11 janvier 2002 : Liste de 1100 exécutions sommaires

 L’Algérie 10 ans après le putsch Les droits humains: Un bilan désastreux 

1100 exécutions Sommaires

Liste actualisée par Algeria-Watch en avril 2003, novembre 2014

Liste non exhaustive établie par Dr. Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch sur la base des informations rassemblées par Dr. Salah-Eddine Sidhoum, Me Mahmoud Khelili, Me Sofiane Chouiter, Me Rachid Mesli, Me Mohamed Tahri, le CAMLDHDH

Publiée par Algeria-Watch, 11 janvier 2002

Cette liste non exhaustive de personnes exécutées sommairement a pu être réalisée grâce au travail courageux d’une poignée de défenseurs des droits humains et à la détermination des familles des victimes qui malgré les intimidations, persécutions et menaces ont persévéré dans cette quête de vérité. Il est probable que des imprécisions et des erreurs aient été transmises, vu les conditions de travail sur le terrain extrêmement difficiles. Nous lançons un appel aux témoins et familles de victimes pour apporter des compléments d’informations et nous informer de cas d’exécutions extrajudiciaires que nous n’avons pas répertoriés.

A    B    C    D    E    F    G    H    I    K    L    M    N    O    R    S    T    Y    Z

 

C

Chaâba Mohamed, demeurant à Djédioua (Relizane), a été enlevé par la milice de la localité en 1995. Son cadavre sera retrouvé dans l’oued.

Chaanoune Saddek, né le 13 avril 1969, demeurant à Meftah (Blida), prisonnier politique condamné à perpétuité par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Chaaraoui Abdelhamid, né le 9 avril 1963 à Constantine, fils de Salah et de Chaaraoui Aldjia, célibataire, agent hospitalier de profession, demeurant à la cité Loucif Mohamed de Constantine. Enlevé le 18 mars 1995 dans un café de son quartier par les services de sécurité. Le 5 août 1995, sur instruction du procureur de la République de Constantine, (N° 6346), l’officier de police de la section urbaine n° 3 informe la mère de Abdelhamid que ce dernier est mort (PV n° 1382). Le 27 septembre 1997, sur instruction du procureur de la République (réf 17413), l’officier de police Salim Abdenour confirme par PV n° 3054/20440 à la mère que son fils avait été retrouvé mort à la cité Benchergui. Le 11 octobre 1998, l’officier de police Salim Abdenour notifie à la mère que son fils n’a jamais fait l’objet d’interpellation par les services de police (PV n° 2184/14346).

Chaffaï Nacereddine, (Hraoua): 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya), Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chena Rédha (Boudouaou) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Halouane Ahmed (Thénia) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Chaïb Abdelkader, 24 ans, originaire de la commune de Ouarziane (Relizane) a été arrêté par des gendarmes et des miliciens le 1er mai 1994 en représailles à la mort de gendarmes lors d’un attentat. Son cadavre sera retrouvé mutilé à la périphérie du douar.

Chaïb Abdelkader, 25 ans demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement par des hommes de la SM le 23 mars 1993, selon le témoignage de sa famille

Chaïb Ben Youcef, 28 ans demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement par des hommes de la SM le 23 mars 1993, selon le témoignage de sa famille

Chaïbet Hocine, 16 ans, tué le 26 avril 2001 à Aït Yahia Moussa (Draa El Mizan) par un milicien de la garde communale. Selon le témoignage de sa famille, le père de la victime avait été également tué par le même milicien en 1996. (révolte du printemps 2001)

Chaker Abderrezak, âgé de 24 ans, et Rouane Mohamed, âgé de 38 ans, demeurant à La Glacière (Hussein Dey, Alger), ont été exécutés devant le marché du quartier par une patrouille de policiers cagoulés (nindjas) le 2 janvier 1995.

