1000 disparitions forcées (1992-2001)

 L’Algérie 10 ans après le putsch Les droits humains: Un bilan désastreux 

  1000 cas de disparitions forcées (1992-2001)

Liste établie par Dr. Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch

sur la base des informations rassemblées par Dr. Salah-Eddine Sidhoum, Me Mahmoud Khelili, Me Sofiane Chouiter, Me Mohamed Tahri, Mohamed Smaïn, Amina Kadi, Amnesty International, SOS disparus, le Collectif des familles de Disparu(e)s, l’association des familles de disparus de Constantine

Publiée par Algeria-Watch, 11 janvier 2002

Cette liste non exhaustive de personnes disparues a pu être réalisée grâce au travail courageux d’une poignée de défenseurs des droits humains et à la détermination des familles des victimes qui malgré les intimidations, persécutions et menaces ont persévéré dans cette quête de vérité. Il est probable que des imprécisions et des erreurs aient été transmises, vu les conditions de travail sur le terrain extrêmement difficiles. Nous lançons un appel aux témoins et familles de victimes pour apporter des compléments d’informations et nous informer de cas de disparitions que nous n’avons pas répertoriés.

A    B    C    D    E    F    G    H    I   K   L    M    N    O   R   S    T    Y    Z

O

Okeil Feghoul, âgé de 28 ans, employé à la mairie de Oued Rhiou, demeurant à Oued Rhiou. Le 4 avril 1996, le capitaine de la caserne de Oued Rhiou accompagné de M. Bouguetaia, maire de Ouarizane, sont venus le chercher à son travail. Ils y ont laissé une convocation. Le concerné s’est rendu à la caserne suite à la convocation et n’a plus réapparu. Lettres aux autorités, FIDH, Ai,

Orabi Ali, né le 9 novembre 1947, marié et père de 3 enfants, employé à la société des eaux (ENAPAL), demeurant à Tipaza, arrêté le 25 mai 1995 à 10h dans un café de Hattatba où il était attablé avec son père et des amis, par des gendarmes de la brigade de Hattatba. Plainte déposée par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour de Blida pour enlèvement et séquestration abusive (13 avril 1999).

Osmane Athmane, né le 30 avril 1964, marié instituteur, demeurant à El Biar, Alger. Enlevé à son domicile le 23 avril 1996 à 8h 30 par des militaires. Il devait leur indiquer l’adresse de son frère. Ils ont enlevé sa femme et belle-mère qu’ils n’ont relachées que deux jours après. Plainte le 14 décembre 1997 au niveau du tribunal de Bir Mourad Rais, enquête, sans résultat, lettres diverses.

Othmane Mahfoud, né le 23 juillet 1971, célibataire, électricien de profession, demeurant à Baba Ali, Birtouta (Blida), arrêté le 2 octobre 1995 à 21h à son domicile par des militaires de la garde républicaine et des agents de la sécurité militaire venus à bord de véhicules militaires. Le lendemain le père se présentera au campement de la garde républicaine. Il lui sera répondu que son fils a été remis à la «police secrète » de Blida. Le père ira à Haouch Chnou de Blida (centre de la SM) pour se renseigner du sort de son fils. Il lui sera répondu qu’ils n’avaient pas connaissance de ce cas. Des lettres ont été adressées par le père au procureur de la République de Boufarik, au procureur général de la Cour de Blida (15 juin 1997) et à la ligue de défense des droits de l’homme (LADDH).

Othmane Mohamed, né le 10 janvier 1966, marié et père de 2 enfants, manœuvre de profession, demeurant à Baba Ali, Birtouta (Blida), arrêté le 24 février 1996 à 21h à son domicile par des militaires de la garde républicaine et des agents de la sécurité militaire (près de 40 personnes selon le témoignage de sa famille) identifiés dans le village, venus à bord de véhicules militaires et qui auraient escaladé les murs de la maison pour pénétrer. Des plaintes ont été adressées par sa famille après son enlèvement et sa disparition au procureur de la République de Boufarik et au procureur général de la Cour de Blida (12 mars 1996) sans résultats. Plainte déposée par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour de Blida le 30 août 1998 pour séquestration abusive.

Ouadah Abdelghani, 25 ans, employé à l’usine des plastiques de Hammadi domicilié à la Cité Benouadah à Hammadi a été arrêté en mai 1994 à son domicile. A été séquestré durant de nombreux mois à la caserne dite de la Sonacome de Rouiba. .

Ouadah Hocine, né le 6 janvier 1941, marié et père de 7 enfants, fellah, domicilié à Hammadi (Boumerdès) a été arrêté en mai 1994 (août 1995) à son domicile par des militaires. A été séquestré durant de nombreux mois à la caserne dite de la Sonacome de Rouiba. Plainte le 7 août 1997 au niveau du tribunal de Boufarik , Blida, Bouira, Boumerdes. Lettres diverses. Plusieurs personnes ont été arrêtées à la même période. Toutes ont disparu.

