Interview

« Les relations politiques entre l’Algérie et la France saméliorent »

Interview, 1. 2. 00

Le Président de la République a la chaîne de television LCI / « Les
relations politiques entre l’Algérie et la France saméliorent »

Le Président de la République, M. Abdelaziz Bouteflika, a accordé un
entretien à la chaîne de télévision française d’information continue
LCI, dont voici l’intégralité.

Le journaliste : Monsieur le Président, bonsoir
Le Président de la République :
Bonsoir
Merci d’avoir accepté de répondre aux questions de LCI. Nous sommes à
Alger. Nous sommes à la Présidence et quand on se
promène dans Alger et qu’on discute avec les Algérois, on a le sentiment
à la fois qu’ils sont convaincus que quelque chose est en
train de changer en Algérie et néanmoins qu’ils se demandent si vous
allez réussir votre pari. Alors, je rappelle que vous avez
lancé la loi de concorde civile. Elle a été votée au mois de juillet
1999.
Elle a été ensuite approuvée par un référendum par les Algériens et elle
prévoyait que tous ceux, tous les islamistes qui
déposeraient les armes avant le 13 janvier seraient amnistiés à
condition qu’ils n’aient pas commis de crimes de sang ou de viols.
Alors, première question si vous le permettez, combien aujourd’hui, y
a-t-il de repentis ?
Je ne voudrais pas vous enfermer, ni moi-même, dans un chiffre précis.
Je serai plus gentil avec vous qu’avec d’autres : c’est au-delà de cinq
mille.
En comptant les combattants de l’AIS?
En comptant les combattants de l’AIS. En fait je devrai dire six mille,
mais j’ai une prospective sur un certain nombre d’autres gens que je
n’ai
pas encore maîtrisés.
Est-ce que dans ces cinq mille .
Non, c’est six mille.
Est-ce que dans ces six mille, je ne veux pas m’enfermer dans une
comptabilité, mais.
Moi non plus je ne vais pas m’enfermer dans une comptabilité, parce que
c’est une comptabilité flexible et susceptible d’être améliorée.
Question sur les combattants de l’AIS qui sont amnistiés. Comment
voyez-vous leur devenir ?
Oh, leur devenir, ce sont des citoyens à part entière avec les mêmes
droits et les mêmes devoirs que les autres citoyens. C’est une grâce
amnistiante. Il est tout à fait clair que je n’ai pas l’intention d’en
faire des citoyens de second ordre et encore moins de suivre certaines
théories
que je peux de temps en temps rencontrer dans de la société civile qui
consistent à me demander à avoir une démarche culpabilisante. Je
connais personnellement les causes qui ont été à la genèse de cette
crise. C’est une crise multidimensionnelle et je ne suis pas à même de
dire si à leur âge les mêmes causes n’auraient pas entraîné les mêmes
effets sur moi-même. Donc, il est tout à fait clair que pour ce qui me
concerne, j’essaie de me mettre autant que faire se peut à la place de
chacun et par voie de conséquence, autant je n’ai pas le droit de passer

comme cela rapidement, sur les douleurs des uns, autant je n’ai pas le
droit d’être un juge.
J’essaie de comprendre et dans la mesure où j’essaie de comprendre, je
crois qu’ils méritent largement leur qualité de citoyens à part entière.

Ah oui, jusqu’où peut aller votre compréhension, à partir du moment où
l’Armée islamique du salut est dissoute, est-ce que l’on
peut imaginer que le Front islamique du salut rebaptisé d’une autre
manière, puisse un jour recouvrer sa place dans la scène
politique algérienne ?
Vous faites bien de dire  » un jour « . Peut- être bien que je ne serais
pas là. Il y a un contrat moral entre la société et moi. Je ne triche
jamais. Je
suis très transparent dans ce que je fais et c’est peut-être cela qui me
donne la possibilité d’être à la fois audacieux, de prendre mes
responsabilités à la place d’autrui sans les consulter, mais en même
temps d’être sûr que je ne suis pas en train de piétiner leurs droits
sacrés.
Parce que au moins, ils ont un droit, le droit d’être à la douleur.
Il y a un million de victimes du terrorisme, il y a 100.000 morts donc,
je vous ai dit d’ores et déjà, que le contrat moral que j’ai pu dégager,
était
basé sur les faits suivants : un, et j’avais carte blanche pour trouver
une solution aux gens armés. Deux, je n’avais pas carte blanche pour
régler
comme je le souhaite personnellement, le problème de ceux qui ont été à
l’origine de l’idée de la violence. Donc, je voudrais dire tout de
suite,
dans la mesure où ils voudraient rentrer chez eux, comme simples
citoyens en ne faisant pas de politique, c’est unproblème qui ne me pose

