Les Algériens en France, sont-ils étrangers ou étranges?

FAMILLES ET AMIS D’ALGERIE
13, Galerie Richard Wagner
30900 Nîmes
Nîmes, vendredi 7 décembre 2001

MM et MMES LES SENATEURS (TOUS)
MM et MMES LES DEPUTES (TOUS)

LES ALGERIENS EN FRANCE,
SONT-ILS ETRANGERS OU ETRANGES ?

« Se tromper est humain, persister dans l’erreur est diabolique ! » S’exclamait St Augustin.
L’exhumation des dossiers sur la violence de la guerre d’Algérie n’est elle pas faite dans un but calculé pour enterrer les Algériens vivant en France ; et justifier le traitement qui les met en deçà des autres étrangers ?

Le 11 juillet dernier le gouvernement français et le « gouvernement algérien » ont encore une fois procéder au rafistolage du mur de la honte qu’est l’accord franco-algérien de 1968. Les Algériens s’ils ne sont qu’étrangers et pas étranges doivent être soumis AU MINIMUM aux mêmes règles que les étrangers de statut de régime général, ordonnance 45-2658 du 02 novembre 1945.

Eu égard aux liens indéfectibles qu’il y a entre nos deux peuples; cette ordonnance doit être appliquée de droit aux Algériens, un accord bilatéral ne doit apporter qu’un plus.

Cet accord qui prend ses sources des sinistres sénatus-consulte (1865) et code de l’indigénat n’a aucune raison d’exister aujourd’hui. Le maintien de ce texte ségrégatif et régressif mettait déjà depuis des années des enfants français (descendants d’algériens) dans une situation d’infériorité, et ne leur permet pas d’avoir les mêmes chances de réussite que leurs compatriotes. C’est cette marginalisation qui mène à la délinquance.

Ces enfants français issus de parents algériens sont considérés, selon, comme disait Albert EINSTEIN « Si ma théorie de la relativité est prouvée, l’Allemagne me revendiquera comme Allemand et la France déclarera que je suis un citoyen du monde, mais si ma théorie est faussée, la France dira que je suis un Allemand, et l’Allemagne déclarera que je suis un juif. » En berbère on est ZIDANE, ou son anagramme.

Vous n’allez plus ignorer que ces textes sont anticonstitutionnels et contraires aux principes des droits de l’homme et de l’enfant. Le maintien du certificat de résidence d’Algérien, au lieu de carte de résidence dont bénéficient les autres étrangers est déjà à lui seul un acte de discrimination.

Déjà, après 2 ans, par circulaire du 14 mars 1986 l’état français reconnaissait ceci « le nouveau dispositif mis en place vise à stabiliser la situation des ressortissants algériens établis REGULIEREMENT en France et qui, depuis l’entrée en vigueur de la loi du 17 juillet 1984, se trouvaient placés à certains égards, dans une situation MOINS FAVORABLE que celle des étrangers relevant du régime général. » N’empêche que cela s’est reproduit depuis l’application de la loi 98-349 du 11 mai 1998.

Nous sommes convaincus que cette disparité demeurera tant que cet accord n’est pas abrogé,

Monsieur CHEVENEMENT est parti, sans avoir tenu sa promesse de l’application de la loi « RESEDA » aux Algériens.

Au lieu de faire rappeler aux algériens le vase de Soissons, et de négocier à combien de degrés leur faire courber échine, nous appelons à votre responsabilité et votre conscience pour l’abrogation de ce texte (édit), qui brime en premier lieu des français dont le gouvernement algérien n’est pas responsable.

N’est-il pas judicieux de rapprocher les Algériens des Français au lieu de les rapprocher des autres étrangers comme est le souhait de M. Le Ministre de l’intérieur (lettre au verso), et, ainsi mettre en exergue le mélange de sang qui coule dans les veines des familles françaises et algériennes.

JOYEUX NOEL ET BONNE ANNEE 2002