Ouahabi Abdelhakim Salah, né le 14 mars 1966, célibataire, infirmier à l’hôpital militaire de Aïn Naadja, demeurant à El Harrach, Alger a été arrêté sur son lieu de travail (pavillon des maladies infectieuses) le 22 décembre 1994 à 11 heures par des hommes armés se présentant comme des éléments des forces de sécurité. Selon le témoignage de ses parents, des policiers se seraient présentés quelques jours avant son arrestation, à son domicile à sa recherche, alors qu’il se trouvait à son travail à l’hôpital. .

Ouahabi Nadir, né le 12 décembre 1976, célibataire, sans profession, demeurant à Meftah (Blida), arrêté le 24 avril 1996 à 11h devant son domicile par des policiers et des miliciens venus à bord d’un véhicule banalisé de type Renault Express de couleur blanche. Parmi les policiers qui ont procédé à son arrestation, la famille cite les noms de A., M. B., A. dit trabendo et le milicien S. A.. Au moment de l’arrestation, une perquisition a été faite à son domicile. Selon le témoignage de sa famille, il aurait été séquestré durant 14 jours au commissariat de police de Meftah puis transféré à la caserne de Meftah. Des lettres ont été adressées par ses parents au tribunal militaire de Blida et à la 1ère région militaire, restées sans réponses. Il est à noter et toujours selon le témoignage de sa famille, que son frère Ouahabi Lakhdar, aurait été tué en plein centre-ville de Meftah, dans un café par les miliciens durant le mois de Ramadhan de l’année 1996.

Ouazane Nadjib, né le 1er mars 1972, demeurant à Boufarik, Alger, arrêté à son domicile le 6 décembre 1994 à 21h par des policiers de Boufarik qui sont A. B., B. K. et N. B.. Il y avait un informateur avec eux. Il a été arrêté avec deux autres voisins. Un co-détenu l’aurait vu dans le camp d’internement de Reggane. Plainte en 1995 au niveau du tribunal de Boufarik, la mère a été interrogée en 1996 et en avril 1998 par la police. Lettres diverses.

Ouchefoune Mourad, 25 ans, étudiant, a été arrêté à son domicile à Dar El Beida (Alger) dans la nuit du 17 mars 1997 à minuit et demi par des militaires et des agents de la SM après avoir fait irruption dans la maison et avoir perquisitionné le domicile. Ils disent à la famille que le fils sera relâché rapidement mais elle reste sans nouvelles. D’autres personnes arrêtées la même nuit : Rassoul Mustapha (disparu), un autre sera relâché une semaine plus tard. Plainte le 17 août 1997 au niveau du tribunal d’El Harrach, enquête par le commissariat de Dar el Beidha, aucun résultat. Lettres diverses.

Ouhib Zoubir, né le 1er janvier 1965, marié et père d’une fillette de 5 ans, agent de maîtrise à la Sonelgaz, demeurant à Alger, arrêté sur son lieu de travail à Chéraga le 6 décembre 1994 par des policiers en présence de ses collègues de travail. Ces policiers avaient présenté leurs cartes professionnelles à son chef hiérarchique. Un ancien détenu dans un centre secret aurait informé sa famille en 1995 qu’il était vivant. Depuis aucune information. Sa famille a adressé de nombreuses lettres à la présidence de la République, aux ministères de l’Intérieur et de la justice, au procureur de la République et aux organisations des droits de l’homme. A une lettre adressée à l’ONDH, les parents recevront une réponse de cette organisation gouvernementale (n° 594 du 31 décembre 1999), leur précisant que leur fils «ne fait l’objet d’aucune recherche ni détention de la part des services de sécurité mais qu’il aurait été kidnappé par un groupe inconnu ». Le père recevra une lettre du ministère de l’intérieur (DGLP, n° 2342/98 du 22 novembre 1998) lui apprenant que son fils «était recherché par les services de sécurité et que ces renseignements avaient été fournis à la justice ». Une plainte sera déposée en 1999 par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour d’Alger pour enlèvement.

Oukil Saïd, né le 28 septembre 1954, demeurant à El Biar (Alger), chauffeur de taxi, arrêté le 9 juin 1996 par trois agents de la sécurité militaire à Alger. Selon le témoignage de sa famille, il aurait été localisé dans un premier temps au centre de détention de Aïn Benian, puis aurait été transféré au centre de Châteauneuf en novembre 1996 puis à la caserne de la sécurité militaire de Béni Messous en décembre 1996. D’après certaines rumeurs, il aurait été transféré à un autre endroit en janvier 1997.

Ould Ameur Boussad, né le 7 mars 1961, marié et père de 4 enfants, commerçant, demeurant à Bordj El Kiffan (Alger), arrêté le 15 avril 1995 à 11h dans son atelier de menuiserie situé dans le garage de son domicile par des civils armés venus à bord d’un véhicule banalisé. Juste après son arrestation des policiers seraient venus procéder à l’arrestation de ses deux frères et de son associé. Selon le témoignage de sa famille, une semaine avant cet enlèvement, des civils armés seraient venus perquisitionner l’atelier de menuiserie et un ouvrier aurait été interrogé sur les activités du propriétaire.

