que certains dirigeants, qui ne sont pas prêts d’égaler les promesses de la forfaiture et du déshonneur des nôtres, sont trainés et enfermés dans des cages à fauves pour être jugés et, que d’autres sodomisés avant d’être achevés, notre cadavre qui n’a pas besoin de mourir trouve toute l’énergie nécessaire pour nous inviter au rendez-vous du 10 mai semblable à celui de novembre 1954.
Novembre 1954 ne sera jamais associé au rendez-vous de la honte.
Quand tous les opposants de ces régimes sont courtisés et respectés, les nôtres sont malmenés et emprisonnés en terre d’asile française par fidélité à leurs servants.

Les os de la vieille couleuvre sont très difficiles à avaler pour un peuple qui souffre déjà trop longtemps de la nausée.

 

C’est vers ces géniteurs et seulement eux que Mr Hocine AIT AHMED, devrait mettre en œuvre sa tactique pour les mettre au pied du mur au risque de se déjuger devant leur peuple et de l’Histoire pour neutraliser leur monstre qui a déjà souillé toute la conscience humaine.

Quant au général DE GAULE, François MITTERAND et beaucoup d’autres personnages illustres, ils ne cesseront jamais de faire la grandeur de la France.

Les failles et les tares de l’indigène de la tribu qui ne leur ont pas échappé, nous les connaissons beaucoup mieux, ils sont proches de nous, on a la même ressemblance, nos gènes sont mélangés et devenus familiers, puisque enfin c’est nous même.

Cependant, nous avions crus seulement à travers notre mémoire fissurée que 132 années de colonisation, 45 000 morts au moment même de votre libération du nazisme hitlérien dans laquelle nous avons contribué sacrifiant nos vies, 7 années et demie de guerre avec un millions et demi de morts.

A cela, vient s’ajouter une communauté harkis prise dans un tourbillon de feu et de sang pour épouser trop souvent des destinations inconnues se faire traiter de sous hommes. De tous ceux-là, hantés par ces souvenirs proches et lointains, de ces êtres engloutis dans les eaux glaciales de la Seine, de ces corps carbonisés le long de la ligne Maurice, de ces lambeaux de chair déchiquetée par le Napalm dans les djebels de cette terre sacrée, sans même interroger notre conscience, nous avons admis la modification du gène de l’indigène traitre. Il restera sourd et insensible à nos rêves, fidèle et imperturbable à l’adulation du maitre.

Toutes les générations confondues de ce peuple pleureront des larmes de sang devant une si cruelle malédiction et du verdict implacable de l’Histoire.

Le génie de ce peuple vaillant et courageux doit s’orienter plus que jamais dans l’étude et l’impérieuse transformation du gène.
Sans ce témoignage, j’aurai le sentiment profond d’avoir offensé Dieu. J’aurai trahi le peuple algérien, également le sang et les sacrifices de mes enfants, j’aurais trahi mon honneur et ma conscience.

Monsieur Toufik MEDIENNE, chef des services secrets algérien, à partir de ses grottes ne peut pas relever le défi même s’il venait à se hisser sur la planète mars.
Il y’a trop de repères et trop de trace de mon sang sur le long chemin de la mort.
C’est mon rendez-vous de l’Histoire avec toute la conscience du peuple comme témoin.

Saïd AIT ABDALLAH