1000 disparitions forcées (1992-2001)

 L’Algérie 10 ans après le putsch Les droits humains: Un bilan désastreux 

  1000 cas de disparitions forcées (1992-2001)

Liste établie par Dr. Salah-Eddine Sidhoum et Algeria-Watch

sur la base des informations rassemblées par Dr. Salah-Eddine Sidhoum, Me Mahmoud Khelili, Me Sofiane Chouiter, Me Mohamed Tahri, Mohamed Smaïn, Amina Kadi, Amnesty International, SOS disparus, le Collectif des familles de Disparu(e)s, l’association des familles de disparus de Constantine

Publiée par Algeria-Watch, 11 janvier 2002, actualisée juin 2003

Cette liste non exhaustive de personnes disparues a pu être réalisée grâce au travail courageux d’une poignée de défenseurs des droits humains et à la détermination des familles des victimes qui malgré les intimidations, persécutions et menaces ont persévéré dans cette quête de vérité. Il est probable que des imprécisions et des erreurs aient été transmises, vu les conditions de travail sur le terrain extrêmement difficiles. Nous lançons un appel aux témoins et familles de victimes pour apporter des compléments d’informations et nous informer de cas de disparitions que nous n’avons pas répertoriés.

A    B    C    D    E    F    G    H    I   K   L    M    N    O   R   S    T    Y    Z

A

Abbane Abdelhalim, né le 10 octobre 1962, père de deux fillettes, commerçant (magasin d’alimentation générale) a été arrêté avec son épouse à son domicile sis au quartier Meissonnier (Alger) au n° 14 le 4 février 1997 à 22 heures par des hommes du PCO de Châteauneuf (sécurité militaire) Ils ont arrêté dans le même quartier et à la même heure les citoyens Djebila Lies et Saïd Ghilmi. L‘épouse de Abbane a été gardée durant trois jours puis a été libérée. Quelques jours après, les mêmes agents revinrent au domicile, accompagnés de Mr Abbane. Ce dernier avait le visage marqué par la torture. L’épouse qui a été libérée raconte qu’elle avait été enfermée dans une cellule. Elle n’a pas été brutalisée mais les tortionnaires la faisaient assister à la torture de son mari. Il a été torturé près de huit fois par jour. Ils lui auraient fracturé sa jambe. Deux jeunes qui étaient incarcérés avec Abbane ont déclaré après leur libération l’avoir formellement vu ainsi que Liès Djebila et Saïd Ghilmi dans la cour du PCO.

Abbar Mohamed, né le 7 février 1972, demeurant à Baraki (Alger), célibataire, marchand de légumes, arrêté le 31 mai 1995 par des militaires de la caserne de Bentalha (Alger) lors d’une rafle opérée à la recherche d’« insoumis » du service national. De nombreux citoyens avaient été arrêtés au cours de cette rafle. Il est à noter que Abbar Mohamed avait effectué son service national.

Abbas Amirat, né le 18 août 1961, demeurant à Sidi Daoud (Boumerdés), marié et professeur de lycée à Dellys, a été arrêté en novembre 1996 à son domicile par des miliciens de Réghaïa. Sa femme et ses enfants étaient témoins de l’arrestation.

Abdedaim Ali, né le 18 décembre 1978, célibataire, sans profession, demeurant à Constantine. Arrêté le 13 mars 1995 à 17h par la police. Il a été arrêté pour vol. D’autres jeunes auraient été arrêtés le même jour. Deux ont réapparus, sept ont disparus. Voir Hamames, Mekri

Abdelaoui Djelloul, né le 26 mai 1936 à Cherchell, marié et père de 7 enfants, fellah, demeurant à Fouka (Tipaza). Arrêté le 10 mai 1995 à minuit à son domicile par des gendarmes et des miliciens de Fouka. Son épouse signale que le lopin de terrain agricole accordé par les autorités à son mari dans le cadre de l’autogestion, lui a été retiré après son enlèvement, laissant la famille sans ressources.

Abdelaoui Nacer, né le 7 septembre 1963, célibataire, demeurant à Kouba (Alger), arrêté le 4 décembre 1994 à minuit au domicile familial par des forces combinées accompagnées d’un homme en cagoule. Une perquisition a été effectuée le jour de l’enlèvement. Plainte au niveau du procureur, tribunal de Hussein Dey le 1er janvier 1998. Lettres au président de la République, Médiateur, Ministre de la Justice, l’ONDH, Procureur de la Cour d’Alger, Procureur d’Hussein Dey le 13 janvier 1998.

