Forte mobilisation des praticiens de la santé publique

ILS ONT OBSERVÉ HIER UNE GRÈVE

Forte mobilisation des praticiens de la santé publique

Le Soir d’Algérie, 28 avril 2015

Le SNPSP a mis à exécution ses menaces. Les praticiens du secteur public ont débrayé hier et se sont rassemblés à l’intérieur des structures de santé. Le Syndicat national des praticiens de la santé publique promet une plus grande mobilisation à l’occasion du rassemblement national qui se tiendra le 6 mai prochain devant le ministère de la Santé.
Nawal Imès – Alger (Le Soir) – Forte mobilisation, hier, des praticiens de la santé publique. Ils ont débrayé tout en observant des sit-in à l’intérieur même des structures de santé. A Alger, c’est au niveau du CHU Mustapha-Pacha que les cadres syndicaux de la wilaya d’Alger se sont rassemblés.
Portant leurs blouses, ils ont scandé des slogans pour dire leur désaccord avec la politique de leur ministère de tutelle. Un département, déplorent-ils, qui n’a pas de prérogatives et incapable de mettre à exécution des décisions ayant pourtant fait l’objet d’accord avec le partenaire social.
Les représentants de près d’une vingtaine de structures de santé ont occupé la placette centrale du CHU en promettant une démonstration de force encore plus spectaculaire le 6 mai prochain. Le SNPSP projette, en effet, d’organiser, le 6 mai prochain, soit à l’issue d’une grève de deux jours, un rassemblement auquel prendront part les praticiens de toutes les wilayas. Hier, le président du SNPSP se disait satisfait de la mobilisation au premier jour d’une grève qui sera reconduite les 5 et 6 mai prochain. Il s’agit, selon le Dr Merabet, de réaffirmer, une fois de plus, que le SNPSP est «un syndicat représentatif et non pas un syndicat de conjoncture». A l’origine du mouvement de grève, des revendications non satisfaites à l’image de la promotion automatique des praticiens ayant plus de dix ans d’ancienneté. Le ministère de la Santé avait pourtant donné son aval en 2012 sans jamais mettre en application cette mesure.
Les praticiens avaient finalement eu gain de cause puisque, dans une correspondance de la chefferie du gouvernement, le chef du gouvernement saisissait le ministère de la Santé pour demander l’application de la loi et la promotion des praticiens sans que cette instruction soit appliquée. Résultat : le SNPSP boycottera le concours pour le passage aux grades supérieurs.
Le syndicat considère ne pas être en mesure d’imposer aux praticiens un concours alors qu’ils devraient avoir droit à une promotion automatique.
Autre revendication du Syndicat des praticiens de la santé publique, la question de l’équivalence des diplômes des médecins généralistes, pharmaciens et dentistes. En effet, depuis que le cursus universitaire de ces derniers a été modifié, la Fonction publique classe différemment les praticiens de l’ancien et du nouveau cursus.
Le SNPSP exige également la réouverture du statut particulier estimant que le secteur de l’éducation avait montré la voie et que rien n’empêchait aujourd’hui l’ouverture de ce dossier.
N. I.

Depuis Médéa, Boudiaf appelle à une meilleure gestion financière des hôpitaux

Les hôpitaux seront, très prochainement, dotés d’un programme de gestion initié par le département de Abdelmalek Boudiaf «dont la mise en œuvre devrait laisser prétendre à un équilibre financier garant d’une meilleure qualité de services dans les différents établissements hospitaliers».
Depuis Médéa où il effectuait une visite de travail et de prospection, le ministre de la Santé a insisté sur la nécessité d’adopter une politique de soins à domicile. Selon lui, le malade doit être accompagné et pris en charge chez lui, surtout lorsqu’il s’agit de pathologies à caractère chronique. Des efforts doivent être consentis dans ce sens pour éviter aux patients, en l’occurrence ceux des zones éloignées et enclavées, le déplacement avec tous ses aléas. Le premier responsable de la santé a, de surcroît, prôné la promotion de la qualité et celle des conditions d’hospitalisation qui devraient, selon lui, être en adéquation avec les technologies modernes relatives à la médecine et à la prise en charge des sujets malades en milieu hospitalier. D’un autre côté, le ministre a mis en garde contre la mauvaise gestion financière constatée dans certains hôpitaux qu’il a visités dans la wilaya, et a invité les principaux actants à faire preuve de compétence et de performance afin de pallier ou d’éviter carrément les soucis de trésorerie susceptibles de nuire au bon fonctionnement de l’établissement.
M. L.

La FNTS dit oui au concours de grade

C’est en plein débrayage des praticiens de la santé publique, que la FNTS, affiliée à la Centrale syndicale, a choisi de rendre public un communiqué pour appeler le personnel de la santé à s’inscrire et à participer aux concours et examens professionnels. La FNTS se dit satisfaite de la décision du ministre de la Santé d’organiser ce concours.
N. I.