LDH Toulon : « Le Général de Bollardière et la torture »

Mercredi 17 octobre 2001 – à 20 heures – au cinéma Le Royal
2 rue Bertholet à Toulon – prix unique 30 F

projection du film d’André GAZUT

« Le Général de Bollardière et la torture »

suivie d’un débat sur la guerre d’Algérie

avec la participation d’André GAZUT et de Simone de BOLLARDIERE.

Le général Jacques de Bollardière fut le seul officier supérieur de l’armée française à condamner ouvertement la pratique de la torture pendant la guerre d’Algérie. En mars 1957, il soulignait « l’effroyable danger qu’il y aurait pour nous à perdre de vue, sous le prétexte fallacieux de l’efficacité immédiate, les valeurs morales qui seules ont fait jusqu’à maintenant la grandeur de notre civilisation et de notre Armée ». A la suite de cette déclaration, il fut condamné à soixante jours d’arrêt à la forteresse de la Courneuve. Le putsch d’Alger d’avril 1961 l’amène, à 53 ans, à prendre une retraite prématurée.

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« Jacques de Bollardière est mort en février 1986, mais, dès 1974, la Télévision suisse romande lui consacrait un documentaire. Ce portrait d’André Gazut montre comment un baroudeur, qui fut un ardent résistant avant d’assurer un commandement lors de la guerre d’Indochine, ne put se dérober à l’appel de sa conscience, au risque d’affronter la méfiance puis l’hostilité de toute sa hiérarchie. En introduction à ce précieux portrait, André Gazut avait enregistré deux interviews du colonel Trinquier et de Paul Teitgen, qui furent l’un et l’autre en poste en Algérie.

Le premier y justifie l’usage de la torture en cas de nécessité absolue, quand le second, qui fut secrétaire général de la police à la préfecture d’Alger, la réprouve sans appel au nom des droits de l’homme et de ses croyances. »

Jean Belot – Télérama n°2687 – 11 juillet 2001

 

Il n’est pas trop tard pour signer notre pétition demandant que le carrefour Salan soit débaptisé ; vous la trouverez sur notre site Internet http://www.ldhtoulon.fr.st