Education : l’UGTA veut reconquérir le terrain perdu

Education : l’UGTA veut reconquérir le terrain perdu

Le Quotidien d’Oran, 20 septembre 2006

Les syndicalistes de la Fédération nationale des travailleurs de l’éducation (FNTE) participant au troisième congrès, qui se tient depuis hier à la mutuelle des travaux publics de Zéralda, revendiquent «une revalorisation salariale et de toutes les autres primes sur la base d’un SNMG révisé, de la hausse à 500 dinars exonérée d’impôt de l’heure supplémentaire, le départ à la retraite après 25 ans de travail, l’octroi d’une prime de l’habillement, de l’expérience professionnelle de 3%, sur le SNMG».

Ces revendications sont contenues dans un projet de travail que la nouvelle direction nationale de la FNTE compte inscrire dans son programme d’action pour son mandat qui va durer cinq années.

Au total, 21 points sont inscrits dans la plate-forme de revendication, qui sera d’ailleurs portée à la connaissance du ministère de tutelle dès la fin des assises de ce congrès après élection d’un nouveau secrétariat fédéral. Ainsi, ces revendications constituent aux yeux des délégués syndicaux à ce troisième congrès, «une base de relance pour reconquérir le terrain perdu». A ce sujet, le secrétaire général de l’UGTA qui a marqué de sa présence cet important rendez-vous a déclaré lors de son intervention «que les nouveaux responsables de la FNTE devront assurer les missions diverses qui incombent à la Fédération, notamment la préparation du statut particulier de l’éducation et la prise en charge des négociations relatives à tous les problèmes du secteur». Il est à noter que ce congrès, dont les travaux s’étaleront sur deux journées, procédera à l’élection d’une commission exécutive fédérale qui, à son tour, aura à élire un nouveau secrétaire général de la FNTE, ainsi que les huit membres du secrétariat de cette fédération. Pour le SG de l’UGTA, «l’enseignant est la pièce maîtresse du développement économique et culturel», soulignant qu’il est, par conséquent, «impératif» d’améliorer son pouvoir d’achat, puisque, selon lui, les dernières augmentations des salaires de la Fonction publique «sont insuffisantes pour le secteur de l’éducation». Après avoir insisté que la grille des salaires doit être «démontée» en perspective de l’an 2007, Sidi Saïd a saisi l’occasion de la présence du ministre de l’Education nationale, Boubekeur Benbouzid, au congrès pour appeler à la mise en place d’une équipe conjointe entre la FNTE et le ministère de l’Education «pour amorcer techniquement la révision de cette grille».

Sur un autre plan, Sidi Saïd a demandé aux futurs élus de la FNTE de mettre en place un programme pour les oeuvres sociales favorisant, par exemple, une aide pour une location de logement. Il a insisté également pour qu’ils oeuvrent afin de faire de la FNTE, «la plus grande instance de l’UGTA, une fédération forte sur le terrain, mais qui favorise le débat et le dialogue». L’anarchie, a-t-il dit, «n’a jamais réglé les problèmes», ajoutant qu’il refusait et rejetait ce qu’il a appelé le «populisme syndical» tout en se disant ne pas être «un homme de la confrontation, mais du dialogue». En somme, de l’avis d’un grand nombre d’observateurs, ce troisième congrès de la FNTE constitue «une véritable base de départ pour remonter la pente et reconquérir le terrain perdu».

Fayçal L.