11 janvier 2002 : Liste de 1100 exécutions sommaires

 L’Algérie 10 ans après le putsch Les droits humains: Un bilan désastreux 

1100 exécutions Sommaires

Liste actualisée par Algeria-Watch en avril 2003, novembre 2014

Liste non exhaustive établie par Dr. Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch sur la base des informations rassemblées par Dr. Salah-Eddine Sidhoum, Me Mahmoud Khelili, Me Sofiane Chouiter, Me Rachid Mesli, Me Mohamed Tahri, le CAMLDHDH

Publiée par Algeria-Watch, 11 janvier 2002

Cette liste non exhaustive de personnes exécutées sommairement a pu être réalisée grâce au travail courageux d’une poignée de défenseurs des droits humains et à la détermination des familles des victimes qui malgré les intimidations, persécutions et menaces ont persévéré dans cette quête de vérité. Il est probable que des imprécisions et des erreurs aient été transmises, vu les conditions de travail sur le terrain extrêmement difficiles. Nous lançons un appel aux témoins et familles de victimes pour apporter des compléments d’informations et nous informer de cas d’exécutions extrajudiciaires que nous n’avons pas répertoriés.

A    B    C    D    E    F    G    H    I    K    L    M    N    O    R    S    T    Y    Z

 

M

Maabout Djaffar, 38 ans, enseignant à l’école primaire de Berzigue à Dellys (Boumerdés) et demeurant à la cité Medjenni (Dellys) a été arrêté par des hommes armés en tenue militaire à son domicile. Conduit à la caserne des Salines puis confié au commissariat de Dellys selon le témoignage de sa famille. Il sera exécuté sommairement ainsi que deux autres citoyens (Bedjaoui Naïm et Abdelaziz Abderrahmane) et les trois cadavres seront jetés au carrefour Ladjenna-Dellys en présence de témoins.

Maalem Faouzi, âgé de 30 ans, a été exécuté le 17 novembre 1994 par des gendarmes à Tébessa. Il a été présenté par le communiqué officiel de presse comme étant “ un terroriste homosexuel ” (quotidien Liberté du 20 novembre 1994).

Maariche Abdelkrim, prisonnier politique détenu à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995 survenu dans cette prison.

Maariche Cherif, âgé de 24 ans, fellah, a été arrêté le 25 avril 1993 à son domicile dans un domaine agricole à M’Hir (Bordj Bou Arreridj) par des militaires cagoulés et a été exécuté. Il a été présenté comme un “ terroriste activement recherché, abattu au cours d’un accrochage ”.

Maarouf Cherif, demeurant à Ouzra (Médéa), a été arrêté et exécuté le 3 novembre 1994, selon le témoignage des parents. Le quotidien El Watan du 9 novembre 1994 l’a présenté comme un “ terroriste, fils de harki ”.

Maatallah Abdelbaki, demeurant à Debila. Une dizaine d’élèves du centre de formation professionnelle d’El-Oued s’étaient rendus au complexe d’El Hadjar pour y faire un stage. S’étant présentés sur les lieux avec leurs documents d’affectations, il leur a été signifié par la direction générale du complexe qu’ils ne pouvaient entreprendre ce stage sans la présence de leur enseignant-encadreur. Un rendez-vous fut pris à leur retour à El Oued avec leur enseignant pour retourner à El Hadjar le 13 mars 1994. Le Samedi 12 mars ils furent kidnappés par les services de sécurité à leurs domiciles (El Oued), et leur enseignant, ingénieur, fut convoqué par les mêmes services. Les services de sécurité vinrent informer leurs parents que leurs enfants ont été « libérés » et que des terroristes les avaient assassinés à leur libération. Un mois plus tard la presse du Jeudi 14 avril 1994 signale le « démantèlement d’un important réseau de terroristes à Guemmar, Tebessa et Annaba s’apprêtant à détruire le complexe sidérurgique d’El Hadjar » et annonce que des « terroristes » avaient été abattus après un accrochage à Oued Anab (Annaba). Ces « terroristes » n’étaient autres que les 10 élèves-stagiaires et leur professeur. Ces élèves du centre de formation professionnelle d’El Oued et leur professeur, ingénieur en électronique, ont été exécutés sommairement et présentés à l’opinion publique comme étant des « terroristes ». Il s’agit de : Dahab Omar, né en 1963, ingénieur, demeurant à El Oued où il enseigne à l’école de formation professionnelle, arrêté et torturé puis exécuté, Daouiche Abdelbassat, né en 1972, demeurant à El Oued, Mahadda Salah, demeurant à Sahne, Aouinet Abdelkader, demeurant à Hassi Felifah, Djerad Abdelkader, demeurant à Zegm, Arhouma Saad, demeurant à Zegm, Rahal Abderrazak, demeurant à El Oued, Nazli Abdelkamel, demeurant à Koufine, Saci Tahar, demeurant à Guemmar, Khouider Messaoud, demeurant à Bayadh. Les cadavres seront remis aux parents le 16 avril à Annaba.

Maaziz Belgacem, 35 ans, enseignant, demeurant à Batna a été arrêté à son domicile puis exécuté en 1994 par des policiers cagoulés (nindjas) selon le témoignage de son épouse.

Maazouz Nabil, 18 ans, arrêté le 5 septembre 1993 avec deux autres citoyens à leur descente du bus par des hommes armés en tenue de gendarmes à Birkhadem et ce, devant de nombreux voyageurs témoins. Sa famille apprendra sa mort par la presse. Il sera présenté comme étant un «terroriste » abattu (Le Soir d’Algérie 29 septembre 1993). Ont été exécutés aussi : Lahlouh Younès et Allali Nadir.

Mabrouk Ahcène, âgé de 36 ans est mort le 12 janvier 1994 à 10h 30 au commissariat de police de Rouiba selon le témoignage de sa famille.