Abdelhafid Farouk, né le 8 juillet 1966, célibataire, demeurant à Bab Ezzouar (Alger), employé à la SNVI, arrêté le 26 mai 1997 à 9h30 dans son quartier par des policiers en présence de voisins. Deux amis arrêtés avant lui, sont portés disparus aussi. Plainte au niveau du procureur, tribunal d’El Harrach le 16 septembre 1997, Lettres au président de la Republique, Médiateur, Ministre de la Justice, l’ONDH, Procureur de la Cour d’Alger.

Abdelhafid Omar, né le 20 janvier 1970 à Oran, étudiant, habitant à El Harrach (Alger). Arrêté le 1er février 1995 entre minuit et une heure du matin par des policiers en uniforme utilisant des véhicules officiels à Sétif où il s’était rendu chez un ami à lui. Aurait été transféré selon le témoignage de sa famille au commissariat de Bourouba (Alger) entre 1995 et 1996 (des codétenus rapportèrent cela à la famille) puis au centre de Châteauneuf (selon les dires de codétenus). Son père a été convoqué au commissariat de Mohammedia (El Harrach) pour interrogatoire sur la conduite de son fils. Aurait été aussi détenu à la prison d’El Harrach, sans que sa famille ne puisse le voir. Fin 97, des informations parvenues au père faisaient état de sa présence au centre de la SM de Blida, plus connu sous le nom de Haouch Chnou. Son nom a été évoqué dans le procès de la «mutinerie » de Serkadji, mais sans figurer dans l’arrêt de renvoi. La famille a appris son exécution près du stade du 5 juillet d’Alger, mais cela n’a pas été confirmé.

Abdelli Kheireddine, né le 21 juin 1972, technicien en électroménager, demeurant à Hammadi (Boumerdés) a été arrêté à son domicile le 7 juillet 1995 par des militaires. Il aurait été vu pour la dernière fois par des témoins à la caserne dite de la Sonacome de Rouiba. Il est à noter que sa famille a été à plusieurs reprises menacée par le capitaine de cette caserne.

Abdelméziane Kamal, né le 26 mars 1961, marié et père de deux enfants, demeurant à Alger, employé dans un magasin. Arrêté le 15 mai 1997 par des militaires (parachutistes) à Haouch Ghalabou encerclé par l’armée stationnée à Boufarik. Il était de passage en voiture avec un ami handicapé, Hariti Metaiche, disparu aussi. La voiture fut retrouvée en ce lieu. Selon le témoignage de la famille, le véhicule aurait été incendié devant la caserne et les deux occupants kidnappés. Sa femme a été interrogée par la gendarmerie de Sidi-Moussa (Alger).

Abdenour Habib, né le 28 septembre 1961, marié et père de deux enfants, Technicien supérieur de la santé à l’hôpital Ibn Badis de Constantine, demeurant à El Khroub, Constantine. Arrêté le 3 mars 1996 à midi sur son lieu de travail par des membres de l’ONRB de Sidi Mabrouk. Quinze jours après son enlèvement, les services de sécurité débarqueront dans dix véhicules et encercleront le bâtiment dans lequel vivait la famille du disparu. Ils pénètreront dans l’appartement avec les clés qu’ils avaient enlevées au concerné et le fouilleront en détruisant tout sur leur passage. Ils ressortiront en traitant les membres de la famille de « terroristes ». Toutes les démarches entreprises par la famille pour retrouver la victime resteront vaines.

Abdet Abdelkrim, né le 8 septembre 1977, demeurant à Khemis El Khechna (Boumerdès), célibataire, étudiant, arrêté le 22 février 1996 dans la rue, par des policiers de l’Arbaâtache. Celui qui procédera à l’arrestation s’appelle Y. A. Il dira à la famille que Abdelkrim sera relâché après trois jours. Le 23 février la famille ira à la gendarmerie et au commissariat de Khemis el Khechna pour tenter d’obtenir des informations. La police démentira toute implication dans l’arrestation. Le même jour, la famille se rendra au siège de la milice et apprendra que son parent aurait été transféré à la caserne militaire de l’Arbaâtache. Le responsable militaire de la caserne niera au départ la présence de Abdelkrim puis admettra sa présence en rassurant la famille qu’il ne restera que le temps de l’interrogatoire. Par la suite, les militaires démentiront son arrestation. Après 22 jours un militaire leur dira que le disparu avait été transféré ailleurs sans leur préciser l’endroit. La famille portera plainte au niveau de la cour de justice de Rouiba et adressera des lettres au Médiateur de la République et à l’ONDH ( 18.11.98) sans résultats.