Ould Makhloufi Bachir, né le 30 septembre 1961, célibataire, inspecteur de PTT, demeurant à Bourouba (Alger), arrêté le 27 avril 1997 par des policiers en civil à son lieu de travail à Bourouba (Alger) devant des collègues. Ils s’étaient identifié, étaient armés et roulaient avec un véhicule officiel. Plainte le 15 novembre 1997 au niveau du tribunal de Hussein Dey, aucun résultat, lettres diverses.

Oumssad Kamal Lounés, né le 4 avril 1954, marié et père de 4 enfants, chef de section dans la la société Edemal, demeurant à Alger, arrêté le 21 novembre 1994 au commissariat du 15e arrondissement d’El Mouradia où il s’était présenté avec sa mère suite à la convocation laissée par des policiers la veille à son domicile. Une perquisition a été effectuée avant et après sa disparition. Selon le témoignage de sa mère, des policiers venus d’ailleurs l’auraient transféré vers une destination inconnue. Une plainte pour séquestration abusive a été déposée par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour d’Alger le 31 décembre 1998. A une lettre adressée par la famille au bureau des «disparus » de la wilaya d’Alger, une réponse du ministère de l’Intérieur leur parviendra (n° 1090/99 du 5 avril 1999) leur signalant que «les recherches de localisation n’avaient pas abouti ».

Ounoughi Hakim, né le 29 mai 1970, demeurant aux Eucalyptus (El Harrach, Alger), travaillait chez un industriel privé. Il est le frère de Ounoughi Sassi. Il a été arrêté le 1er mars 1995 à son domicile à 3 heures du matin par des gendarmes des Eucalyptus, gendarmes que le père a reconnu et qui portaient des tenues de paras. Deux d’entre eux étaient cagoulés. La brigade de gendarmerie des Eucalyptus a nié le lendemain l’avoir arrêté. Depuis, sans nouvelles.

Ounoughi Sassi né le 22 décembre 1958 , marié et père de 4 enfants demeurant aux Eucalyptus (El Harrach, Alger) est infirmier à l’hôpital Zemirli d’El Harrach. Il était atteint de rhumatisme. Il avait demandé un congé sans solde à l’administration de son hôpital pour aller faire une cure thermale à Hammam Salihine de Ferdj M’zala (Jijel). Il serait allé selon le témoignage de son père, faire cette cure en compagnie d’amis à lui. Ils ont été arrêtés le 20 août 1993 au carrefour situé à l’entrée de Ferdj M’zala par des gendarmes. Le lendemain, il a été transféré avec ses compagnons de route sur Sétif. Ils auraient été enfermés durant 45 jours dans une cave. Il a été vu à la prison de Sétif le 9 septembre 1993 par deux témoins (noms connus). Puis ils ont été transférés au tribunal. Depuis aucune nouvelle.

Ourari Djamel-Eddine, né le 20 septembre 1970, universitaire (titulaire d’un DES en gestion du sport), marié sans enfants, demeurant à Bouzaréah (Alger), est sorti de son domicile le 4 décembre 1997 et n’a plus donné signe de vie depuis. 24h après sa disparition sa famille entamera des recherches auprès des commissariats, des brigades de gendarmerie et des hôpitaux, sans résultats. Quelques jours plus tard, sa famille reçoit un coup de téléphone anonyme signalant que leur fils avait été arrêté par les services de sécurité, sans préciser l’endroit de sa détention, ni la nature des services qui auraient procédé à son arrestation. Une source sûre, selon le témoignage de sa famille, indiquait sa présence au commissariat Debbih Chérif (Alger). Puis d’autres témoignages d’ex-détenus faisaient état de sa séquestration dans un lieu secret de Ben Aknoun par un service de sécurité dénommé CPMI.

Ousserir Djaafar, né le 30 août 1978, célibataire, sans profession, demeurant à Bougara (Blida), arrêté le 6 mai 1997 à 18h en présence de la famille par des parachutistes connus du village et qui sont selon le témoignage de sa famille: A. B., C., M. et A.. Il aurait été enfermé au poste militaire de Ouled Selama (villa Ahmed Twalité) Un gardien de la prison de Boufarik aurait dit à sa mère qu’il était détenu dans cet établissement, avant de se rétracter par la suite. Par la suite, d’autres informations parvenues à la mère faisaient état de sa présence au centre de la sécurité militaire de Haouch Chnou (Blida). La mère a été interrogée par des policiers puis des gendarmes suite aux plaintes déposées le 14.05.97 à Boufarik et le 22.12.97 à Blida. Lettres multiples. La victime avait déjà été arrêtée et relâchée après avoir subi des tortures, son frère a été arrêté plusieurs fois et à chaque fois subi des tortures. Il avait été détenu pendant 19 jours au commissariat de Bougara puis jugé et acquitté.

