Le nouveau bilan fait état de 683 morts à Alger

On estime officieusement le nombre des disparus à un demi-millier

Le nouveau bilan fait état de 683 morts à Alger

Par Rachid Ikhlef, La Tribune, 20 novembre 2001

Un dernier bilan des victimes des dernières intempéries, arrêté hier à 13h00, fait état de 733 décès à l’échelle nationale. Selon le ministère de l’Intérieur et des Collectivités locales, qui l’a rendu public, le nombre de décès dans la wilaya d’Alger s’élève à 683 personnes. Dans la wilaya de Tipasa, on déplore 10 décès et 9 autres dans celle de Relizane. A Chlef, on a enregistré 13 décès alors que dans la wilaya de Tiaret, on fait état de 5 décès. 3 décès sont à déplorer dans la wilaya de Mascara, deux autres à Aïn Temouchent et un décès à Mostaganem. Par ailleurs, 2 personnes sont décédées dans la wilaya d’Oran, 4 dans celle de Tlemcen et 1 personne dans la wilaya de Tizi Ouzou. Des responsables d’une cellule de crise mise en place par les autorités ont signalé avoir reçu plus de 3 000 appels téléphoniques émanant de personnes en quête de parents ou d’amis disparus. Selon des sources proches de la police, citées par le quotidien El Watan, dans son édition de dimanche dernier, plus d’un demi-millier de personnes restent portées disparues, donnant à penser que le bilan final pourrait dépasser le millier de morts. Sur le terrain, les recherches se poursuivaient hier dans les zones concernées, mais les chances de découvrir des survivants sous les tonnes de boue et de gravats sont presque nulles. Les opérations de secours continuent 24 heures sur 24 sans interruption et des secouristes ont dit que les opérations se concentraient hier aux abords de l’usine de tabac SNTA ainsi qu’aux abords de la rue Dekkar, non loin des Trois horloges, sous l’assistance de plusieurs compagnies du génie militaire de l’ANP. Un spécialiste français (lire en page 4) était hier sur place dans le cadre des opérations de curage et de pompage des eaux dans les zones les plus touchées et où les travaux d’assainissement avancent le moins facilement. Il en était de même pour les ingénieurs algériens chargés d’expertiser l’état des maisons et des immeubles. Depuis le début de la tragédie, Les autorités ont ordonné l’évacuation d’au moins 155 bâtiments de Bab El Oued pour des raisons de sécurité. Les opérations de relogement se poursuivent sur fond de controverse à propos de faux sinistrés qui se seraient glissés parmi les rescapés afin de bénéficier d’un nouveau logement alors que le leur serait en bon état. La tragédie qui a frappé Alger est sans précédent dans le pays depuis le tremblement de terre de 1981 a El Asnam – Chlef actuellement-, qui s’était soldé par 1 500 morts.

 

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