aucune difficulté, ni politique ni un problème de conscience. Je peux
régler ce problème tout de suite. Pour revenir sur la scène, tant que
l’Algérie
n’a pas pansé ses blessures, tant que l’Algérie n’a pas dépassé la
période de convalescence, tant que l’Algérie n’a pas redémarré
économiquement et socialement, tant que l’Algérie n’a pas retrouvé sa
place dans le concert des nations, la carte politique de l’Algérie ne
peut
pas changer dans cette direction.
Précisément, vous avez parlé de convalescence. Vous avez rappelé tout de
suite le nombre de repentis que vous avez estimé. La
violence continue néanmoins. Il y a eu 200 morts pendant le Ramadhan, il
y a eu encore de nombreux morts depuis le 13 janvier.
Comment expliquez-vous cela ? Ou plus exactement, qu’est-ce qui reste de
résistance ?
Moi, je peux vous dire et je suis un musulman pratiquant, un homme de
foi et un homme pratiquant. Je ne pars pas de l’idée simplement que
parce que la Constitution me permet de faire telle ou telle chose, que
je le fais automatiquement. Je fais mon examen de conscience tous les
soirs, et je suis obligé de tenir compte que j’appartiens à une religion
qui considère que l’élimination d’une vie humaine, c’est comme si on
avait
assassiné l’humanité tout entière.
Donc, ce n’est pas avec un cour léger que je prends les décisions dans
un sens ou dans un autre. Je vais tout simplement dire que la situation
qui s’est créée ne s’est pas créée durant les dix dernières années.
Elle s’est créée depuis la mort du président Boumediène. Depuis la mort
du président Boumediène, on a pris un chemin qui ne devait déboucher
inévitablement que sur la situation que nous avons vécue ces dix
dernières années.
Donc, ce que vous voulez dire, c’est que la violence a des racines très
anciennes.
La violence avait certainement des racines antérieures à 1990.
Est-ce que cela veut dire qu’elle ne peut pas être éradiquée ?
En aucune manière, en aucune manière, elle ne peut être complètement
éradiquée. Non, mais je vais vous dire, vous avez posé une question
importante. L’AIS comme d’ailleurs une autre formation qui s’appelle « 
La Daawa « , c’est-à-dire la propagation de la bonne parole et El Djihad,
ont
proclamé leur auto-dissolution. L’une et l’autre organisations étaient
les bras armés du FIS. C’est-à-dire, je dois reconnaître que la
motivation
était politique et elle était idéologique.
Vous ne diriez pas la même chose pour les GIA ?
Non, non, je suis au regret de dire que je ne peux pas dire la même
chose pour les GIA. Mais je suis par ailleurs troublé par une chose.
C’est
que le GIA a plus particulièrement ciblé l’ANP et les services de
sécurité. Le GIA a moins ciblé les civils. C’est-à-dire que le GIA s’est
attaqué à
des institutions de l’Etat.
Alors, quelle conclusion vous en tirez pour ce que vous appelez
l’offensive finale, je ne sais pas si c’est vous qui l’appelez comme
cela, mais la presse l’appelle l’offensive finale ?
Le problème du GIA est réglé à 80%. Il y a 80% des troupes du GIA qui
ont bénéficié de la loi sur la concorde.
Alors, précisément quand on parle, on a vu qu’il restait quand même des
poches de violence. Vous parlez de l’offensive, je ne sais
si c’est vous ou la presse qui parle de l’offensive finale. Est-ce que
vous pensez que cette violence peut être.
Moi, je pense que l’Etat doit se défendre et doit assurer la sécurité
des biens et des personnes. Nous ne sommes pas en train de faire la
guerre
du Vietnam. L’offensive, le dernier quart d’heure. C’est une situation
où la société était au bord de la vraie guerre civile pour ne pas dire
qu’elle a
été un peu dans la guerre civile. Donc, il est tout à fait clair que ça
n’est pas comme dans les relations entre – autrefois, cette mauvaise
guerre –
entre l’Algérie et la France. C’est le 19 mars, c’est le cessez-le-feu,
etc..
Ce que vous voulez dire, c’est qu’il faudra un certain temps.
Oui, je continue à dire qu’il faut un certain temps.
Donc, vous dites qu’on a basculé du bon côté ?
Ah oui, ça je peux vous dire que pour ce qui me concerne, en armes et
hommes, sans me tromper en aucune manière, le problème est réglé à
99% en armes et en hommes. Mais, puisque j’ai un ami français devant
moi, je voudrais simplement vous dire qu’en matière de terrorisme, il
suffit que vous ayez Mesrine avec quelques camarades, pour qu’il crée
une situation à travers toute la France. Et j’étais à Paris quand
Mesrine a
été éliminé donc, je sais exactement de quoi je parle.
Il y a quelques jours, en ouvrant la conférence qui se tenait à Alger
sur le terrorisme, vous avez regretté qu’un certain nombre de
pays arabes aient contribué ou contribuent à prolonger la crise. Peut-on
savoir ? Vous pensez au Maroc
Non, je ne citerai pas de noms. Non, je ne citerai pas de noms, mais je
le dis, il y a des pays arabes, il y a des pays musulmans qui ont
contribué à aggraver la crise dans mon pays.
Et l’état de vos relations avec le Maroc, les choses vont mieux avec le
Maroc ?
Elles sont normales.
Normalisées ?
Normales, ni normalisées, ni mauvaises, elles sont normales.
Bon, alors parlons de votre gouvernement. Vous avez, à la fin de l’année
dernière, au mois de décembre, désigné un Premier
ministre qui a constitué son gouvernement. Vous aviez été élu en avril
1999. Il a fallu huit mois pour – pardonnez-moi l’expression-
accoucher de ce gouvernement. Pourquoi est-ce que ça a été si dur ?
En fait, je voudrai vous dire une chose : c’est que les critères pour
former un gouvernement étaient très différents dans les années 70
qu’après
les années 70. Premièrement, parce que avec le président Boumediène il y
avait primauté de l’Etat sur le parti. Avec le président Chadli, c’était

