Le SNAPAP veut un SMIG à 30 000 DA

Le SNAPAP veut un SMIG à 30 000 DA

El Watan, 24 septembre 2006

Plusieurs questions cruciales liées au volet social ont été abordées avant-hier au théâtre communal, où se tenait la réunion qui clôturait les trois journées portes ouvertes organisées par le SNAPAP.

Pour le premier intervenant, on ne peut espérer satisfaire pleinement les revendications salariales sans un SMIG fixé au minimum à 30 000 DA. Le responsable syndical plaide pour le payement du 13e mois en puisant dans la colossale cagnotte des œuvres sociales. « Des milliards sont dépensés chaque année », lançait-il à la cantonade, en proposant que cet argent serve, par exemple, à financer le 13e mois des travailleurs de l’éducation. Le deuxième intervenant s’interroge sur cette politique sociale qui consacre le principe de deux poids, deux mesures. Il y a deux catégories de retraités, s’écriait-il : ceux qui touchent 100% de leur salaire, comme les directeurs exécutifs, par exemple, et ceux qui n’ont que 80% de leur salaire. La même injustice faisait bondir le même responsable, qui ne comprenait pas qu’à partir du 5e enfant les allocations familiales dégringolent subitement de 600 DA à 300 DA, alors que la prime pour la femme au foyer reste fixée à 400 DA. Le troisième intervenant se contentait de faire remarquer les obstacles que l’administration dresse devant le SNAPAP dès que celui-ci prend une quelconque initiative. Ainsi en est-il des 100 lots de terrain attribués à ce syndicat en 1995, à Errich, pour servir d’assiettes à un projet de LSP au profit des fonctionnaires. Et d’établir un parallèle entre l’UGTA et le SNAPAP pour faire ressortir les privilèges dont jouit le premier auprès de l’administration.

Ali D.