Signature d’un accord d’extension du projet gaz d’In Amenas

Sonatrach-BP Amoco

Signature d’un accord d’extension du projet gaz
d’In Amenas

Quotidien d’Oran, 17 novebre 2002

Les compagnies Sonatrach et BP Amoco ont procédé, hier en fin d’après-midi, à la signature d’un accord portant augmentation de 50% des capacités de production prévue initialement pour le projet de développement de gaz d’In Amenas, et d’un contrat de réalisation de l’usine de traitement et autres infrastructures d’évacuation du gaz avec le groupement Kellog-Brown & Root/JGC.

L’accord d’hier, signé en présence du ministre de l’Energie et des Mines et P-DG de Sonatrach, M. Chakib Khelil, est un avenant au contrat de partage de production, signé le 29 juin 1998, entre Sonatrach et Amoco, avant la fusion de cette dernière avec BP. Ce projet permettra d’accroître les capacités de l’Algérie d’environ 15%. L’Algérie sera en mesure, dès l’entrée en production du projet d’In Amenas, de porter le volume de ses exportations gazières à 85 milliards de m3 par an.

Le nouveau plan de développement des quatre gisements de gaz humide d’In Amenas (Tiguentourine, Hassi Farida, Hassi Ouan Abechu et Ouan Taredert) permettra de faire passer la capacité de traitement de 20 à 30 millions de m3 par jour de gaz humide, de 50.000 barils de condensat et GPL et plus de 25 millions de m3 de gaz naturel (gaz sec). Le coût de la première phase de développement est de 1,051 milliard de dollars US. Les travaux comprendront les puits et les chantiers des puits, le système collecteur et les installations de traitement du gaz, et autres infrastructures comme les routes, les logements et les bureaux.

Le gaz traité des pipelines, les gaz de pétrole liquéfié (GPL) et les produits condensat seront transportés par trois pipelines, sur une distance de 110 kilomètres, vers le système de transport de Sonatrach à Ohanet.

Par ailleurs, le montant du contrat de réalisation de l’usine de traitement d’une capacité de 30 millions de m3/jour, des canalisations d’évacuation et des autres infrastructures, signé avec le groupement américano-japonais Kellog-Brown & Root/JGC, porte sur 745 millions de dollars. L’activité de forage est assurée par l’entreprise nationale ENAFOR.

L’enveloppe globale du projet est donc estimée à environ 1,8 milliard de dollars. La participation de Sonatrach est de 11% de ce montant, celle de BP Amoco porte sur le reste.

La mise en production du plus grand projet de gaz humide, en Algérie, est prévue pour l’année 2005.

Dans son allocution, Chakib Khelil a salué la position de la Communauté européenne relative à la sécurité de l’approvisionnement en gaz à long terme, considérant qu’elle «correspond bien à notre souci d’avoir des contrats idoines». Chakib Khelil rappelle que le projet de loi sur les hydrocarbures est inscrit dans le programme de l’exécutif. Précisant que la programmation par le gouvernement de la réforme du secteur de l’énergie entre dans le cadre du «souci constant de continuer à jouer un rôle majeur dans l’économie internationale des hydrocarbures et de préserver les intérêts du pays».

Mohamed Mehdi