primauté du parti sur l’Etat. Il en est découlé que les plus mauvais
cadres du parti sont allés s’occuper de l’Etat, et les plus mauvais
cadres de
l’Etat sont allés s’occuper du parti. Dix ans après, tout l’édifice
s’est écroulé. En plus, il y a une politique d’inflation considérable en
ce qui
concerne l’accès aux responsabilités supérieures de l’Etat. On a fait
beaucoup de clientélisme, beaucoup de népotisme, beaucoup de
favoritisme et il en est découlé que tout simplement un sous-directeur
se dit :  » Je peux être ministre, pourquoi pas ? « , alors qu’il peut
être un
excellent sous-directeur mais jamais un bon ministre.
Et là, vous pensez avoir trente bons ministres ?
Franchement, pour les dégâts qui ont été faits en vingt ans, je crois
avoir obtenu ce que l’on peut obtenir ce qu’il y a de meilleur
actuellement.
Ce qui ne veut pas dire que je suis satisfait. Mais vraiment, j’ai
essayé d’obtenir ce que l’on pouvait obtenir de meilleur.
Alors, à l’intérieur de ce gouvernement sont représentées sept
formations politiques.
Six formations politiques et des indépendants.
A l’intérieur de ces formations politiques, on distingue des formations
qui sont laïques et d’autres qui sont islamiques. C’est deux
modèles de société qu’elles défendent, l’une et l’autre, qui ne sont pas
forcément compatibles , comment vous arrivez à concilier
tout ça ?
Vous savez, le gouvernement pour moi ce n’est pas une opération
d’arithmétique : je mets 1 plus 1 plus 1 plus 1 plus égale 4. Non, j’ai
essayé
de créer une équipe nationale autour d’un programme. Cette équipe
nationale c’est le nouveau gouvernement.
De deux choses l’une : ou les gens jouent le jeu dans le cadre du
programme sur lequel tout le monde est d’accord, et le programme a été
d’abord accepté par le gouvernement avant d’être soumis à l’assemblée
nationale et au Sénat.
Nous ne sommes pas d’accord et ils partent Je n’ai pas de problèmes de
majorité. J’ai une majorité très confortable au niveau de l’Assemblée,
très, très confortable. Donc, de deux choses l’une.
Par contre, ce que je voudrai dire c’est que depuis l’indépendance de
l’Algérie c’est la première fois qu’il y a une telle ouverture sur un si
grand
nombre de sensibilités politiques, un. Deuxièmement, au mois d’avril
seulement, des membres du gouvernement ne se disaient pas bonjour, ils
ne se saluaient pas, ils ne se parlaient pas. Maintenant, ils veulent
travailler ensemble. Donc, si vous voulez, sur le plan de la symbolique
de la
réconciliation nationale, c’est une avancée très, très, très, très, très
importante.
Alors, vous avez choisi le Premier ministre, M. Ahmed Benbitour qui est
davantage un économiste et un technocrate, si l’on peut
dire, ça veut dire que c’est vous le vrai patron du gouvernement.
Je crois, quelque part, que je suis le Chef du gouvernement mais pas au
sens constitutionnel du terme. Mais disons. Vous posez le problème
de la Constitution. La Constitution algérienne dans laquelle je me
trouve élu est une Constitution, pour moi, ambiguë. Elle n’est ni
parlementaire,
ni présidentielle. Elle a pris tout ce qu’il y a de plus mauvais dans le
régime parlementaire et de plus mauvais dans le régime présidentiel.
Donc,
les décisions se prennent en conseil de ministres, c’est-à-dire le
conseil que je préside moi-même.
Une question encore , dans ce gouvernement, qui est le ministre de la
Défense? C’est vous ?
Je suis le ministre de la Défense.
Ça veut dire que c’est vous qui désignez les hauts responsables au sein
de l’Armée ?
C’est moi qui les désigne et c’est moi qui les dégomme.
