11 janvier 2002 : Liste de 1100 exécutions sommaires

 L’Algérie 10 ans après le putsch Les droits humains: Un bilan désastreux 

1100 exécutions Sommaires

Liste actualisée par Algeria-Watch en avril 2003, novembre 2014

Liste non exhaustive établie par Dr. Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch sur la base des informations rassemblées par Dr. Salah-Eddine Sidhoum, Me Mahmoud Khelili, Me Sofiane Chouiter, Me Rachid Mesli, Me Mohamed Tahri, le CAMLDHDH

Publiée par Algeria-Watch, 11 janvier 2002

Cette liste non exhaustive de personnes exécutées sommairement a pu être réalisée grâce au travail courageux d’une poignée de défenseurs des droits humains et à la détermination des familles des victimes qui malgré les intimidations, persécutions et menaces ont persévéré dans cette quête de vérité. Il est probable que des imprécisions et des erreurs aient été transmises, vu les conditions de travail sur le terrain extrêmement difficiles. Nous lançons un appel aux témoins et familles de victimes pour apporter des compléments d’informations et nous informer de cas d’exécutions extrajudiciaires que nous n’avons pas répertoriés.

A    B    C    D    E    F    G    H    I    K    L    M    N    O    R    S    T    Y    Z

 

T

Tabbi Mohamed, demeurant à Baraki (Alger), prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Baraki a été sommairement exécuté dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Taddine Mohamed, 28 ans, imam de la mosquée de Oued Allel (Alger) a été assassiné le 21 juillet 1995 par des policiers selon le témoignage de sa famille.

Tadjer Ali, 29 ans, marchand de fruits et légumes, demeurant à Bordj Ménaïel (Boumerdès) a été arrêté par des hommes armés en tenue militaire à son domicile en avril 1995 selon le témoignage de sa famille. Il a été exécuté sommairement quelques heures après son arrestation.

Tadjouri Kacem, né le 4 octobre 1951 à Sidi Bel Abbés, marié et père de 5 enfants, demeurant à Arzew (Oran), membre de la direction politique du FIS, ingénieur de profession, prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule par des civils armés munis d’une liste de prisonniers à abattre, lors du carnage du 21 février 1995 selon les témoignages des survivants.

Tagrit Mohamed, Imam et son fils, Tagrit Rabah ont été exécutés le 2 novembre 1993 par des militaires à proximité de la Mosquée de Ben Merad près d’ Ain Taya (Alger) selon le témoignage de sa famille.

Tagrit Rabah, et son père Tagrit Mohamed ont été exécutés le 2 novembre 1993 par des militaires à proximité de la Mosquée de Ben Merad près d’ Ain Taya (Alger) selon le témoignage de sa famille.

Tahir Abdelkrim, demeurant à Hameur El Aïn (Tipza) a été arrêté à son domicile par des policiers ou des agents de la SM lors d’un ratissage. Une semaine plus tard son corps a été rejeté par les vagues au niveau de la plage de Fouka-Marine. Ce jour là 4 personnes ont été arrêtées, trois cadavres ont été découverts : Hadj Ali Abdelkader, Ablachi Slimane

Tair Mourad, 17ans a été exécuté le 3 juin 1994 à Blida par des militaires selon le témoignage de sa famille. Avec Sakhri Kamel

Talbi Abdelkader, demeurant à Benzerga (Alger) a été arrêté à son domicile le 12 décembre 1993 par des militaires et retrouvé mort dans l’oued selon le témoignage de sa famille. De nombreuses autres personnes ont été arrêtées et exécutées après que leurs domiciles aient été perquisitionnés : Merir Abderrachid, Laouid Abdelhamid, son petit-fils Laouid Nabil, Rich Boualem, Djelloul Youcef, Sebti Djelloul, Selmouni Saïd, Hattab Khaled.

