Santé : Les spécialistes renouent avec la protestation

Santé : Les spécialistes renouent avec la protestation

par Salah-Eddine K., Le Quotidien d’Oran, 24 avril 2013

Après la grève des praticiens de la santé publique (SNPSP) qui prend fin aujourd’hui, c’est au tour des praticiens spécialistes de la santé publique (SNPSSP) de reprendre le chemin de la protestation après avoir attendu pendant une période «raisonnable» la concrétisation ou du moins l’ouverture de leur dossier de revendications par la tutelle.

Dans une conférence de presse tenue hier au siège du SNPSSP à Alger, Mohamed Yousfi, président de ce syndicat, a expliqué les raisons qui ont mené le conseil national réuni le 21 avril à revenir à la protestation.

Trois mois sont passés depuis la dernière réunion entre le ministre de la Santé et le SNPSSP lors de laquelle des instructions ont été données par le ministre de la Santé pour «l’ouverture» du dossier des revendications des praticiens spécialistes de la santé publique, a-t-il été indiqué. «On ne connaît pas le sort qui a été réservé aux instructions du ministre de la Santé données à ses services lors de cette rencontre (du 12 février)», a déclaré le président du SNPSSP qui dit ne pas comprendre «le pourquoi de ce blocage et ce black-out» de la part du ministère de la Santé.

De nouveaux acquis ont été concrétisés au profit de la santé publique par l’organisation du concours de gradation et 2.500 spécialistes ont pu passer cet examen ainsi que par l’installation d’une commission nationale d’affectation et de recours composée du ministère de la Santé, du syndicat, et des résidents et comités nationaux afin de chercher et proposer des solutions concernant «l’épineux dossier du service civil», soutient Yousfi. Il n’en demeure pas moins, ajoute-t-il, que de nombreuses revendications restent en attente. Certaines relevant des prérogatives du ministère de la Santé telle l’abrogation des discriminations dans l’imposition appliquée sur les indemnités hospitalières entre praticiens spécialistes et hospitalo-universitaires qui est respectivement de 35% et de 10%, un «écart qui ne se justifie pas», selon le conférencier. Il est aussi avancé la revendication concernant la promotion des spécialistes de la santé publique aux postes supérieurs dans les services de la santé «occupés illégalement» par des hospitalo-universitaires et enfin la revendication relevant également du ministère de la Santé qui consiste à ce que les praticiens spécialistes exclus des comités nationaux de la santé reprennent leur place.

En ce qui concerne le second volet des revendications, à savoir l’amendement du statut particulier du spécialiste (sa révision ainsi que l’application de certaines dispositions du régime indemnitaire concernant les primes d’intéressement et primes de zone), le Dr Yousfi s’interroge sur les raisons du silence sur ce dossier, et ce, dit-il, «en dépit des instructions du Premier ministre». Déposé depuis mai 2011, (actuellement au niveau de la DGRP), ce dossier «n’a pas connu d’avancée», a expliqué l’orateur.