Maddar Ali, demeurant à Berrouaghia (Médéa) a été arrêté le 13 mars 1994 lors d’un ratissage organisé par les membres de la SM déguisés en islamistes et protégés par des blindés de militaires, selon le témoignage des habitants. Plus d’une cinquantaine d’hommes furent arrêtés et chaque jour de nouveaux cadavres apparaissaient dans les rues de la ville ou à la périphérie. Plus de 40 cadavres ont été retrouvés en totale décomposition. Ceux qui ont pu être identifiés sont : Bouchenafa Ahmed, Bouchenafa Méliani, Fertas Nadji, Ferrah, Kheiter Salem, Lachmat, Mansour Belkacem, Benyahia Mahieddine, Mahmoudi Mohamed, Omar Saïd, Saad Saoud Mohamed, Sihaoui Moussa et Zoulikha Mohamed.

Madhaoui Tayeb, demeurant à Aïn Beida (Oum El Bouaghi), professeur de physique, exécuté sommairement.

Madjane Mehdi, 35 ans, originaire de Béni Djelil, tué le 28 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa). (Révoltes du printemps 2001).

Mafoudi Abderrazak et Selmi Mohamed ont été assassinés le 3 avril 1994 à Boumerdès par des militaires.

Mahadda Salah, demeurant à Sahne. Une dizaine d’élèves du centre de formation professionnelle d’El-Oued s’étaient rendus au complexe d’El Hadjar pour y faire un stage. S’étant présentés sur les lieux avec leurs documents d’affectations, il leur a été signifié par la direction générale du complexe qu’ils ne pouvaient entreprendre ce stage sans la présence de leur enseignant-encadreur. Un rendez-vous fut pris à leur retour à El Oued avec leur enseignant pour retourner à El Hadjar le 13 mars 1994. Le Samedi 12 mars ils furent kidnappés par les services de sécurité à leurs domiciles (El Oued), et leur enseignant, ingénieur, fut convoqué par les mêmes services. Les services de sécurité vinrent informer leurs parents que leurs enfants ont été « libérés » et que des terroristes les avaient assassinés à leur libération. Un mois plus tard la presse du Jeudi 14 avril 1994 signale le « démantèlement d’un important réseau de terroristes à Guemmar, Tebessa et Annaba s’apprêtant à détruire le complexe sidérurgique d’El Hadjar » et annonce que des « terroristes » avaient été abattus après un accrochage à Oued Anab (Annaba). Ces « terroristes » n’étaient autres que les 10 élèves-stagiaires et leur professeur. Ces élèves du centre de formation professionnelle d’El Oued et leur professeur, ingénieur en électronique, ont été exécutés sommairement et présentés à l’opinion publique comme étant des « terroristes ». Il s’agit de : Dahab Omar, né en 1963, ingénieur, demeurant à El Oued où il enseigne à l’école de formation professionnelle, arrêté et torturé puis exécuté, Daouiche Abdelbassat, né en 1972, demeurant à El Oued, Rahal Abderrazak, demeurant à El Oued, Aouinet Abdelkader, demeurant à Hassi Felifah, Djerad Abdelkader, demeurant à Zegm, Arhouma Saad, demeurant à Zegm, Maatallah Abdelbaki, demeurant à Debila, Nazli Abdelkamel, demeurant à Koufine, Saci Tahar, demeurant à Guemmar, Khouider Messaoud, demeurant à Bayadh. Les cadavres seront remis aux parents le 16 avril à Annaba.

Mahdid Omar, a été arrêté le 6 avril 1994 par des hommes armés en tenue militaire à Thaoubet (Boumerdés) et exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille.

Mahieddine Abed, exécuté le 22 mars 1994 à Ain Tagourait (Tipaza) par des gendarmes selon le témoignage de sa famille.

Mahmoudi Mohamed, demeurant à Berrouaghia (Médéa) a été arrêté le 13 mars 1994 lors d’un ratissage organisé par les membres de la SM déguisés en islamistes et protégés par des blindés de militaires, selon le témoignage de sa famille. Plus d’une cinquantaine d’hommes furent arrêtés et chaque jour de nouveaux cadavres apparaissaient dans les rues de la ville ou à la périphérie. Plus de 40 cadavres ont été retrouvés en totale décomposition. Ceux qui ont pu être identifiés sont : Bouchenafa Ahmed, Bouchenafa Méliani, Fertas Nadji, Ferrah, Kheiter Salem, Lachmat, Mansour Belkacem, Maddar Ali, Benyahia Mahieddine, Omar Saïd, Saad Saoud Mohamed, Sihaoui Moussa et Zoulikha Mohamed.

Mahmoudi Mohamed, 23 ans, a été exécuté sommairement le 9 mai 1994 au quartier R’mel (Rouiba) par des militaires en patrouille. Il a été remis à ses parents sous l’étiquette de « terroriste recherché ».

Mahsas Ahmed, âgé de 22 ans, a été arrêté par des militaires à la suite d’un ratissage à Boudouaou (Boumerdès) effectué le 12 août 1994. Son corps a été retrouvé criblé de balles. Arrêtés et exécutés au même moment : Gouigah Mohamed, Boudjema Merouane.

Makhloufi Benyoucef, 20 ans a été exécuté sommairement par des hommes armés et cagoulés en tenue de policiers le 13 mai 1994 à Climat de France (Bab El Oued) selon le témoignage de sa famille. Avec Amichi Djamel

Makhmoukhen Kamal, 18 ans, tué le mercredi 25 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Béjaïa) de deux balles dans le dos tirées par des gendarmes selon le témoignage de sa famille. (Révoltes printemps 2001).

Malek Kamel, 24 ans, journalier, originaire de Timézouine Chorfa, tué d’une balle dans le thorax, le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi-Ouzou). (Révoltes printemps 2001).

Mami Ali, 38 ans, handicapé moteur, se déplaçant en fauteuil roulant, demeurant à Aïn El Hamra près de Bordj Ménaïel (Boumerdés) a été arrêté le 21 mars 1994 à son domicile par des hommes armés en tenue de gendarmes se réclamant de la brigade de Cap Djinet (Boumerdès) puis exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille.