Taleb Abderrahmane, médecin, né le 17 octobre 1968 à El Harrach et demeurant à Larbatache (Khemis El Khechna), a été arrêté en avril 1993 par la police politique, torturé à Cavaignac puis incarcéré à la prison d’El Harrach durant sept mois. Il fut condamné par le tribunal d’exception d’Alger à 6 mois de prison avec un dossier vide, sans aucune charge crédible. A sa libération, il termina ses études médicales et décrocha son diplôme de docteur en médecine. Deux mois après l’acquisition de son diplôme, soit le 19 juin 1994, des militaires ivres ou drogués envahirent à minuit son domicile à Larbatache et il fut exécuté sommairement devant les membres de sa famille.

Talhi Salim, arrêté par les services de sécurité au début de septembre 1994 et exécuté. Il a été présenté par la presse comme étant un “ terroriste abattu à Guemmar ” (quotidien El Watan du 13 décembre 1994). Arrêté et exécuté en même temps que : Mehadjer Abdelaziz, Soufi Houd, Lazhar Khaled, Nguia Mohamed, Rezikat Salim et Chikha Mohamed

Tamarane Hafidh, 18 ans, a été kidnappé le lundi 13 juin par des hommes armés et cagoulés, en tenue militaire à Larbaâ (Blida) et exécuté sommairement. Ont été kidnappés et exécutés en même temps les citoyens Chérif Lyès et Tchouk Boubekeur.

Taouche Rédha, né le 13 avril 1974 à Bordj Ménaïel, demeurant à Hussein-Dey (Alger), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Taoulit Kamal, né le 22 février 1974, a été exécuté par des hommes armés en tenue militaire le 24 mars 1994 à Larbaâ (Blida) selon le témoignage de sa famille. Présenté comme étant un «terroriste» abattu lors d’un accrochage. Arrêtés et exécutés en même temps que : Othmane Azzedine, Houdane Tewfik et Izel Abdelghani.

Tarenti Djamal, 24 ans et Bentorki Djamal, 21 ans, demeurant à Bab El Oued (Alger), ont été exécutés sommairement le 16 juin 1994 par des policiers en civil circulant à bord d’un véhicule banalisé.

Tayan Mohamed, et Ouchefoun Mohamed, demeurant au douar Laabaziz (Bougara, Blida), ont été exécutés le 7 mai 1993 par des gendarmes à Sidi Moussa (Alger).

Tayeb Abdallah, 38 ans, a été assassiné par des militaires après son arrestation en mars 1994 à son domicile à El Amra (Aïn Defla). Il a été présenté comme étant un « terroriste ». Arrêté et exécuté au même moment : Ouyahia Rezki et Mekki.

Tayeb Ahmed, âgé de 62 ans, demeurant au village de Berbessa, près de Koléa (Tipaza) a été exécuté sommairement par des hommes armés en tenue de gendarmes le 23 février 1994 à son domicile ainsi que son fils Ali selon le témoignage de sa famille.

Tayeb Ali, 26 ans, demeurant au village Berbessa près de Koléa (Tipaza) a été exécuté sommairement le 23 février 1994 par des hommes armés en tenue de gendarmes ainsi que son père Ahmed à leur domicile devant ses frères et sœurs.

Tayeb Yacine Lakhal, 25 ans, est tué par des policiers cagoulés (nindjas) circulant à bord d’une voiture banalisée au quartier de Diar El Djemaa le 13 février 1994 alors qu’il se trouvait dans un véhicule entrain de discuter avec des amis après la rupture du jeun, selon le témoignage de sa famille. Son nom apparaîtra dans la presse comme étant un «terroriste» tué au cours d’un accrochage. Autres citoyens exécutés au même moment : Azaz Tewfik, Boularès Farid et Abane Ahmed

Tayeb Rahmani Smaïl, âgé de 32 ans, demeurant à Birkhadem (Alger), a été exécuté le 28 novembre 1994 par des policiers à la Casbah (Alger).

Tazerout Belkacem, père de dix enfants et maire-désigné de Hassania, arrêté par des gendarmes en janvier 1994 aurait été exécuté sommairement dans la forêt «El M’Ghazi » en février 1994 selon le témoignage de sa famille.

