Détournement de l’éditorial in El Watan du mercredi 19

Détournement de l’éditorial in El Watan  du mercredi 19 mars 2003

Le droit et la force

 Par Sofiane Bensalem (texte détourné par A.Hanifi)

e F I S a-t-il bien fait de consentir toutes les concessions exigées par la communauté nationale … quand on voit le sort qui lui est réservé par la volonté des Clans et de leurs alliés pour qui, finalement, cette question n’aura été qu’un alibi pour cacher d’autres desseins : l’arrêt du processus démocratique et la mise en place de nouveaux dirigeants à leur solde ? L’opinion nationale, même celle qui n’a aucune sympathie particulière pour le F I S , désabusée par la tournure dramatique que prend la crise algérienne, s’interroge désormais à quoi aura servi la bonne volonté affichée par Abbassi pour coopérer avec les généraux – une opération qui suivait tant bien que mal son cours même s’il elle n’aura pas été facile à obtenir – si comme tout le confirme aujourd’hui les dés étaient déjà jetés dès le départ  (en juin 1991) et que le recours à la diplomatie n’était qu’un simulacre de la part des Clans pour préparer la guerre et imposer le droit de la force contre la force du droit. Les Islamistes ont toutes les raisons aujourd’hui de se sentir trahis par les clans qui s’étaient montrés prêts, comme l’attestaient les débats ……. à continuer à travailler avec les islamistes pour poursuivre et mener à son terme le programme d’intégration du F I S dans les élections législatives (via la presse « indépendante » notamment). En remettant son destin entre les mains des Clans, certes contraint et forcé, le F I S a perdu tout son potentiel qui faisait de ce parti … une puissance … bouleversant le rapport de force … en faveur des Clans qui peuvent continuer à présent en toute impunité leur opération d’anesthésie du peuple algérien. Le précédent F I S ne manquera certainement pas d’inspirer d’autres partis accusés des mêmes maux …, à savoir le renversement pacifique du régime militaire. Forts instruits de la manière dont le dossier du F I S a été traité en dernier ressort, tout laisse croire que ces partis qualifiés par les Clans «d’axe du mal» ne se laisseront pas aussi facilement conter en cédant aux injonctions de faire silence  sous couvert de menace « intégriste ».

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TEXTE INITIAL  (Editorial in El Watan du mercredi 19 mars 2003)

Le droit de la force

 Par Sofiane Bensalem

L ‘Irak a-t-il bien fait de consentir toutes les concessions exigées par la communauté internationale pour son désarmement quand on voit le sort qui lui est réservé par la volonté des Américains et de leurs alliés pour qui, finalement, cette question n’aura été qu’un alibi pour cacher d’autres desseins : le renversement du régime et la mise en place de nouveaux dirigeants à leur solde ? L’opinion internationale, même celle qui n’a aucune sympathie particulière pour Saddam, désabusée par la tournure dramatique que prend la crise irakienne, s’interroge désormais à quoi aura servi la bonne volonté affichée par Baghdad pour coopérer avec l’ONU pour son désarmement – une opération qui suivait tant bien que mal son cours même s’il elle n’aura pas été facile à obtenir – si comme tout le confirme aujourd’hui les dés étaient déjà jetés dès le départ et que le recours à la diplomatie n’était qu’un simulacre de la part des Américains pour préparer la guerre et imposer le droit de la force contre la force du droit. Les Irakiens ont toutes les raisons aujourd’hui de se sentir trahis par l’ONU qui s’était montrée prête, comme l’attestaient les débats au sein du Conseil de sécurité, à continuer à travailler avec Saddam pour poursuivre et mener à son terme le programme de désarmement de l’Irak. En remettant son destin entre les mains de l’ONU, certes contraint et forcé, l’Irak a perdu tout son potentiel militaire qui faisait de ce pays avant la première guerre du Golfe une puissance régionale bouleversant le rapport de force dans la région en faveur d’Israël qui peut continuer à présent en toute impunité son opération de purification du peuple palestinien. Le précédent irakien ne manquera certainement pas d’inspirer d’autres pays accusés des mêmes maux que l’Irak, à savoir la possession des armes de destruction massive. Forts instruits de la manière dont le dossier irakien a été traité en dernier ressort, tout laisse croire que ces pays qualifiés par les Américains «d’axe du mal» ne se laisseront pas aussi facilement conter en cédant aux injonctions de désarmer des Américains sous couvert de l’ONU dont le crédit est largement entamé avec cette affaire, sachant, comme cela s’est produit pour l’Irak, à quelle sauce ils vont être mangés.