L’Ugta veut imposer un Snmg à 20.000 dinars

UNE TRIPARTITE EST PRÉVUE DURANT LE MOIS DU RAMADHAN

L’Ugta veut imposer un Snmg à 20.000 dinars

L’Expression, 12 Août 2009

La revalorisation du Snmg, évacuée de l’ordre du jour des précédentes tripartites, sera relancée lors de la prochaine réunion.

L’Union générale des travailleurs algériens (Ugta) s’active à l’approche des rendez-vous de la rentrée sociale et du Ramadhan. Il faut dire que l’agenda est chargé. Statut particuliers, Snmg et tripartite: la Centrale syndicale devra se pencher sur tous les dossiers en attente depuis des mois.
C’est à cet effet, que cette dernière a prévu la tenue aux environs du début du mois sacré du Ramadhan, soit à la fin du mois d’août, ou au début du mois de septembre tout au plus, la tenue de la tripartite.
C’est ce qu’a récemment indiqué Abdelkader Malki, membre de l’exécutif et chargé de l’information de l’Ugta, sans pour autant avancer la moindre date exacte. Ainsi, on devrait s’attendre à l’achèvement de tous ces dossiers avant la rentrée sociale, dont le principal demeure l’épineuse question de l’augmentation du salaire national minimum garanti.
En effet, le débat sur la question, évacuée, faut-il le rappeler, de l’ordre du jour des précédentes tripartites, sera ainsi relancé durant les jours à venir.
Ce dernier est revenu avec acuité sur le devant de la scène, particulièrement depuis le discours du chef de l’Etat, le 24 février dernier durant la campagne électorale. M.Bouteflika évoquait alors la nécessité de revoir à la hausse le Snmg. Depuis, un groupe de travail a été installé afin d’étudier ces deux déterminants pour ensuite confectionner des propositions qui seront exposées lors de la réunion. Et selon des déclarations de M.Malki, rapportées par la presse, ces propositions porteront sur une augmentation des salaires de base qui atteindront les 20.000 dinars.
Et toujours selon M.Malki, «cette augmentation ne doit pas être isolée du contexte économique, notamment de la notion du pouvoir d’achat et celle de la productivité». C’est à cet effet que la Centrale syndicale a lancé plusieurs études dans ce cadre pour définir l’évolution du pouvoir d’achat et des dépenses de consommation des ménages, dans le but de réévaluer les besoins des citoyens et par là même les salaires.
Il a également expliqué que la décision de l’augmentation des salaires doit émaner du gouvernement, de l’Ugta et du patronat.
Par ailleurs, le groupe de travail est également chargé de faire l’évaluation du Pacte national économique et social signé lors de la 12e tripartite de septembre 2006.
Quatre années sont passées depuis sa signature, et plusieurs organisations patronales, parties du pacte, ont exprimé leur volonté de revoir la copie, estimant que les objectifs assignés n’ont pas été atteints. En témoignent les nombreuses manifestations des citoyens, en général, et les travailleurs en particulier.
La question des statuts particuliers dont une trentaine seraient finalisés, et ceux de la Fonction publique dont 46 statuts seraient fin prêts, sera également à l’ordre du jour de cette réunion.

Yasmine ZOUAGHI