11 janvier 2002 : Liste de 1100 exécutions sommaires

 L’Algérie 10 ans après le putsch Les droits humains: Un bilan désastreux 

1100 exécutions Sommaires

Liste actualisée par Algeria-Watch en avril 2003, novembre 2014

Liste non exhaustive établie par Dr. Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch sur la base des informations rassemblées par Dr. Salah-Eddine Sidhoum, Me Mahmoud Khelili, Me Sofiane Chouiter, Me Rachid Mesli, Me Mohamed Tahri, le CAMLDHDH

Publiée par Algeria-Watch, 11 janvier 2002

Cette liste non exhaustive de personnes exécutées sommairement a pu être réalisée grâce au travail courageux d’une poignée de défenseurs des droits humains et à la détermination des familles des victimes qui malgré les intimidations, persécutions et menaces ont persévéré dans cette quête de vérité. Il est probable que des imprécisions et des erreurs aient été transmises, vu les conditions de travail sur le terrain extrêmement difficiles. Nous lançons un appel aux témoins et familles de victimes pour apporter des compléments d’informations et nous informer de cas d’exécutions extrajudiciaires que nous n’avons pas répertoriés.

A    B    C    D    E    F    G    H    I    K    L    M    N    O    R    S    T    Y    Z

 

R

Raab Slimane, 23 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi Ouzou), grièvement blessé au cou par des tirs de gendarmes le 28 avril 2001, décédé le 14 mai à l’hôpital de Tizi-Ouzou suite à ses blessures. (Révoltes printemps 2001)

Raache Smaïl, demeurant à Boufarik (Blida), a été exécuté par des militaires au douar Benkhelil le 5 novembre 1994. Il a été présenté par la presse comme étant un “ dangereux chef terroriste ”.

Rabah Mohamed, 39 ans, a été abattu dans la rue par une patrouille de militaires le 23 février 1994 à 14h à Beni Merad près de Bordj El-Kiffan (Alger).

Rabhi Abdelhak, âgé de 20 ans, a été exécuté le 14 juin 1994 à El Madania (Alger) par des policiers en civil circulant à bord d’un véhicule de type Daewoo.

Rabia Abdelkader, 26 ans, fellah, demeurant à Cap Djinet (Boumerdès) a été exécuté sommairement par des hommes armés en tenue militaire en décembre 1995 dans la rue après l’avoir sorti de son domicile avec son frère Chérif, sous le regard de sa famille.

Rabia Chérif, 21 ans, sans profession frère de Rabia Abdelkader, demeurant à Cap Djinet (Boumerdès) a été exécuté sommairement par des hommes armés en tenue militaire en décembre 1995 dans la rue après avoir été sorti avec son frère Abdelkader de son domicile.

Radaoui Mohamed, (Henaoua), 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Radim Bachir, demeurant à Médéa, a été arrêté et exécuté le 25 novembre 1994 par des militaires. Son corps a été retrouvé à Tissemsilt.

Raffés Youcef, demeurant à Khemis El Khechna (Boumerdés), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Rafik Ali, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa), prisonnier politique détenu à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Rahal Abderrazak, demeurant à El Oued. Une dizaine d’élèves du centre de formation professionnelle d’El-Oued s’étaient rendus au complexe d’El Hadjar pour y faire un stage. S’étant présentés sur les lieux avec leurs documents d’affectations, il leur a été signifié par la direction générale du complexe qu’ils ne pouvaient entreprendre ce stage sans la présence de leur enseignant-encadreur. Un rendez-vous fut pris à leur retour à El Oued avec leur enseignant pour retourner à El Hadjar le 13 mars 1994. Le Samedi 12 mars ils furent kidnappés par les services de sécurité à leurs domiciles (El Oued), et leur enseignant, ingénieur, fut convoqué par les mêmes services. Les services de sécurité vinrent informer leurs parents que leurs enfants ont été « libérés » et que des terroristes les avaient assassinés à leur libération. Un mois plus tard la presse du Jeudi 14 avril 1994 signale le « démantèlement d’un important réseau de terroristes à Guemmar, Tebessa et Annaba s’apprêtant à détruire le complexe sidérurgique d’El Hadjar » et annonce que des « terroristes » avaient été abattus après un accrochage à Oued Anab (Annaba). Ces « terroristes » n’étaient autres que les 10 élèves-stagiaires et leur professeur. Ces élèves du centre de formation professionnelle d’El Oued et leur professeur, ingénieur en électronique, ont été exécutés sommairement et présentés à l’opinion publique comme étant des « terroristes ». Il s’agit de : Dahab Omar, né en 1963, ingénieur, demeurant à El Oued où il enseigne à l’école de formation professionnelle, arrêté et torturé puis exécuté, Daouiche Abdelbassat, né en 1972, demeurant à El Oued, Mahadda Salah, demeurant à Sahne, Aouinet Abdelkader, demeurant à Hassi Felifah, Djerad Abdelkader, demeurant à Zegm, Arhouma Saad, demeurant à Zegm, Maatallah Abdelbaki, demeurant à Debila, Nazli Abdelkamel, demeurant à Koufine, Saci Tahar, demeurant à Guemmar, Khouider Messaoud, demeurant à Bayadh. Les cadavres seront remis aux parents le 16 avril à Annaba.

Rahli Fodil, âgé de 24 ans, demeurant à Kouba (Alger), a été arrêté au début de décembre 1994 par les services de sécurité. Son cadavre, criblé de balles, a été retrouvé le 7 décembre 1994 à… Khemis Miliana (Aïn Defla).

Rahli Mohamed, 19 ans, sans profession, demeurant à Ouled Aïssa (Baghlia – Dellys) a été arrêté le 16 avril 1996 par des militaires au centre de la localité de Ouled Aïssa, en présence de nombreux témoins (citoyens et membres de sa propre famille) selon le témoignage de ses parents. Son cadavre, affreusement mutilé sera retrouvé quelques jours plus tard à l’entrée du village. En même temps que Aïli Merzak

Rahmani Lahmidi, demeurant à Bordj Bou Arreridj, a été kidnappé avec d’autres personnes lors d’une rafle réalisée par les services de sécurité le 24 novembre 1994. Son corps mutilé (certains étaient égorgés, d’autres criblés de balles) a été retrouvé à Zemourah. Autres personnes : Azoug Nacir, Belhadj Mohamed, Benkhanouf Aïssa, Boualem Rédha, Chikouche Smaïl, Debbiche Abdelhak, Guedoudj Hacène, Harchaoui Djamal, Amara Khatir et Saadaoui Hafnaoui

Rahmouni Boudjema, né le 24 janvier 1969, demeurant à Bourouba (Alger), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Rahmouni Khaled, 17 ans, demeurant à Bourouba (El Harrach), est mort sous la torture au centre de Châteauneuf.