Mannou Abdelkrim, âgé de 23 ans, demeurant à El-Harrach (Alger), a été arrêté le 7 septembre 1993 par la police à 1 heure du matin. Il a été torturé à mort. A son admission à l’hôpital d’El-Harrach il avait le crâne fracassé avec une fracture du rachis cervical. Il était à l’état de mort cérébrale. Il portait des ecchymoses et un hématome de la nuque. Décédé le 9 septembre 1993 à 8h30.

Mansour Belkacem, demeurant à Berrouaghia (Médéa) a été arrêté le 13 mars 1994 lors d’un ratissage organisé par les membres de la SM déguisés en islamistes et protégés par des blindés de militaires, selon le témoignage des habitants. Plus d’une cinquantaine d’hommes furent arrêtés et chaque jour de nouveaux cadavres apparaissaient dans les rues de la ville ou à la périphérie. Plus de 40 cadavres ont été retrouvés en totale décomposition. Ceux qui ont pu être identifiés sont : Bouchenafa Ahmed, Bouchenafa Méliani, Fertas Nadji, Ferrah, Kheiter Salem, Lachmat, Benyahia Mahieddine, Maddar Ali, Mahmoudi Mohamed, Omar Saïd, Saad Saoud Mohamed, Sihaoui Moussa et Zoulikha Mohamed.

Mansouri Djamal, âgé de 24 ans, demeurant à Meftah (Blida) a été arrêté par des hommes armés en tenue militaire le 15 mai 1994 à 22 heures selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé, criblé de balles, dans cette même localité.

Maoui Bounab Salim, demeurant à Constantine, arrêté le 14 novembre 1994 par des civils armés accompagnés de militaires cagoulés. Il a été retrouvé mort par balles quelques jours plus tard. Autres citoyens exécutés : Kaïm Salim, Hadji Messaoud et Saadi Mohamed Taha

Matari Omar, âgé de 70 ans, a été arrêté par des hommes armés et cagoulés en tenue militaire à Larbaâ (Blida) le 26.02 93 selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé dans l’une des ruelles de la ville.

Mayouf Mahdjoub et Bendjabou Ali ont été arrêtés dans la nuit du 6 au 7 janvier 1994 par la gendarmerie de Bouarfa (Blida) et exécutés.

Mebarki Abderrahmane, 21 ans, sans profession, demeurant à Sahel Bouberak (Sidi Daoud. Boumerdès) a été arrêté par des hommes armés en tenue militaire devant la porte de la prison de Tizi Ouzou d’où il venait d’être libéré en mai 1996. Séquestré à la caserne de la Sonipec de Dellys durant plusieurs jours, selon le témoignage de sa famille puis présenté au juge d’instruction du tribunal de Bordj Ménaïel qui décida, après son audition, de le libérer. Après avoir rejoint son domicile, des hommes armés en tenue militaire le rejoignirent le soir-même de sa libération et le kidnappèrent devant sa famille. Son cadavre sera retrouvé le lendemain matin sur la route nationale. Des instructions «occultes » avaient été données de ne pas ramasser le cadavre qui est ainsi resté exposé durant toute la journée.

Mebarki Mabrouk, a été exécuté le 5 décembre 1994 par des policiers cagoulés (nindjas) dans son quartier de Oued Ouchayeh (Hussein Dey, Alger) en même temps que : Gridi Moussa, Kassoussi Omar, Bekka Mustapha, Megdoud Makhlouf et Sbaa Mouloud

Mebarki Salim, âgé de 18 ans, a été exécuté sommairement le 8 avril 1994 à Bachdjarah (Alger) par des hommes armés en tenue de policiers selon le témoignage de sa famille.

Mechmacha Abdelkader, 30 ans, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté selon sa famille le 1er mai 1993 après son enlèvement par des hommes de la SM.

Mechroug Mohamed, demeurant à la place du 1er Mai (Alger), prisonnier politique condamné à perpétuité par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995 survenu dans cette prison.

Meddar Ali, demeurant à Berrouaghia (Médéa) a été arrêté le 13 mars 1994 lors d’un ratissage selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé à la périphérie de la ville.

Meddour Ammar, 22 ans. A la suite d’une manifestation pacifique, organisée à la suite de l’arrestation d’un imam d’une mosquée de la ville de Batna, les forces de sécurité se déchaînèrent avec une rare violence contre les manifestants: encerclement de la ville par les soldats, utilisation d’armes de guerre (fusils d’assaut Kalachnikov, fusils mitrailleurs FMPK, balles traçantes et explosives). Des dizaines de citoyens furent exécutés, alors que des centaines d’autres furent arrêtées et torturées. Voici la liste des personnes tuées entre le 4 et le 15 février 1992, lors de ces événements tragiques : Omar Rebbouh, enseignant à l’Université de Batna et maire de la ville, Derghal Yamina, 60 ans Khellaf Abdennabi, 27 ans, Louchene Abdelmadjid, 18 ans, Chekabi Fawzi, 24 ans, Abdelmadjid Mohamed, 30 ans, Ibrahim Lotfi, 60 ans, Aouam Mahmoudi, 22 ans, Merzekane Lakhdar, 18 ans, Yakhlaf Ibrahim, 18 ans, Achach Said, 15 ans, Deram Salim, 17 ans, Hamlaoui Lazhar, 11 ans, Benzeroual Samir, 20 ans, Benkezza Tarek, 14 ans, Bourenane Salim, 22 ans.

Meddour Djamal, âgé de 21 ans, demeurant à la Casbah d’Alger, a été exécuté par des policiers le 29 novembre 1994 à Frais-Vallon (Bab El Oued, Alger).

Meddour Mourad, capitaine, environ 40 ans, marié et demeurant à Annaba, stationné à Tebessa (commandant d’une unité). En décembre 1994/janvier 1995 se déplaçant avec sa Renault 4 pour se rendre à son unité il remarque un barrage de forces combinées (gardes communales, patriotes et militaires portant des Kachabias. Décontenancé parce que ce barrage se trouvait dans la zone de sécurité de la caserne et pensant à un faux barrage dressé par un groupe armé d’opposition, il rebrousse chemin pour passer par une autre route. Ceux qui étaient au niveau du barrage tirent sur lui et le tuent.

