L’Algérie citée parmi les pays ayant aidé la CIA

Torture et emprisonnement des suspects de terrorisme à travers le monde

L’Algérie citée parmi les pays ayant aidé la CIA

El Watan, 6 février 2013

L’Algérie vient d’être accusée d’avoir aidé la CIA dans son programme de détention et de torture des suspects de terrorisme après les attentats du 11 Septembre au Etats-Unis.

Elle figure parmi les 54 pays, de tous les continents, ayant participé de diverses manières avec l’agence du renseignement américain. C’est ce qu’a révélé l’organisation humanitaire Open Society Justice Intitiative dans un rapport intitulé «Globalizin Torture CIA secret détention & extraordinary rendition», rendu public hier. L’organisation affirme que ces pays «ont aidé la CIA dans son programme de détention secrète et d’interrogatoires musclés de suspects de terrorisme». «Ces 54 gouvernements étrangers ont participé à ce programme de l’agence du renseignement américain de diverses manières, y compris en accueillant les prisons secrètes sur leur sol, en aidant à la capture et au transport des détenus, en interrogeant et en torturant des individus, en fournissant des renseignements, ou encore en ouvrant leur espace aérien pour les vols secrets», précise-t-on dans ce rapport.

Dans ce sens, Open Society Justice Initiative dénonce la violation par les pays concernés de leurs propres lois et du droit international qui condamne la pratique de la torture. «En participant à ces opérations, ces gouvernements ont violé aussi le droit sur leur sol et le droit international, et sapé les règles contre la torture qui est non seulement illégale et immorale, mais aussi inefficace pour obtenir des renseignements fiables», déplorent les rédacteurs de ce document.
En plus de l’Algérie, plusieurs autres pays africains sont cités dans le rapport, dont le Maroc et la Mauritanie. De nombreux pays européens font également partie de cette liste, comme l’Autriche, la Bosnie-Herzégovine, la Croatie, la Finlande, l’Allemagne, l’Irlande, le Royaume-Uni, l’Espagne et l’Italie.

Madjid Makedhi