Chaouch Larbi, (32 ans) demeurant dans la région de Ténès (Ain Defla) a été victime d’une immense rafle organisée dans la nuit du 28 au 29 avril 1994 par les forces spéciales en présence du général Mohamed Lamari. Près de 200 citoyens ont été arrêtés. Le lendemain 65 personnes ont été enlevés après la prière du vendredi. Les villages les plus touchés sont ceux de Taougrit, Ouled Boudous et Sidi Moussa. Le 4 mai plus de 173 cadavres ont été retrouvés, jonchant les routes de ces villages, défigurés, marqués par la torture. Parmi les cadavres se trouvaient ceux de : Attatfa Abdelhafidh, Beghdali Abdelhadi, Benhemama Bouaissi, Bensari, Bessailet Omar, Boumeziane Mohamed, Bouzar M’hamed, Bourahla Mérouane, Deramchi Mustapha, Kallaziz Ahmed, Kherméchene Hadj et Zidane Hadj

Charef Abdelkader, 33 ans, fellah, demeurant à Séria près de Sidi Daoud (Boumerdès) a été arrêté le 30 mars 1994 par la gendarmerie de Sidi Daoud sur son lieu de travail à Sahel Bouberak selon le témoignage de sa famille. Aurait été exécuté au centre du village, le soir de son arrestation. Egalement exécuté Abderrahmani Boualem

Chasderi Mohamed, 35 ans a été exécuté sommairement par des hommes armés en tenue militaire le 21 février 1994 à 21h 40 à Hraoua près de Bordj El Bahri (Alger) selon le témoignage de sa famille.

Chater Saïd, demeurant à Bordj Ménaiel (Boumerdès) a été arrêté mardi le 14 juin 1994 après un ratissage puis exécuté. Son cadavre aurait été exposé sur la place publique à Bordj Ménaïel et présenté comme étant celui d’un «terroriste » selon le témoignage de sa famille. Ont été arrêtés et exécutés en même temps Raïni Boualem, Bouchenane Omar et Boucherit Fatah.

Cheblal M’hamed, demeurant au Gué de Constantine (Alger) a été exécuté le 14 mars 1994 selon le témoignage de sa famille par des gendarmes de la brigade de Aïn Naâdja, en représailles à la mort de l’un de leurs collègues lors d’un attentat.

Chebouti Abderrahmane, 30 ans originaire de la commune de Ouarziane (Relizane) a été arrêté par des gendarmes et des miliciens le 1er mai 1994 en représailles à la mort de gendarmes lors d’un attentat. Son cadavre sera retrouvé mutilé à la périphérie du douar

Chehil Laïd, demeurant au Gué de Constantine (Alger) a été exécuté le 14 mars 1994 selon le témoignage de sa famille par des gendarmes de la brigade de Aïn Naâdja, en représailles à la mort de l’un de leurs collègues lors d’un attentat.

Chekabi Fawzi, 24 ans. A la suite d’une manifestation pacifique, organisée à la suite de l’arrestation d’un imam d’une mosquée de la ville de Batna, les forces de sécurité se déchaînèrent avec une rare violence contre les manifestants: encerclement de la ville par les soldats, utilisation d’armes de guerre (fusils d’assaut Kalashnikov, fusils mitrailleurs FMPK, balles traçantes et explosives). Des dizaines de citoyens furent exécutés, alors que des centaines d’autres furent arrêtées et torturées. Voici la liste des personnes tuées entre le 4 et le 15 février 1992, lors de ces événements tragiques : Omar Rebbouh, enseignant à l’Université de Batna et maire de la ville, Derghal Yamina, 60 ans Khellaf Abdennabi, 27 ans, Louchene Abdelmadjid, 18 ans, Merzekane Lakhdar, 18 ans, Abdelmadjid Mohamed, 30 ans, Ibrahim Lotfi, 60 ans, Aouam Mahmoudi, 22 ans, Meddour Ammar, 22 ans, Yakhlaf Ibrahim, 18 ans, Achach Said, 15 ans, Deram Salim, 17 ans, Hamlaoui Lazhar, 11 ans, Benzeroual Samir, 20 ans, Benkezza Tarek, 14 ans, Bourenane Salim, 22 ans.

Chekal Rachid, 24 ans, originaire de Tigrine (Bejaïa), tué par balles lors des affrontements du lundi 18 juin 2001, près de l’hôpital d’Akbou. (Révolte du printemps)

Cheklat Mohamed Seghir, 37 ans, demeurant à Bordj Ménaïel a été arrêté le 21 mars 1994 à son domicile par des gendarmes de la brigade de Cap Djinet (Boumerdès) puis exécuté sommairement selon le témoignage de sa famille.