Tazerout Mohamed, dit Mansour, 23 ans, étudiant en 4ème année de licence de Droit à la faculté d’Alger, a été arrêté la 1ère fois à l’Aïd el Kebir et torturé durant 12 jours. Puis il a été arrêté une 2ème fois à un barrage à El Harrach où des policiers lui tirèrent dessus. Blessé à la jambe et au dos, il a été laissé sans soins. Il a présenté dans sa cellule une gangrène de la jambe avec septicémie. Malgré son état, il fut torturé à mort pour lui extorquer des renseignements concernant des personnes recherchées. Mort le 23 novembre 1993.

Tchouk Boubekeur, 22 ans, a été kidnappé le lundi 13 juin 1994 par des hommes armés et cagoulés, en tenue militaire à Larbaâ (Blida) et exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille. Ont été kidnappés et exécutés en même temps que lui : Chérif Lyès et Tamarane Hafidh.

Telkhoukh Ali, 24 ans, ébéniste à Tidjelabine (Boumerdés) et demeurant au douar Djerrah (Boumerdès) a été arrêté en mai 1997 à son domicile par des hommes armés en tenue militaire et des miliciens puis exécuté sur la place publique avec son frère Omar. Ils avaient refusé d’évacuer le village selon le témoignage de sa famille.

Telkhoukh Omar, 26 ans, instituteur à Béni Amrane (Boumerdès) et demeurant au douar Djerrah (Boumerdès) a été arrêté à son domicile en mai 1997 par des hommes armés en tenue militaire et des miliciens et exécuté sur la place publique. Il avait refusé d’évacuer le village selon le témoignage de sa famille.

Tibabia Hassen, âgé de 27 ans, demeurant à Hussein Dey (Alger), a été arrêté et exécuté à Kouba le 9 décembre 1994.

Tighelmamine Mohamed Saïd, manœuvre dans un chantier des travaux publics à Boudouaou a été exécuté sur le chantier de travail le 23 janvier 1994 par des militaires qui encerclèrent les lieux et sortirent les ouvriers des dortoirs à 20 heures. Selon le témoignage d’un survivant, les militaires étaient saouls ou drogués de par leur comportement étrange. Autres victimes exécutées : Lamzaoui Abdallah, Benchentouf Ali et Boutiche Messaoud

Tikli Mehdi, 15 ans, lycéen, demeurant à Ouled Aïssa (Naciria. Boumerdès) a été exécuté sommairement par des hommes armés en tenue militaire le 23 mars 1996 devant le domicile de ses parents selon le témoignage de sa famille.

Tikniouine Moussa, arrêté le 28 février 1996 aux Eucalyptus (Alger) par des hommes armés en tenue de gendarmes. Son cadavre criblé de balles a été retrouvé trois jours plus tard sur l’autoroute de Dar El Beida selon le témoignage de ses proches.

Toualit Kamal, né le 22.02.74, a été exécuté le 24 mars 1994 dans la rue par des hommes armés en tenue militaire à Larbaâ (Blida) selon le témoignage de sa famille.

Touami Rabah, demeurant à la Casbah (Alger), prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger détenu à Serkadji a été assassiné lors du carnage du 21 février 1995.

Touati Bachir, 19 ans, sourd-muet a été arrêté le 21 septembre 1995 au domicile de ses parents, Cité du stade municipal de Dellys (Boumerdés) par des hommes armés se réclamant de la police. Ses parents l’auraient localisé au commissariat de Dellys le 28 septembre 1995. Son cadavre sera jeté sur la route nationale Dellys – Tigzirt où il restera une semaine. Il fut interdit aux parents et aux éléments de la protection civile de l’approcher. Il fut enlevé des lieux en état de décomposition avancée selon le témoignage de sa famille.

Touhami Abdelkrim, demeurant à Boudouaou (Boumerdés), prisonnier politique condamné à perpétuité par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Tounsi Bouzid, demeurant à Ouled Ouchayah (Alger), prisonnier politique condamné à perpétuité par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Tounsi Djamel, 25 ans, originaire de Mizrana, est tué par arme blanche le 1er avril 2002 à Tigzirt (Tizi Ouzou) suite aux affrontements avec les gendarmes. (Révolte en Kabylie).