Medjadni Farouk, né le 9 juin 1967, a été arrêté à son domicile à Larbaâ (Blida) le 15 janvier 1994 suite à un ratissage. Son corps sera retrouvé le soir dans l’une des rues de son quartier selon le témoignage de ses proches. Arrêté et exécuté en même temps que : Guenane Azzeddine, Amrani Redouane, Kadem Mohamed, Medjadni Mohamed, Kerkar Allal, Azzouz Mohamed, Belaroussi Tayeb, Djaâdani Halim et Sellami Mahfoud

Medjadni Mohamed, né le 4 mai 1973, a été arrêté à son domicile à Larbaâ (Blida) le 15 janvier 1994 suite à un ratissage. Son cadavre sera retrouvé par des citoyens dans la rue. Arrêté et exécuté en même temps que : Guenane Azzeddine, Amrani Redouane, Médjadni Farouk, Kadem Mohamed, Kerkar Allal, Azzouz Mohamed, Belaroussi Tayeb, Djaâdani Halim et Sellami Mahfoud

Medjahed Hakim, âgé de 22 ans, Mekhaldi Faouzi, âgé de 20 ans, Zaïter Badreddine, âgé de 24 ans, et Zeniter Saïd, âgé de 30 ans, ont été brûlés vifs dans leur appartement à Leveilley (Hussein Dey, Alger) par des militaires munis de lance-roquettes, au mois d’avril 1993.

Medjahed Rachid, 30 ans, étudiant à l’Université d’Alger et demeurant à El Mouradia est arrêté le 12 février 1997 par la sécurité militaire et gardé au secret. Le 23 février il est présenté à la télévision officielle, le visage déformé par la torture et la voix tremblotante comme étant le commanditaire de l’assassinat de Abdelhak Benhamouda. Il fait des « aveux » et « demande » des excuses à la famille de la victime. Les parents de Rachid ne sauront jamais son lieu de détention. Début mars, l’un des parents ira au tribunal de Sidi M’Hamed (Alger) pour demander à tout hasard un permis de communiquer pour pouvoir rendre visite à son fils. Sa surprise fut grande quand le magistrat lui répondit que Rachid Medjahed était mort le 26 février en détention soit trois jours après son passage (théorique) à la TV, se basant sur un PV de police établi au Commissariat de la rue Debbih Chérif (Casbah). Un avocat de la famille confirmera le décès. Le 2 avril, le père de la victime est convoqué par la police de son quartier pour se rendre à la morgue de l’hôpital Frantz Fanon de Blida afin d’identifier le cadavre de son fils et ce, après qu’un large tapage médiatique fut entrepris par les organisations internationales des droits de l’homme. Le corps de Rachid présentait des orifices de balles au niveau du cou, du thorax et des membres inférieurs. Le cadavre avait été ramené par des hommes de la protection civile de Blida qui l’avaient retrouvé dans la rue. Le père ne fut pas autorisé à enterrer son fils. Il sera enterré sous la forme d’X Algérien. Un certificat de décès daté du 3 avril et signé par un médecin légiste de cet hôpital sera délivré au père.

Mehadjer Abdelaziz, arrêté par les services de sécurité au début de septembre 1994 et exécuté. Il a été présenté dans la presse comme étant un “ terroriste abattu à Guemmar ” (quotidien El Watan du 13 décembre 1994). Arrêtés et exécutés en même temps que lui : Chikha Mohamed, Soufi Houd, Lazhar Khaled, Nguia Mohamed, Rezikat Salim et Talhi Salim

Medjane Farid, 11 ans, tué le 26 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa). (Révoltes du printemps 2001).

Meftahi Mohamed, 48 ans a été exécuté sommairement par des militaires cagoulés le 30 mars 1994 à 9h 10 aux Eucalyptus (El Harrach) selon le témoignage de sa famille.

Mefti Fayçal, né le 16 août 1975, célibataire, demeurant à Alger. Il avait passé 15 mois à la caserne Barika de Batna dans le cadre de l’accomplissement de son service militaire et était rentré à la maison en permission. Il se rendra à nouveau à la caserne et mourra dans des conditions obscures. Il sera enterré sous X-Algérien. Son père s’était rendu à la caserne où il a été sommé de dire que son fils a été envoyé à l’étranger et non pas tué (?!). Il apprendra par un Cheikh du coin que les militaires l’auraient assassiné.

Megdoud Makhlouf, a été exécuté le 5 décembre 1994 par des policiers cagoulés (nindjas) à Hussein Dey (Alger) en même temps que : Gridi Moussa, Kassoussi Omar, Mebarki Mabrouk, Bekka Mustapha et Sbaa Mouloud

Mehadda Salah, étudiant du centre professionnel à El Oued, a été arrêté le 12 mars 1994. Il sera torturé et exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille. Le cadavre sera remis aux parents le 16 avril à Annaba.

Mehadi Mustapha, 30 ans, cuisinier de profession, tué d’une balle dans le thorax, le 27 avril à Azazga (Tizi-Ouzou). (Révoltes du printemps 2001).

Mehalli Mohamed, né le 20 février 1935, taxieur, demeurant à Bachdjarah (Alger) est sorti de son domicile le 29 juin 1998 à 9h pour aller au marché de Bachdjarah. Il sera arrêté dans la rue. Son véhicule de type R4 (immatriculation 03364 –384 –16) lui sera saisi. Son épouse et ses deux filles seront arrêtées le lendemain par la sécurité militaire et emmenées vers un lieu secret (il s’agirait de Chateauneuf ou de Béni Messous) où elles retrouveront leur époux et père. Elles seront tout comme lui sauvagement torturées. Des actes ignobles seront pratiqués sur l’une des filles. Des informations parvenues à la famille feront état de son assassinat par ses tortionnaires. Il aurait été enterré en tant que « X Algérien » le 13 juillet 1998 au cimetière d’El Alia (carré n°244, tombe 101).

