Sit-in le 2 mai devant le ministère du Travail

Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique

Sit-in le 2 mai devant le ministère du Travail

El Watan, 26 avril 2010

Parmi les revendications des manifestants, il est demandé la titularisation des contractuels et la régularisation de l’ensemble des travailleurs suspendus ou exclus de leur poste en signe de représailles pour leurs activités syndicales.

Le Syndicat national autonome des personnels de l’administration publique (Snapap) organisera un sit-in, dimanche 2 mai à partir de 11h, devant le ministère du Travail. Cette manifestation a été annoncée dans un communiqué rendu public hier, par les conseils nationaux sectoriels affiliés au Snapap. Participeront à ce rassemblement le conseil national des travailleurs communaux, de la santé publique, de la formation professionnelle, des finances ainsi que de la Protection civile. L’une des raisons de cette fronde dans l’administration publique est le traitement réservé par le gouvernement aux syndicats autonomes, qui jouissent pourtant d’une grande adhésion au sein des travailleurs.

« Le gouvernement algérien a pris l’habitude de nous marginaliser et de prendre les décisions concernant l’organisation du monde du travail unilatéralement, sans faire participer la base à leur élaboration », est-il dénoncé dans le communiqué. Ce qui serait un moindre mal si seulement toutes ces décisions ne s’avéraient pas « à chaque fois décevantes et en deçà des attentes, à l’instar des nouvelles grilles des salaires ou encore de la promulgation des nouveaux statuts particuliers des travailleurs de la Fonction publique », explique le Snapap. Rejetés en bloc par les principaux concernés, ces résultats ont été la source « d’une accumulation de problèmes et de contestations » dont ceux relatifs, par exemple, à l’augmentation des salaires, aux classifications des travailleurs, à la promotion, au problème des primes et indemnités.

Par ailleurs, selon le Snapap, la révision du nouveau code du travail « se déroule en catimini pour mieux anéantir ce qui reste de droits aux travailleurs », tels que le droit de grève, les libertés syndicales ou encore la retraite sans condition d’âge. De même, parmi les revendications des manifestants, il est demandé la titularisation des contractuels et la régularisation de l’ensemble des travailleurs suspendus ou exclus de leur poste en signe de représailles pour leurs activités syndicales.

Par G. L.