11 janvier 2002 : Liste de 1100 exécutions sommaires

 L’Algérie 10 ans après le putsch Les droits humains: Un bilan désastreux 

1100 exécutions Sommaires

Liste actualisée par Algeria-Watch en avril 2003, novembre 2014

Liste non exhaustive établie par Dr. Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch sur la base des informations rassemblées par Dr. Salah-Eddine Sidhoum, Me Mahmoud Khelili, Me Sofiane Chouiter, Me Rachid Mesli, Me Mohamed Tahri, le CAMLDHDH

Publiée par Algeria-Watch, 11 janvier 2002

Cette liste non exhaustive de personnes exécutées sommairement a pu être réalisée grâce au travail courageux d’une poignée de défenseurs des droits humains et à la détermination des familles des victimes qui malgré les intimidations, persécutions et menaces ont persévéré dans cette quête de vérité. Il est probable que des imprécisions et des erreurs aient été transmises, vu les conditions de travail sur le terrain extrêmement difficiles. Nous lançons un appel aux témoins et familles de victimes pour apporter des compléments d’informations et nous informer de cas d’exécutions extrajudiciaires que nous n’avons pas répertoriés.

A    B    C    D    E    F    G    H    I    K    L    M    N    O    R    S    T    Y    Z

 

G

Ghali Salah, demeurant à Oued Rhiou (w. Relizane) arrêté par des militaires et retrouvé assassiné en mai 1994 avec les cadavres de : Bouziane Ouadah, Larak Abdelkader, Annani Ahmed

Gharbi Ahmed, 27 ans, demeurant à Ouled Allel près de Sidi Moussa (Boumerdés) a été tué selon le témoignage de sa famille le 9 mai 1995 par un gendarme.

Gharbi Saïd, né le 23 février 1968 à Constantine et y demeurant. Exécuté le 10 septembre 1996 à 12h par des militaires devant son domicile et en présence de sa famille. Le corps de la victime sera emporté par les auteurs du crime. Son domicile sera pillé : vol des livrets de famille de la victime et de son père, de bijoux en or (bague, boucles d’oreilles, ceinture composée de 20 louis d’or), collier en perles, un téléviseur, un tapis, des couvertures, un réchaud à lessive, 2 horloges murales, un séchoir, un moulin à café, un fer à repasser, un four électrique, un ventilateur, un service à café. Avant de partir, ces militaires, toujours selon le témoignage de sa famille, ont saccagé la bibliothèque, le buffet de cuisine, la vaisselle et le réfrigérateur.

Guemazi Lakhdar, originaire de Bou Saada (M’Sila), a été exécuté par des militaires à M’sila le 7 septembre 1994. Il a été présenté comme étant un “ terroriste activement recherché ”

Ghemili Ouahid, demeurant à Aïn Taya (Alger), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Guendoud Amar, 23 ans, tué le 27 avril 2001 à Maâtkas (Tizi-Ouzou). (Révoltes du printemps 2001).

Ghomari Mustapha, demeurant à Bordj El Bahri (Alger) a été arrêté le 29 mars 1994 par des hommes armés se réclamant de la police à Bordj El Bahri. Son cadavre sera découvert quelques jours après à la périphérie du quartier.

Ghoualem Ahmed, 42 ans, exécuté sommairement à El Abadia (Ain Defla) en même temps que Kerrouk Mustapha, et Aoumer Bouziane.

Gouigah Mohamed, âgé de 26 ans a été arrêté par des militaires à la suite d’un ratissage à Boudouaou (Boumerdès) effectué le 12 août 1994. Son corps sera retrouvé criblé de balles. Arrêtés et exécutés au même moment : Boudjema Merouane et Mahsas Ahmed.

Goumiri Mustapha, 22 ans, a été exécuté par des hommes armés en tenue militaire le 30 mars 1994 à 17 h 05 à la cité militaire de Bordj El Bahri (Alger) selon le témoignage de sa famille., En Même temps que Akrine Yacine.

Graâhia Zoubir, 25 ans, demeurant à Bir Mourad Rais (Alger), a été tué le mardi 3 mai 1994 par des policiers en civil à Kouba alors qu’il marchait dans la rue. Pour camoufler cet assassinat sommaire, il sera présenté officiellement comme étant un « terroriste abattu alors qu’il tentait de prendre la fuite » selon le témoignage de ses proches.

Griche Yacine, demeurant à Bordj El Bahri (Alger) est arrêté le 29 mars 1994 dans son quartier par des hommes armés se réclamant de la police. Retrouvé mort par balles.