Tousna Hocine, demeurant à Bourouba (Alger), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Touzène Mohamed, 35 ans, fellah, célibataire, demeurant au Sahel Bouberak (Sidi Daoud. Boumerdès) a été arrêté en avril 1995 à son domicile par des hommes armés en tenue militaire. Il sera conduit à la caserne dite de la Sonipec de Dellys où il sera localisé par sa famille. Son cadavre sera retrouvé quelques jours plus tard sur la route Dellys – Bordj Ménaïel.

Trodi Mohamed Seghir, né le 18 février 1964 à Constantine. Fils d’Amar et d’Ababsa Louiza. Marié et père d’un enfant. Enseignant. Demeurant à la cité Mohamed Loucif, Bt 4, à Constantine. Enlevé le 31 juillet 1995 dans un café de la ville par deux éléments des services de sécurité, venus à bord d’un véhicule banalisé de type DAEWOO de couleur blanche. Le 26 août 1995, il sera, selon le témoignage de sa famille, exécuté sommairement au quartier El Khairia, non loin de son domicile, ainsi que six autres citoyens : Arab Mohamed, Bettina Abdelaziz, Moualaf Issam, Maatib Mounir, Benzaid Samir et Boufenara Azeddine. Enterrés le 29 août a cimetière central de Constantine. Le 13 novembre 1997, soit plus de deux ans après son enlèvement, la gendarmerie adresse à la victime, une convocation (?!) pour se présenter à la brigade de Mansourah.

Troudi Djamal, âgé de 37 ans, et Boutoumou Nacereddine, âgé de 38 ans, demeurant à Constantine, ont été arrêtés le 7 décembre 1994 à la cité El Djebs par des policiers en civil. Leurs cadavres ont été retouvés criblés de balles, quelques heures plus tard.

Y

Yacoub Nacer, 34 ans, célibataire, a été tué le 7 juillet 1997 par des civils armés se réclamant de la police, alors qu’il vendait du pain au marché de Bachdjarah (El Harrach). Il a été abattu devant témoins pour avoir refusé de donner du pain gratuitement à ces hommes armés. Ses parents furent convoqués au commissariat pour apprendre que leur fils était un …. « terroriste ». Permis d’inhumer délivré le 9 juillet 1997.

Yacoubi Mahfoud, 51 ans a été exécuté sommairement le 2 septembre 1994 par des civils armés se réclamant de la police à la rue du Génie à La Glacière (Hussein-Dey) devant la population.

Yagouni Noureddine, 34 ans, père de 2 enfants, tué le 28 avril 2001 de plusieurs balles par des gendarmes à Chemini, près de Sidi Aïch (Bejaïa). (Révoltes printemps 2001)

Yahia Chérif Karim, 31 ans, tué par balles le jeudi 26 avril 2001 à El Kseur (Béjaïa). (Révoltes du printemps 2001).

Yahia Mohamed, né le 05.10.70, a été arrêté le 04 avril 1994 à son domicile à Larbaâ (Blida) par des militaires et policiers. Atrocement torturé et exécuté puis jeté dans l’oued situé à la sortie de la ville. A été présenté comme étant un « terroriste » abattu au cours d’un accrochage. Arrêtés, torturés et exécutés en même temps que lui : Bellal Rabah, El Aoufi Nourreddine, Berkane Mohamed, Ziani Tewfik, Othmane Sidali, Zerfat Abdelkader et Bakir Mohamed.

Yahiaoui Habib, 34 ans, demeurant à Dahra (Chlef), tué le samedi 28 juillet 2001 par balles par le maire du village, suite à un mouvement pacifique de protestation devant le siège de la mairie.