Mehdaoui, 70 ans, gardien dans un hammam de Relizane, enlevé en avril 1995 par des miliciens en présence de leur chef et DEC de Relizane. Retrouvé mort à la périphérie de la ville.

Mekhaldi Faouzi, âgé de 20 ans, Medjahed Hakim, âgé de 22 ans, Zaïter Badreddine, âgé de 24 ans, et Zeniter Saïd, âgé de 30 ans, ont été brûlés vifs dans leur appartement à Leveilley (Hussein Dey, Alger) par des militaires munis de lance-roquettes, au mois d’avril 1993.

Mekhzani Djamal, demeurant à Lakhdaria (Bouira) a été arrêté à son domicile le 22 mai 1994 suite à un ratissage selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé le lendemain sur la voie ferrée.

Mekidéche Saïd, dit Mohamed Lamana, demeurant à El Madania (Alger) est arrêté par la gendarmerie de Bouzaréah en février 1993. Mort sous la torture le 7 mars 1993. Selon le témoignage de sa famille son corps était complètement mutilé.

Mekki, 30 ans, a été assassiné par des militaires après son arrestation en mars 1994 à son domicile à Aïn Defla. Il a été présenté comme étant un « terroriste ». Arrêtés et exécutés au même moment : Ouyahia Rezki et Tayeb Abdallah.

Meliani Ali, 30 ans, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement selon le témoignage de sa famille par des hommes de la SM le 28 avril 1993.

Melik Mourad, universitaire, licencié en sciences islamiques, assassiné le 14 novembre 1994 lors du massacre survenu à la prison de Berrouaghia (Médéa). Enterré dans une fosse commune que son père a pu retrouver. Aucune information ne fut donnée au père sur les circonstances du crime. Son père, âgé de 70 ans sera kidnappé par la sécurité militaire le 14 avril 2000 et sera porté disparu.

Mellal Kouider, employé, demeurant à El Attaf (Ouled El Foddha) a été arrêté le 4 mars 1994 sur son lieu de travail selon le témoignage de sa famille. Son cadavre sera retrouvé près de son domicile, sa tête portait des traces de plusieurs plaies par balles. Il restera exposé durant toute la journée avec interdiction formelle de l’enlever avant la tombée de la nuit.

Mellali Mustapha, 26 ans, demeurant à Larbaâ (Blida) a été arrêté à son domicile par des hommes armés en tenue de policiers le 19 mars 1993. Mort sous la torture au commissariat de police de Larbaâ le 20 mars 1993 selon le témoignage de sa famille.

Menad Benabderrahmane, 32 ans, marié et père d’un enfant, grièvement blessé d’une balle dans la tête le vendredi 25 mai 2001 à Tazmalt (Bejaïa), succombera à ses blessures le dimanche 27 mai 2001à l’hôpital d’Akbou. (Révoltes printemps 2001)

Menemdala Mohamed, 49 ans a été assassiné par des hommes armés en tenue militaire le 31 mars 1994 à Bouarfa (Blida) selon le témoignage de sa famille.

Mendi Adlène (ou Adnane), né le 5 septembre 1978, lycéen, demeurant à Alger, a été arrêté le 13 juin 1995 par les services de sécurité devant l’usine de limonade Bacha, située à Bachdjarah (Alger). Exécuté par ces policiers le jour-même de son arrestation après un interrogatoire musclé. Dans le procès-verbal de police, il était écrit que la victime avait été tuée « lors d’un accrochage avec les services de sécurité dans une foret et que des documents subversifs du GIA avaient découverts sur lui ». La mère de la victime a déposé plainte au niveau du tribunal d’Hussein Dey. Le 10 octobre 2001, la police d’El Harrach, sur ordre du procureur notifie à la mère de la victime que l’affaire était classée mais qu’elle pouvait demander des indemnités auprès de la chambre administrative.

Menines Mohamed, 27 ans, demeurant à Hussein Dey, Alger, a été arrêté en 1995 par des hommes armés en tenue de policiers. Sa famille le localisera au commissariat de Bourouba. Retrouvé mort.

Merabet Mohamed, médecin, né en 1964, spécialiste en médecine du travail à la société D.N.C de Oued Smar a été arrêté à son domicile situé à Meftah (Blida) début mai 1994 puis exécuté selon le témoignage de sa famille. Son corps sera remis à ses parents dans un cercueil scellé avec interdiction formelle de l’ouvrir.

Merir Abderrachid, demeurant à Benzerga (Alger) a été arrêté à son domicile le 12 décembre 1993 par des militaires et retrouvé mort dans l’oued selon le témoignage de sa famille. De nombreuses autres personnes ont été arrêtées et exécutées après que leurs domiciles aient été perquisitionnés : Talbi Abdelkader, Laouid Abdelhamid, son petit-fils Laouid Nabil, Rich Boualem, Djelloul Youcef, Sebti Djelloul, Selmouni Saïd, Hattab Khaled.

Mérouane Larbi, prisonnier politique condamné à 4 ans de prison et détenu à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995 survenu dans cette prison.

Merouani Hadj Rabah, 32 ans, demeurant à Constantine, enlevé le 30 juin 1995 par les services de sécurité puis exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille. Enterré par des policiers le 21 juillet 1995 au cimetière central de Constantine.