Rahmouni Mohamed, né le 9 octobre 1971, célibataire, marchand ambulant, demeurant cité du stade, n° 58, Bougara (Blida) a été arrêté le 9 novembre 1995 à 8h près du marché de gros de Bougara par des miliciens. Selon le témoignage de sa famille, il aurait été remis aux militaires. Son cadavre criblé de balles sera retrouvé le 11 novembre 1995 à Bouinan (Blida). Sa famille accusera le milicien Kechouane Achour (père du milicien Kechouane Rachid) d’être l’auteur de l’assassinat. Une plainte sera déposée auprès du procureur de la république de Boufarik. Des témoins dont les noms sont connus certifient avoir vu le cadavre de Rahmouni Mohamed le 11 novembre 1995 à Bouinan et qu’il aurait été enterré à Ouled Slama (déclaration sur l’honneur faite et légalisée le 20 novembre 2000 à la mairie de Bougara).

Raïni Boualem, a été arrêté après une rafle réalisée par des militaires le 14 juin 1994. Son corps sera retrouvé à Bordj Ménaiel (Boumerdès). Il sera présenté comme étant un « terroriste abattu au cours d’une opération de recherches ». Ont été arrêtés et exécutés en même temps que lui : Bouchenane Omar, Chater Saïd et Boucherit Fatah.

Raith Kamal, universitaire, membre de la direction politique du FIS a été tué à sa sortie de la Mosquée de Blida le 26 août 1996 à 20 heures par deux hommes armés. Il est à noter que ce citoyen venait d’être libéré du camp de concentration de Aïn M’guel en décembre 95, où il était déporté depuis quatre ans.

Ramdani Djamel, né le 5 novembre 1961 à Constantine. Fils de Mohamed et de Ramdani Houria. Célibataire et sans profession. Demeurant à la cité Gamas, 800 logements, n° 60 à Constantine. Handicapé mental. Exécuté sommairement le 3 janvier 1996 près de son domicile par un milicien très connu dans la localité, du nom de Yessaad, d’une rafale de mitraillette. Un policier, prénommé Djamel, lui tire dessus alors qu’il s’était écroulé. Mort au cours de son transfert à l’hôpital. Il fut ensuite « reconnu » comme victime du « terrorisme » et une indemnité de 720 000 DA fut versée au père pour clore le dossier.

Rebahi Benaïcha, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rokhma Abdelhalim, Rokhma Benaïcha, Rokhma El Houari, Rokhma Laïd, Rokhma Omar, Rokhma Redouane, Semcha Karim et Semcha Zoubir.

Rebai Rabah, 38 ans, originaire de Ouled Mohamed, Zone 5, wilaya de Chlef, a été enlevé à son domicile fin septembre 1993 par des agents du DRS. Son cadavre a été retrouvé une dizaine de jours plus tard à Oued Sly, à 15km de Chlef. Son corps portaient des traces de torture et était criblé de balles.

Rebbouh Omar, enseignant à l’Université de Batna et maire de la ville, A la suite d’une manifestation pacifique, organisée à la suite de l’arrestation d’un imam d’une mosquée de la ville de Batna, les forces de sécurité se déchaînèrent avec une rare violence contre les manifestants: encerclement de la ville par les soldats, utilisation d’armes de guerre (fusils d’assaut Kalachnikov, fusils mitrailleurs FMPK, balles traçantes et explosives). Des dizaines de citoyens furent exécutés, alors que des centaines d’autres furent arrêtées et torturées. Voici la liste des personnes tuées entre le 4 et le 15 février 1992, lors de ces événements tragiques : Derghal Yamina, 60 ans Khellaf Abdennabi, 27 ans, Merzekane Lakhdar, 18 ans, Louchene Abdelmadjid, 18 ans, Chekabi Fawzi, 24 ans, Abdelmadjid Mohamed, 30 ans, Ibrahim Lotfi, 60 ans, Aouam Mahmoudi, 22 ans, Meddour Ammar, 22 ans, Yakhlaf Ibrahim, 18 ans, Achach Said, 15 ans, Deram Salim, 17 ans, Hamlaoui Lazhar, 11 ans, Benzeroual Samir, 20 ans, Benkezza Tarek, 14 ans, Bourenane Salim, 22 ans.

Remit Rabah, demeurant à Thénia (Boumerdés), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995 survenu dans cette prison.

Rezikat Salim, arrêté par les services de sécurité au début de septembre 1994 et exécuté. Il a été présenté par la presse comme étant un “ terroriste abattu à Guemmar ” (quotidien El Watan du 13 décembre 1994). Arrêté et exécuté en même temps : Mehadjer Abdelaziz, Soufi Houd, Lazhar Khaled, Nguia Mohamed, Chikha Mohamed et Talhi Salim

Rezki Amar, né le 29 décembre 1958, employé au parc national du Djurdjura, demeurant dans la commune de Haïzer (Bouira), a été arrêté le 15 août 1996 par des miliciens puis tué à bout portant par ces derniers. Selon le témoignage de sa famille, les miliciens auteurs du crime seraient Sid Athmane Amar (chef), Zougari Slimane et Zougari Akli. Toujours selon le témoignage de sa famille, le milicien-chef Sid Athmane aurait déclaré aux gendarmes avoir été l’auteur des coups de feu mortels. Les gendarmes, auraient conclu après enquête et toujours selon la famille qu’il y aurait méprise et erreur, la victime ayant été prise pour un «terroriste ». Des témoins cités par la famille affirment le contraire. La justice n’a pas jugé utile de pratiquer une autopsie (autorisation d’inhumation du 16/8/96 du Pocureur-adjoint du tribunal de Bouira). Plaintes déposées par la famille auprès du procureur de la République de Bouira (14 novembre 1996) puis du procureur général de la Cour de Bouira (29 décembre 1997) restées sans réponses selon la famille.