C’est important ce que vous dites.
On dit souvent : le président Bouteflika est là parce que les militaires
l’ont permis.
Vous savez moi je ne peux pas me passer des militaires parce qu’il y a
une situation sécuritaire. Demandez-leur de se passer de moi s’ils
peuvent.
Très bien. Bon, parlons d’économie un mot. Vous avez dit que vous aviez
deux mots d’ordre, les investissements et les
privatisations. Quand est-ce que vous lancerez un grand mouvement de
privatisations ?
Le gouvernement doit commencer à travailler et je suppose qu’il va
mettre un peu de temps pour délimiter les champs de chacun.etc. Il y a
un
ministère de la Participation – c’est un euphémisme – c’est un ministère
de la Privatisation. La participation, la privatisation, je crois que
c’est un
euphémisme. Le ministère de la Participation c’est le ministère de la
Privatisation.
Donc, très vite vous lancerez ce mouvement ?
Absolument. Et j’ajoute que c’est peut-être plus vite que vous ne pouvez
penser parce que ce qui existe actuellement, il y a depuis un certain
nombre d’années, depuis qu’on est entré en contact avec le FMI et que le
FMI veille un peu sur l’évolution des réformes.
M. Camdessus était ici il n’y a pas longtemps.
Qui est un ami très cher et pour lequel j’ai beaucoup de respect.
On a créé des Fonds de participation pour les besoins de modernisation
des appareils – on les appelle les holdings – vous avez des
investisseurs
qui viennent, qui font le chemin de Damas pendant six mois, neuf mois et
qui repartent sans avoir réglé quoi que ce soit. Nous allons vers le
guichet unique et nous allons vers une bureaucratie moins lourde.
Vous allez recevoir, dans quelques jours, enfin, l’Algérie va recevoir
une délégation du Medef, l’Organisation patronale française
avec un certain nombre de chefs d’entreprise. Or, le président de la
COFACE, aujourd’hui même ou hier, a mis en garde les
entreprises françaises. Comment vous réagissez à cela ?
J’ai lu. J’ai lu. J’ai lu. De toutes les façons, la COFACE n’a pas été
d’une grande aménité avec l’Algérie durant les dix dernières années.
Et je ne voudrai pas lui décerner la palme d’or de la fraternité et de
l’amitié aujourd’hui. J’ajoute ceci : c’est que dire : à court terme,
l’Algérie
c’est bien. A moyen terme, on ne sait pas. Ça veut dire quoi ? A moyen
terme, j’achète.
C’est du commerce. Bon, à moyen terme c’est déjà de l’investissement.
Non, non. Je n’aime pas du tout cette position. Et j’ajoute ceci : Je
voudrai être très franc vis-à-vis du patronat français.
Le patronat français sera traité au même titre que tous les
investisseurs étrangers.
Il n’y a pas de position privilégiée. Je donnerai les projets. Je
donnerai la participation. Je m’associe. Je ferai le partenariat avec le
moins disant.
Est-ce que ce qui vient de se passer, ce petit événement de la COFACE
dont nous venons de parler, assombrit, en quelque manière,
les projets de relations entre la France et l’Algérie ?
Il n’assombrit rien du tout. Mais je voudrai dire une chose : c’est que
je ne confonds jamais le fond et la forme. Le bon sens populaire dit « 
La
façon de donner vaut mieux que ce que l’on donne « . Non, ce que l’on
donne est aussi important que la façon de donner.
Ce que l’on donne est aussi important que la façon de donner. Il ne faut
pas se raconter des histoires. Si vous me donnez un truc enveloppé
dans du papier doré, non, non. L’important c’est ce qu’il y a à
l’intérieur, pour moi.
Ce n’est pas parce qu’on a bien reçu le ministre des Affaires étrangères
algérien, que, moi, je suis en train de jubiler. Non, aucun problème n’a

