Marie-Monique Robin: Escadrons de la mort, l’école française – Table

Table

Couverture

Présentation

Conclusion

I. DE L’INDOCHINE A L’ALGERIE, LA NAISSANCE DE LA DOCTRINE FRANÇAISE

1. Garder l’empire a tout prix
6
« Notre si chère Algérie » 6
L’épopée indochinoise du colonel Lacheroy9
L’option militaire du colonialisme français13
L’empire français menacé en Indochine15
Le choix des armes18

2. En Indochine, l’invention de la « guerre moderne » 21
« Guérilla contre guérilla » 22
Les intuitions du colonel Trinquier24
Le désarroi du capitaine Léger27
Un « ennemi étonnant » 29
Une « guerre pourrie » 32

3. Guerre froide et guerre révolutionnaire36
Les « militaires révolutionnaires » 36
La hantise de la « cinquième colonne » 38
Lacheroy, théoricien de la « guerre révolutionnaire » 42
Le « scénario-type » de la guerre subversive44
« Réduire au silence l’ennemi intérieur » 47

4. De la Résistance à la « guerre sale »
50
Les secrets du général Aussaresses50
De l’esprit des « Jedburgh » au « 11e Choc » 53
La « guerre psychologique » 55
La « guerre moderne » du colonel Trinquier57
Les méthodes de la « sale guerre » 60
L’humiliante défaite de Dien Biên Phu62
L’obsession anticommuniste64

5. Des « Viêts » aux « fellouzes » : la guerre contre-révolutionnaire67
Un « officier de caractère » 67
Colonisation et racisme ordinaire69
L’insurrection des « hors la loi » 71
L’influence des « officiers malades de l’Indochine » 74
La guerre contre-révolutionnaire78
Les débuts de l’« action psychologique » 79
L’état-major revendique des « méthodes nouvelles » 81

6. Une justice taillée sur mesure, ou vers une législation d’exception84
Paul Aussaresses, le « nettoyeur » 84
Philippeville, ou l’embryon d’un système86
La primauté absolue du renseignement89
Vers une législation d’exception91
Les ultras d’Algérie prennent le relais94
L’engrenage du terrorisme97
Le « coup dans le dos » de l’expédition de Suez 99

7. La bataille d’Alger : le pouvoir civil abdique102
Yacef Saâdi, acteur et producteur de… La Bataille d’Alger 102
Une législation taillée sur mesure104
Les rafles, ou les « arrestations groupées » du commandant Aussaresses107
L’interrogatoire et les « méthodes bien connues » 111
Les centres de détention clandestins114

8. Le modèle de la guerre antisubversive119
Escadrons de la mort et disparitions119
Camouflages122
Le « dispositif de protection urbaine » du colonel Trinquier 124
La création des 5e bureaux127
Les bleus de chauffe du capitaine Léger129
Un modèle reproduit dans toute l’Algérie133

9. La torture : l’arme de la guerre antisubversive135
La torture avant la bataille d’Alger136
« Nos lois actuelles sont inadaptées au terrorisme » 138
L’argument de l’efficacité 140
L’institutionnalisation de la torture144
La consécration de la torture comme une arme de guerre147
Des moyens pour les professionnels de la torture149
Le Centre d’entraînement à la guerre subversive de Bigeard151

10. Coup d’État et guerre totale 155
Le coup de force de l’armée155
Le général De Gaulle prend le pouvoir158
L’élaboration d’un modèle dictatorial159
La guerre totale162
Les hélicoptères de combat de Bigeard164
Les milliers de victimes de la « bleuite » 166
Les adeptes de l’action psychologique se radicalisent168
Janvier 1960 : les « barricades » d’Alger169

11. Le lobby national-catholique 173
Georges Grasset, le « moine-soldat » de la Cité catholique 173
Jean Ousset, le « grand chef d’orchestre » de la contre-révolution 177
L’armée, « terrain de prédilection » de la Cité catholique181
La Cité catholique justifie l’usage de la torture en Algérie 183
La croisade anticommuniste de Georges Sauge185
Les deux mamelles de la « doctrine française » 187

12. Un produit « made in France » 189
Un général argentin à Paris189
Les débuts de la transmission internationale192
La greffe argentine196
Les assesseurs militaires français s’installent à Buenos Aires198
Mercenaires au Zaïre, à la demande de Pierre Messmer201
Les États-Unis réclament des « spécialistes » 204

13. Le putsch d’Alger et l’OAS : les meilleurs élèves
207
« Prêt à tuer à nouveau… » 207
Le putsch du 21 avril 1961210
L’OAS : un modèle contre-révolutionnaire212
Les commandos Delta : le prototype des escadrons de la mort215
Un exemple pour l’extrême droite internationale219
La fuite protégée des membres de l’OAS221
L’amnistie légitime les crimes224