Chelmouh Ahmed, arrêté par des hommes armés en tenue militaire à son domicile à Saoula (Alger) le 28 mars 1994 à l’heure du couvre-feu et exécuté sommairement selon le témoignage de ses parents. Présenté comme « terroriste » abattu lors d’un accrochage. Arrêtés et exécutés en même temps : Louz Nabil, Seddoud Said et Boutiche Yazid.

Chena Rédha, (Boudouaou): 22 juin 1997. Des prisonniers politiques sont transférés de la prison de Tizi-Ouzou vers la prison de Relizane dans des fourgons cellulaires dont l’un avait ses issues d’aération fermées. De nombreux prisonniers concernés par ce transfert étaient ciblés par l’administration pénitentiaire car jugés trop « subversifs « . A l’arrivée, 27 prisonniers des 66 sont décédés, asphyxiés. Autres détenus : Amouraz Smaïl (Aïn Taya), Abassi Abdelaziz (Thénia) – Belhouane Ahcène (Khemis El Khechna), Benadjal Fodil (Zemmouri) , Benyahia Moussa (Boudouaou), Berkani Rachid (Hraoua) , Berriah Rédha (Henaoua) , Bouraï Djemaa (Zemmouri) , Bourouis Omar (Thénia) , Chaffaï Nacereddine (Hraoua) , Dif Ahmed (Bordj Ménaïel) , Fodil Mohamed (Dellys) , Habib Smaïl (Zemmouri) , Halouane Ahmed (Thénia) , Hamza Fateh (Khemis El Khechna), Hattab Mohamed (Aïn Taya), Ibset Abdenour (Thénia), Iza Boualem (Boudouaou), Kerchouche Abdelghani (Réghaïa), Naïli Kamel (Thénia), Radaoui Mohamed (Henaoua), Rouis Fodil (Zemmouri), Rouis Nacer (Zemmouri), Rouis Omar (Thénia), Senadji Smaïl (Kharouba), Yebsat Mohamed.

Chenafa Djillali, 50 ans, avocat, a été arrêté le 3 novembre 1994 lors d’une rafle suite à l’attentat perpétré au cimetière de Sidi Ali (Mostaghanem). Son cadavre sera retrouvé dans la décharge publique selon le témoignage de sa famille. Autres citoyens exécutés : Azzouz Redouane, Benmeliani Mustapha, Bouabsa Mohamed, Chenafa Mohamed, Seghier Nourreddine et Ziane Rachid.

Chenafa Mohamed, 46 ans, chirurgien-dentiste, a été arrêté le 3 novembre 1994 lors d’une rafle suite à l’attentat perpétré au cimetière de Sidi Ali (Mostaghanem). Son cadavre sera retrouvé totalement calciné dans la décharge publique de Béni Haoua. Autres citoyens exécutés : Azzouz Redouane Benmeliani Mustapha, Bouabsa Mohamed, Chenafa Djillali, Seghier Nourreddine et Ziane Rachid.

Chenal Mérouane, 21 ans, demeurant à Cherarba, (El Harrach). Des militaires ont encerclé le quartier de Cherarba dans la nuit du Jeudi 2 au Vendredi 3 juin 1994 durant le couvre-feu et ont commencé à perquisitionner les domiciles et à faire sortir des citoyens, plus particulièrement des jeunes, qu’ils emmenèrent avec eux. D’après les recoupements faits auprès des familles, il y avait près de cinquante jeunes. Quelques minutes après le départ des militaires, des rafales d’armes déchiraient le silence du quartier. Du fait du couvre-feu, personne n’osa sortir. Le lendemain, soit le Vendredi 3 juin 1994, quarante et un (41) corps gisaient tout le long des rues de Cherarba, ils avaient été exécutés sommairement par les militaires, en représailles à la mort de soldats la veille au cours d’une embuscade. Neuf corps ont été identifiés à la morgue de Bologhine, les autres ont été enregistrés sous forme de X algériens. Karoune Farid, Guahane Abdeslam, Bennane Miloud, Hamioud Abdelghani, Larachi Hacène, Djebbar Mustapha, Bouchabou Hamou, Hamioud Abdelghani, Azizi Ali, Azizi Ali, Guahane Abdeslam.

