La pandémie de la peur pour le profit ?

La grippe porcine

La pandémie de la peur pour le profit ?

Par :Rédaction de Liberté, 6 septembre 2009

Grippe porcine par-ci, H1N1 par-là, les médias ne parlent plus que de cela ! C’est à se demander s’il n’y a pas anguille sous roche. Il ne faut pas être dupe, derrière ce boucan, se profilent de gigantesques intérêts.

Au-delà de se faire peur en ces temps incertains de crise économique, la grippe du cochon est un gros enjeu pour les majors mondiaux de l’industrie pharmaceutique. Tous les pays sont à la recherche de Tamiflu et les grands laboratoires promettent un antidote. Bon, on aura au moins gagné un vaccin contre cette maladie qui est loin, très loin, de tuer comme la malaria, par exemple, qui décime un million de personnes par an dans le monde et qui pourrait être prévenue avec une simple moustiquaire et éradiquée avec des égouts fermés.
Les médias n’en parlent pas. Plus de 2 millions d’enfants meurent dans le monde de diarrhée, alors que l’on pourrait l’éviter avec un banal sérum et mettre fin à l’hécatombe par l’accès à l’eau potable en procédant à la réfection ou la réalisation de réseaux d’assainissement. On n’en pipe pas un mot ! Dix, oui dix millions de personnes meurent par an de rougeole et de pneumonie que l’on pourrait guérir avec de simples vaccins. On n’en parle pas ! Autre motif de suspicion, quand la fameuse grippe des volatiles (aviaire) est apparue, il y a une décennie, les médias et gouvernements ont inondé le monde de menaces : une épidémie, la plus dangereuse de toutes… Une pandémie ! Les volatiles ont failli disparaître de l’alimentation des hommes et même du paysage tout court. La grippe des oiseaux n’aura causé la mort que de quelque 250 personnes en 10 ans… 25 morts par an. La simple grippe tue jusqu’à un demi-million de personnes par an dans le monde. Pour la grippe aviaire, on a appelé à la rescousse le fameux Tamiflu vendu à des centaines de millions de doses surtout en Asie, foyer de la grippe des volatiles. Son efficacité n’est pas à cent pour cent, mais ce Tamiflu a donné une seconde jeunesse à Roche et GlaxoSmithKline, les deux des plus grosses entreprises pharmaceutiques qui vendent les antiviraux. Ceux-là mêmes qui, aujourd’hui, promettent le vaccin contre la fièvre porcine.
En attendant, vive le Tamiflu ! Les Chinois viennent d’annoncer être parvenus à mettre au point le fameux vaccin contre la fièvre porcine, les Occidentaux se laisseront-ils coiffer au poteau par l’Empire du milieu ? Pas si sûr lorsque l’on sait que le géant nord-américain Gilead Sciences détient le brevet du Tamiflu et que le principal actionnaire de cette entreprise n’est autre que Donald Rumsfeld, secrétaire d’État à la Défense de George Bush, l’artisan de la guerre contre l’Irak et toujours influent.
Autre interrogation : pourquoi l’OMS ne se contente que d’égrener des chiffres et de tenir une carte mondiale de la grippe porcine ? Pourquoi ne déclare-t-elle pas cette “pandémie” comme un problème mondial de santé publique et autorise la fabrication de médicaments génériques pour la combattre et, gratuitement, dans les pays les plus pauvres ? Pourquoi aussi les destinations à risque que sont les États-Unis ne sont-elles pas déclarées dangereuses ? Sans minimiser la gravité de cette grippe, on peut se demander si ce remue-ménage ne serait pas tombé à point nommé pour détourner l’attention de la crise financière et économique qui frappe le monde, une des plus graves, d’autant que les grands de ce monde n’y peuvent apparemment pas grand-chose, en dépit de leurs promesses d’humaniser le capitalisme régnant sur la planète. Tamiflu a encore de l’avenir.

D. B.