Yakhlaf Ibrahim, 18 ans. A la suite d’une manifestation pacifique, organisée à la suite de l’arrestation d’un imam d’une mosquée de la ville de Batna, les forces de sécurité se déchaînèrent avec une rare violence contre les manifestants: encerclement de la ville par les soldats, utilisation d’armes de guerre (fusils d’assaut Kalachnikov, fusils mitrailleurs FMPK, balles traçantes et explosives). Des dizaines de citoyens furent exécutés, alors que des centaines d’autres furent arrêtées et torturées. Voici la liste des personnes tuées entre le 4 et le 15 février 1992, lors de ces événements tragiques : Omar Rebbouh, enseignant à l’Université de Batna et maire de la ville, Derghal Yamina, 60 ans Khellaf Abdennabi, 27 ans, Louchene Abdelmadjid, 18 ans, Chekabi Fawzi, 24 ans, Abdelmadjid Mohamed, 30 ans, Ibrahim Lotfi, 60 ans, Aouam Mahmoudi, 22 ans, Meddour Ammar, 22 ans, Merzekane Lakhdar, 18 ans, Achach Said, 15 ans, Deram Salim, 17 ans, Hamlaoui Lazhar, 11 ans, Benzeroual Samir, 20 ans, Benkezza Tarek, 14 ans, Bourenane Salim, 22 ans.

Yakoub Lyès, 13 ans, demeurant à Guenzet (Sétif), grièvement blessé par balles lors des émeutes du mercredi 20 juin 2001, succombe à ses blessures le même jour lors de son transfert à l’hôpital de Bordj Bou Arréridj. (Révoltes printemps 2001)

Yamouni Abdelkrim, 23 ans, a été assassiné dans la nuit du samedi 16 et dimanche 17 avril 1994 à la cité universitaire d’El Harrach (Alger) par des gendarmes. Il a été présenté le lendemain comme étant un terroriste armé tué lors d’un accrochage à l’interieur même de la cité. Autres citoyens tués cette nuit-là : Kherbache Mohamed, Djillali Slimane, Boukhit Abdelkader, Baroud Abderrahmne et Ouidir Sidali.

Yanès Mohamed, 68 ans, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement par des hommes de la SM le 30 août 1993 selon le témoignage de sa famille.

Yanina Ali, né le 2 août 1954, habitant à Koléa (Tipaza). Le 9 janvier 1996 à 11 h, il se présente aux autorités pour bénéficier de la loi de la Rahma abandonnant les groupes armés et disparait depuis. Un certificat de décès au nom du disparu daté du 23 avril 1996 a été remis à la famille mais celle-ci n’a pas vu sa dépouille.

Yazid Sahraoui, en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Yebsat Mohamed, 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba).

Youcef Mounir, demeurant à la Casbah (Alger), a été arrêté en juillet 1993 par la sécurité militaire selon le témoignage de sa famille qui déclare qu’il serait mort sous la torture au centre de Châteauneuf le 13 août 1993.

Youcef Sayah, demeurant à Télagh (Sidi Bel Abbes), arrêté en octobre 1997 à son domicile par des «nindjas » venus de la ville de Sig, en représailles à la destruction d’une usine par un groupe armé. Mort sous la torture dans les sous-sols de la daïra de Sig (ex-résidence Colonna, w. Mascara) selon le témoignage de sa famille. Enterré dans une fosse commune au cimetière de Télagh. Parmi les cadavres identifiés : Akkal Yahia, Djillali Ferhat, Djillali Sissani, Hadj Guendouz, Mokrane Mostepha, Ould Mohamed Bendjema, Youcef Sayah

Younès Mesbah, 30 ans, a été exécuté sommairement par des policiers le Vendredi 13 mai 1994 à Boumerdès. Il a été présenté comme étant un « terroriste » s’apprétant à perpétrer un attentat contre un policier.

Yousfi Azzeddine, 36 ans, marié et père de 2 enfants, demeurant à Tassaft, près de Beni Yenni (Tizi-Ouzou), tué par un tir de grenade lacrymogène près de la brigade de gendarmerie de Tassaft le 29 mars 2002. (Révoltes en Kabylie).