Ouznali Hassan, né le 27 février 1961, marié et père de 2 enfants, chauffeur du directeur général de la société nationale ALCIM, demeurant à Dely Ibrahim, Alger. Enlevé le 16 décembre 1995 à 10h à son lieu de travail par des personnes en civil venues dans une voiture civile. Ils l’ont enlevé en catimini mais un collègue a noté le numéro d’immatriculation. Le directeur s’est rendu à la police pour faire état de l’enlèvement. Les policiers lui ont demandé de présenter la personne qui a noté le numéro, celle ci a été arrêtée et a disparu depuis ( Harkouki Dahmane). M. Ouznali avait été arrêté 13 jours auparavant et torturé, suspecté de soutien aux groupes terroristes puis relâché les yeux bandés dans la rue. Lettres et démarches diverses.

 

R

Rabet Saïd, né le 25 mars 1955, marié, menuisier de profession, demeurant à Larbaa (Blida) , a été arrêté selon le témoignage de sa sœur le 17 janvier 1996 à Touggourt ainsi que son épouse, à un barrage dressé par des policiers puis a été transféré au centre de Châteauneuf le 20 janvier 1996 puis au groupement de gendarmerie de Larbaa. Selon des informations non confirmées parvenues à sa famille, il aurait été transféré vers le centre Haouch Chnou (Blida). Son épouse aurait été séquestrée durant 45 jours au centre de Châteauneuf avant d’être libérée. Son domicile de Larbaa aurait été perquisitionné à plusieurs reprises par des militaires et des gendarmes. Disparu depuis.

Rachedi Abdelkader, né en 1924, marié, agriculteur, demeurant à Relizane, arrêté le 2 août 1995 à 2h du matin à son domicile qui avait été encerclé par les membres de services de sécurité. A cette période de nombreuses personnes ont été arrêtées et ont disparu.

Rachedi Abdelmalek, né le 21 juillet 1967, célibataire, pâtissier, demeurant à Aïn Arnat (Sétif), a été kidnappé en pleine rue le 18 avril 1996 à 18 h 30 alors qu’il circulait à bord de son véhicule de marque Peugeot 505 en compagnie de ses deux cousins (noms connus) sur la route nationale Sétif-Alger, par des civils armés se réclamant de la police qui ont enregistré l’identité des cousins et emmené le concerné dans sa propre voiture une R21 Nevada imm. 3046-190-19. Le reste du groupe les a escortés dans une Peugeot 505. Les cousins de la victime auraient formellement reconnu les responsables de l’enlèvement comme étant des agents de la SM qui sont régulièrement vus dans les brigades de gendarmerie de Sétif et ont accès aux casernes militaires . La mère est allée au commissariat central où on lui a dit que son fils est détenu et qu’elle ne le reverra jamais. Le greffier du tribunal de Sétif a dit à la mère que son fils avait été jugé et relâché. Un témoin sorti de prison a informé la famille que le disparu serait détenu dans la prison de Sétif. Lettre au président, médiateur, ONDH, procureurs, ministres différents, Plainte du 24 juillet 1996, enquête, sans résultat.

Rahem Noureddine, né le 3 décembre 1969, célibataire, étudiant à l’université de Sétif, demeurant à Salah Bey (Sétif), n’ayant aucune activité politique ou syndicale, enlevée le 5 janvier 1996 à 14h, alors qu’il sortait de la mosquée (prière du vendredi) par des militaires. Il aurait été vu selon le témoignage de sa famille à Ksar Etir, près de Aïn Oulmane, dans un centre de détention par un ex-détenu. Une perquisition a été effectuée à son domicile, par des civils armés quatre jours après l’enlèvement.

Rahmouni Hafid, né le 1 mai 1967, célibataire, maçon, demeurant à Cherarba, Alger. Enlevé le 10 avril 1995 à 6h du matin à son domicile par des militaires. Il passa deux mois au commissariat d’Eucalyptus puis il a été transféré au commissariat de Bourouba où il a passé 8 mois et ensuite il a été transféré à une destination inconnue, selon les dires de la famille. Lettres diverses.

Rahmouni Mohamed, 31 ans, marié et père de 4 enfants, maçon, membre du FIS, demeurant à Bab Ezzouar, Alger. Arrêté le 22 novembre 1993 à 24h à son domicile par des militaires (parachutistes), la maison a été perquisitionnée. il a été jugé un an après son enlèvement par contumace par la cour d’Alger.

Rahmouni Tewfik, né le 2 septembre 1974, célibataire, étudiant, demeurant à Bourouba (Alger), célibataire, étudiant à l’université de Bab Ezzouar, a été arrêté le 14 juillet 1996 à El Harrach. Sa famille témoigne que ce jour-là, Tewfik est allé au marché lorsque soudain un accrochage se produisit entre hommes armés. La police arrivée en renfort procéda à l’arrestation de plusieurs jeunes citoyens dont le jeune Tewfik. Des témoins présents sur les lieux ont affirmé à la famille avoir reconnu les policiers du commissariat de Bourouba. Sur demande du procureur de la république du tribunal d’Hussein Dey, la police de Bourouba a délivré un PV attestant ne pas avoir arrêté le jeune Rahmouni Tewfik (8.10. 97). La famille a eu des informations qu’il aurait été séquestré à Bourouba pendant 6 mois. Plainte le 14 septembre 1997 au niveau du tribunal d’El Harrach, enquête, convocation de la famille par la gendarmerie d’El Harrach et la police de Bourouba.