Merouani Messaoud, né le 16 mai 1971 à Constantine, fils de Khemissi et de Débache Aldjia, demeurant à Constantine. Arrêté le 13 juillet 1996, place des chameaux à Constantine par des éléments de la police judiciaire selon le témoignage de sa famille et embarqué dans une voiture banalisée de type Peugeot 505. En date du 17 novembre 2000, la mère est convoquée au commissariat et se verra notifier par l’officier de la PJ (Noureddine Liamine) la mort de son fils qualifié de «terroriste » (rapport n° 00/18629)

Merouani Mohamed, né le 8 octobre 1975 à Constantine, fils de Brahim et de Rahim Aicha, célibataire, sans profession. Demeurant à la cité Emir Abdelkader de Constantine. Enlevé le 23 avril 1994 près du souk El fellah (Marché) de la cité Emir Abdelkader par des policiers. Le 26 avril et à l’aube, des rafales d’armes automatiques étaient entendus dans le quartier. Au matin, Merouani et 5 autres cadavres étaient retrouvés dans la rue (Belahreche Yacine, Bensihamdi Said, Kerboua Badredine, Bensassi Said et Bensassi Brahim). Ils seront tous enterrés par les services de sécurité au cimetière central de Constantine.

Merouani Youcef, 25 ans, demeurant à Constantine, enlevé le 30 juin 1995 par les services de sécurité puis exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille. Enterré par des policiers le 30 juillet 1995 au cimetière central de Constantine.

Merrah Mohamed, 33 ans, chauffeur de taxi, marié, demeurant à El Biar (Alger) a été tué le 6 janvier 1999 par des policiers à la sortie de la mosquée de son quartier après la prière du Fadjr et ce, devant de nombreux fidèles selon le témoignage de sa famille.

Merzak Djaffar et Balout Djamal, demeurant à Larbaâ (Blida), ont été arrêtés par des éléments de la Sécurité militaire et exécutés. La presse les a présentés comme étant des “terroristes ” abattus à Tablat (Médéa).

Merzekane Lakhdar, 18 ans. A la suite d’une manifestation pacifique, organisée à la suite de l’arrestation d’un imam d’une mosquée de la ville de Batna, les forces de sécurité se déchaînèrent avec une rare violence contre les manifestants: encerclement de la ville par les soldats, utilisation d’armes de guerre (fusils d’assaut Kalachnikov, fusils mitrailleurs FMPK, balles traçantes et explosives). Des dizaines de citoyens furent exécutés, alors que des centaines d’autres furent arrêtées et torturées. Voici la liste des personnes tuées entre le 4 et le 15 février 1992, lors de ces événements tragiques : Omar Rebbouh, enseignant à l’Université de Batna et maire de la ville, Derghal Yamina, 60 ans Khellaf Abdennabi, 27 ans, Louchene Abdelmadjid, 18 ans, Chekabi Fawzi, 24 ans, Abdelmadjid Mohamed, 30 ans, Ibrahim Lotfi, 60 ans, Aouam Mahmoudi, 22 ans, Meddour Ammar, 22 ans, Yakhlaf Ibrahim, 18 ans, Achach Said, 15 ans, Deram Salim, 17 ans, Hamlaoui Lazhar, 11 ans, Benzeroual Samir, 20 ans, Benkezza Tarek, 14 ans, Bourenane Salim, 22 ans.

Merzouki Arezki, 75 ans, père de 4 enfants, demeurant à Tala N’Chebiha, près d’Iflissen (Tizi-Ouzou), grièvement blessé lors de la marche du 14 juin à Alger, succombe à ses blessures le 25 juin à l’hôpital de Tizi-Ouzou. (révoltes de printemps 2001)

Mesbah Abdelkrim, 20 ans, originaire de Guendouz, près d’Ighil Ali, tué par balles le lundi 18 juin près de l’hôpital d’Akbou par le policier Ali Belhbib, selon le témoignage de ses proches. (révoltes de printemps 2001)

Meslem Moussa, 29 ans, demeurant à Hussein Dey (Alger) a été arrêté par des hommes armés en tenue de policiers en 1995. Sa famille l’avait localisé au commissariat de Bourouba où il était gardé à vue. Retrouvé mort.

Mesrour Mohamed, 36 ans, demeurant à Dellys (Boumerdés) a été tué par des hommes armés en tenue militaire à son domicile le 4 avril 1994 selon le témoignage de sa famille.

Messalti Hafid, 13 ans, tué par balles par un gendarme devant la porte du domicile familial à Takrietz (Bejaïa) le vendredi 25 mai 2001. (révoltes de printemps 2001)

Messaoudi Mohamed, demeurant à Lakhdaria (Bouira) a été arrêté à son domicile le 22 mai 1994 suite à un ratissage. Son cadavre sera retrouvé le lendemain sur la voie ferrée selon le témoignage de ses proches.

Messiaad Belkacem, né le 25 février 1941, demeurant à Constantine, marié, chef de la section filature textile à la SONITEX. Arrêté le 1er juin 1994 à 13h 30 par des agents de la sécurité militaire sur son lieu de travail situé à la SONITEX de Chaab Er Ressas (Constantine) selon le témoignage de ses proches, et ce, en présence de ses collègues de travail. Le 19 août 1994, soit plus de 2 mois et demi après son arrestation, son cadavre, ainsi que d’autres, sera jeté près de la décharge publique de la cité Daksi. En date du 5 octobre 1998, l’officier de police judiciaire délivre à sa famille un PV de notification (n° 2324/98 et 98/15210) par lequel il confirme l’assassinat en l’attribuant à une bande armée non identifiée.

Messibeh Haouès, né le 16 juin 1956 à Constantine. Fils de Tahar et de Sassane Fatma. Demeurant à la cité des frères Abbés, rue A n° 12 à Constantine. Enlevé le 18 juin 1995 à la mosquée Omar Ibn Aas. Embarqué dans un véhicule de type taxi par des civils armés, selon des témoins. Une semaine plus tard, des militaires viendront perquisitionner le domicile familial et emporteront avec eux deux bouteilles de gaz butane, selon le témoignage de la famille. Le 29 mars 1997, l’officier de police Salim Abdenour notifiera à la mère de Haouès que son fils était un « terroriste » éliminé par les services de sécurité. (Télégramme officiel n° 145 du 29 juin 1995 et décision du 10 février 1996 n° 2302/96).