Abdoun Ahmed, né le 31 octobre 1922, marié et père de 7 enfants, demeurant à Bourouba (Alger), taxieur de profession. Arrêté le 23 février 1997 à 16 h à la cité La Montagne par les services de sécurité en présence de voisins et de passants. Son véhicule sera saisi. Plainte déposée par la famille auprès du procureur du tribunal d’El Harrach le 16 juin 1997, enquête sans résultat, lettres aux différents responsables. (photo sur le net)

Abed Mohamed, 30 ans, demeurant à Halouiya, près de Soumaâ (Blida), ingénieur et élu du FIS à la mairie de Soumaa (Blida). Après le coup d’Etat, il sera l’objet de plusieurs provocations de la part de la gendarmerie selon le témoignage de sa famille. Il sera arrêté une première fois le jour de son mariage puis libéré. Sera à nouveau arrêté par des militaires quatre mois plus tard en 1993 et disparaîtra depuis. Sa maison sera détruite par les bulldozers de l’armée.

Abi Redouane, né le 7 octobre 1967, marié, père d’un enfant, demeurant à, Bab El Oued (Alger), émigré en France, a été arrêté le 22 octobre 1994 à 7h 30 par des policiers, alors qu’il revenait de Ben Aknoun à bord de sa moto. Il avait déjà été arrêté avec d’autres voisins lors d’un ratissage et relâché après cinq jours de détention. Son frère était recherché. Il aurait été vu par des témoins au commissariat de police du Climat de France à Bab El Oued (21 jours), puis au centre de Châteauneuf (27 jours). Des témoins l’auraient signalé par la suite à la caserne de Boufarik. Des informations auraient enfin été données à ses parents selon lesquelles, il aurait été détenu au Sahara (sans préciser le lieu exact). Une plainte a été déposée au niveau du tribunal d’Alger le 25 octobre 1995. Lettres adressées au Président de la République, au Médiateur de la République, Ministre de la Justice, l’ONDH et au procureur général de la cour d’Alger.

Aboune Abdelhakim, né le 27 octobre 1972, célibataire, menuisier; demeurant à Fouka (Tipaza), a été arrêté le 27 octobre 1995 en même temps que 9 autres citoyens, devant l’arrêt de bus de Bou Ismaïl par des civils armés à bord de fourgons banalisés. A disparu depuis.

Aboune Mohamed, né le 22 octobre 1965, célibataire, commerçant, demeurant à Fouka (Tipaza); arrêté le 9 août 1995, près du domicile familial par des gendarmes de Fouka et en présence du milicien G.A..

Abzar Abdallah, né le 12 juin 1954, demeurant à Bouzaréah (Alger), arrêté le 31 décembre 1995 au soir par des policiers dans la rue alors qu’il revenait à son domicile en compagnie de son fils Amine âgé de 9 ans et de son neveu, Tarek âgé de 8 ans. Les deux enfants ont été laissés seuls dans la rue et ont rejoint seuls le domicile familial pour informer la mère de l’enlèvement de leur père et oncle.

Achir Mourad, né le 5 juillet 1964, marié, cadre financier à la CNEP, demeurant à Bab El Oued (Alger), a été arrêté par des nindjas à son domicile le 6 avril 1994 à minuit. A disparu depuis.

