LADDH : Communiqué à propos des arrestations de ses membres

Ligue Algérienne de Défense des Droits de l’Homme
– LADDH –

Alger le 21/05/2002

Communiqué

L’arrestation et la mise sous mandat de dépôt le 20 mai 2002 par le procureur de la république près le tribunal de Bir Mourad Raïs, de Khelil Abderrahmane membre de la LADDH, sous le chef d’inculpation d' » incitation à attroupement non armé  » fait partie d’uneentreprise de harcèlement qui vise depuis plusieurs mois les Défenseurs des droits de l’Homme. La LADDH juge que cette arrestation ainsi que celle de Sid Ahmed Mourad sont arbitraires.

Après le procès et la condamnation de Mohamed Hadj Smaïn membre de la LADDH à Relizane, puis celle de Larbi Tahar à Labiod Sidi Cheikh, c’est au tour de Khelil Abdehamane, déjà interpellé nominativement à diverses reprises dans ses missions pour la LADDH, de faire les frais de la politique répressive du pouvoir.

La LADDH tient à rappeler que les missions internationalement reconnues d’un défenseur des droits de l’Homme sont de s’informer sur tous les cas d’arrestation et de détention, d’alerter l’opinion et de prendre la défense de tous les prévenus afin de veiller au respect de leurs droits et de leur intégrité physique et morale, tel que stipulé dans la Déclaration sur les défenseurs de l’Homme, adoptée par l’Assemblée générale des Nations Unies, le 9 décembre 1998.

La LADDH, membre de la FIDH appelle, ainsi, à la solidarité internationale des défenseurs des droits de l’Homme pour faire pression sur le gouvernement algérien afin qu’il respecte la Déclaration sur les défenseurs des droits de l’homme, notamment son article 2, en libérant immédiatement et sans condition Khelil Abderrahmane et Sid Ahmed Mourad.

Par ailleurs, la LADDH condamne avec la plus grande fermeté les arrestations massives des étudiants qu’elle considère comme une énième atteinte aux droits et libertés des citoyens. La LADDH se solidarise pleinement avec les familles de toutes les personnes arrêtées et se déclare prête à constituer un collectif d’avocats pour assurer leur défense.
La LADDH dénonce également le scandaleux refus des autorités d’accorder leur droit légal de visite aux familles des détenus qui l’ont demandé, tel que garanti par le Pacte international relatif aux droits civils et politiques.

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