Rezzag Benaouda, demeurant, route de Sidi M’Hamed (Relizane), commerçant, enlevé de nuit en avril 1995 par des miliciens en présence de leur chef et DEC. Retrouvé mort à la périphérie de la ville.

Rich Boualem, demeurant à Benzerga (Alger) a été arrêté à son domicile le 12 décembre 1993 par des militaires et retrouvé mort dans l’oued selon le témoignage de sa famille. De nombreuses autres personnes ont été arrêtées et exécutées après que leurs domiciles aient été perquisitionnés : Talbi Abdelkader, Laouid Abdelhamid, son petit-fils Laouid Nabil, Merir Abderrachid, Djelloul Youcef, Sebti Djelloul, Selmouni Saïd, Hattab Khaled.

Rihane Mohamed, 18 ans, originaire d’Almabouamane, près de Timizart (Tizi-Ouzou), grièvement blessé à la tête lors d’un tabassage par les services de sécurité le 26 mars 2002 à Fréha (Tizi-Ouzou), succombe le lendemain à ses blessures (hémorragie cérébrale). (Révoltes en Kabylie)

Rokhma Abdelhalim, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rebahi Benaïcha, Rokhma Benaïcha, Rokhma El Houari, Rokhma Laïd, Rokhma Omar, Rokhma Redouane, Semcha Karim et Semcha Zoubir.

Rokhma Benaïcha, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rebahi Benaïcha Rokhma Abdelhalim, Rokhma El Houari, Rokhma Laïd, Rokhma Omar, Rokhma Redouane, Semcha Karim et Semcha Zoubir.

Rokhma El Houari, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rebahi Benaïcha, Rokhma Abdelhalim, Rokhma Benaïcha, Rokhma Laïd, Rokhma Omar, Rokhma Redouane, Semcha Karim et Semcha Zoubir.

Rokhma Laïd, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rebahi Benaïcha, Rokhma Abdelhalim, Rokhma Benaïcha, Rokhma El Houari, Rokhma Omar, Rokhma Redouane, Semcha Karim et Semcha Zoubir.

Rokhma Omar, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rebahi Benaïcha Rokhma, Abdelhalim, Rokhma Benaïcha, Rokhma El Houari, Rokhma Laïd, Rokhma Redouane, Semcha Karim et Semcha Zoubir.

Rokhma Redouane, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rebahi Benaïcha, Rokhma Abdelhalim, Rokhma Benaïcha, Rokhma El Houari, Rokhma Laïd, Rokhma Omar, Semcha Karim et Semcha Zoubir.

Rouane Mohamed, âgé de 38 ans, et Chaker Abderrezak, âgé de 24 ans, demeurant à Hussein Dey (Alger) ont été exécutés devant le marché du quartier par une patrouille de ninjas le 2 janvier 1995.

Roubaï Ahmed, né le 8 juillet 1972, célibataire, demeurant à Baraki (Alger). La famille témoigne que le 18 septembre 1995 il se rend chez sa sœur qui habite Tablat (Medea). Il est convoqué par le PCO de Tablat pour être interrogé. Il s’y rend et les policiers tirent sur lui et le blessent grièvement au niveau de l’abdomen. Il est transféré à l’hôpital Zmirli d’El Harrach et décède le 23 septembre 1995.

Roubaï Menouar, né le 12 octobre 1973, célibataire, soudeur de profession, demeurant à Ouled Moussa (Boumerdès), sympathisant du FIS, arrêté, ainsi que son frère Tahar le 6 novembre 1993 à 3h 45 du matin par des hommes armés cagoulés en tenue de policiers conduits par le chef de brigade de gendarmerie (Makhlouf Saïd) selon le témoignage de sa famille. Ce dernier et l’un des hommes armés agissaient à visage découvert. Il sera emmené ainsi que son frère au centre-ville, près de la brigade de gendarmerie où ils seront froidement exécutés par les policiers cagoulés. La victime avait été libérée trois mois auparavant de prison avec son frère après avoir purgé une peine d’une année pour inscription de graffitis contre le pouvoir sur les murs. Selon le témoignage d’habitants, suite à l’exécution des deux frères, des gendarmes, en entendant les coups de feu sortirent pour voir ce qui se passait. Une altercation verbale eut lieu entre eux et les hommes cagoulés auteurs de l’assassinat. Le lendemain, le chef de brigade de gendarmerie convoquera le père des victimes pour lui dire qu’il n’était en rien responsable de ce qui était arrivé à ses enfants et qu’il fallait attendre l’arrivée de la police de Boudouaou pour s’expliquer avec eux.

Roubaï Tahar, né le 13 septembre 1969, artisan en bijouterie, demeurant à Ouled Moussa (Boumerdés) arrêté, ainsi que son frère Menouar le 6 novembre 1993 à 3h 45 du matin par des hommes armés cagoulés conduits par le chef de brigade de gendarmerie (Makhlouf Saïd) qui sera reconnu par les membres de la famille au moment de l’arrestation. Ce dernier et l’un des hommes armés agissaient à visage découvert, selon le témoignage de sa famille. Il sera emmené ainsi que son frère au centre-ville, près de la brigade de gendarmerie où ils seront froidement exécutés par les policiers cagoulés. La victime avait été libérée trois mois auparavant de prison avec son frère après avoir purgé une peine d’une année pour inscription de graffitis sur le mur. Selon le témoignage d’habitants, suite à l’exécution des deux frères, des gendarmes, en entendant les coups de feu sortirent pour voir ce qui se passait. Une altercation verbale eut lieu entre eux et les hommes cagoulés auteurs de l’assassinat. Le lendemain, le chef de brigade de gendarmerie convoquera le père des victimes pour lui dire qu’il n’était en rien responsable de ce qui était arrivé à ses enfants et qu’il fallait attendre l’arrivée de la police de Boudouaou pour s’expliquer avec eux.

Rouis Nacer, (Zemmouri), 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Rouis Fodil, (Zemmouri), 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Rouis Omar, (Thénia), 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Roumane Lakhdar, âgé de 31 ans, a été arrêté le 29 avril 1993 à Moretti-Plage (Alger) par une patrouille de gendarmerie. Son corps a été retrouvé quelque temps plus tard criblé de balles. Son nom a été publié dans le quotidien El Watan comme étant un “ terroriste abattu par les forces de l’ordre ”.

