Mise au point adressée à la rédaction du Dauphiné Libéré le 26 mars

Mise au point adressée à la rédaction du Dauphiné Libéré le 26 mars

Dans son édition du 22 mars, Le Dauphiné Libéré a publié, sous le titre « Algérie : l’Union des associations », un texte émanant d’ « une vingtaine d’associations liées à la communauté algérienne » dénonçant « l’activisme outrancier » qu’elles ont cru apercevoir chez « des éléments dont la plupart sont étrangers à Grenoble ( qui ) tentent de semer la confusion et l’amalgame autour de la situation en Algérie, en essayant de discréditer les institutions de notre pays ». Ayant vérifié qu’aucune sombre conspiration ne semble actuellement en cours à Grenoble, que ces accusations volontairement floues et imprécises auraient pu viser, nous avons acquis la certitude que c’est la rencontre-débat que nous organisons le 5 avril à l’Université Stendhal, avec la collaboration de Raisons d’agir Grenoble, qui est en cause. Cette conférence, sur le thème « Terreur et désinformation en Algérie », réunit des témoins et victimes de la tragédie algérienne et des universitaires. Depuis qu’elle a été annoncée, le Consulat d’Algérie a entrepris des démarches d’intimidation auprès de deux de nos partenaires, la Librairie de l’Université et la Présidence de l’Université Stendhal. Il est clair que le communiqué émanant d’associations s’arrogeant, sans que leur liste soit rendue publique, la représentation de la communauté algérienne, est dans le droit fil de ces intimidations et en annonce d’autres. La question qui se pose est simple : la société civile grenobloise acceptera-t-elle que les libertés d’expression et de réunion, ravalées au rang de menées activistes, soient menacées par de tels procédés?

Pour l’organisation de la rencontre -débat,
Khaled SATOUR

 

 

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