Rahmouni Zahir, né le 14 avril 1974, étudiant en 3e année des sciences économiques, demeurant à Belouizdad (Alger), a été arrêté à son domicile le 22 avril 1996 à 2h du matin par des militaires en cagoules et armés. La famille a reçu des informations au sujet de sa présence dans le centre de torture de Châteauneuf, puis il aurait été transféré à El Madania puis à Beni Messous, Boumerdes et enfin Tizi-Ouzou. 5 autres personnes ont été arrêtées dans le coin et ont disparu : Nadji Baligh, Doudou Abderazek, Lachgar Abdelouahab, Ladjadj Mohamed Saïd, Lettres adressées par la famille au président de la République (6 juin 1996), Procureur général de la Cour d’Alger (22 mai 1996) et à l’ONDH (17 mai 1998). Deux ans après l’enlèvement, des policiers ont fait irruption au domicile le 7 mai 1998 à 2h du matin pour s’informer sur les membres de la famille et ont réclamé une photo du disparu.

Rahou Abou Bakr, né le 14 janvier 1977, célibataire, étudiant à l’institut de psychologie de Bouzaréah (Alger), demeurant à Chéraga, Alger, a été arrêté le 31 mai 1997 à 13 heures par des policiers en civil avec un véhicule de type Nissan blanc, dans une cabine téléphonique. Un ami a lui a observé l’enlèvement d’une certaine distance. Il aurait téléphoné après son enlèvement à sa mère et durant la communication, la mère a entendu dans le combiné dire : « arrêtez la communication ». Une semaine après enlèvement, sa mère et son jeune frère de 16 ans ont été arrêtés par des policiers de Ouled Fayet (Tipaza). La mère a été relâchée après 5 jours et le jeune frère après 9 jours. Une perquisition a été effectuée par des forces combinées et il y a eu vol de livres, vêtements etc. Les parents ont été interrogés par les policiers mais ces derniers nient toute responsabilité. Recours multiples lettres nombreuses.

Rahouma Abdelali dit Fayçal, né le 18 septembre 1974, célibataire, commerçant, demeurant à Alger, arrêté ainsi que son frère Abdeslam le 31 juillet 1995 à 4h du matin à son domicile par des militaires. Perquisition musclée a été effectuée durant laquelle la famille a été humiliée et des objets ont été volés. Abdeslam sera libéré 7 jours plus tard, pieds nus et sans ses pièces d’identité qui lui furent confisquées. Il aurait été séquestré avec son frère Abdelali dans un premier temps au commissariat du 1er arrondissement sans être sûr du lieu car ils avaient tous deux les yeux bandés. Abdeslam avait été torturé. Lettres adressées par le père au président de l’Etat (30 octobre 1995), au ministre de la défense (20 décembre 1995), au procureur de la République d’Alger (30 octobre 1995), ministre de la justice (30 octobre 1995).

Raïb Mohamed, né le 9 mars 1948, marié et père de 5 enfants, demeurant à Mohamedia (El Harrach), arrêté à son domicile le 13 mars 1996 à 1h 30 du matin par des policiers de Mohamedia en uniforme armés qui l’ont transporté en véhicule stationné derrière le bâtiment. Ces policiers ont été reconnus. Lettres diverses.

Rakik Kamel, né le 29 mars 1963, marié, professeur de lycée, demeurant á Mohamedia, Alger. Enlevé le 6 mai 1996 à 16h à son domicile par la police. Toute la famille a été arrêtée, les autres membres sont relâchés après 28 jours. Il aurait été au centre de torture de Châteauneuf. Il avait déjà été arrêté par la police et relâché après un mois de détention durant lequel il a subi des tortures. Plainte du 8 décembre 1996 au niveau du tribunal de Boudouaou. Lettres diverses.

Rambi Achour, né le 20 décembre 1944, marié et père de 9 enfants, menuisier, arrêté le 3 décembre 1993 à 3h du matin par des policiers, gardes communaux et militaires (parachutistes) à son domicile. Une perquisition a été effectuée au moment même de l’arrestation. Ils ont détruit 4 machines à coudre et menacé d’incendier la maison. Il avait été arrêté en décembre 1992 pendant 5 jours. Arrêtés en même temps : Mattouk Baghdad, Hamouni Mohamed, disparus aussi.

Ramdani Boualem, né présumé en 1973, célibataire, sans profession, demeurant à Kalb Kébir (Médéa), appelé en octobre 1993 au service national. Affecté à la caserne Ahmed Médeghri, dans la wilaya d’Oran. A adressé de nombreuses lettres à sa famille depuis son incorporation en donnant l’adresse suivante BP 3072, caserne Ahmed Médeghri, Oran. Il avait bénéficié de 2 permissions : l’une de 12 jours, 3 mois après son incorporation et l’autre de 15 jours 4 mois après sa première permission. Il ne donna plus signe de vie à partir de janvier 1995. Les militaires de la caserne refusèrent d’informer son frère qui s’était déplacé à Oran à sa recherche. Son père adressa deux lettres au commandant de la caserne ( 9 mai 1998 et 24 novembre 1998), restées sans réponses.