Gridi Moussa, a été exécuté le 5 décembre 1994 par des policiers cagoulés (nindjas) dans son quartier de Oued Ouchayeh (Hussein Dey, Alger) en même temps que : Bekka Mustapha, Kassoussi Omar, Mebarki Mabrouk, Megdoud Makhlouf et Sbaa Mouloud

Guahane Abdeslam, 34 ans, demeurant à Cherarba, (El Harrach). Il aurait été tué en représailles à la mort de plusieurs militaires lors d’une embuscade. Des militaires ont encerclé le quartier de Cherarba dans la nuit du jeudi 2 au vendredi 3 juin 1994 durant le couvre-feu et ont commencé à perquisitionner les domiciles et à faire sortir des citoyens, plus particulièrement des jeunes, qu’ils emmenèrent avec eux. D’après les recoupements faits auprès des familles, il y avait près de cinquante jeunes. Quelques minutes après le départ des militaires, des rafales d’armes déchiraient le silence du quartier. Du fait du couvre-feu, personne n’osa sortir. Le lendemain, soit le vendredi 3 juin 1994, quarante et un (41) corps gisaient tout le long des rues de Cherarba, ils avaient été exécutés sommairement par les militaires, en représailles à l’embuscade de la veille. Neuf corps ont été identifiés à la morgue de Bologhine, les autres ont été enregistrés sous forme de X algériens. Bennane Miloud, Hamioud Abdelghani, Larachi Hacène, Djebbar Mustapha, Bouchabou Hamou, Hamioud Abdelghani, Azizi Ali, Azizi Ali, Guahane Abdeslam, Karoune Farid, Chenal Merouane.

Guedoudj Hacène, demeurant à Bordj Bou Arreridj, a été kidnappé avec d’autres personnes lors d’une rafle des services de sécurité le 24 novembre 1994. Son corps mutilé (certains étaient égorgés, d’autres criblés de balles) a été retrouvé à Zemourah. Autres personnes exécutées : Azoug Nacir, Belhadj Mohamed, Benkhanouf Aïssa, Boualem Rédha, Chikouche Smaïl, Debbiche Abdelhak, Amara Khatir, Harchaoui Djamal, Rahmani Lahmidi et Saadaoui Hafnaoui

Guen Belkheir, 40 ans demeurant à Ksar Hirane (Laghouat), a été arrêté par la gendarmerie à son domicile en janvier 1993 selon le témoignage de sa famille. Atrocement torturé puis brûlé à l’eau bouillante. Mort sous la torture puis jeté dans la forêt.

Guenane Azzeddine, 23 ans, a été arrêté à son domicile à Larbaâ (Blida) le 15 janvier 1994 suite à un ratissage. Son corps sera retrouvé le soir dans la rue. Arrêté et exécuté en même temps que : Kadem Mohamed, Amrani Redouane, Médjadni Farouk, Medjadni Mohamed, Kerkar Allal, Azzouz Mohamed, Belaroussi Tayeb, Djaâdani Halim et Sellami Mahfoud

Guenifi Mohamed Chérif, né le 24 mai 1956, demeurant au Chalet des Pins (Constantine), marié et père de 7 enfants, ouvrier à l’usine de textile Sonitex de Constantine, enlevé le 1er juin 1994 par les services de sécurité à son lieu de travail. Son cadavre sera retrouvé le 20 août 1994 ainsi que 8 autres cadavres dans le quartier de Daksi, mutilé et criblé de balles. Sera enterré le 23 août 1994 au cimetière central de Constantine par des policiers. Il y avait aussi le cadavre de Belaribi Abdelwahab. Acte de décès n° 3465 dressé par l’APC de Constantine.

Guennar Slimane, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement le 23 mars 1993 par des hommes de la SM selon le témoignage de ses parents.

Guennouche Yazid, arrêté à Mohammedia (Alger) et exécuté le 4 janvier 1995. Il a été présenté comme étant un “ terroriste ” recherché.

Guergas Nourreddine, 40 ans, demeurant à Hussein-Dey (Alger) est exécuté sommairement le 1er novembre 1993 par un policier devant la porte de son domicile. Le père de la victime se présenta à la police pour tenter de récupérer la dépouille de son fils. Celle-ci exigea de lui de signer un procès-verbal stipulant que Noureddine était un « terroriste »et qu’il avait été abattu en flagrant délit de fuite. Ce n’est qu’au 3ème jour que le père, résigné, signa le document pour pouvoir récupérer le corps de son fils.

Guermah Mohamed Massinissa, 19 ans, lycéen à Béni Douala, grièvement blessé à la brigade de gendarmerie du village le 18 avril 2001. Succombe à ses blessures le lendemain à l’hôpital Mustapha d’Alger. (Révoltes de printemps)

Guessaoui Abdenasser, 30 ans a été exécuté par des hommes armés en tenue militaire le 9 mai 1994 au quartier Bouakel (Batna).