Achour Derradji, né le 8 décembre 1971, célibataire, demeurant aux Eucalyptus (Alger), handicapé physique, a été arrêté le 2 mars 1996 à 1h du matin à son domicile par des militaires et des policiers en uniforme et venus à bord de véhicules tous terrains, suite à un ratissage mené dans le quartier. Le domicile a été perquisitionné et à cette occasion une somme de 2000 DA a été volée. Selon le témoignage de sa famille, de nombreux autres citoyens auraient été arrêtés ce jour-là. Il aurait été emmené dans un premier temps à la caserne des Eucalyptus puis aurait été transféré vers la caserne de la sécurité militaire de Béni Messous. Un détenu relâché 4 jours après son arrestation l’a vu en ce lieu. Il avait été arrêté en 1992 et interné pendant 2 ans dans le camp de Ain M’guel. Trois mois après l’enlèvement, la mère a été reçue par un officier de la caserne des Eucalyptus qui lui aurait affirmé que son fils avait été remis par ses éléments aux forces combinées de Châteauneuf. Une plainte a été déposée au tribunal d’El Harrach en 1996, restée sans réponse. Lettres adressées par le père à la présidence de la République, gendarmerie, tribunal militaire de Blida, médiateur de la République et au tribunal d’Hussein-Dey.

Achour Mohamed, né le 2 août 1970 à Boufarik, célibataire, demeurant à Boufarik, arrêté à son domicile le 25 janvier 1995 par des militaires de la caserne Haouch Chnou (Blida), selon le témoignage de sa famille.

Adel Amar, né le 23 avril 1972, demeurant à Draâ Ben Khedda (Tizi-Ouzou), arrêté le 22 avril 1995. La mère témoigne qu’un groupe de militaires accompagné de quelques policiers se sont présentés au domicile vers 23h et auraient prévenu la famille que le fils qui travaille comme gardien de nuit a été arrêté mais qu’il serait libéré très bientôt. Le lendemain, ils apprendront de S. K. arrêté en même temps que lui qu’il avait passé la nuit avec lui à la caserne de Tadmaït. Il confirmera qu’il s’agissait bien de militaires. La mère se rendra alors à la dite caserne où un responsable militaire confirmera son passage et qu’il aurait été transféré en lieu qu’il n’a pas précisé. La famille a écrit à toutes le institutions concernées et porté plainte devant le tribunal de Tizi-Ouzou.

Adel Brahim, né le 27 février 1960, demeurant à Chebli (Blida), marié et père d’un enfant, chauffeur dans une société nationale (Enemedi). Ses papiers seront confisqués lors d’un ratissage militaire dans le quartier. Il se rendra la première fois le 23 août 1995 à la gendarmerie du village pour récupérer ses pièces d’identité. Les gendarmes lui demanderont de revenir le lendemain, puis le surlendemain. Le 25 août 1995, il se rendra à nouveau à la brigade comme convenu et ne réapparaîtra plus. Son frère Rachid avait été arrêté cinq jours auparavant et passé 20 jours à la gendarmerie de Chebli, Blida. Cinq jours avant cet enlèvement, Lyes Kabri du même quartier avait été arrêté et disparut.

Adjaoud Mourad, né le 8 juin 1967, habitant à Bouzareah (Alger), célibataire, arrêté le 10 septembre 1995 dans son quartier par des policiers venus à bord de trois voitures de type 504 et Nissan.

Agarou Djamel, né le 24 juin 1975, demeurant à Baïnem (Alger) célibataire, élève stagiaire en menuiserie, arrêté le 2 avril 1996 à 14h par des militaires alors qu’il pratiquait du footing sur un terrain vague de son quartier. Deux amis ont été arrêtés en même temps que lui et ont disparu aussi : Selmane Abdelkader et Slimani Ali. Des informations parvenues à sa famille auraient fait état de sa présence dans un premier temps à la caserne de Béni Messous puis en 1998 de sa séquestration dans un centre de Reggane (Sud). Lettres adressées par la famille à la présidence de la république, ministère de l’Intérieur, médiateur de la République. Plaintes déposées auprès du procureur général de la cour d’Alger.