Chenouf Mohamed, infirmier à l’hôpital Belfort d’El Harrach a été arrêté au centre d’Alger le 1er novembre 1994 par des hommes armés se réclamant de la police. Tué le 16 novembre après d’horribles tortures selon le témoignage de sa famille.

Cherat Ali, dit Noureddine, 36 ans, originaire de Béni Yenni (Tizi Ouzou) et demeurant à Aïn Benian (Alger), disparu lors de la marche du 14 juin 2001 à Alger, découvert mort à la morgue de l’hôpital de Aïn Naâdja d’Alger. (Révoltes du printemps 2001).

Cherati Ikhlef, né le 20 mai 1950, demeurant à Bourouba (Alger), marié et père de 5 enfants, prisonnier politique condamné à perpétuité par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans la cour de la prison par un tireur d’élite (alors qu’il appelait ses codétenus de rejoindre leurs cellules et de ne pas répondre à la provocation) lors du carnage du 21février 1995.

Cherfaoui Ali, né le 1 mars 1966, marié et père d’une enfant, demeurant à Bourouba (Alger). En 1995 les policiers de Bourouba envahirent la mosquée où ils tuèrent Ali qui faisait sa prière du Dohr. Sa femme a identifié sa dépouille à la morgue de Bologhine et il a été enterré au cimetière d’El Alia sous la désignation de « X-Algérien ».

Cherfaoui Mohamed, 32 ans, a été exécuté sommairement par les policiers au commissariat de Bourouba (Alger) selon le témoignage de ses parents.

Cheriar Fodil, né le 21 février 1969 à El Harrach, demeurant à Bourouba (Alger), prisonnier politique en détention préventive à la prison de Serkadji, a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Cheribet Nabil, 20 mars 1975, demeurant à Constantine, arrêté le 20 juillet 1994 à 22h à la mosquée El Hidaya par la police et des membres de la SM. Selon le témoignage de sa famille, il serait mort sous la torture. Son cadavre sera jeté le 15 septembre 1994 dans une grotte dite Mernouna, quartier de l’ancienne poudrière. Le corps portait des traces de brûlure au chalumeau, les membres étaient mutilés à la scie et fracassés. Les habitants de la cité proche de la route de Sidi M’cid furent surpris le soir du 15 septembre 1995 à 23h par des rafales de balles. Le matin ils découvrent 7 cadavres criblés de balles mais en fait ces personnes étaient décédées sous la torture et ces coups de feu entendus la veille devaient masquer la raison de leur mort. Les 7 corps furent reconnus et récupérés par les familles. Les services de sécurité ont tout de suite après encerclé les maisons des familles et repris les cadavres qu’ils ont enterrés eux-mêmes au cimetière central de Constantine le 16 septembre 1994. Il s’agit des 3 frères Cheribet, les 2 cousins Boudraa, Kenouala et Boulenouar.

Cheribet Saïd, né le 7 novembre 1968, demeurant à Constantine, arrêté le 20 juillet 1994 à 22h à la mosquée El Hidaia par la police et des membres de la SM. Selon le témoignage de sa famille, il serait mort sous la torture. Son cadavre sera jeté le 15 septembre 1994 dans une grotte dite Mernouna, quartier de l’ancienne poudrière. Le corps portait des traces de brûlure au chalumeau, les membres étaient mutilés à la scie et fracassés. Les habitants de la cité proche de la route de Sidi M’cid furent surpris le soir du 15 septembre 1995 à 23h par des rafales de balles. Le matin ils découvrent 7 cadavres criblés de balles mais en fait ces personnes étaient décédées sous la torture et ces coups de feu entendus la veille devaient masquer la raison de leur mort. Les 7 corps furent reconnus et récupérés par les familles. Les services de sécurité ont tout de suite après encerclé les maisons des familles et repris les cadavres qu’ils ont enterrés eux-mêmes au cimetière central de Constantine le 16 septembre 1994. Il s’agit des 3 frères Cheribet, les 2 cousins Boudraa, Kenouala et Boulenouar.

