L’UE et les Etats-Unis

L’UE et les Etats-Unis

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L’Actualité, 12 août 2002

Depuis l’arrivée au Pouvoir de Abdelaziz Bouteflika en 1999, plusieurs chefs d’Etat, de gouvernement, ainsi que des représentants de la communauté européenne sont venus en Algérie.

Les pays membres de l’UE ont effectué plusieurs visites avant et après la signature de l’accord d’association. Des responsables européens — Italie, Espagne, France, Russie, Autriche, Allemagne et autres pays— se sont rendus à Alger, dans un cadre bilatéral pour étudier le marché algérien et les opportunités d’investissement, d’autres pour le lancement de leurs projets. Des marchés « juteux » dans pratiquement tous les secteurs névralgiques de l’économie algérienne sont convoités.

Cela va de l’énergie, des télécommunications et des technologies de l’information, à l’eau et au bâtiment. Quant au secteur des hydrocarbures, il a été essentiellement investi par les Américains. Par ailleurs, des militaires de plusieurs pays, notamment des Etats-Unis et de l’OTAN, sont venus à Alger pour une coopération avec l’ANP. L’achat d’armes par l’Algérie a été conclu; des stages de perfectionnement au profit des effectifs militaires ont également fait l’objet d’accords bilatéraux. Il est à rappeler que la Russie est le principal fournisseur d’armes de l’Algérie. Ceci sur le plan militaire.

Alors que sur le plan institutionnel, des représentants de la Cour suprême américaine ont eu à se déplacer à Alger à la veille des législatives, afin d’animer des conférences sur la réforme judiciaire. Ils ont même effectué des visites dans les prisons et en Kabylie, dont le juge Wallace.

Ces derniers mois l’ambassatrice des Etats-Unis en poste à Alger a pris part à l’inauguration de plusieurs projets de coopération avec l’Algérie, notamment dans le domaine pharmaceutique (Pfizer avec Saïdal).

Les Américains envisagent une coopération dans la lutte antiterroriste, suite aux attentats du 11 septembre 2001. Les Etats-Unis ont interpellé la communauté internationale pour créer une coalition pour combattre le phénomène transnational qu’est le terrorisme. Ainsi, les Etats-Unis ont décidé d’agir quand ils veulent et là où ils veulent.

Une coalition à laquelle s’est jointe l’Algérie. Il est à rappeler que notre pays a fait face pendant plus de dix ans au terrorisme et a de ce fait engrangé un capital-expérience dans la lutte anti-terroriste. La société civile est engagée dans ce combat et l’Etat y a mis le prix.

Fella M.

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