Guettaf Hocine, né le 11 septembre 1973, célibataire, journalier, demeurant dans la commune de Bougara (Blida) a été enlevé le 8 mars 1995 sur les lieux de son travail au douar Lâabaziz en compagnie d’un autre travailleur Belhout Mourad par des miliciens dont Azib Mohamed. Tous deux furent assassinés peu après. Des travailleurs de chantier ont observé la scène. La famille a contacté la gendarmerie qui l’a entendue mais elle ne sait pas où le cadavre a été enterré.

Guetti Mouloud, âgé de 28 ans a été exécuté en mai 1994 par des hommes armés en tenue de policiers en pleine rue à Bourouba (Hussein Dey)

Guittouche Messaoud, arrêté par la police le 14 décembre 1994. Il a été retrouvé quelques heures plus tard exécuté. Ses parents ont été informés par la police que leur fils était un “ terroriste ” recherché qui a été abattu.

H

Habib Bella, 23 ans demeurant à Ksar El Hirane (Laghouat), a été arrêté par la gendarmerie à son domicile en janvier 1993 selon ses parents. Atrocement torturé puis brûlé à l’eau bouillante. Mort sous la torture puis jeté dans la forêt.

Habib Smaïl, (Zemmouri): 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Halouane Ahmed (Thénia) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Haddad Nadir, 26 ans, tué le 25 avril 2001 par balles à Ouzellaguen (Béjaïa) (Révoltes du printemps 2001).

Haddad Tahar, âgé de 56 ans, membre de l’A.L.N. (1957-1962), cafetier à Baraki (café du Foyer), fut arrêté à son domicile sis à la rue Khelifa Boukhalfa (Alger) le 3 janvier 1993. Pendant une semaine, la famille est restée sans nouvelles jusqu’à ce que les services de sécurité avertissent son épouse qu’il était mort le 10 janvier d’une « crise cardiaque ». Les policiers refusèrent de remettre le corps à la famille. Seuls les proches étaient autorisés à assister à un enterrement sous haute surveillance. Seule sa femme a pu voir le visage de son mari qui portait un bandage ensanglanté au crâne. Tahar est mort sous la torture, à la brigade de gendarmerie de Baraki, Alger, une semaine après son arrestation arbitraire.

Haddoum Belkacem, 34 ans, père de trois enfants, officier municipal à Djelida (Wilaya d’Aïn Defla) a été arrêté en janvier 1994 par des gendarmes et séquestré à la brigade de gendarmerie de la localité où son père lui rendit visite à plusieurs reprises. Il le vit pour la dernière fois en février. Selon le témoignage de sa famille Il aurait été exécuté en février dans la forêt de  » El M’Ghazi  » ainsi que six autres citoyens Haddoum Djilali, Haddoum Kouider, Tazerout Belkacem). Toujours selon la famille, cette forêt est le lieu de prédilection des exécutions sommaires.

Haddoum Djillali, 28 ans, demeurant à Hassania (Aïn Defla), arrêté par des gendarmes en janvier 1994 aurait été exécuté sommairement dans la forêt « El M’Ghazi » en février 1994.

Haddoum Kouider, médecin demeurant à Hassania (Aïn Defla), arrêté par des gendarmes en janvier 1994 aurait été exécuté sommairement dans la forêt « El M’Ghazi » en février 1994 selon le témoignage de sa famille.

Hadi Ammi, 63 ans, mutilé de la guerre de libération nationale, déporté dans le camp de concentration de Reggane est froidement abattu le 3 mars 1992 (correspondant au 27e jour du Ramadhan) par un adjudant de l’armée, alors qu’il s’interposait entre les militaires et les déportés qui protestaient contre les conditions inhumaines de déportation. Officiellement il s’agissait d’une « tentative de fuite ». Il est à noter que ce citoyen était porteur d’une prothèse de jambe et se trouvait déporté en plein désert.

Hadidi Amine, 16 ans, lycéen, demeurant à Maqaria (Alger) exécuté sommairement par des policiers en mai 1995, selon le témoignage de sa famille alors qu’il se rendait à l’école.

Hadj Ali Abdelkader, demeurant à Hameur El Aïn (Tipaza) a été arrêté à son domicile par des policiers ou des agents de la SM lors d’un ratissage. Une semaine plus tard son corps a été rejeté par les vagues au niveau de la plage de Fouka-Marine. Ce jour là 4 personnes ont été arrêtées, trois cadavres ont été découverts dont ceux de Ablachi Slimane et Tahir Abdelkrim.