Roumouk Sofian, né le 12 juin 1978, demeurant à Alger. La famille témoigne qu’il était sorti du domicile le 30 mai 1994 pour acheter des cigarettes et qu’à son retour, des militaires l’auraient enlevé avec une autre personne. Il aurait été emmené au poste militaire des Eucalyptus où il aurait été abattu après trois jours de séquestration. Les gendarmes l’auraient transporté le 9 juin 1994 à l’hôpital Zmirli d’El Harrach puis à la morgue de Bologhine. A été enterré au cimetière d’El Alia sous la désignation de « X-algérien »

 

S

Saad Saoud Mohamed, demeurant à Berrouaghia (Médéa) a été arrêté le 13 mars 1994 lors d’un ratissage organisé par les membres de la SM déguisés en islamistes et protégés par des blindés de militaires, selon le témoignage des habitants. Plus d’une cinquantaine d’hommes furent arrêtés et chaque jour de nouveaux cadavres réapparaissaient dans les rues de la ville ou à la périphérie. Plus de 40 cadavres ont été retrouvés en totale décomposition. Ceux qui ont pu être identifiés sont : Bouchenafa Ahmed, Bouchenafa Méliani, Fertas Nadji, Ferrah, Kheiter Salem, Lachmat, Mansour Belkacem, Maddar Ali, Mahmoudi Mohamed, Omar Saïd, Benyahia Mahieddine, Sihaoui Moussa et Zoulikha Mohamed.

Saadadou Mourad, 16 ans, élève au lycée de Meftah (Blida) a été tué le 26 avril 1994 en plein centre de la ville par des hommes armés se réclamant de la police selon le témoignage de sa famille. Dans les jours qui suivirent cette exécution, la presse parlera d’un «terroriste » abattu au centre de Meftah.

Saadallah Nacer, demeurant à la Casbah (Alger), prisonnier politique condamné à perpétuité par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Saâdaoui Faouzi, 23 ans, étudiant à l’université, demeurant à Aïn El Hamra (Bordj Ménaïel) a été exécuté sommairement par des miliciens le 3 août 1997 sur la place publique de Aïn El Hamra (Bordj Ménaïel) en représailles à la mort de miliciens lors de l’explosion d’une bombe à leur passage. Voir Saâdaoui Hamoud

Saadaoui Hafnaoui, demeurant à Bordj Bou Arreridj, a été kidnappé avec d’autres personnes lors d’une rafle réalisée par les services de sécurité le 24 novembre 1994. Son corps mutilé (certains étaient égorgés, d’autres criblés de balles) a été retrouvé à Zemourah. Autres personnes : Azoug Nacir, Belhadj Mohamed, Benkhanouf Aïssa, Boualem Rédha, Chikouche Smaïl, Debbiche Abdelhak, Guedoudj Hacène, Harchaoui Djamal, Rahmani Lahmidi et Amara Khatir

Saâdaoui Hamoud, 35 ans, demeurant à Aïn El Hamra (Bordj Ménaïel) a été exécuté sommairement par des miliciens le 3 août 1997 à Aïn El Hamra (Bordj Ménaïel) alors qu’il revenait du marché, en représailles à la mort de miliciens lors de l’explosion d’une bombe à leur passage. Voir Saâdaoui Faouzi

Saâdaoui Hassan, demeurant à Khemis El Khechna (Boumerdés), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Saâdaoui Slimane, 68 ans, demeurant à Aïn El Hamra (Bordj Ménaïel) a été arrêté en avril 1995 par des hommes armés en tenue de gendarmes se réclamant de la brigade de Bordj Ménaïel. Son cadavre sera retrouvé sur la route selon le témoignage de sa famille. Il est à signaler que ce citoyen avait deux fils qui avaient rejoint le maquis.

Saâdaoui Tewfik, 17 ans, lycéen, demeurant à Aïn El Hamra (Bordj Ménaïel) a été arrêté le 18 mars 1994 à son domicile par des hommes armés en tenue de gendarmes se réclamant de la brigade de Cap Djinet (Boumerdès) puis exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille.

Saadi Mohamed, 30 ans, demeurant au quartier dit La Faïence (El Harrach) a été arrêté par des hommes armés se réclamant de la police. Sa famille l’aurait localisé au commissariat de Bourouba durant l’été 1995. A été retrouvé égorgé dans un fossé.

Saadi Mohamed Taha, demeurant à Constantine, arrêté par des civils armés accompagnés de militaires cagoulés le 14 novembre 1994, il a été retrouvé mort par balles quelques jours plus tard. Arrêtés et retrouvés morts avec lui : Kaïm Salim, Maoui Bounab Salim et Hadji Messaoud

Saâdoun Miloud, né le 24 décembre 1966, demeurant à Alger, enseignant de profession, prisonnier politique condamné à perpétuité par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21février 1995.

Saci Tahar, demeurant à Guemmar. Une dizaine d’élèves du centre de formation professionnelle d’El-Oued s’étaient rendus au complexe d’El Hadjar pour y faire un stage. S’étant présentés sur les lieux avec leurs documents d’affectations, il leur a été signifié par la direction générale du complexe qu’ils ne pouvaient entreprendre ce stage sans la présence de leur enseignant-encadreur. Un rendez-vous fut pris à leur retour à El Oued avec leur enseignant pour retourner à El Hadjar le 13 mars 1994. Le Samedi 12 mars ils furent kidnappés par les services de sécurité à leurs domiciles (El Oued), et leur enseignant, ingénieur, fut convoqué par les mêmes services. Les services de sécurité vinrent informer leurs parents que leurs enfants ont été « libérés » et que des terroristes les avaient assassinés à leur libération. Un mois plus tard la presse du Jeudi 14 avril 1994 signale le « démantèlement d’un important réseau de terroristes à Guemmar, Tebessa et Annaba s’apprêtant à détruire le complexe sidérurgique d’El Hadjar » et annonce que des « terroristes » avaient été abattus après un accrochage à Oued Anab (Annaba). Ces « terroristes » n’étaient autres que les 10 élèves-stagiaires et leur professeur. Ces élèves du centre de formation professionnelle d’El Oued et leur professeur, ingénieur en électronique, ont été exécutés sommairement et présentés à l’opinion publique comme étant des « terroristes ». Il s’agit de : Dahab Omar, né en 1963, ingénieur, demeurant à El Oued où il enseigne à l’école de formation professionnelle, arrêté et torturé puis exécuté, Daouiche Abdelbassat, né en 1972, demeurant à El Oued, Mahadda Salah, demeurant à Sahne, Aouinet Abdelkader, demeurant à Hassi Felifah, Djerad Abdelkader, demeurant à Zegm, Arhouma Saad, demeurant à Zegm, Maatallah Abdelbaki, demeurant à Debila, Nazli Abdelkamel, demeurant à Koufine, Rahal Abderrazak, demeurant à El Oued, Khouider Messaoud, demeurant à Bayadh. Les cadavres seront remis aux parents le 16 avril à Annaba.

