Sidi Saïd dénonce les grèves

SYNDICATS

Sidi Saïd dénonce les grèves

Le Soir d’Algérie, 29 octobre 2016

Ce jeudi, le secrétaire général de l’UGTA a abordé la question de la grève, considérant que son organisation syndicale est experte en la matière mais favorise le dialogue.
«Quand nous, nous faisions des grèves, les gens dormaient, ils n’étaient pas encore nés. Nous, nous avons un doctorat dans les mouvements de grève depuis longtemps, mais aujourd’hui nous avons un doctorat dans la concertation et la communication.»
Tout en affirmant que là est la clé de la paix et de l’épanouissement et de la stabilité sociale et économique, Sidi Saïd se dit convaincu qu’à travers un débat mené avec sagesse, on trouve des facilités à solutionner les problèmes. Et de dire «l’anarchie n’apporte rien, à la fin de la grève qu’as-tu apporté pour les travailleurs ?».
Venu présider une réunion des membres du secrétariat national et des secrétaires généraux des unions de wilayas de son organisation, en présence du ministre des Travaux publics et des Transports, Boudjemaâ Talaï, en qualité de représentant du Premier ministre, ce jeudi le SG de l’UGTA a tenu à rappeler deux décisions historiques prises par le président de la République. La réconciliation nationale et le paiement par anticipation de la dette algérienne.
Cette dernière décision prise par le président de la République a permis, dira Sidi Saïd, d’éviter le licenciement de milliers de travailleurs. «Cette intelligence de décisions importantes permet aujourd’hui de traverser une étape difficile en toute sérénité. Et je considère que notre mobilisation aujourd’hui a un rôle important ; créer la confusion, verser dans l’insulte, c’est facile.»
Pour le SG de l’UGTA, l’authenticité des convictions protège tout un chacun, «lorsqu’on participe en tant qu’acteur pour construire le pays, quelles que soient nos divergences, gardons en considération la stabilité du pays. Personne n’a le droit de casser cette stabilité et cette paix, c’est une ligne rouge pour nous tous parce qu’en cas de déstabilisation on paiera tous».
A. B.