Hadj Guendouz, demeurant à Télagh (Sidi Bel Abbes), arrêté en octobre 1997 à son domicile par des policiers cagoulés (nindjas) venus de la ville de Sig, en représailles à la destruction d’une usine par un groupe armé. Mort sous la torture dans les sous-sols de la daïra de Sig (ex-résidence Colonna, w. Mascara) selon le témoignage de sa famille. Enterré dans une fosse commune au cimetière de Télagh. Parmi les cadavres identifiés : Akkal Yahia, Djillali Ferhat, Djillali Sissani, Hadj Guendouz, Mokrane Mostepha, Ould Mohamed Bendjema, Youcef Sayah

Hadj Omar Ahcène, né le 11 septembre 1963 à El Harrach (Alger), commerçant, a été exécuté le 1er octobre 1994 à 19 heures 30. Il avait stationné son véhicule près de la Mosquée Fodil El Ouartilani d’Hussein Dey (Alger), et avait rejoint ce lieu de culte pour accomplir la prière d’El Icha. Il s’était mis en ligne à l’appel du muezzin et la prière a débuté. Soudain deux hommes armés, l’un en tenue de parachutiste avec un bandeau rouge sur le front, et l’autre en civil, ont fait irruption dans la mosquée, en proférant des grossièretés. La prière a été interrompue et les hommes armés ont demandé aux fidèles de lever les mains. Ils étaient manifestement dans un état second, saouls ou drogués. D’autres attendaient dehors. Hadj Omar a été sorti et mis à genoux au milieu de la rue, les mains sur la tête. L’homme au bandeau rouge lui a tiré une balle en pleine tête et à bout portant, en proférant un blasphème, sous le regard terrorisé des fidèles. Les hommes armés sont montés dans leur véhicule blanc, de type Patrol, en état d’excitation et ont laissé la victime morte gisant dans une énorme flaque de sang.

Hadjadj Mansour, marié et père de 5 enfants, a été enlevé par la Sécurité militaire à son domicile à Bou Arfa (Blida) et retrouvé assassiné, criblé de balles près de son domicile.

Hadjadj Slimane, âgé de 30 ans, demeurant à Khroub (Constantine), a été exécuté le 25 novembre 1994 par des militaires. Il a été présenté dans la presse comme étant “ un dangereux terroriste recherché depuis 1992 ”.

Hadjal Ahmed, né le 30 novembre 1968, étudiant, recherché pour « terrorisme » a été exécuté sommairement le 26 juin 1994 rue de la Glacière devant des témoins par des policiers cagoulés (nindjas).

Hadjeri Mohamed, demeurant à Berrouaghia (Médéa) a été arrêté le 13 mars 1994 lors d’un ratissage selon le témoignage de sa famille. Son cadavre a été retrouvé à la périphérie de la ville.

Hadji Abdelaziz, demeurant à Berrouaghia (Médéa), professeur au lycée, exécuté sommairement.

Hadji Djelloul, âgé de 34 ans, domicilié à Bourouba (Alger), a été arrêté par des policiers puis assassiné au commissariat de la localité. Son cadavre a été jeté dans la ruelle de son domicile, faisant croire qu’il avait été abattu alors qu’il tentait de « fuir ».

Hadji Messaoud, , demeurant à Constantine, arrêté le 14 novembre 1994 par des civils armés accompagnés de militaires cagoulés. Il a été retrouvé mort par balles quelques jours plus tard. Arrêtés et retrouvés exécutés à la même période : Kaïm Salim, Maoui Bounab Salim et Saadi Mohamed Taha

Hadjou Samir, âgé de 35 ans, demeurant à Tlemcen, a été assassiné par des policiers en civil le 30 décembre 1994 à la cité Boudeghène.

Hadjouni Abdelwahab, 32 ans, demeurant à Batna, a été arrêté en 1994 à son domicile par des policiers cagoulés (nindjas). Son cadavre sera retrouvé le lendemain avec la gorge tranchée, selon le témoignage de ses proches.

Hadjouti Mustapha, demeurant à Boufarik (Blida), prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été assassiné lors du carnage du Ramadhan du 21 février 1995.

Hafaïfa Mohamed, né le 2 octobre 1976, célibataire, demeurant à Bou Saâda (M’Sila), arrêté le 23 juillet 1996 à 16h 50 par des civils armés à un barrage dressé à hauteur de Châteaurouge, aux Eucalyptus (El Harrach). Son cadavre sera retrouvé le lendemain, égorgé et transféré à la morgue de l’hôpital Zemirli d’El Harrach. Le groupe armé qui l’aurait intercepté sur la route aurait trouvé en sa possession une convocation du service national. Des témoins oculaires auraient identifié deux éléments de ce groupe armé : Rezal Rabah et Ayache Kadili. Enterré le 11 août 1996 à 14h au cimetière d’El Alia (carré 232, tombe 209).

Hafayed Mohamed, 28 ans, demeurant à Bachdjarah (Alger) a été exécuté publiquement par des hommes armés et cagoulés se réclamant de la police en plein marché du quartier le 11 août 1994, selon le témoignage de sa famille. Il était accompagné de Abdelali Djamal Hafayed Mohamed, exécuté également. Tous deux furent présentés comme étant des « terroristes abattus après une course poursuite ».