Saddek Brahim, 38 ans, tué par des gendarmes le 26 avril à Ouzellaguen (Bejaia). (Révoltes printemps 2001)

Saddouki Abdallah, économiste, militant islamique passé dans la clandestinité, a été kidnappé par des hommes armés en civil le 9 mars 1997 à la Casbah d’Alger, alors qu’il venait rendre visite à ses parents. Il sera séquestré au Centre de Châteauneuf où il sera sauvagement torturé puis exécuté. Sa famille et ses amis, dans un communiqué diffusé le 20 mars s’inquiétant de son sort alerteront les organisations internationales des droits de l’homme. Le 26 mars, un communiqué de presse annoncera sa mort « lors d’un accrochage à Bab El Oued »

Sadet Youcef, 20 ans, originaire de Tamassert (commune d’Aghribs), grièvement blessé à Azazga (Tizi-Ouzou) le 27 avril 2001 d’une balle dans la tête. Mort à l’hôpital Mustapha trois jours plus tard. (Révoltes printemps 2001)

Sadou Youcef, demeurant à Djenan El Mabrouk (Hussein Dey) arrêté le 8 juin 1994 à la place du 1er mai (Alger) par des civils armés de la sécurité militaire selon le témoignage de sa famille. Il aurait été vu par des témoins au centre de Châteauneuf, le visage déformé par la torture. Son cadavre sera remis à ses parents le 12 juillet 1994.

Saïdani Djamel, 39 ans, originaire de Bejaïa, grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 18 juin. (Révoltes printemps 2001)

Saïdi Abdelkrim, demeurant à Bourouba (Alger), prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Saïdi Akli, 35 ans, originaire d’Aokas, routier de profession, tué d’une balle dans la tête à Ouzellaguen (Béjaïa) le 25 avril 2001. (Révoltes printemps 2001)

Saïdi Lamri, né le 5 mai 1974, prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Saïdi Mouloud, né le 18 août 1971 à Jijel, demeurant à Réghaïa (Boumerdés), prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Saïdi Moussa, né le 20 mars 1971 à Jijel, prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Saïdi Sidi Brahim, âgé de 34 ans, Demane Debbih Noureddine, âgé de 33 ans et Sief Samir, âgé de 37 ans, demeurant à Constantine, ont été exécutés le 2 janvier 1995, alors qu’ils discutaient dans une cave de la cité Saadane.

Saïdi-Sief Hocine, né le 8 août 1966, demeurant à Constantine, militant du FLN (structuré au sein de ce parti depuis 1991, carte d’adhérant n° 264), arrêté puis exécuté le 15 février 1995 à 21 heures par des policiers dans une buvette de la cité Emir Abdelkader, ainsi que son frère Mahmoud selon le témoignage de sa famille. Une 3e personne arrêtée au même moment, du nom de Boumezbar sera épargnée. Selon les témoins présents ces policiers étaient en état d’ébriété. Selon les témoignages de sa famille, les actes de décès des deux frères (n° 2666 et 671) dressés le 16 février 1995 ne comportaient aucune mention sur les personnes ou autorités ayant déclaré les décès.

Saïdi-Sief Mahmoud, né le 29 septembre, demeurant à Constantine, militant du FLN (structuré au sein de ce parti depuis 1991, carte d’adhérant n° 5001), arrêté puis exécuté le 15 février 1995 à 21 heures par des policiers dans une buvette de la cité Emir Abdelkader, ainsi que son frère Hocine selon le témoignage de sa famille. Une 3e personne arrêtée au même moment, du nom de Boumezbar sera épargnée. Selon les témoins présents ces policiers étaient en état d’ébriété. Selon les témoignages de sa famille, les actes de décès des deux frères (n° 2666 et 671) dressés le 16 février 1995 ne comportaient aucune mention sur les personnes ou autorités ayant déclaré les décès.

Saïdoune Abdesslam, 50 ans, demeurant à Boufarik (Blida), a été exécuté sommairement le 7 mai 1995 par la milice de Haouch Gros de Boufarik dirigée par Sellami Mohamed. Ont été tués en même temps : Achouri Ahmed, Bensassa Belkacem, Bensous Tahar, Bensous Saïda (né Djabri) et Zouabri Mohamed

Sakhier Hanifa, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécutée après son enlèvement par des hommes de la SM le 23 mars 1993 selon le témoignage de sa famille.

Sakhri Kamal, 26 ans, assassiné le 3 juin 1994 à Blida par des militaires. Avec Tair Mourad. Rendus à leurs parents en les présentant comme des « terroristes » surpris dans une cache à Chréa.

Salem Mohamed, né le 27 décembre 1952, Imam, demeurant à El Guettar (w. Relizane), enlevé le 9 novembre 1994 à 22 h à son domicile par 4 personnes armées dont deux en civil identifiées (responsables de la DEC de Djédioua). Ils étaient venus à bord d’une 504 et d’une Fiat rouge. Sa femme était présente lors de l’enlèvement. Quatre mois avant son enlèvement, les gendarmes de Mazouna avaient effectué une perquisition à son domicile. Le 10 novembre, son cadavre sera retrouvé à Djédioua au lieu dit les Oliviers. Un an après son décès une nouvelle perquisition a été effectuée par les militaires de la SM ainsi qu’un certain Benali. Une enquête a été engagée par la gendarmerie de El Guettar en 1998 suite à une plainte pour élucider les raisons de son décès. Déclaration : 5.3.2000.

Salhi Redouane, demeurant à Sidi Ayad (Béjaia), tué d’une balle tirée dans le dos le 27 juin 1998 à Sidi Aich lors des manifestations survenues suite à l’assassinat de Matoub LOunés. La famille du défunt accuse les gendarmes d’être les auteurs de ce crime.

