Ils seront 7000 à être titularisés cette année

BENBOUZID RASSURE LES CONTRACTUELS

Ils seront 7000 à être titularisés cette année

Par Idir TAZEROUT , L’Expression, 14 Septembre 2011

Est-ce la fin de la longue période de doute pour les enseignants contractuels? Pour le ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, les choses sont claires: 7000 enseignants contractuels, sur 29.000 que compte le secteur de l’éducation, seront titularisés cette année.
«Ils sont 7000 à être régularisés, il ne restera que 20.000 qui ne répondent pas à tous les critères (ils sont licenciés dans une spécialité et recrutés dans une spécialité qui n’est pas la leur). Le recrutement des enseignants doit se faire selon la spécialité de la licence», a déclaré le ministre, dans un entretien accordé dimanche au quotidien El Moudjahid.
Une question: qu’en est-il des 20.000 enseignants restants? Le ministre s’est voulu rassurant à ce sujet. «Les 20.000 seraient régularisés, petit à petit, en fonction premièrement des critères arrêtés et afin de ne pas recruter n’importe comment et de ne pas toucher notre système qualitatif. Une fois ces 29.000 enseignants recrutés, il n’y aura plus de postes inoccupés et le secteur de l’Education nationale aurait fait le plein et nous n’aurons plus besoin d’enseignants», a-t-il soutenu, sans pour autant fixer d’échéancier pour cette opération de recrutement graduel.
Concernant la gestion des oeuvres sociales, le ministre s’est montré catégorique: la fin du monopole de l’Ugta sur les oeuvres sociales est consommée.
A ce titre, le ministre clarifie que dès aujourd’hui, ses collaborateurs au niveau du ministère sont à pied d’oeuvre. «Ils vont commencer à aplanir les difficultés que nous rencontrons dans l’élaboration d’une stratégie de gestion des oeuvres sociales», a-t-il signalé.
Ce dernier est allé encore plus loin. Il a nuancé son discours un tant soit peu, avec les attentes des syndicats qui, faut-il le rappeler, l’attendent de pied ferme sur ce chapitre. Désormais, les syndicats seront appelés «dans le cadre de la loi, à travers leurs enseignants, à travers leurs adhérents, à participer d’une manière indirecte à la gestion de ces oeuvres». Seulement, le ministre a mis un bémol qui risque de provoquer l’ire de ces mêmes syndicats. «Il faut dire que ces oeuvres ne seront pas gérées par les syndicats, elles seront gérées par ceux qui seront élus au niveau des établissements», a précisé le ministre.
Ce dernier a annoncé que ces élections seront tenues «dès le mois d’octobre». Néanmoins, M. Benbouzid a souligné que «la pyramide de gestion sera discutée avec les syndicats, moi je suis pour les aider à trouver la formule la plus intelligente qui réponde aux besoins des enseignants». La démarche du ministère est-elle à même de répondre aux attentes des syndicats? Réponse dans les jours à venir…