Cheribet Youcef, né en 1965, demeurant à Constantine, marié et père d’un enfant, arrêté le 20 juillet 1994 à 22h à la mosquée El Hidaia par la police et des membres de la SM. Selon le témoignage de sa famille, il serait mort sous la torture. Son cadavre sera jeté le 15 septembre 1994 dans une grotte dite Mernouna, quartier de l’ancienne poudrière. Le corps portait des traces de brûlure au chalumeau, les membres étaient mutilés à la scie et fracassés. Les habitants de la cité proche de la route de Sidi M’cid furent surpris le soir du 15 septembre 1995 à 23h par des rafales de balles. Le matin ils découvrent 7 cadavres criblés de balles mais en fait ces personnes étaient décédées sous la torture et ces coups de feu entendus la veille devaient masquer la raison de leur mort. Les 7 corps furent reconnus et récupérés par les familles. Les services de sécurité ont tout de suite après encerclé les maisons des familles et repris les cadavres qu’ils ont enterrés eux-mêmes au cimetière central de Constantine le 16 septembre 1994. Il s’agit des 3 frères Cheribet, les 2 cousins Boudraa, Kenouala et Boulenouar.

Chérif Brahim, demeurant à Tipaza, prisonnier politique condamné à perpétuité par le tribunal d’exception d’Alger et détenu à la prison de Serkadji a été exécuté sommairement dans sa cellule lors du carnage du 21 février 1995.

Chérif Lyès, 22 ans, a été kidnappé le lundi 13 juin 1994 par des hommes armés en tenue militaire et cagoulés à Larbaâ (Blida) et exécuté sommairement, selon le récit de sa famille. Ont été kidnappés et exécutés en même temps que lui : Tamarane Hafidh, Tchouk Boubekeur.

Cherifi Mohamed, né le 3 novembre 1936, demeurant au douar Ouled Abdallah, à Sidi Abdallah (Mostaghanem) a été enlevé le 15 septembre 1995 à 22h à son domicile par 3 hommes armés en tenue de gendarmes et portant des cagoules, venus à bord d’un 4×4 vert métallisé de la gendarmerie. Les membres de la famille reconnaîtront l’un d’eux. Il s’agirait du chef de brigade de la gendarmerie de Ouled Abdallah, un certain. C.B. Mohamed. Après lui avoir mis une cagoule et réclamé le livret de famille et de l’argent, ils agressèrent violemment la fille et le fils de la victime. Le 22 septembre, la famille recevra une convocation de la brigade de gendarmerie du douar Sidi Ali. A son arrivée à la brigade, le fils sera invité à se rendre à l‘hôpital pour reconnaître le cadavre de son père. Selon le témoignage du fils, les membres étaient séparés du corps, totalement désarticulés. (témoignage du fils Juillet 1999)

Cherifi Omar, né le 9 mars 1967 à Alger, infirmier, détenu condamné à mort par le tribunal d’exception d’Alger, mystérieusement transféré de la prison de Berrouaghia à la prison de Serkadji, quelques temps avant la «mutinerie », a été exécuté sommairement lors du carnage du 21 février 1995.

Cherifi Smaïl, demeurant à Ouled Yaïche (Blida), et Sidi Mohamed Abdelatif, demeurant à Blida, ont été arrêtés par des éléments se réclamant de la Sécurité militaire. Ils seront retrouvés morts, criblés de balles, dans une rue de Blida le 16 novembre 1994, selon le témoignage des parents. Le quotidien L’Opinion du 24 novembre 1994 les a présentés comme étant “ deux terroristes recherchés abattus à Blida ”.

Chihani Sahraoui, 21 ans demeurant à Ksar El Boukhari (Médéa) a été exécuté après son enlèvement par des hommes de la SM le 1er mai 1993 selon le témoignage de ses parents.