Sallami Hamana, 45 ans, a été exécuté le 10 avril 1994 à Boumerdès par des militaires des « forces spéciales ».

Saoudi Hakim, demeurant à Boufarik (Blida) a été kidnappé par des éléments de la Sécurité militaire le 25 novembre 1994. Son corps sera retrouvé dans l’une des rues de la ville, criblé de balles et effroyablement mutilé. Le journal El Watan du 5 décembre 1994 l’a présenté comme un étant un “ dangereux terroriste abattu ”. Enlevés et exécutés le même jour : Dibouche Nabil, Frihi Abderrezak, Oualha Boualem et Bouchouia Tewfik

Sassene Rachid, né le 25 novembre 1948 à Collo. Fils de Said et de Bendib Khadîdja. Marié et père de 4 enfants. Demeurant à la cité Bendib Rabah, rue H 10, n° 38 à Constantine. Enlevé le 18 mai 1996 ainsi que son épouse à leur domicile. L’épouse sera jugée et condamnée. Le 27 avril 1997, un PV de police notifie à sa famille que les investigations concernant Rachid pour le « retrouver » ont été infructueuses. Le 11 mars 2001, la police notifie à sa famille (correspondance n° 1939) que Rachid a été « éliminé par les services de sécurité ». Dans une correspondance n° 138 du 2 mars 2001, l’ONDH informe la famille que les investigations de la gendarmerie ont conclu que « l’intéressé n’a jamais fait l’objet d’interpellation ou d’arrestation ».

Sassi Rachid, 33 ans, a été exécuté sommairement le 28 février 1994 à 9h à Bordj El Bahri (Alger) par des policiers cagoulés.

Sbaa Mouloud, a été exécuté le 5 décembre 1994 par des policiers cagoulés (nindjas) dans son quartier de Oued Ouchayeh (Hussein Dey, Alger) en même temps que : Gridi Moussa, Kassoussi Omar, Mebarki Mabrouk, Megdoud Makhlouf et Bekka Mustapha

Sebaa Hassan, ex-sergent de l’armée de l’air de Tafraoui (Oran) et son fils en bas âge sont tués par des hommes armés à son domicile à la cité El Djenane (Sétif). Sa famille connaîtrait le nom des assassins.

Sebaihia Mohamed, âgé de 36 ans, et Khaberdji Mohamed, âgé de 31 ans, demeurant à Chetia (Chlef), ont été exécutés le 20 novembre 1994. Ils ont été présentés comme étant des “ terroristes activement recherchés ”.

Sebas Lahcène, 15 ans, lycéen, demeurant à Tizi N’Braham, commune de Bouandas (Sétif) tué par balles le 30 mai 2002, lors des manifestations de rejet des « élections  » législatives.

Sebti Djelloul, demeurant à Benzerga (Alger) a été arrêté à son domicile le 12 décembre 1993 par des militaires et retrouvé mort dans l’oued selon le témoignage de sa famille. De nombreuses autres personnes ont été arrêtées et exécutées après que leurs domiciles aient été perquisitionnés : Talbi Abdelkader, Laouid Abdelhamid, son petit-fils Laouid Nabil, Rich Boualem, Djelloul Youcef, Merir Abderrachid, Selmouni Saïd, Hattab Khaled.

Seddiki Djamel, né le 23 octobre 1977, célibataire, sans profession, demeurant à la cité des jardins, n° 40, Bougara (Blida) a été arrêté le vendredi 27 octobre 1995 vers 9h du matin par des forces combinées, au stade de Bougara où se déroulait un match de quartier et ce, devant des dizaines de témoins qui assistaient au match. Selon le témoignage de sa famille, il aurait été ligoté par le milicien Kechouane Rachid. Un jour plus tard son cadavre sera retrouvé à Bouinan (Blida). Toujours selon le témoignage de ses proches, il aurait été étranglé à l’aide d’une ceinture.

Seddoud Said, arrêté par des militaires à son domicile à Saoula (Alger) le 28 mars 1994 à l’heure du couvre-feu et exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille. Présenté comme étant un « terroriste » abattu lors d’un accrochage. Arrêtés et exécutés en même temps : Louz Nabil, Chelmouh Ahmed et Boutiche Yazid.

Sefsat Rabah, 27 ans, employé d’administration à Rouiba, arrêté à son domicile par des hommes armés se réclamant de la police. Sa famille l’aurait localisé au commissariat de Rouiba. Son cadavre sera jeté près de son domicile.

Seghier Nourreddine, fonctionnaire, a été arrêté le 3 novembre 1994 lors d’une rafle de la SM suite à l’attentat perpétré au cimetière de Sidi Ali (Mostaghanem) selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé dans une décharge publique. Autres citoyens enlevés et exécutés : Azzouz Redouane, Benmeliani Mustapha, Bouabsa Mohamed, Chenafa Djillali, Chenafa Mohamed, Loubar, et Ziane Rachid.

Seghir Kamal et Ouldada Othmane ont été tués à Bédjaia le 23 mars 1994 par des gendarmes et présentés comme étant de « dangereux terroristes » selon le témoignage de leurs proches.

Selbane Abdelkader, enseignant, demeurant à Bouira a été tué le 7 mars 1995 dans la rue par des gendarmes alors lorsqu’il rentrait de son travail selon le témoignage de sa famille.

Selfani (frères), âgés respectivement de 17 et 18 ans, ont été arrêtés le 24 février 1994 à 21h 45 à leur domicile à Khemis El Kechna (Boumerdés) par des hommes armés en tenue militaire et leurs cadavres seront retrouvés le lendemain à la sortie du village selon le témoignage de leur famille. En même temps que les frères Zerdakdji, Bourtina et Zedjar Abdelkader.

Sellami Mahfoud, arrêté le 15 janvier 1994 à son domicile à Larbaâ (Blida) suite à un ratissage selon le témoignage de sa famille. Son corps sera retrouvé le soir dans l’une des ruelles de la ville. Arrêté et exécuté en même temps que : Guenane Azzeddine, Amrani Redouane, Médjadni Farouk, Medjadni Mohamed, Kerkar Allal, Azzouz Mohamed, Belaroussi Tayeb, Djaâdani Halim et Kadem Mohamed

Selloumi Ali, enseignant, a été exécuté le 6 novembre 1994 à Rafaa (Batna) par des militaires cagoulés.