Hafsaoui M’Hamed, 29 ans, fellah, demeurant à Aïn El Hamra (Bordj Ménaïel) a été exécuté sommairement en mars 1997 devant son domicile par des hommes armés en tenue militaire et des miliciens selon le témoignage de ses parents.

Haïk Djelloul, 45 ans, employé Sogedia, demeurant à Relizane a été kidnappé au cours d’un ratissage puis exécuté. D’autres personnes ont connu le même sort : Aoun Youcef, Fekkir Miloud, Belarbi Yahia, Henni Setihi, Soudek Abdallah.

Hakimi Abdelhamid, né le 15 janvier 1956, marié et père de 5 enfants, employé à la société des pneus (SATI), demeurant à Blida a été enlevé en janvier 1996 à Bougara par des miliciens et son cadavre a été retrouvé 23 jours après l’enlèvement à Bouinan (Blida), à quelques kilomètres de Bougara. Le même jour ont été enlevés en même temps que lui, les citoyens Flissa Bouziane et Chérif Yahia qui ont été également retrouvés tués à Bouinan. Certificat de décès délivré le 7 février 1996 par le médecin-légiste de l’hôpital Frantz Fanon de Blida (mort violente par projectile d’arme à feu).

Hallalat Kouider, demeurant à M’sila, a été arrêté le 24 novembre 1994 par des civils armés se réclamant de la Sécurité militaire. Il a été retrouvé dans une bourgade à quelques kilomètres de son lieu d’arrestation, à Boudjlikh, tué par balles. Les personnes suivantes ont été arrêtées et exécutées au même moment : Benaoui Hocine, Berani Youcef, Bakni Mohamed et Zidane Madani

Halouane Ahmed, (Thénia): 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Halouane Kamal, 24 ans, infirmier à l’hôpital de Thénia (Boumerdés), a été arrêté le matin du 31 mars 1993 par des policiers. La gendarmerie d’Ouled Moussa a informé le père le 11 mai 1993 que le corps de son fils a été retrouvé près d’une caserne le 8 mai. Selon sa famille il aurait été arrêté et tué car son frère aurait rejoint le maquis. Il présentait des traces de perforation des membres (utilisation d’une chignole) et les testicules broyés.

Halouane Mustapha, 26 ans, gérant du parking communal de Thénia (Boumerdès), domicilié à Thénia a été arrêté en décembre 1994 par des hommes armés se réclamant de la police devant témoins (au nombre de cinq, toujours vivants et prêts à témoigner) selon ses parents. Il a été sauvagement torturé (fractures des deux membres inférieurs et arrachement de l’œil) au commissariat de Thénia puis exécuté sommairement et son cadavre fut jeté au lieu dit Mehrane où fut ainsi découvert par ses parents 26 jours après son enlèvement.

Haloui Salah, âgé de 26 ans, demeurant à Oued R’hiou (Relizane), a été arrêté le 5 janvier 1995 par des militaires. Son cadavre a été retrouvé criblé de balles.

Hamache Arezki, 32 ans, tué le 26 avril 2001 à 15h 30 par des gendarmes à Larbaâ Nath Irathen (Tizi Ouzou). (Révoltes du printemps 2001)

Hamadi Rachid, arrêté le 28 février 1996 aux Eucalyptus (Alger) par des gendarmes de la localité et des militaires selon le témoignage des parents. Son cadavre mutilé (sept balles dans le crâne et abdomen criblé de balles) sera retrouvé trois jours plus tard sur l’autoroute de Dar El Beida.

Hamadou Redouane, âgé de 28 ans, demeurant à Hussein Dey (Alger) a été exécuté le 1er novembre 1994.

Hamaïdia Miloud, 28 ans, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement par des hommes de la SM le 14 mars 1993 selon le témoignage des parents.

Hamani Ali, 35 ans, a été tué par une patrouille militaire le 23 février 1993 à 14h à Beni Merad (Bordj El-Kiffan).

Hamani Zoheir, âgé de 27 ans, demeurant à Baraki (Alger), a été exécuté par une patrouille militaire le 4 janvier 1995.

Hamdad Ahmed, demeurant à Larbaâ (Blida), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Hamdoud Benyoucef, 26 ans a été exécuté sommairement le 28 juin 1994 à Sidi Moussa (Alger) par des militaires. Ses parents seront informés que leur fils était un «terroriste » abattu au cours d’un accrochage.