Rassoul Mustapha, né le 18 avril 1971, célibataire, étudiant en médecine, demeurant à Dar El Beida (Alger) a été arrêté chez son oncle le 17 mars 1997 à minuit par des militaires et des policiers. Ils s’étaient rendus chez lui, ne le trouvant pas ils ont exigé de la mère qu’elle les conduise chez son oncle. Des informations reçues par les parents faisaient état de sa présence à la caserne de la sécurité militaire de Béni Messous. Mais aucune confirmation. Il est à noter qu’il avait été arrêté en 1991 à la sortie de la mosquée et libéré après 3 jours de garde à vue. Plainte du 10 juillet 1997 au niveau du tribunal d’El Harrach, lettres diverses.

Rayoud Zoubir, né le 17 février 1966, magasinier, demeurant à Alger. Arrêté le 25 octobre 1995 à 5h30 du matin à son domicile par des policiers en uniforme, armés, en véhicules officiels. Ils ont perquisitionné l’appartement et téléphoné au poste de police de Madania pour prévenir qu’ils n’avaient rien trouvé. La perquisition a eu lieu 2 jours après l’arrestation, le lieu de travail aussi a été perquisitionné. Plainte du 10 novembre 1996 au niveau du tribunal de Sidi M’hamed, enquête, sans résultat. Avant sa disparition plusieurs personnes avaient été interrogée à son sujet.

Rebai Taieb, né le 24 décembre 1964, célibataire, demeurant à Constantine, comptable à L’Onalait. Arrêté le 26 septembre 1994 sur la route d’El Mania par des membres de la police judiciaire. 10 jours après une perquisition est effectuée à son domicile puis toute la famille est convoquée au commissariat central. Le père a pu le voir, ses mains portaient des traces de brûlures. Les policiers ont dit qu’ils allaient remettre Taieb à la Sécurité militaire. Depuis, aucune nouvelle. 

Rebika Abdelaziz, né le 10 juin 1948, marié et père de plusieurs enfants, demeurant à Alger, directeur central à L’Enapharm (société pharmaceutique nationale). A été arrêté à son domicile dans la nuit du 4 au 5 mai 1996 par des éléments de la sécurité militaire selon le témoignage de sa famille. Lettres aux autorités, ONDH, LADDH etc. (fils, Rebika Mohamed, né le 16.7.71, technicien supérieur en informatique, demeurant à la même adresse a disparu aussi, arrêté en même temps dans la nuit du 4 au 5 mai 1996)

Rebika Mohamed, né le 16 juillet 1971, fils de Rebika Abdelaziz, technicien supérieur en informatique, demeurant à Alger. A été arrêté en même temps que son père le 4 mai 1996 à son domicile par des éléments de la sécurité militaire.

Recioui Sadek, né en 1942, marié et père de 7 enfants, demeurant à Ghardaïa. Arrêté en mars 1996 par des agents de la Sécurité militaire en présence de plusieurs témoins. Les agents étaient accompagnés de leur chef die A.. Il a été séquestré au poste de Ghardaïa pendant 15 jours durant lesquels son épouse lui pportait régulièrement des repas et puis, on lui dit qu’il n’était plus là, sans autre explication. Depui, aucune nouvelle.

Regad Lakhdar, né le 19 juillet 1964, demeurant à la cité Gammas, Constantine, célibataire, ouvrier à Geric. Arrêté le 19 janvier 1995 `8h à son domicile par des forces de sécurité. Au moment de l’enlèvement, ces derniers ont tiré sur lui et l’ont emmené blessé. La famille n’a eu aucune information sur son état et son sort.

Reghissa Saâd, né le 1er août 1953, marié et père de 5 enfants, demeurant à Hattatba (Tipaza), arrêté le 27 mai 1995 à 15h par des gendarmes du village près de son domicile alors qu’il revenait du travail avec ses collègues. Des voisins témoins ont assisté à l’arrestation. Selon le témoignage de la mère, ces mêmes gendarmes nieront toute implication dans l’arrestation, lorsqu’elle se présentera à la brigade pour demander des nouvelles de son fils.

Rekabi Boumédiene, né le 23 mars 1980, demeurant dans la commune de Blida, arrêté le 22 janvier 1997 vers 13h avec un groupe de 8 jeunes hommes par des agents de la sécurité militaire. Les amis étaient sorti ensemble en direction de la rivière pour chercher des feuilles pour les vendre. L’un d’entre eux a pu fuir, les autres ont été emmenés. Un autre a été relâché et a informé les familles qu’ils ont été interrogés et torturés. La famille s’est adressé à différentes institutions. La gendarmerie l’a informée que des cadavres avaient été trouvés au niveau de la rivière mais que les corps n’ont pas été identifiés. (voir les autres jeunes).