Chikh Berrached Boumediene, tué à bout portant le 18 novembre 1994 à 2 heures du matin d’une rafale de Kalashnikov par l’inspecteur de police F.C au domicile de ses parents à Tlemcen et en leur présence. Voir : Chikh Berrached Brahim

Chikh Berrached Brahim, 26 ans, frère de Boumediene, a été arrêté un vendredi 4 novembre 1994 à 11h 30 en novembre 1994 par des policiers alors qu’il se trouvait dans la rue avec ses amis de quartier à Tlemcen. Il sera localisé par sa mère au commissariat de Tlemcen. Elle a pu lui ramener du pain et du café durant quelques jours à son lieu de détention mais sans le voir. Le mercredi 9 novembre 1994, en allant au commissariat pour lui emmener comme d’habitude son repas, elle apprendra brutalement que son fils était à la morgue du CHU de Tlemcen. Le certificat de constatation de décès fut délivré le …….16 mars 1999 et sur lequel les parents pouvaient lire : « Le service de médecine légale certifie avoir examiné le 6 novembre 1994 à 14 h, le cadavre du nommé Chikh Berrached Brahim et atteste que la mort est due à une contusion crânio-cérébrale ». Les parents de la victime sont persuadés que leur fils est mort sous la torture au commissariat de la ville. Voir : Chikh Berrached Boumediene

Chikha Mohamed, arrêté par les services de sécurité au début de septembre 1994 et exécuté. Il a été présenté par la presse comme étant un “ terroriste abattu à Guemmar ” (quotidien El Watan du 13 décembre 1994). Arrêtés et exécutés en même temps : Mehadjer Abdelaziz, Soufi Houd, Lazhar Khaled, Nguia Mohamed, Rezikat Salim et Talhi Salim

Chikhaoui Ahcène, 22 ans, a été exécuté le 10 avril 1994 par des policiers cagoulés (Nindjas) à Oued Ouchayeh (Hussein-Dey) selon le témoignage de sa famille.

Chikhi Fateh, demeurant à Constantine a été arrêté à son domicile et tué à la Cité Daksi le 7 septembre 1994 par des hommes armés en tenue militaire selon le témoignage de sa famille. Autres personnes arrêtées en même temps et exécutées : Alloumi Abdelwaheb, Benmoussa Azouz, Ben Madher Djelloul, Abada Abdelkader et Oulbani Salim

Chikouche Smaïl, demeurant à Bordj Bou Arreridj, a été kidnappé avec d’autres personnes lors d’une rafle réalisée par les services de sécurité le 24 novembre 1994. Son corps mutilé (certains étaient égorgés, d’autres criblés de balles) a été retrouvé à Zemourah. Autres personnes exécutées : Azoug Nacir, Belhadj Mohamed, Benkhanouf Aïssa, Boualem Rédha, Amara Khatir, Debbiche Abdelhak, Guedoudj Hacène, Harchaoui Djamal, Rahmani Lahmidi et Saadaoui Hafnaoui

Chilla (ou Chima) Farid, 28 ans, tué par balles le 26 avril 2001 à Ouzellaguen (Béjaïa). (Révoltes du printemps 2001).

Chorfi Zoubir, décédé sous la torture au commissariat de police de la cité des Anassers (Alger) le 16 juin 1994.

Chouh Omar, 37 ans, a été assassiné le mercredi 4 mai 1994 par des militaires à Aïn El Ksar (Constantine). Il a été rendu à ses parents après qu’ils eurent été obligés de « reconnaître » que leur fils était un « terroriste ».

Chouli Mohamed, né le 26 mai 1957 à Sidi Moussa (Alger), père d’une fillette de 4 ans, demeurant à Baraki (Alger), tué par une rafale de Kalachnikov à son domicile le 23 mars 1994 à 4 heures du matin par des militaires qui l’avaient tiré du lit en pyjama, selon le témoignage de sa mère présente et témoin du crime. Toujours selon le témoignage de ses proches, ces militaires étaient arrivés à bord de 2 blindés (BTR), 2 Nissans et deux véhicules banalisés. Après l’assassinat, ils pillèrent la maison, volant argent, bijoux et vêtements et écrasèrent avec l’un des blindés le véhicule de la victime, une Renault Express. Toujours selon le même témoignage, ces militaires tuèrent dans le quartier de Benghazi, deux autres citoyens nommés Boutaoui et Chitta. Des gendarmes présents sur un barrage fixe à quelques dizaines de mètres du lieu du crime ne sont pas intervenus. Des gendarmes menacèrent quelques jours plus tard la vieille mère si elle persistait à accuser les militaires de la mort de son fils. Il est à noter que ce citoyen victime de cette exécution sommaire venait d’être libéré de prison.

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