Un village du Club Méd en projet à Zaatria

Un village du Club Méd en projet à Zaatria

Sifaoui El Hadjadj, 1 mars 2001

Les habitants de Zaatria, un village qui n’existe pas, sont formels, Salima Tlemceni, journaliste très indépendante, les a rencontrés: il n’y a pas eu de massacre en 1993, pas plus d’ailleurs qu’en 1994, ni en 1995, 1996, 97, 98, 99, 00, 01, 02, 03…. Par ailleurs, des victimes ont témoigné que les tueurs étaient bien des islamistes et non des militaires. Elles ont pu fournir des preuves irréfutables, des photos, des films vidéo et même des CD/ROM/DVD 12X, et aussi des prélèvements d’ADN et des déclarations sur l’honneur. D’ailleurs, toutes ces preuves, avec les noms et les CV de ces criminels ont été déposés dès 1991 à la commission des droits de l’homme des Nations Unies, on peut vérifier. En effet, c’est connu, le terrorisme date d’avant le coup d’…, l’interruption des élections et la dissolution de l’ex-parti dissous. Parmi les terroristes, il y avait un certain H. Souaïdia. Comme c’étaient les premiers terroristes islamistes enregistrées par le panel onusien, le prix Nobel de la lutte anti-terroriste a été attribué à l’Algérie, et ce fut Dembri qui le reçut solennellement des mains de la vénérable fondation. Depuis, bien sûr, il y a en eu beaucoup plus, avec un taux de croissance record en 1996-97, à l’époque du terrorisme résiduel, malgré une brève récession lors des élections (vous trouverez toutes ces statistiques sur le site : http://www.Comptabilité nationale algérienne/balance des morts et des survivants/solde des morts-vivants.html.

Les témoins du massacre de Zaatria ont décrit les crimes horribles perpétrés par ces fascisto-terroristo-islamisto-barbaro-barbudos-intégristo-nazis. Les tueurs ont exterminé leurs victimes avec sauvagerie jusqu’au dernier, ne laissant aucun survivant. Ce fut un véritable génocide, un crime contre l’humanité. Puis ils les ont violées, et ils sont allés déposer les têtes sur le bureau de Lamari. Et comme celui-ci est un militaire intègre, il a tout de suite fait arrêter les coupables de ce vol qualifié de pièces détachées, et les a envoyés à la prison militaire de Berrouaghia, avec un ordre de mission en bonne et due forme. Après, soucieux d’effacer toute trace de ce terrible génocide, il a ordonné de les fusiller tous quelques jours avant la fin de leur peine. La même préoccupation l’a amené à prendre soin également que les victimes violées ne fassent pas enregistrer leur zawaj el mut’a et qu’elles puissent se faire avorter, afin qu’aucune trace de cette tragédie ne subsiste. Il fut aidé pour cela de manière très efficace par les commandos de Zazie Saadoun, avorteuse hors pair. C’est vraiment un « mec bien  » ce Lamari. Ainsi, grâce à sa prévoyance et à son sens de l’ordre, l’armée ne fut pas déstabilisée. Tout a été effacé et on a tourné la page avec sérénité. C’est ce que l’on a appelé la Concorde civile.

Des intellectuels français ont écrit une lettre ouverte à leur ministre des affaires étrangères, pour lui demander solennellement, au nom de la souveraineté des Nations et du droit des peuples à l’autodétermination, d’arrêter de s’ingérer dans les affaires algériennes et de ne plus se baigner dans le sang d’autrui. La presse très indépendante a dénoncé avec fermeté cette manipulation de l’internationale socialiste, de la monarchie marocaine, du groupe Vivendi, de Canal +, des éditions la Découverte, et des pâtes Panzani, et a défendu, au nom de la clause du dernier colonisateur, l’obligation de soutien de la diplomatie française au droit inaliénable de massacrer les population autochtones, acquis de haute lutte par la Révolution algérienne. Toutefois, un problème de droit international s’est posé concernant les moines, évêques, marins italiens et autres cuisiniers français, pour savoir s’ils étaient couverts par cette clause. Un compromis juridique a été trouvé pour dire que le soutien diplomatique français n’est accordé que lorsqu’il a été duement établi que c’est l’Etat souverain qui a commis le massacre. Dans tous les autres cas, en particulier lorsque les massacreurs sont des islamistes non-présumés, le massacre n’est pas couvert et tous les frais sont à la charge du massacreur, y compris les frais médiatiques. C’est ainsi que la déclaration de Mgr Tessier, affirmant qu’il détient la conviction formelle que les moines de Tibehirine ont bien été tués par des islamistes ethniquement purifiés, garantis sans mélanges ni même sans aucune trace de militaire, a mis tout le monde dans l’embarras. En effet, qui va financer la campagne médiatique, les frais de missions des journalistes-militaires ainsi que ceux des militaires-journalistes, déjà avancés par l’Etat? Seul un audit réalisé par une commission d’enquête conforme aux normes internationales permettra d’établir la cupabilité de l’Etat dans cette affaire.

 

 

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