Remli Boualem, né le 28 mai 1967, célibataire, gardien , demeurant à Bordj el Kiffan, Alger. Arrêté le 16 avril 1995 à 17h chez sa tante à bordj el Kiffan par des membres de la SM, des militaires en uniforme et venus dans des véhicules officiels. Ils ont procédé à une perquisition du domicile de la tante. Ils ont arrêté aussi le cousin Hadj Ahmed Salim. La gendarmerie de Derguana et le commissariat de Bourouba a interrogé la famille suite à leurs plaintes.

Retiet Omar, 40 ans, chauffeur, domicilié à Dellys a été arrêté par des militaires et des policiers de Dellys à son domicile le 19 juin 1994 devant ses parents et des habitants qui ont aussi été arrêté et transféré au même endroit mais relâchés plus tard. A été séquestré à la caserne dite de la Sonipec (centre de torture). Arrêté en même temps que Lamali Boualem et Lamrani Moussa, disparus aussi.

Rezig Hafid, né le 25 janvier 1966, célibataire, demeurant à Tablat (w. Médéa). Enlevé le 14 août 1995 à 2h du matin de son domicile par des militaires et des gardes communaux venus dans des véhicules militaires sous la direction d’un officier nommé D. H.. deux gardes communaux s’appellent G. A. et B. A.. Les autres militaires sont A. S. et H. M. D.. Ils ont semé la peur, ont pris le frère Rabah et promis de le relâcher rapidement après l’avoir interrogé. L’un deux a voulu provoquer la famille et a dit « implorez la grâce pour son âme » et Hafid pensant que Rabah allait être tué lui dit « récite la Chahada ». Ils ont emmené les deux frères, le lendemain, les militaires ont nié avoir arrêté les deux jeunes hommes. Le même soir d’autres hommes ont été arrêtés qui ont tous disparu : Hamani Ramdan, Khalfi Abdelkarim, Boumaza Mohamed, Boutilisse Mohamed, Hamdadou Kamel, Souri Amar, Lachebi Noureddine.

Rezig Rabah, né le 17 mars 1964, célibataire, enseignant de langue française, demeurant à Tablat (w. Médéa). Enlevé le 14 août 1995 à 2h du matin de son domicile par des militaires et des gardes communaux venus dans des véhicules militaires sous la direction d’un officier nommé D. H.. deux gardes communaux s’appellent G. A. et B. A.. Les autres militaires sont A. S. et H. M. D.. Ils ont semé la peur, ont pris Rabah et promis de le relâcher rapidement après l’avoir interrogé. L’un deux a voulu provoquer la famille et a dit « implorez la grâce pour son âme » et le frère Hafid pensant que Rabah allait être tué lui dit « récite la Chahada ». Ils ont emmené les deux frères, le lendemain, les militaires ont nié avoir arrêté les deux jeunes hommes. Le même soir d’autres hommes ont été arrêtés qui ont tous disparu : Hamani Ramdan, Khalfi Abdelkarim, Boumaza Mohamed, Boutilisse Mohamed, Hamdadou Kamel, Souri Amar, Lachebi Noureddine

Rezini Ahmed, né le 16 novembre 1967, marié et père d’un enfant, vendeur de pièces détachées, demeurant Alger centre. Arrêté le 16 janvier 1995 à minuit à son domicile par des militaires (parachutistes). Il passa 10 jours chez les parachutistes et puis aucun signe de vie. Plainte le 17 novembre 1997 au niveau d’El Biar (Alger), aucun résultat, lettres diverses.

Rif Mustapha, né le 15 décembre 1959, marié et père de 2 enfants, technicien de la santé, demeurant à Boufarik, incarcéré à la prison de Berrouaghia, devait être libéré le 3 mars 1995, après avoir purgé sa peine de 3 ans de prison ferme. Ce jour-là un fourgon banalisé de couleur rouge et sans immatriculation pénétra dans l’enceinte de la prison et embarqué Rif Mustapha et cinq autres prisonniers qui devaient être libérés ce jour-là. La famille de la victime (père et mère) attendaient depuis 6h du matin devant la porte de la prison la sortie de leur fils. Ils verront le fourgon rouge banalisé, sortir par le portail principal de la prison, escorté par des camions militaires. Les gardiens de prison et un détenu confirmeront à la famille que leur fils était avec cinq autres prisonniers dans le fourgon. Aucune nouvelle depuis.

Robi Ramdane, né le 2 février 1962, marié et père de 3 enfants, demeurant au Gué de Constantine (Alger), officier de la protection civile, arrêté par des militaires cagoulés en tenue de parachutistes, venus à bord de camions blindés le 4 août 1996 à 4h du matin à son domicile. Il a été vu au centre de torture de Châteauneuf puis aucune nouvelle n’est parvenue à la famille. Plainte du 19 octobre 1996 au niveau du tribunal de Hussein Dey, enquête, lettres diverses.