Yousfi Mokhtar, 40 ans, marié et père de deux enfants, demeurant à Aïn Turk (Oran) a été arrêté à son domicile le 2 novembre 1994 par des hommes armés qui n’ont pas décliné leur identité. Il a été porté disparu depuis près de deux années malgré les recherches de sa famille et les appels des organisations internationales des droits de l’homme. En octobre 1996, les autorités, annonçaient, dans une correspondance destinée à la commission des droits de l’homme de l’ONU s’occupant des « disparitions » que M. Mokhtar Yousfi était un « terroriste » qui avait été abattu le 3 novembre 1994 lors d’un accrochage avec les forces de l’ordre.

Yousfi Nourreddine, 27 ans a été exécuté sommairement par des policiers en civil armés et cagoulés le 1er mai 1994 à 9h 30 au Gué de Constantine ( El Harrach) selon le témoignage de sa famille.

 

Z

Zaïdi Kara, demeurant à Sétif, a été arrêté le 30 octobre 1994 par les services de police. Son corps a été retrouvé à Ouled Rahbet, complètement mutilé.

Zaïri Nadia, âgée de 26 ans, demeurant à Bachdjarah, et Mouetakid Fatma Zohra (née Belaïd), âgée de 26 ans, demeurant à la cité El Hayat, ont été exécutées à Alger le 2 novembre 1994 par des “ forces spéciales ”.

Zaït Mohamed, a été arrêté le 6 février 1993. Sa famille l’aurait localisé au commissariat de Bab El Oued (Alger) où il aurait été torturé à mort le 11 février. Son cadavre a été jeté devant son domicile à la Casbah.

Zaïter Badreddine, âgé de 24 ans, Mekhaldi Faouzi, âgé de 20 ans, Medjahed Hakim, âgé de 22 ans, et Zeniter Saïd, âgé de 30 ans, ont été brûlés vifs dans leur appartement à Leveilley (Hussein Dey, Alger) par des militaires munis de lance-roquettes, au mois d’avril 1993.

Zeddek Lounès, 40 ans, marchand ambulant, domicilié à Béni Amrane (Boumerdés) a été arrêté en mai 1995 à son domicile par des hommes armés se réclamant de la gendarmerie de Souk El Had selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé quelques jours plus tard gisant dans la rue.

Zedigha Mohamed, demeurant à Khemis El Khechna (Boumerdés), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Zediri Toufik, 25 ans, et Djerfi Belkacem, 46 ans, demeurant à Drean (wilaya d’El Tarf), ont été arrêtés par des gendarmes et retrouvés morts, criblés de balles dans la même ville le 16 juin 1994.

Zedjar Abdelkader, arrêté le 24 février 1994 à 21h 45 à son domicile à Khemis El Kechna (Boumerdés) par des hommes armés en tenue militaire selon le témoignage de sa famille et son cadavre a été retrouvé criblé de balles à la sortie du village, en même temps que les frères Selfani, les frères Zerdakdji et Bourtina.

Zekhrouf Boualem, 30 ans, demeurant à Bordj Ménaïel (Boumerdès), a été tué le 1er mai 1994, en représailles à la mort dans une embuscade de plusieurs policiers selon le témoignage de ses proches. Peu de temps avant ont été exécutés sommairement : Boussa Samir, Djemaï Boualem, Djemaï Brahim.

Zekkar Fatiha, épouse Remadni mère de famille, demeurant à Khenchela, tuée d’une balle dans le thorax le 11 juin 2001, alors qu’elle se trouvait sur son balcon, observant les manifestations de protestation de citoyens dans la ville.

Zemirli Abderrahmane, âgé de 24 ans, demeurant à Bachdjarah (Hussein Dey, Alger), a été exécuté à Alger-Centre le 2 novembre 1994.

