LIl n’y a toujours pas de ministre de la Défense

Le général de corps d’armée Mohamed Lamari à l’hebdomadaire londonien El Mouchahid Essiyassi

« Le Président Bouteflika incarne l’Etat algérien
et le peuple tout entier et il est digne de respect »

El Moudjahid, 26 juin 2002

La mission de l’ANP consiste en la « défense de la patrie, ni plus ni moins, et nul n’a le droit d’évaluer le Président Bouteflika excepté le peuple qui l’a élu. Il est donc le seul habilité à évaluer la performance de l’Etat ».· « L’institution militaire est harmonieuse et unie. Toutes les allégations mensongères à ce sujet ne sont que des tentatives désespérées visant à ternir l’image de l’armée algérienne et à semer la division ».· « L’Algérie est un pays démocratique et républicain régi par une Constitution populaire qui définit les prérogatives et les responsabilités qui sont entre les mains du Chef de l’Etat et du gouvernement ».· « L’ANP est une armée algérienne unie qui assume la responsabilité de l’unité nationale, de la défense et de la stabilité du pays et non, comme tentent de le faire croire certaines parties, divisée en groupes pro-Français, pro-Américains ou pro-pays arabes ».· « La situation sécuritaire s’améliore de plus en plus. L’Algérie va bien. Elle est dans la voie de sortie de la crise qui nous a été imposée ou qui a été amenée chez nous ».· « Notre devoir et notre seul souci demeurent la défense du pays, la garantie de la sécurité des citoyens ainsi que de l’unité, la souveraineté et la stabilité du pays ».· « L’ANP est une armée algérienne, qui restera algérienne, composée d’ enfants d’Algériens, de tous les Algériens ».

Le général de corps d’armée, Mohamed Lamari, chef d’état- major de l’Armée nationale populaire (ANP), a affirmé que le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, « incarne l’Etat algérien et le peuple tout entier et il est digne de respect ». Dans un entretien accordé à l’hebdomadaire londonien El Mouchahid Essayassi et dont des extraits ont été repris par le journal Ennasr dans son édition d’hier, le général de corps d’armée Lamari a rappelé que « l’Algérie est un pays démocratique et républicain régi par une Constitution populaire qui définit les prérogatives et les responsabilités qui sont entre les mains du Chef de l’Etat et du gouvernement ».Le Chef d’état-major a par ailleurs indiqué que la mission de l’ANP consiste en la « défense de la patrie ni plus ni moins et nul n’a le droit d’évaluer le Président Bouteflika excepté le peuple qui l’a élu. Il est donc le seul habilité à évaluer la performance de l’Etat ».Le général de corps d’armée a par ailleurs, affirmé qu’il « ne compte pas devenir ministre de la Défense ». « Je n’y pense nullement et cela n’arrivera jamais », a-t-il ajouté avant de se demander « pourquoi le ministre de la Défense devrait-il être un militaire. A ce propos, il a souhaité que ce poste « soit occupé par un civil à l’instar de ce qui se passe dans des pays avancés », avant d’indiquer que le poste de chef d’état- major sera « le dernier que j’occupe avant la retraite ».Affirmant que « nul n’est éternel dans ses fonctions », le général de corps d’armée Lamari a déclaré qu’il était « un militaire et non un politique ». « Je ne désire point faire de la politique même s’il s’agit d’être président de la République ».Le chef d’état-major rappellera également que l’institution militaire est « harmonieuse et unie », ajoutant que « toutes les allégations mensongères à ce sujet ne sont que des tentatives désespérées visant à ternir l’image de l’armée algérienne et à semer la division ».Il a ajouté que l’ANP « est une armée algérienne unie qui assume la responsabilité de l’unité nationale, de la défense et de la stabilité du pays et non, comme tentent de le faire croire certaines parties, divisée en groupes pro-Français, pro-Américains ou pro-pays arabes ».Il réitèrera dans ce contexte que l’ANP est « une armée algérienne, qui restera algérienne, composée d’ enfants d’Algériens, de tous les Algériens ».Evoquant la situation sécuritaire du pays, le général de corps d’armée Mohamed Lamari a affirmé que celle-ci « s’améliore de plus en plus » que « l’Algérie va bien » et qu’elle est dans la voie « de sortie de la crise qui nous a été imposée ou qui a été amenée chez nous ».Dans ce contexte, il a affirmé que le nombre de terroristes a baissé aujourd’hui de 27.000 à 700 terroristes armés, grâce au courage des membres de l’ANP et des différents services de sécurité ainsi qu’au soutien et aux efforts des patriotes sincères.Il a souligné, en outre, que les terroristes restants sont « des groupes qui attaquent des citoyens désarmés et des voyageurs dans des régions isolées », réitérant « sa détermination à les éliminer et à les poursuivre partout, dans le respect des lois de la République ».Il précisera à ce propos que « ces groupes n’ont plus la capacité de mener des attaques organisées ou la même liberté de mouvement qu’ils avaient au début de la crise », avant d’exprimer sa conviction que la fin de « ces groupes criminels est pour bientôt ». »Notre devoir et notre seul souci demeurent la défense du pays, la garantie de la sécurité des citoyens ainsi que de l’unité, la souveraineté et la stabilité du pays », a-t-il ajouté.A une question sur la lutte contre le terrorisme, le chef d’état- major de l’ANP a relevé « les hésitations de certains pays européens à fournir l’aide espérée par l’Algérie en matière de coopération, au moment où notre pays avait tant besoin d’équipements nécessaires à la lutte antiterroriste ». Mais, mieux encore, a-t-il dit, « nous avons été surpris par l’embargo imposé par différentes parties étrangères, qui ont prouvé par la suite qu’elles avaient un intérêt à ce que la crise persiste et que la violence se propage ».Il déplorera dans ce contexte que cet embargo « persiste de la part de certains pays et ce, même après les événements du 11 septembre ». Cependant, a-t-il relevé, « ils ont reconnu leur erreur et leur mauvaise évaluation du phénomène du terrorisme et leur indifférence face aux mises en garde répétées de l’Algérie ».Le général de corps d’armée a également affirmé que ces Etats ont « enfin pris conscience que le terrorisme n’est pas un phénomène propre à l’Algérie ». Cependant, a-t-il ajouté, « nous demeurons hantés par l’appréhension que les terroristes soient classés en deux catégories, les bons et les mauvais ».Le chef d’état-major a réitéré sa conviction que « la lutte contre le terrorisme doit être menée de manière globale, là où il se trouve, sans hésitation ni distinction ».A une question sur la libération de Ali Belhadj, un des leaders du parti dissous, le général de corps d’armée a indiqué qu’ « il existe une conviction profonde et des informations sûres que la libération de Ali Belhadj et de Abbasi Madani les exposerait à un réel danger de la part des terroristes eux-mêmes ».Il a évoqué à ce propos l’assassinat de Abdelkader Hachani, soulignant que « nous avons pressenti cela »,. « Nous avons conseillé Hachani mais il nous a pas crus. Nous avons tenté de le protéger mais il a refusé et est tombé entre leurs mains », a-t-il ajouté.Son assassinat, a conclu le chef d’état-major de l’ANP », nous a mis dans un véritable embarras lorsque certaines parties, habituées à dénigrer l’institution militaire, se sont empressées de nous accuser ». « Dieu merci, le coupable, qui appartenait à un groupe de cinq terroristes, a été arrêté », a-t-il ajouté.