Hameg Nacer, demeurant à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou), mort par asphyxie suite aux jets de grenades lacrymogènes le lundi 28 mai 2001. (Révoltes du printemps)

Hamened Youcef, 18 ans, lycéen en classe de terminale, originaire de Timizart, tué le samedi 28 avril 2001 à Mekla (Tizi Ouzou) par des gendarmes. (Révoltes du printemps)

Hamida Sidali, exécuté sommairement dans la commune de Omaria (Médéa) par des parachutistes et présenté comme étant un « terroriste » abattu au cours « d’une opération de recherches ». Autres personnes ayant connu le même sort : Mouazia Hannachi, Djebbar Ahmed, Boughezoula Mahmoud

Hamidechi Mohamed, grièvement blessé par balles à la tête le lundi 28 mai 2001 à Tadmaït (Tizi-Ouzou), succombe à ses blessures. (Révoltes du printemps 2001).

Hamidi Laadjal, demeurant à Ouled El Kheir, a été exécuté à Mostaghanem le 28 novembre 1994 par une patrouille de gendarmerie.

Hamidou Abdelghani, demeurant à Cherarba (El Harrach) a été arrêté le 2 juin 1994 à son domicile, suite à un ratissage. Son cadavre sera retrouvé le lendemain sur la route d’El Harrach.

Hamili Nourreddine, 33 ans, demeurant à Sidi Daoud (Boumerdès) a été exécuté sommairement par des hommes armés en tenue militaire le 11 avril 1996 à un barrage au village de Laaziba alors qu’il se rendait au marché des fruits et légumes à bord de son véhicule, selon le témoignage de sa famille.

Hamioud Abdelghani, 18 ans, demeurant à Cherarba (El Harrach). Il aurait été tué en représailles à la mort de plusieurs militaires lors d’une embuscade selon le témoignage de ses parents. Des militaires ont encerclé le quartier de Cherarba dans la nuit du Jeudi 2 au Vendredi 3 juin 1994 durant le couvre-feu et ont commencé à perquisitionner les domiciles et à faire sortir des citoyens, plus particulièrement des jeunes, qu’ils emmenèrent avec eux. D’après les recoupements faits auprès des familles, il y avait près de cinquante jeunes. Quelques minutes après le départ des militaires, des rafales d’armes déchiraient le silence du quartier. Du fait du couvre-feu, personne n’osa sortir. Le lendemain, soit le Vendredi 3 juin 1994, quarante et un (41) corps gisaient tout le long des rues de Cherarba, ils avaient été exécutés sommairement par les militaires, en représailles à l’embuscade de la veille. Neuf corps ont été identifiés à la morgue de Bologhine, les autres ont été enregistrés sous forme de X algériens. Larachi Hacène, Djebbar Mustapha, Bouchabou Hamou, Hamioud Abdelghani, Azizi Ali, Benane Miloud, Azizi Ali, Guahane Abdeslam, Karoune Farid, Chenal Merouane.

Hamitouche Mohamed, âgé de 22 ans, demeurant à Bachdjarah (Alger), a été exécuté le 1er novembre 1994 au Telemly (Alger).

Hamlaoui Lazhar, 11 ans. A la suite d’une manifestation pacifique, organisée à la suite de l’arrestation d’un imam d’une mosquée de la ville de Batna, les forces de sécurité se déchaînèrent avec une rare violence contre les manifestants: encerclement de la ville par les soldats, utilisation d’armes de guerre (fusils d’assaut Kalachnikov, fusils mitrailleurs FMPK, balles traçantes et explosives). Des dizaines de citoyens furent exécutés, alors que des centaines d’autres furent arrêtées et torturées. Voici la liste des personnes tuées entre le 4 et le 15 février 1992, lors de ces événements tragiques : Omar Rebbouh, enseignant à l’Université de Batna et maire de la ville, Derghal Yamina, 60 ans Khellaf Abdennabi, 27 ans, Louchene Abdelmadjid, 18 ans, Chekabi Fawzi, 24 ans, Abdelmadjid Mohamed, 30 ans, Ibrahim Lotfi, 60 ans, Aouam Mahmoudi, 22 ans, Meddour Ammar, 22 ans, Yakhlaf Ibrahim, 18 ans, Achach Said, 15 ans, Deram Salim, 17 ans, Merzekane Lakhdar, 18 ans, Benzeroual Samir, 20 ans, Benkezza Tarek, 14 ans, Bourenane Salim, 22 ans.

Hamlaoui Saïd, né en 1961, a été kidnappé le 6 mai 1994 à son domicile, rue Kitouche Abdelhak, et exécuté immédiatement à quelques mètres de sa maison par des militaires accompagnés de civils armés.

Hamouda Mohamed, 26 ans, tué par balles le 29 mai 2001 à Tadmaït. (Tizi-Ouzou) (Révoltes du printemps 2001).

Hamoudi Boualem, 21 ans, a été exécuté par des militaires le 7 mai 1993 à Ouled Slama (Blida).