Selmaoui Kamal, 22 ans demeurant à Ain Defla a été exécuté sommairement durant une nuit au mois de Ramadhan (mars 1994) par les forces spéciales de l’armée en même temps que trois autres membres de sa famille : Il s’agit de, Selmaoui Samir, Selmaoui Mohamed, Aggoun Mohamed, 25 ans.

Selmaoui Miloud, âgé de 43 ans, ex-maire de Ouled Fayet (Tipaza), a été exécuté le 14 août 1994 par des policiers en civil, près de son domicile.

Selmaoui Mohamed, 26 ans demeurant à Ain Defla a été exécuté sommairement durant une nuit au mois de Ramadhan (mars 1994) par les forces spéciales de l’armée en même temps que trois autres membres de sa famille : Il s’agit de, Selmaoui Samir, Selmaoui Kamal, Aggoun Mohamed, 25 ans.

Selmaoui Samir, 20 ans demeurant à Ain Defla a été exécuté sommairement durant la même nuit au mois de Ramadhan (mars 1994) par les forces spéciales de l’armée en même temps que trois autres membres de sa famille : Il s’agit de, Selmaoui Kamal, Selmaoui Mohamed, Aggoun Mohamed, 25 ans.

Selmi Mohamed et Mafoudi Abderrazak ont été exécutés le 3 avril 1994 à Boumerdès par des militaires.

Selmi Rabah, né le 29 mars 1964, demeurant à Alger, prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Selmouni Said, demeurant à Benzerga (Alger) a été arrêté à son domicile le 12 décembre 1993 par des militaires et retrouvé mort dans l’oued selon le témoignage de sa famille. De nombreuses autres personnes ont été arrêtées et exécutées après que leurs domiciles aient été perquisitionnés : Talbi Abdelkader, Laouid Abdelhamid, son petit-fils Laouid Nabil, Rich Boualem, Djelloul Youcef, Sebti Djelloul, Merir Abderrachid, Hattab Khaled.

Semcha Karim, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rebahi Benaïcha, Rokhma Abdelhalim, Rokhma Benaïcha, Rokhma El Houari, Rokhma Laïd, Rokhma Omar, Rokhma Redouane et Semcha Zoubir.

Semcha Zoubir, demeurant au village Essahel dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté lors d’un ratissage le 13 août 1994. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Hemaidi Laïd, Rebahi Benaïcha, Rokhma Abdelhalim, Rokhma Benaïcha, Rokhma El Houari, Rokhma Laïd, Rokhma Omar, Rokhma Redouane, Semcha Karim.

Semira Nadir, 19 ans, demeurant à la cité du 4e km (Constantine), enlevé le 20 août 1994 par des civils armés à son domicile selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé le même jour dans le quartier, mutilé et criblé de balles. Il sera enterré au cimetière central de Constantine le 23 août 1994 par des policiers.

Semtane Abdelkader, demeurant à Ouled Foddha (Aïn Defla), prisonnier politique détenu à la prison de Serkadji, exécuté sommairement lors du carnage du 21 février 1995.

Senadji Smaïl, (Kharouba), 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Yebsat Mohamed.

Sennour Boudjemaâ, 14 ans, collégien. Originaire d’Aït Abdelkrim (Ouadhias), tué le 28 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou). (Révoltes du printemps 2001).

Serai Abdenour, 30 ans, a été tué le 20 juillet 1995 alors qu’il circulait à bord de son véhicule à El Affroun (Blida) par des policiers selon le témoignage de sa famille.

Serraye Hafnaoui, 30 ans, demeurant à Bejaïa, circulant en moto avec son compagnon, fut violemment percuté par une voiture banalisée de la police lors de la reprise des manifestations, le vendredi 15 juin 2001. Ses amis accusent le policier surnommé Ali Bab El Oued d’être l’auteur de ce meurtre. (Révoltes printemps 2001)

Serridj Tahar, 42 ans, père de trois enfants, commerçant, domicilié à Rouiba a été arrêté par des hommes armés se réclamant de la police de Rouiba en avril 1994 au centre-ville. Il a été sorti de nuit de sa cellule pour être froidement exécuté dans la cour du commissariat ainsi que trois autres personnes selon le témoignage de sa famille.

Sidhoum Karim, 17 ans, originaire de Chellata (Béjaia), grièvement blessé par balles le 18 juin 2001 à Akbou, succombe à ses blessures à l’hôpital de Sétif. (révoltes printemps 2001)

Sidi Mohamed Abdelatif, demeurant à Blida et Cherifi Smaïl, demeurant à Ouled Yaïche, ont été arrêtés par des éléments se réclamant de la Sécurité militaire. Ils ont été retrouvés morts, criblés de balles, dans une rue de Blida le 16 novembre 1994, selon le témoignage des parents. Le quotidien L’Opinion du 24 novembre 1994 les a présentés comme étant “ deux terroristes recherchés”.

Sidouma Menouar, âgé de 26 ans, demeurant à Ouled Alleug (Blida), a été arrêté lors d’un ratissage par des militaires. Son corps a été retrouvé criblé de balles au domaine Zedri Amar le 27 août 1994. Il a été présenté par la presse comme étant un “ terroriste activement recherché ”.

Sief Samir, âgé de 37 ans, Saïdi Sidi Brahim, âgé de 34 ans, et Demane Debbih Noureddine, âgé de 33 ans, demeurant à Constantine, ont été exécutés le 2 janvier 1995, alors qu’ils discutaient dans une cave de la cité Saadane.

Si Mozrag Mohamed Yassine, né le 19 janvier 1971 et demeurant à Birkhadem (Alger), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Sifi Saïd, né le 10 février 1971 à Hussein-Dey, demeurant à Meftah (Blida), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Sihaoui Moussa, demeurant à Berrouaghia (Médéa) a été arrêté le 13 mars 1994 lors d’un ratissage organisé par les membres de la SM déguisés en islamistes et protégés par des blindés de militaires, selon le témoignage des habitants. Plus d’une cinquantaine d’hommes furent arrêtés et chaque jour de nouveaux cadavres apparaissaient dans les rues de la ville ou à la périphérie. Plus de 40 cadavres ont été retrouvés en totale décomposition. Ceux qui ont pu être identifiés sont : Bouchenafa Ahmed, Bouchenafa Méliani, Fertas Nadji, Ferrah, Kheiter Salem, Lachmat, Mansour Belkacem, Maddar Ali, Mahmoudi Mohamed, Omar Saïd, Saad Saoud Mohamed, Benyahia Mahieddine et Zoulikha Mohamed.

