Salaires : consensus entre UGTA et patronat

Salaires : consensus entre UGTA et patronat

Le Quotidien d’Oran, 24 septembre 2006

Le projet de convention de branche pour les entreprises du secteur économique privé élaboré par l’UGTA fera l’objet d’une autre réunion de travail.

Cette décision a été prise hier en commun accord entre le secrétaire général de l’UGTA et les présidents de quatre organisations patronales, la CNPA, la CAP, la CGEA et la SEVE. Les deux parties ont convenu d’une autre rencontre «pour pallier à certaines insuffisances» que ladite convention n’a pas traitées. Le document élaboré par l’UGTA, de 138 articles, a traité de toutes les dispositions relatives aux conditions de travail et d’emploi à travers l’aspect droits et obligations des employeurs et des travailleurs. A cet effet, le secrétaire général de l’UGTA, Sidi Saïd, s’est félicité du «consensus» entre les différentes parties, ajoutant que cette convention vise à «normaliser les relations de travail au sein des entreprises économiques du secteur privé», qualifiant cela «de première en Algérie». Abdelmadjid Sidi Saïd a, en outre, précisé que «les organisations patronales sont d’accord pour le principe des augmentations salariales», rappelant que «l’UGTA a proposé de relever les salaires à hauteur de 20%». «A travers cette convention, nous voulons inaugurer une nouvelle démarche de concertation et de dialogue entre le syndicat et le patronat», a rassuré Sidi Saïd. Pour cela, un groupe de travail, issu de cette bipartite (réunion d’hier), a été mis en place afin de s’atteler, à partir d’aujourd’hui, à «l’enrichissement et la révision dans la forme des articles de l’avant-projet de la convention de branche qui en compte 138 et qui sera définitivement adopté mercredi», a indiqué le secrétaire général de l’UGTA, ajoutant que «le document sera soumis à la tripartite prévue à la fin du mois de septembre et à l’issue de laquelle la convention sera signée de manière solennelle». Des réserves ont été formulées par certains patrons à l’image du président de la Confédération générale des entrepreneurs algériens (CGEA) qui a indiqué que «des réserves sur le plan de la forme ont été émises», expliquant que «cet avant-projet est basé sur la loi 90-11 laquelle n’est pas en adéquation avec l’évolution économique qu’a connue le pays». Il est à noter que la réunion de mercredi constituera la dernière rencontre entre les deux parties avant la tenue de la tripartite prévue avant la fin du mois en cours.

Fayçal L.