été réglé jusqu’à maintenant et je suis extrêmement vigilant d’autant
plus qu’en tant qu’ancien ministre des Affaires étrangères, je suis
personnellement le dossier algéro-français, rien n’a été réglé.
Rien n’a été réglé. Je croyais que l’ouverture progressive des
consulats, le problème d’Air France qui est maintenant.
Ne m’amenez pas s’il vous plaît. Il n’y a pas de préalable et moi je ne
traite pas les problèmes de l’intendance. Les consulats : si les
Français
veulent ouvrir des consulats ils sont les bienvenus.
Ils ne veulent pas ouvrir de consulats, c’est leur problème. Air France
veut revenir, Air France est la bienvenue.
Air France ne veut pas revenir, très bien, nous continuerons à
travailler sans Air France. Nous avons bien vécu sans Air France depuis
1994.
On en n’est pas morts. Donc, il est tout à fait clair que ça ce sont des
problèmes d’intendance qui viendront en temps utile ou ne viendront pas.

Les relations qui s’améliorent, ce sont les relations politiques.
Il y a un courant politique qui passe entre le Président de la
République française et moi, entre le Premier ministre français et moi.
Je peux m’en
contenter. Je peux m’en contenter. Mais, je ne mets pas la charrue avant
les boufs.
Ne pas mettre la charrue avant les boufs cela veut dire quoi pour votre
prochain voyage à Paris ?
Mon voyage à Paris n’a pas été encore fixé sur le plan de la date, je
sais simplement que le Président français a eu l’amabilité de dire
durant le
premier semestre, parce qu’après il serait président de l’Union
européenne et par voie de conséquence il aurait plus d’obligations et je
le
comprends. Je crois que ça se fera.
On peut raisonnablement penser que vous viendrez avant cette présidence
française, c’est-à-dire avant le mois de juillet.
Sans aucun doute.
Merci beaucoup, Monsieur le Président.
Je vous en prie. Merci beaucoup.

 

retour