Slama Izdihar, né le 20 juillet 1963, marié et père d’un enfant, demeurant à Constantine, arrêté dans la matinée du 30 juin 1995 au niveau de la papeterie dont il est propriétaire par deux civils armés se réclamant de la police. Selon le témoignage de sa famille, des informations sûres d’un ami de la famille leur seraient parvenues un mois (août 1995) après son enlèvement sur sa détention au centre de Sidi Mabrouk. Dans une réponse à la famille, l’ONDH (lettre n° 61/98 du 25 avril 1998) leur annoncera la mort de leur fils le 2 juillet 1995, soit deux jours après son enlèvement. Une notification de la police (n° 541/21/98 du 28 octobre 1998) apprendra au père la mort de son fils « terroriste abattu le 2 juillet 1995 par les services de sécurité ».

Slimani Nafaâ, 23 ans, originaire du village Ikoussa, est tué le 23 mai 2001 par balles au thorax par des gendarmes à Bouzeguène (Tizi-Ouzou). (Révoltes du printemps 2001).

Smaïl Benyahia, demeurant à Relizane, a été exécuté le 5 janvier 1995 au centre-ville par des policiers en civil. Aux parents il a été dit que leur fils était un “ terroriste recherché ”.

Smaïl Mokhtar, âgé de 39 ans, demeurant à Relizane, a été arrêté par les services de sécurité le 5 janvier 1995. Son cadavre a été retrouvé dans l’une des rues de la ville, criblé de balles.

Smaïne Benkhedda, 36 ans, journalier, enlevé de nuit en avril 1995 par des miliciens en présence de leur chef et DEC de Relizane. Son cadavre sera retrouvé quelques jours plus tard.

Smaïne M’Hamed, 24 ans, enlevé en avril 1995 par des miliciens en présence de leur chef et DEC de Relizane. Retrouvé mort à la périphérie de la ville.

Sohbi Aïssa, 35 ans, marié et père de 2 enfants, professeur d’anglais, demeurant à Aïn Beida (Oum El Bouaghi), exécuté sommairement.

Soudek Abdallah, 50 ans, boulanger, demeurant à Relizane a été kidnappé au cours d’un ratissage puis exécuté. D’autres personnes ont connu le même sort : Aoun Youcef, Fekkir Miloud, Haïk Djelloul, Henni Setihi, Belarbi Yahia.

Soufi Abdelhamid et Azzeddine Abdelwahab ont été arrêtés le 9 novembre 1994 par des militaires à Merouana (Batna). Leurs corps ont été retrouvés criblés de balles.

Soufi Houd, arrêté par les services de sécurité au début de septembre 1994 et exécuté. Il a été présenté par la presse comme étant un “ terroriste abattu à Guemmar ” (quotidien El Watan du 13 décembre 1994). Arrêté et exécuté en même temps que : Mehadjer Abdelaziz, Chikha Mohamed, Lazhar Khaled, Nguia Mohamed, Rezikat Salim et Talhi Salim

Souiad Mohamed, 51 ans, demeurant au Chalet des Pins (Constantine), enlevé le 20 août 1994 par des civils armés selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé le même jour dans le quartier, mutilé et criblé de balles. Il sera enterré au cimetière central de Constantine le 23 août 1994 par des policiers.

Souiguia Tayeb, demeurant à Hattatba (Tipaza), a été arrêté le 7 décembre 1994 par les services de sécurité. Son cadavre, criblé de balles a été retrouvé au douar Dhaoua (Blida). Il a été présenté par la presse comme étant un dangereux “ terroriste ”.

Souilah Belkacem, en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Souissi Mohamed, né le 1er avril 1949 à Azzaba. Fils d’Ahmed et de Hadji Messaouda. Marié et père de 8 enfants. Technicien en bâtiment. Demeurant à la cité Emir Abdelkader, carrière Gance, Constantine. Enlevé un matin de 1994 (date exacte non précisée), sur son lieu de travail par des agents de la sécurité militaire. Exécuté le 17 août 1994 à 15h et son cadavre exposé à Souk Naamane. Acte de décès n° 465 daté du 25 août 1994 et délivré par la mairie de Constantine sur déclaration de la gendarmerie de Souk Naamane.

Soukar Achour, âgé de 19 ans a été exécuté sommairement le 8 avril 1994 à Bachdjarah (Alger) par des civils armés se réclamant de la police selon le témoignage de sa famille. Présenté comme étant un « terroriste » par la presse.

Soumati Fares, né le 28 novembre 1975, célibataire, demeurant Ouled Aïch (Blida), travailleur. Arrêté le 20 février 1997 par des gendarmes à Ouled Aïch. Il aurait subi des tortures très poussées sous lesquelles il succombera. Le cadavre était marqué par les traces des supplices. La famille a pu le voir à la morgue où elle l’a identifié, documents à l’appui. Malgré cela il a été enterré sous la désignation de « X-Algérien »

Souri, 53 ans, se trouvait dans son quartier lorsqu’une patrouille militaire à bord d’un véhicule de type Patrol surgit. Voulant rentrer chez lui en voyant ces militaires rôder dans le quartier, il fut cueilli par une rafale de kalachnikov et mourut sur le champ.

Souyad Laid, né le 8 janvier 1971, habitant à Harbil, Sétif, réparateur de télévision. Arrêté le 17 juillet 1995 avec 5 autres personnes par la gendarmerie locale. L’un fut relâché après 12 jours de détention. Son frère a été arrêté une semaine après et a été détenu pendant 2 semaines. Un avocat dit à la famille qu’il avait vu Laid au tribunal et qu’il aurait été inculpé sur la base d’une déclaration d’un informateur. Un ancien détenu aurait dit à la famille qu’il avait vu Laid sans révéler le lieu de détention. D’autres rumeurs font état de son emprisonnement dans un camp du Sud (novembre 1999). Laid avait été arrêté par le chef de brigade Ibrir Ahmed et le gendarme Lamda Abdenour. Les autorités algériennes déclarent que Laid aurait été tué lors d’un accrochage avec un groupe armé. L’ONDH déclare qu’il aurait été tué par un gendarme durant une dispute.

Retour Sommaire