Zenati Youcef, 18 ans, a été arrêté le 14 décembre 1994 à 19h 45 près de son domicile aux Eucalyptus (El Harrach) par des hommes armés portant des pantalons de parachutistes à bord d’une voiture banalisée de type 405. Selon le témoignage de ses parents, il aurait été exécuté sommairement par balles par le chef de brigade des Eucalyptus dont ils citent le nom (Idroudj Lahcène) au lieu-dit «radar ». Sa mort fut alors maquillée, toujours selon le témoignage de la famille en «accrochage avec des terroristes ». Enterré à El Alia le 20 décembre 1994 au carré des «X Algériens » (tombe n° 309, carré n° 218)

Zenini Mansour, demeurant à Khemis El Kechna (Boumerdés) a été arrêté par des hommes armés en tenue militaire le 15 mai 1994 selon le témoignage de sa famille. Son cadavre a été retrouvé dans le village, le lendemain de son arrestation. Retrouvé en même temps que le cadavre de Djerrad Mohamed.

Zeniter Saïd, âgé de 30 ans, Mekhaldi Faouzi, âgé de 20 ans, Zaïter Badreddine, âgé de 24 ans, et Medjahed Hakim, âgé de 22 ans, ont été brûlés vifs dans leur appartement à Leveilley (Hussein Dey, Alger) par des militaires munis de lance-roquettes, au mois d’avril 1993.

Zerdakdji frères, âgés de 21 et 28 ans, ont été arrêtés le 24 février 1994 à 21h 45 à leur domicile à Khemis El Kechna (Boumerdés) par des hommes armés en tenue militaire et leurs cadavres ont été retrouvés le lendemain criblés de balles et jetés à la sortie du village selon le témoignage de sa famille. En même temps que les frères Selfani, Bourtina et Zedjar Abdelkader.

Zerfat Abdelkader, arrêté à son domicile à Larbaâ (Blida) le 04 avril 1994 par des militaires et policiers. Atrocement torturé et exécuté puis jeté dans l’oued situé à la sortie de la ville. A été présenté comme « terroriste » abattu au cours d’un accrochage. Arrêtés, torturés et exécutés en même temps : Bellal Rabah, El Aoufi Nourreddine, Berkane Mohamed, Yahia Mohamed, Othmane Sidali, Ziani Tewfik et Bakir Mohamed.

Zerrouki Adda, demeurant à Frenda (Tiaret), a été arrêté par la Sécurité militaire, au début de septembre 1994. Son corps a été retrouvé mutilé au lieu dit Mecheria Sfa (Tiaret) le 1er septembre 1994. D’autres personnes arrêtées ont été retrouvées exécutées : Karimi Abdelkader, Labiod Belaïd, Lahreche Miloud, Benabed Ahmed

Zerrouki Ali, demeurant à Khemis El Khechna (Boumerdés) est arrêté le 26 novembre 1993 à son domicile par des hommes armés en tenue de gendarmes selon le témoignage de sa famille. Sa famille l’aurait localisé à la brigade de gendarmerie de Rouiba. Son cadavre sera retrouvé le 2 décembre 1993. Son tortionnaire et bourreau était le gendarme Amrani Ali (Alpha) selon le témoignage de sa famille.

Zetiri Abdenacer, 27 ans, a été exécuté sommairement le 25 avril 1994 à la cité Boumaza (Hussein Dey) par des policiers cagoulés.

Ziane Rachid, fonctionnaire, a été arrêté le 3 novembre 1994 lors d’une rafle par des hommes armés se réclamant de la SM suite à l’attentat perpétré au cimetière de Sidi Ali (Mostaghanem) selon le témoignage de ses proches. Son cadavre sera retrouvé dans une décharge publique. Autres citoyens exécutés : Azzouz Redouane, Benmeliani Mustapha, Bouabsa Mohamed, Chenafa Djillali, Chenafa Mohamed, Loubar, Seghier Nourreddine et Ziane Rachid.

Ziani Tewfik, né le 13.02.73, a été arrêté le 04 avril 1994 à son domicile à Larbaâ (Blida) par des militaires et policiers. Atrocement torturé et exécuté puis jeté dans l’oued situé à la sortie de la ville. A été présenté comme étant un « terroriste » abattu au cours d’un accrochage. Arrêtés, torturés et exécutés en même temps que lui : Bellal Rabah, El Aoufi Nourreddine, Berkane Mohamed, Yahia Mohamed, Othmane Sidali, Zerfat Abdelkader et Bakir Mohamed.

