Syndicats autonomes de l’éducation: La «protestation inévitable»

Syndicats autonomes de l’éducation: La «protestation inévitable»

par M. Aziza, Le Quotidien d’Oran, 17 septembre 2009

Décidément, le retard dans l’application du régime indemnitaire ne cesse de susciter l’indignation auprès des syndicats autonomes de l’éducation. Si le Conseil national des lycées d’Algérie (CLA) avait carrément boycotté le premier jour de la rentrée scolaire en guise de protestation, le Conseil national des professeurs du secondaire et du technique a décidé d’observer une grève, le 5 octobre prochain, pour attirer l’attention des pouvoirs publics sur la question. Pour sa part, le Syndicat national autonome des professeurs de l’enseignement secondaire et technique (Snapest) a confirmé le recours «inévitable à la protestation», dont la date sera décidée après la tenue du conseil national du syndicat, prévu après l’Aïd. Pour Meziane Meriane, secrétaire général du Snapest, «la protestation est inévitable devant la fuite en avant du gouvernement». Le SG du Snapest a accusé le gouvernement de vouloir «gagner plus de temps pour ne pas concrétiser une décision applicable depuis janvier 2008.» M. Meriane a affirmé que cette fois son syndicat frappera à la porte du 1er ministre «puisque à chaque fois qu’on évoque le problème des salaires, du régime indemnitaire et du statut particulier, notre ministre de l’Education nous renvoie à la chefferie du gouvernement», déclare-t-il. Et d’ajouter: «Le ministre a toujours refusé de négocier avec les syndicats autonomes sur ces question sous prétexte que ces revendications ne s’inscrivent pas dans ses prérogatives». Meriane a précisé que «les négociations qui tournent entre le ministère de l’Education et les syndicats ont trait à des problèmes pédagogiques, un problème dans une wilaya ou une autre…», a-t-il affirmé.

Pour leur part, les responsables du CLA ont dénoncé le retard accusé dans la mise en oeuvre du régime indemnitaire. Le Conseil des lycées d’Algérie, selon Iddir Achour, réclame la révision des dispositions liées aux conditions de promotion des enseignants régie par des quotas.

Les trois syndicats autonomes réclament en outre, que les commissions paritaires changent de statut en passant du statut consultatif à celui décisionnel. Les trois syndicats ont les mêmes préoccupations, les mêmes revendications et ils semblent tous pour le mouvement de protestation. La question qui se pose: pourquoi pas une journée de protestation unifiée ? M. Meriane répond: «On ne veut pas qu’une personne tire la charrette toute seule, une action unifiée doit être précédée par une réunion de concertation», a-t-il souligné. Plusieurs actions de protestation sont donc prévues pour porter les revendications communes des enseignants: salaires, régime indemnitaire et statut. Un rassemblement est déjà prévu devant l’institution qui abritera la tripartite.