II. L’EXPORTATION AUX AMERIQUES


14. La greffe française en Argentine
227
Une doctrine « néfaste et perverse » 227
Le « coup d’État funeste de 1930 » 230
L’irrésistible ascension du général Perón 233
Robert Bentresque, le « technicien de la guerre antisubversive » 235
Les premières applications argentines de la doctrine française 239
Le premier cours interaméricain de guerre contre-révolutionnaire 242
L’élaboration du modèle dictatorial244
Un manuel pour préparer la « guerre sainte » 246

15. Le glaive et le goupillon
249
Mgr Lefebvre en Argentine249
Georges Grasset, l’introuvable « moine-soldat » 250
La vieille complicité des extrêmes droites française et argentine253
« La croix et l’épée » 256
Le « syndicat des condamnés à mort » 259
Le colonel Gardes et l’École de mécanique de la Marine 261
La Ciudad católica prend le pouvoir263
La Bataille d’Alger et l’enseignement de la torture266

16. La doctrine française est exportée aux États-Unis 270
D’Aussaresses à… Ben Laden271
La guerre psychologique de l’OSS274
« La route vers Fort Bragg » 277
Bernard Fall, l’expert français des États-Unis279
Les experts français arrivent aux États-Unis282
Les enseignements d’Aussaresses à Fort Bragg284
L’« Opération Phénix », une copie de la bataille d’Alger289

17. L’heure des centurions294
Les émules de Lartéguy294
La doctrine de la sécurité nationale295
Kennedy, l’apôtre de la guerre contre-révolutionnaire 298
La diffusion massive de la doctrine contre-révolutionnaire300
Les « constructeurs de la nation » 303
L’École des Amériques305
Les manuels d’instruction de la CIA307
Le renseignement et la torture309
Le nid des escadrons de la mort311
De « nouveaux besoins » ?314

18. Les États de sécurité nationale315
Aussaresses et les escadrons de la mort du Brésil315
Le centre d’instruction de Manaus316
Le « fascisme colonial » ou la « version créole du fascisme européen » 318
Coup d’État annoncé au Chili322
La « quintessence de la sécurité nationale » 326
La DINA chilienne, une police politique sur le « modèle français » 328
Chili, 2003 : rencontre avec un chef tortionnaire331
Un service très efficace335

19. Chronique d’un coup d’État programmé 338
La « variante argentine de la sécurité nationale » 338
Révoltes populaires et groupes révolutionnaires340
Le massacre d’Ezeiza et le retour de Perón344
López Rega et l’internationale noire346
La guerre sale de la « Triple A » 348
L’« Opération Indépendance » 350
Le banc d’essai de la guerre sale353
La DINA collabore avec la Triple A356
L’« Opération Colombo » 358

20. La bataille d’Argentine361
« Une copie de la bataille d’Alger » 361
Le « processus de réorganisation nationale » 364
« Nous tuerons tous les indifférents et les indécis » 367
La mission militaire française : « muets comme des tombes » 369
« La rédemption par le sang » 374

21. La confession377
« La fin justifie les moyens » 377
Rencontre avec un fasciste tortionnaire380
« Un triste privilège argentin » 384
Harguindéguy, l’homme fort de la junte386
« Les disparus furent une erreur » 388
Michel Poniatowski : un ami fidèle de la dictature391
L’affaire du colonel Le Guen392

22. L’École de mécanique de la Marine : le « modèle » contre-révolutionnaire
395
Alfredo Astiz et le mystérieux boiteux395
L’enfer de « Selenio » 397
Le GT 3332 : une copie fidèle du modèle français 399
Les vols de la mort403
« El Tigre » et son « maître français » 406
Le boiteux de l’OAS408
Le « Centro piloto » de Paris411
Massera rencontre Valéry Giscard d’Estaing414
La guerre des Malouines, ou la débandade des spécialistes de la guerre antisubversive417

23. L’opération Condor et l’Internationale noire420
Les archives d’Arancibia Clavel421
La première collaboration des polices secrètes423
Les « archives de la terreur » 425
Les prémisses de l’opération Condor428
Une « multinationale de la répression » 430
La complicité tacite des États-Unis433
L’Internationale noire436
Le vol du Condor439
Condor frappe à Paris442
La « bombe » du général Contreras444
La chasse aux gauchistes447
L’Argentine exporte les techniques de la bataille d’Alger 450

Conclusion
Au Parlement français : de la reconnaissance au déni de la réalité
La « doctrine française » au cœur du génocide rwandais
Les guerres sales d’Irlande, de Bosnie et de Tchétchénie
De Guantanamo à la guerre d’Irak
La « sale guerre » des généraux algériens des années 1990
Le pays des droits de l’homme