Aggoun Hakim, né le 3 septembre 1974 à Fouka (Tipaza) et y demeurant, a été arrêté le 26 décembre 1994 aux environs de 14 heures alors qu’il sortait de la mosquée pour rejoindre son travail. Il chargeait sa camionnette de cageots de tomates quand des gendarmes sont venus au nombre de quatre et l’ont arrêté, prenant avec eux la camionnette. Témoignage de la mère de Aggoun Hakim : « Aggoun Hakim, 20 ans, a été arrêté un vendredi. Il sortait de la mosquée pour rejoindre son travail aux environs de 14 heures. Il chargeait sa camionnette de cageots de tomates quand des gendarmes sont venus au nombre de quatre et l’ont arrêté, prenant avec eux la camionnette et son chargement de légumes. Son père s’est présenté alors à la gendarmerie pour s’informer des raisons de son arrestation. Il lui fut répondu que son fils n’était pas chez eux. Devant l’insistance du père, l’un des gendarmes le menaça : « Ou tu te tais et tu fous le camp ou tu rejoindras ton fils ». Un an plus tard, les gendarmes ont enlevé son frère aîné Aggoun Mohamed, âgé de 32 ans, ferrailleur alors qu’il revenait du travail. Son fourgon et 7 millions de centimes ont été également pris. Un mois et demi plus tard, ils ont enlevé mon troisième fils, Aggoun Nacer 26 ans. Il allait à son travail, aux environs de 6 heures du matin à Bou Ismail. A chaque fois que leur père allait s’informer sur le sort de ses trois enfants, on le menaçait de subir le même sort que ses enfants. On tente ainsi de le réduire au silence ».

Aggoun Mohamed, né le 22 février 1965 à Fouka (Tipaza), frère aîné de Aggoun Hakim, ferrailleur de profession a été arrêté le 9 août 1995 par des gendarmes, soit un an après l’arrestation de son frère, alors qu’il revenait du travail. Son fourgon (404) et 7 millions de centimes ont été également pris.

Aggoun Nacer, 27 octobre 1972, habitant Fouka (Tipaza) arrêté 26 octobre 1995. Frère de Mohamed et Nacer.

Ahmed Saâdi Rachid, né le 12 octobre 1953 à Alger, marié et père de 5 enfants, préparateur en pharmacie, demeurant à Kouba (Alger) a été arrêté devant son lieu de travail le 20 novembre 1994 à 18 h 30 par deux civils armés se réclamant de la police. Il est à noter qu’il avait été arrêté auparavant par des policiers et gardé à vue durant 3 jours au commissariat d’Hussein Dey avant d’être libéré. La mère a été convoquée par la gendarmerie de Kouba (Alger) après avoir porté plainte. Lettres à l’ONDH et au Procureur de la République de la cour de Hussein Dey.

Ahour Rachid, 25 ans, employé à la Sonipec de Rouiba et demeurant à Boumerdés. A été arrêté par des militaires dans la nuit du 13 juin 1995 à son domicile. Aurait été vu par des témoins à la caserne de la Sonacome de Rouiba. .

Aïba Rédha, né le 6 novembre 1969, célibataire, agent paramédical, demeurant au quartier d’El Mohammedia (El Harrach). A été arrêté selon le témoignage de ses parents le 3 septembre 1996 à 2h du matin à son domicile par des militaires. Aurait été localisé au début par des témoins au centre de Châteauneuf. Plainte déposée par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour d’Alger le 18 janvier 1997. .

Aïbout Tayeb, né le 14 juin 1950, arrêté le 14 juillet 1995 à 22h par des civils armés venus à bord d’un véhicule banalisé de type Express (matricule 31 – 338). Il sera emmené à la brigade de gendarmerie de Aïn Hadjar (Saïda) puis à Tiaret.

Aïchouni Saddek, arrêté le 20 octobre 1998 à son domicile par des hommes en civil. L’un d’eux a été reconnu par des témoins comme étant un policier du commissariat local. Il avait été déjà arrêté en novembre 1997 et gardé en détention pendant 9 mois avant d’être libéré sans charges contre lui.

Aïffa Ali, né le 19 octobre 1974 à Bologhine (Alger), célibataire, manœuvre, handicapé mental, demeurant à Baraki (Alger), arrêté le 19 août 1996 à 19h 45 par des policiers dirigés par un certain Zoubir, circulant à bord de deux Nissan de la police, à l’entrée de la cité des 2004 logements de Baraki, face au lycée Ibn Taymia, alors qu’il venait d’accompagner sa sœur à des cours particuliers de couture. Au même moment, de nombreux citoyens avaient été enlevés lors d’une rafle policière. Le 23 août 1996, des policiers en tenue de combat et sous l’effet de la drogue, selon le témoignage de sa famille, auraient procédé à 23h 45 à une perquisition du domicile familial, lançant des injures et des grossièretés aux membres de la famille. Lettre adressée au médiateur de la République le 7 septembre 1996. Le père a été convoqué par la gendarmerie pour interrogatoire et aurait adressé un procès-verbal au tribunal d’El Harrach, suite à une plainte déposée contre X pour enlèvement. Lettres adressées par le père au procureur général de la Cour d’Alger (12 avril 1997), à l’ONDH (7 septembre 1998) et à l’association des familles de disparus (7 septembre 1998). Le père aurait changé de domicile suite aux menaces de mort proférées par les ravisseurs de son fils suite à ses multiples recherches et plaintes déposées auprès des autorités.