Hamoudi Yahia, 60 ans, tué d’une rafale de Kalachnikov à Béni Mohli (Sétif). (Révoltes printemps 2001)

Hamoui Abdelkrim, exécuté sommairement par des policiers cagoulés à la cité universitaire de Ben Aknoun (Alger) le 16 avril 1994. Il a été présenté comme étant un dangereux « terroriste » abattu lors d’un accrochage.

Hamras Athmane, en traitement dans un service de psychiatrie pour dépression, a été arrêté et exécuté à un barrage militaire, à Bouira, devant de nombreux témoins.

Hamza Fateh (Khemis El Khechna), 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Hamza Rachid, tué le 23 mai 2001 à Feraoun (Tizi-Ouzou). (Révoltes du printemps 2001).

Hanifi Rafik, né le 14 mars 1972, en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Hanniche Hamid, 19 ans, lycéen originaire de Frikat, près de Draâ El Mizan (Tizi-Ouzou), grièvement blessé d’une balle dans la tête par un militaire, en faction devant l’Amirauté d’Alger, à la fin de la manifestation pacifique du 31 mai 2001, (alors que la victime se trouvait dans un camion s’apprêtant à rejoindre son village) succombe à sa blessure le 5 mai à l’hôpital Mustapha. (Révoltes printemps 2001)

Hansali Boualem, employé de banque a été exécuté après son arrestation par des hommes armés en tenue militaire à Bordj Ménaïel (Boumerdés) le 14 juin 1994 selon le témoignage de ses proches.

Haouache Abdelkader, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement par des hommes de la SM le 23 mars 1993 selon le témoignage de sa famille.

Harchaoui Djamal, demeurant à Bordj Bou Arreridj, a été kidnappé avec d’autres personnes lors d’une rafle réalisée par les services de sécurité le 24 novembre 1994. Son corps mutilé (certains étaient égorgés, d’autres criblés de balles) a été retrouvé à Zemourah. Autres personnes : Azoug Nacir, Belhadj Mohamed, Benkhanouf Aïssa, Boualem Rédha, Chikouche Smaïl, Debbiche Abdelhak, Guedoudj Hacène, Amara Khatir, Rahmani Lahmidi et Saadaoui Hafnaoui

Hareb Dalila, cardiologue à l’hôpital Mustapha, mariée seulement depuis une semaine, a été écrasée dans son véhicule par un char près de Chateauneuf (Alger), le 1er novembre 1993. Dans le P.V. de constat d’accident il est signalé que le médecin n’avait pas respecté la priorité.

Harfi Mokrane, 25 ans, originaire du village Takhourt Neldjir (Tizi Ouzou), tué par des gendarmes à Boudjima (Tizi-Ouzou) le samedi 28 avril 2001. (Révoltes du printemps 2001).

Harik Nourreddine, né le 29 août 1964, universitaire, demeurant aux Anassers (Alger), prisonnier politique condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté lors du carnage perpétré le 21 février 1995.

Harnouz Tayeb, âgé de 21 ans, commerçant en alimentation générale à Djédioua (Relizane) a été arrêté par la gendarmerie en 1995 selon le témoignage de sa famille. Mort sous la torture.

Hassan Noureddine, 17 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ighzer Amokrane (Béjaïa). (Révoltes du printemps 2001).

Hattab Khaled, (employé à la Sonacome), demeurant à Benzerga (Alger), a été arrêté à son domicile le 12 décembre 1993 par des militaires et retrouvé mort dans l’oued selon le témoignage de sa famille. De nombreuses autres personnes ont été arrêtées et exécutées après que leurs domiciles aient été perquisitionnés : Talbi Abdelkader, Laouid Abdelhamid, son petit-fils Laouid Nabil, Rich Boualem, Djelloul Youcef, Sebti Djelloul, Selmouni Saïd, Merir Abderrachid.

Hattab Mohamed, (Aïn Taya), 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya) , Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Hattabi Rédha, 12 ans, écolier, a été arrêté en 1995 par des hommes armés se réclamant de la police de Bourouba (Hussein-Dey), puis exécuté sommairement selon le témoignage de ses parents.

Haya Liès, 19 ans, demeurant au quartier des Eucalyptus (El Harrach) a été arrêté lors d’une rafle des militaires dans son quartier le 17 avril 1994. Son cadavre sera retrouvé sur la route, criblé de balles, et ramené à la morgue de l’hôpital Salim Zemirli.

Haya Noureddine, 27 ans, demeurant à Helouane, près d’Ighzer Amokrane (Bejaïa), grièvement blessé par balles le 19 juin, succombe à ses blessures de 20 juin à l’hôpital d’Akbou. (Révoltes printemps 2001).