Metrouh Amar, 23 ans, a été tué le 13 avril 1995 par un milicien de la mairie de Oued Koriche (El Anassers) après une altercation avec un employé de la mairie.

Mezghiche Amar, âgé de 28 ans et demeurant à Oued Ouchayah (Alger) a été exécuté en février 1994 par des policiers selon le témoignage de sa famille.

Meziani M’Henni, 19 ans, lycéen, originaire d’Iloula, tué le 28 avril 2001 à Boubhir, près de Bouzeguène (Tizi-Ouzou). (Révoltes du printemps 2001).

Miassi Hadjoudj Abdallah, adolescent de 16 ans, demeurant à Hussein Dey (Alger) a été exécuté le 2 novembre à Alger. Il a été présenté par la presse comme étant un “dangereux terroriste ”.

Mihoubi Nourreddine, serait mort sous la torture le 7 janvier 1993 à Châteauneuf selon des survivants libérés de ce centre.

Mihoubi Salah, demeurant à Maquaria (Alger), a été exécuté dans la rue par des policiers en civil le 20 novembre 1994.

Mikiri Abdelkader, 46 ans, commerçant domicilié à Dellys (Boumerdés) a été arrêté le 30 mai 1995 par des hommes armés en tenue de gendarmes se réclamant de la brigade de Baghlia. Mort sous la torture le 16 juin 1995 selon les affirmations de sa famille.

Mili Hocine, né le 11 novembre 1964, tourneur de profession, demeurant à El Harrach (Alger) aurait été arrêté selon sa mère en novembre 1997 au Caroubier par les services de sécurité. Un de ses voisins qui tient à garder l’anonymat avait été informé par un de ses amis policiers de Belfort (El Harrach) qu’il aurait effectivement été arrêté par des policiers. Le jour-même de son enlèvement, des policiers et des militaires ont procédé à la perquisition de son domicile. Quelques mois plus tard une deuxième perquisition fut réalisée. Son père décédera quelque temps après sa disparition. Après de multiples écrits et recherches, la mère retrouva les traces de son fils au cimetière d’El Alia où il aurait été enterré au carré 239, tombe n°168. Un certificat de décès lui sera délivré le 11 septembre 2000 où il était précisé que la victime était décédée le 9 décembre 1997.

Miloud, voisin de Mezghiche Amar, âgé de 26 ans et demeurant à Oued Ouchayah (Alger) a été tué au Commissariat du 14e et retrouvé sur la voie ferrée à Hussein-Dey.

Miloud Hamid, demeurant à Blida, ébéniste, exécuté sommairement par le milicien Moussar M’Hamed le 25 août 1995 à 20h 30 au seuil de son domicile selon le témoignage de sa famille. Son père, Miloud Abdelaziz sera blessé à l’épaule. Sa soeur, Zakia, violemment brutalisée par les militaires, mourra 2 mois après à l’hôpital de Koléa, suite au choc.

Miloudi Ahmed, 28 ans, médecin, demeurant à Bethia (Aïn Defla) est arrêté par des gendarmes le 17 juillet 1992. Mort sous la torture à la brigade de gendarmerie de Aïn Defla selon le témoignage de ses parents. Son cadavre est remis à sa famille le 20 juillet.

Mimi Abdelkader, 30 ans, demeurant à Chekfa (Jijel), a été kidnappé par des militaires lors d’une rafle. Son cadavre sera retrouvé à Belhadef (Mila). Seront retrouvés les cadavres d’autre personnes éparpillés dans le village : Lhileh Mohamed Tayeb, Bouhlal Amine, Boufenghour Tayeb, Boulefred Kamal, Bousaadoune Abderrachid, Kebrita Mohamed, Aïn Guerrad Ali, Allouache Rabah, Boussouar Ali.

Mimoun Charf Eddine Mourad, 15 ans, originaire de Boukhlifa, tué le jeudi 26 avril 2001 à Tichy (Béjaïa). (Révoltes du printemps 2001).

Missouri Abderrahmane, né le 11 février 1970 à Chlef, électricien auto, a été exécuté le 28 janvier 1997 à 22 heures 30 devant la porte de son domicile par des hommes armés en tenue de policiers selon le témoignage de sa famille. Trois jours plus tard, ces mêmes hommes armés se réclamant de la police iront perquisitionner le domicile du défunt.

Mizreb Fateh, 16 ans, lycéen, demeurant à Cherarba (Alger) est exécuté sommairement à la sortie de son domicile le 16 août 1994 par des hommes armés en tenue militaire selon le témoignage de sa mère.

Mokdaden Djamel, 16 ans, tué le 25 avril 2001 à Seddouk (Béjaïa). (Révoltes du printemps 2001).

Mokhtari Amar, tué le 27 avril aux Ouadhias (Tizi-Ouzou). (Révoltes du printemps 2001).

Mokhtari Mohamed, né le 9 mai 1971 a été arrêté à la sortie de la Mosquée de Larbaâ (Blida) le 13 septembre 1993 par des hommes armés en tenue militaire puis exécuté selon le témoignage de nombreux fidèles présents dans l’édifice religieux.

Mokhtari Mohamed, demeurant aux Eucalyptus (Alger) a été arrêté et exécuté par des militaires cagoulés le 4 novembre 1994. Autres personnes exécutées : Farhi Mohamed, Hidouci Abdenour, Ladaoui Hocine

Mokrab Oulbane, dit Azeddine, 23 ans, tué par balle le 28 avril 2001 à Larbaâ Nath Irathen (Tizi-Ouzou) par des gendarmes. (Révoltes de printemps 2001)

Mokrane Mostepha, demeurant à Télagh (Sidi Bel Abbes), arrêté en octobre 1997 à son domicile par des policiers cagoulés (nindjas) venus de la ville de Sig, en représailles à la destruction d’une usine par un groupe armé. Mort sous la torture dans les sous-sols de la daïra de Sig (ex-résidence Colonna, w. Mascara) selon le témoignage de sa famille. Enterré dans une fosse commune au cimetière de Télagh. Parmi les cadavres identifiés : Akkal Yahia, Djillali Ferhat, Djillali Sissani, Hadj Guendouz, Mokrane Mostepha, Ould Mohamed Bendjema, Youcef Sayah

Mokrane Zine et Kerbane Athmane, demeurant à Arris (Aurès), ont été exécutés par des militaires le 11 novembre 1994.