Rosli Mohamed, né le 3 janvier 1960, Universitaire, directeur de l’Institut des sciences sociales de l’Université de Blida, arrêté le 30 octobre 1993 par la police politique sur son lieu de travail devant des collègues. Deux ans après son enlèvement, il adressera un message à ses parents par l’intermédiaire d’un codétenu libéré signalant qu’il avait été sauvagement torturé et qu’il était séquestré à la prison militaire de Blida.

Rouabha Brahim, né le 1er février 1972, célibataire, sans profession, demeurant à la ferme Casenave (Gué de Constantine – Alger), a été arrêté le 14 octobre 1996 à 14h 30 près de son domicile par des miliciens, alors qu’il se rendait au marché pour faire des achats. Il avait été enlevé en 1994 et séquestré pendant 8 mois à la prison d’El Harrach, jugé, il obtint un non lieu. Lettres adressées au procureur de la République du tribunal d’Hussein-Dey (18.5.97) enquête sans résultat, lettres à la présidence de la République, au ministère de la défense, ONDH.

Rouabha Sebti, né le 21 février 1976, célibataire, demeurant à la ferme Casenave (Gué de Constantine – Alger), employé à la société ERIAD d’Hussein Dey, n’ayant aucune activité politique ou syndicale, a été arrêté le 22 octobre 1996 à 10 heures sur son lieu de travail par des éléments de la SM venus à bord de voitures banalisées. Il avait été enlevé en 1994 et séquestré pendant 8 mois à la prison d’El Harrach, jugé, il obtint un non lieu. Lettres adressées au procureur de la République du tribunal d’Hussein-Dey, à la présidence de la République, au ministère de la défense, ONDH.

Rouabhi Mohamed, né le 2 février 1965, célibataire, commerçant, demeurant Ouled Koreich, Alger. Arrêté le 1 avril 1995 à minuit à son domicile par des militaires en uniforme venus avec des véhicules officiels. Une perquisition a été effectuée au domicile le jour même de l’arrestation. Le mari de sa sœur Messili Azzedine avait été arrêté trois jours avant et a réapparu avec les militaires, disparu aussi. Plainte, lettres diverses.

Rouaz Abdelhamid, né le 1er juin 1964, célibataire, vendeur dans un magasin de confiserie, demeurant à Birkhadem (Alger), n’ayant aucune appartenance politique, arrêté le 15 janvier 1998 au carrefour de Birkhadem par des policiers. Il sera localisé dans un premier temps, selon des témoignages parvenus à sa famille, à la BMPJ de Birkhadem. Depuis, aucune nouvelle.

Roubaï Menouar, né le 12 octobre 1973, célibataire, demeurant à Ouled Moussa (Wilaya de Boumerdés), enlevé à son domicile le 6 novembre 1993 à 3h 45 du matin par des policiers cagoulés accompagnés par le chef de brigade de la commune d’Ouled Moussa, un certain M. S.. L’arrestation s’est faite en présence de témoins ( noms connus) et les ravisseurs malgré leurs cagoules avaient été facilement reconnus par les membres de la famille. Il sera exécuté au centre du village avec son frère Tahar.

Roubaï Tahar, né le 15 septembre 1969, célibataire, demeurant à Ouled Moussa (Wilaya de Boumerdés), bijoutier, enlevé à son domicile le 6 novembre 1993 à 3h 45 du matin par des policiers cagoulés accompagnés par le chef de brigade de la commune d’Ouled Moussa, un certain M. S.. L’arrestation s’est faite en présence de témoins ( noms connus) et les ravisseurs malgré leurs cagoules avaient été facilement reconnus par les membres de la famille. Il sera exécuté au centre du village avec son frère Menouar.

Roumili Kamel, né le 14 novembre 1961, marié et père de 2 enfants, agent de sécurité à l’université de Bab Ezzouar, demeurant à Alger, arrêté à son domicile le 10 mars 1997 à 1h du matin par des militaires et policiers venus à bord de 3 Toyotas et 3 fourgons J5. Lettres adressées par sa famille au président de la République, au ministre de la justice, à la Défense nationale, à la 1ère région militaire, à l’ONDH et au procureur général d’Alger en 1997, restées sans réponses.

Rouz Ahmed, né le 6 avril 1964, célibataire, mécanicien-vulcanisateur à l’ETUSA (ex-RSTA), demeurant à El Madania (Alger), arrêté le 29 novembre 1994 sur son lieu de travail (garage RSTA d »Hussein-Dey) par des agents de la sécurité militaire, armés, venus avec un véhicule banalisé de marque Daewo, devant le responsable du garage et ses collègues de travail (à qui ils ont décliné leur identité et fonction) , selon le témoignage de ses parents. Un voisin : Acha Ben Brahim avait été arrêté la veille et a disparu aussi. Plainte le 17 décembre 1995 au niveau du tribunal de Hussein Dey, dossier transmis à la police le 6 mai 1996, aucun résultat. Lettres diverses. Son frère avait été arrêté en 1994 après avoir assisté à l’enterrement d’une jeune personne tuée par les services de sécurité. Il a été séquestré pendant 20 jours.

 

Retour Sommaire