Heddad Hamza, tué le 27 avril 2001 aux Ouadhias (Tizi-Ouzou). (Révoltes du printemps 2001).

Hedougua Mokhtar, a été tué le 8 novembre 1994 par des hommes armés en tenue militaire aux Eucalyptus (Alger) selon le témoignage de sa famille.

Hedroug Ouahid, prisonnier de droit commun, en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Hemaidi Laïd, demeurant dans la commune de Bourkika (Tipaza) a été arrêté le 13 août 1994 lors d’un ratissage. Un communiqué de presse annonçait le 17 août que ce citoyen avait été «abattu au cours d’un accrochage ». En même temps que lui furent arrêtés une cinquantaine de personnes dont certaines furent aussi exécutées : Abeli Noureddine, Rebahi Benaïcha, Rokhma Abdelhalim, Rokhma Benaïcha, Rokhma El Houari, Rokhma Laïd, Rokhma Omar, Rokhma Redouane, Semcha Karim et Semcha Zoubir.

Hemel Aïssa, 60 ans, demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement par des hommes de la SM le 30 août 1993 selon le témoignage de sa famille et de ses voisins.

Hendri Fayçal, 27 ans, demeurant à Constantine, arrêté le 20 août 1994 par des hommes armés de la sécurité militaire. Son cadavre sera retrouvé le même jour dans le quartier, mutilé et criblé de balles. Il sera enterré au cimetière central de Constantine le 23 août 1994 par des policiers selon le récit de ses proches.

Henni Fatah, Kallal Mohamed, Tahar et Khoualdia Kamal, demeurant à Guelma, ont été arrêtés par des militaires en patrouille et exécutés le 14 décembre 1994.

Henni Setihi, 35 ans, magasinier, demeurant à Relizane a été kidnappé au cours d’un ratissage puis exécuté. D’autres personnes ont connu le même sort : Aoun Youcef, Fekkir Miloud, Haïk Djelloul, Belarbi Yahia, Soudek Abdallah.

Hentabli Djilali, demeurant à Médéa, marié et père d’un enfant a été exécuté en décembre 1993, a Ksar El Boukhari par des militaires cagoulés selon le témoignage de sa famille.

Hentabli Moussa, 17 ans, lycéen, demeurant à Médéa, a été exécuté, selon le témoignage de ses proches par un certain lieutenant Chenaoui le 27 juin 1995 a la cité Dar El Beida/ Bab El Aqwass.

Hentabli Othmane, demeurant à Médéa a été exécuté le 11 avril 1995 par des policiers cagoulés (nindjas) et son cadavre sera exposé sur la place publique durant toute la journée.

Hentabli Sid-Ali, demeurant à Médéa a été exécuté en 1994 devant la mosquée « Bendali » de Médéa par des policiers cagoulés (nindjas) selon le témoignage de sa famille

Hettak Youcef, 22 ans, originaire de Bouzeguène (Tizi-Ouzou), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger. Son cadavre sera retrouvé à la morgue de l’hôpital d’El Harrach.

Hidouci Abdenour, demeurant aux Eucalyptus (Alger), a été arrêté et exécuté par des militaires cagoulés le 4 novembre 1994. Autres personnes exécutées : Farhi Mohamed, Ameur Smaïl, Ladaoui Hocine et Mokhtari Mohamed

Hiréche Karim, 18 ans, a été arrêté à son domicile par des hommes cagoulés armés et en tenue militaire le 2 avril 1994 à Bordj El Kiffan (Alger). Son cadavre sera découvert dans un fossé à quelques mètres de son lieu d’arrestation. Arrêté et exécuté en même temps que : Boumriche Brahim, Dahmane Djamel.

Hocine Smaïl, né le 26 avril 1968, demeurant à Alger, prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Hosni Lakhdar, âgé de 34 ans, demeurant à Zeralda (Tipaza), a été arrêté le 30 août 1994 lors d’une rafle militaire. Son corps a été remis à sa famille après qu’elle ait signé un document reconnaissant que son fils était un “ terroriste ”.

Houdane Tewfik, né le 11.09.74, a été exécuté dans la rue par des militaires à Larbaâ (Blida) le 24 mars 1994 selon le témoignage de sa famille. Présenté comme étant un «terroriste» abattu lors d’un accrochage. Arrêtés et exécutés en même temps : Othmane Azzedine, Toualit Kamal, Izel Abdelghani

Hraoui Ali, né le 8 novembre 1970, célibataire, demeurant à Kadiria (Bouira). Le 24 juin 1994 à 4h du matin les militaires se sont introduits violemment dans le domicile familial et ont enlevé Ali. Il a été détenu pendant 15 jours à Tizi Gheniff et son cadavre sera découvert ainsi que 5 autres dans la forêt. Ils étaient calcinés. La famille a pu voir le cadavre à la morgue.

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