Morsli Baghdad, demeurant à Labiod Sidi Cheikh (El Bayadh), tué d’une balle dans la nuque le 4 octobre 2001 par un policier selon le témoignage de ses proches lors des émeutes qui avaient éclaté dans cette localité.

Moualef Issam, né le 4 septembre 1975 à Constantine, arrêté le 18 août 1995 à sa sortie de la mosquée par les services de sécurité.

Moualef Issam, né le 4 décembre 1975 à Constantine, fils d’Abdelmadjid et de Boudemagh Fatima. Célibataire. Lycéen (terminale). Demeurant au 88, rue Kaddour Boumeddous, Constantine. Enlevé le 7 août 1995 à 5h du matin de son domicile familial par des éléments de la sécurité militaire. Exécuté sommairement le 26 août ainsi que six autres citoyens : Arab Mohamed, Bettina Abdelaziz, Trodi Mohamed Seghir, Maatib Mounir, Benzaid Samir et Boufenara Azeddine. Enterrés le 29 août au cimetière central de Constantine. Le 11 mai 1997, le quotidien gouvernemental Enasr, paraissant à Constantine l’a présenté comme étant «un terroriste abattu par les services de sécurité».

Mouazia Hannachi, exécuté sommairement dans la commune de Omaria (Médéa) par des parachutistes et présenté comme étant un terroriste abattu au cours « d’une opération de recherches ». Autres personnes ayant connu le même sort : Boughezoula Mahmoud, Hamida Sidali, Djebbar Ahmed

Mouaïzia Zerrouk, 34 ans, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement par des hommes de la SM le 14 mars 1993 selon les affirmations de sa famille.

Mouetakid Fatma Zohra,(née Belaïd), âgée de 26 ans, demeurant à Bachdjarah (Alger), et Zaïri Nadia, âgée de 26 ans, demeurant à la cité El Hayat, ont été exécutées à Alger le 2 novembre 1994 par des “ forces spéciales ”.

Mouhab Méziane, demeurant à Birkhadem (Alger) a été arrêté le 9 septembre 1994 par des hommes armés se réclamant de la gendarmerie. Sauvagement torturé, il meurt d’une infection suite aux sévices et en l’absence de soins le 22 septembre selon le témoignage de sa famille.

Mouhoub Hayat, 9 ans, est tuée dans la rue à Larbaâ (Blida) par des militaires. Ces derniers procédaient à un ratissage le 15 janvier 1994 suite à une fusillade. Vers 16 h, des soldats descendent d’un véhicule blindé stationné près de la mairie et tirent sur les passants. Avec la grand-mère Mouhoub Nadjat

Mouhoub Nadjat, 60 ans est tuée dans la rue à Larbaâ (Blida) par des militaires. Ces derniers procédaient à un ratissage le 15 janvier 1994 suite à une fusillade. Vers 16 h, des soldats descendent d’un véhicule blindé stationné près de la mairie et tirent sur les passants. Avec sa petite-fille Mouhoub Hayat

Mouissi Boualem, demeurant à Douaouda (Tipaza), prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji, a été exécuté dans sa cellule le 21 février 1995 lors du carnage.

Moulakim Reda, né le 5 juillet 1972, célibataire, demeurant à Alger. Il venait de terminer son service militaire et allait voir ses amis dans un quartier voisin, le 10 août 1994. Au moment de son retour dans son quartier, il assiste à l’agression d’une personne. Pris de panique, il quitte les lieux. Le lendemain, il se rend au commissariat de Belouizdad pour raconter ce qu’il a vu et rentre chez lui. Le 12 août 1994, lors d’un ratissage de la police un voisin évoque le nom de Reda en relation avec le crime de la veille. Les policiers l’arrêtent et le transférent vers un lieu inconnu. Le 23 août 1994 le journal L’Opinion rapporte que Reda, « terroriste », a été abattu deux jours avant. La famille n’a pu voir le corps, ni procéder à son enterrement.

Mouloud Dahmane, 50 ans, aurait été, selon le témoignage de sa famille, assassiné en avril 1995 en pleine ville, par le chef de la milice et DEC de Relizane en personne.

Moussa-Embarek Abdallah, né le 25 mai 1971 à Constantine. Fils de Mohamed et de Zeghachou Fatima. Célibataire. Demeurant à la cité Emir Abdelkader, n° 18, rue CH, Constantine. Arrêté dans la rue le 15 février 1995 par des policiers et exécuté sommairement sur son lieu d’arrestation vers 21 heures. Acte de décès n° 668.

Moussi Amar, demeurant à Meftah (Blida), a été exécuté près de son domicile le 26 novembre 1994 par des gendarmes cagoulés.

Moutadjer Hocine, demeurant à Lakhdaria (Bouira), prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger, détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement puis brûlé dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Moutadjer Mohamed, né le 17 octobre 1935, demeurant à Lakhdaria (Bouira), a été arrêté le 2 juin 1994 par des hommes armés en tenue militaire. Son cadavre sera retrouvé le lendemain sur l’autoroute avec le bras brûlé et les ongles arrachés selon le témoignage de son épouse et de son fils. Ce jour là les habitants de la région avaient retrouvé plus de 70 cadavres jetés au bord de la route.

Moutadjer Rachid, né le 16 juin 1972, demeurant à Kadiria (Bouira), sans emploi, a été abattu par des membres des services de sécurité le 6 mars 1994 alors qu’il se promenait et sera abandonné dans la rue.

Mouter Sofiane, 21 ans, tué d’une balle au thorax le 27 avril 2001 à Azazga (Tizi Ouzou), par les gendarmes. (Révoltes printemps 2001)

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