Zidane Hadj, (40 ans) demeurant dans la région de Ténès (Ain Defla) a été victime d’une immense rafle organisée dans la nuit du 28 au 29 avril 1994 par les forces spéciales en présence du général Mohamed Lamari. Près de 200 citoyens ont été arrêtés. Le lendemain 65 personnes ont été enlevées après la prière du vendredi. Les villages les plus touchés sont ceux de Taougrit, Ouled Boudous et Sidi Moussa. Le 4 mai plus de 173 cadavres ont été retrouvés, jonchant les routes de ces villages, défigurés, marqués par la torture. Parmi les cadavres se trouvaient ceux de : Attatfa Abdelhafidh, Beghdali Abdelhadi, Benhemama Bouaissi, Bensari, Bessailet Omar, Boumeziane Mohamed, Bouzar M’hamed, Bourahla Mérouane, Chaouch Larbi, Deramchi Mustapha, Kallaziz Ahmed et Kherméchene Hadj

Zidane Madani, demeurant à M’sila, a été arrêté le 24 novembre 1994 par des civils armés se réclamant de la Sécurité militaire. Il a été retrouvé tué par balles à Boudjlikh, une bourgade située à quelques kilomètres de son lieu d’arrestation. Les personnes suivantes ont été arrêtées et exécutés au même moment : Benaoui Hocine, Berani Youcef, Hallalat Kouider et Bakni Mohamed

Zidani Salah-Eddine, demeurant au 8 rue Ahmed Hassina à Bab El Oued (Alger), a été arrêté début juin 1994 par des policiers et son corps a été retrouvé criblé de balles le 17 juin 1994 dans… la wilaya de Boumerdès.

Zirek Chakir, demeurant la cité Badr (Alger), a été kidnappé par des policiers cagoulés (Nindjas) et retrouvé tué par balles le 28 avril 1994. Avec Khadjit Abdelhamid

Zouabri Mohamed, 80 ans, demeurant à Boufarik (Blida), est exécuté sommairement le 7 mai 1995 par la milice de Haouch Gros de Boufarik dirigée par Sellami Mohamed. Ont été tués en même temps : Achouri Ahmed, Bensassa Belkacem, Bensous Tahar, Bensous Saïda (né Djabri), Saïdoune Abdesslam.

Zouabri Rachid, demeurant à Boufarik (Blida), prisonnier politique détenu à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Zouaki Abderrahmane, 23 ans, demeurant à Khemis El Khechna (Boumerdés) a été arrêté le 23 juin 1994 par des hommes armés en tenue militaire puis exécuté selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé dans une rue du village.

Zouaoui Lyes, agent hospitalier, demeurant à Blida, a été arrêté le 6 mars 1993 par des hommes armés en tenue de gendarmes se réclamant de la gendarmerie de Blida selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera remis à ses parents 24 heures plus tard.

Zoubiri Abdelkrim, né le 10 octobre 1974 à Alger, demeurant à Bourouba (Alger), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement le 21 février 1995 dans sa cellule lors du carnage dans cette prison.

Zoulikha Mohamed, demeurant à Berrouaghia a été arrêté le 13 mars 1994 lors d’un ratissage organisé par les membres de la SM déguisés en islamistes et protégés par des blindés de militaires. Plus d’une cinquantaine d’hommes furent arrêtés et chaque jour de nouveaux cadavres réapparaissaient dans les rues de la ville ou à la périphérie. Plus de 40 cadavres ont été retrouvés en totale décomposition. Ceux qui ont pu être identifiés sont : Bouchenafa Ahmed, Bouchenafa Méliani, Fertas Nadji, Ferrah, Kheiter Salem, Lachmat, Mansour Belkacem, Maddar Ali, Mahmoudi Mohamed, Omar Saïd, Saad Saoud Mohamed, Sihaoui Moussa et Benyahia Mahieddine.

 

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