Aït Si Maâmar Djamel, né le 1er juin 1962 à Tizi Ouzou, célibataire, employé dans une société nationale (Sonacome), membre du FIS, élu député en décembre 1991. Demeurant à la cité Armaf, Bt A, cage 4, n° 41 à Maqaria (Hussein Dey – Alger). Enlevé le 14 janvier 1995 entre 15h et 16h par des éléments de la sécurité militaire de Châteauneuf à l’hôpital de Rouiba où il s’était rendu à bord du véhicule de son père (R12 immatriculée 11227 – 174 – 16) pour voir un ami médecin. L’arrestation s’est déroulée devant témoins : malades, médecins et infirmiers. Le véhicule avait été également saisi. La famille signale qu’avant la date de l’enlèvement de leur fils, des policiers sont venus perquisitionner le domicile et avaient saisi le livret de famille. Deux jours après cette perquisition, des gendarmes sont venus à leur tour pour perquisitionner la maison. Des informations survenues à son père avaient fait état de la présence de son fils au centre de Châteauneuf puis son transfert avec 27 autres citoyens vers la prison de Serkadji où ils auraient été soumis à un isolement total. Depuis, aucune nouvelle. Le 25 mars 1997, le père reçoit une notification de la police d’Hussein Dey, l’informant de la condamnation de son fils à la peine capitale par contumace (jugement du 5 mai 1996). Une plainte a été déposée au tribunal d’Abane Ramdane d’Alger (13 juin 1997) restée sans réponse. Lettre à l’ONDH qui répondra que Djamel avait été tué au maquis par les services de sécurité ( !?).

Aïssaoui Omar, né le 9 juin 1967, célibataire, agriculteur, résidant à la ferme Zaimi Ali n° 47, Hattatba (Tipaza) a été arrêté le 23 mai 1994 par les gendarmes avec 40 autres personnes à la suite de la mort de deux de leurs collègues suite à un attentat. Il aurait été vu à la prison de Blida. Plaine auprès du procureur du tribunal de Kolea, lettres adressées au Médiateur de la République, au Président de la République, l’ONDH et différents ministères.

Akbache Zerrouk, né le 27 mars 1974, célibataire, chômeur, demeurant à Bordj Zemoura (Bordj Bou Arréridj), arrêté le 2 avril 1995 à 10 h. Il a été interpellé dans la salle publique du siège de la commune par les membres de la DEC (B. A. et K. M.) qui l’ont enfermé dans un bureau jusqu’à 16 h où il a été vu la dernière fois. A disparu depuis Enquête en 1998 par la gendarmerie et correspondance aux autorités et organisations dont l’ONDH en août 1997.

Aliane Said, né le 27 février 1930, marié et père de 12 enfants, maçon, demeurant à Kouba (Alger). Disparu depuis le 25 mars 1995, alors qu’il se trouvait au douar Harbil, près de Guenzet dans la wilaya de Sétif devant la mairie. Il a alors été arrêté par des miliciens de la commune de Titest. Il est possible que ces derniers aient été poussés à cet acte par un cousin du disparu, A. E. qui est milicien en chef. La raison pourrait être une affaire judiciaire en rapport avec un lopin de terre. Des habitants ont été témoins de l’arrestation. Sa famille signale qu’avant son enlèvement, sa maison a été dévalisée. Des rumeurs disaient qu’il aurait été détenu à Ain Arnat (Sétif). Un fils a été détenu durant deux années à la prison d’El Harrach et un autre n’a plus donné signe de vie. Lettres aux autorités restées sans réponses.

Aliouat Abdenour, né le 3 septembre 1973, célibataire, employé, demeurant à Lakhdaria (Bouira), arrêté le 29 novembre 1994 par des militaires. Il a été détenu jusqu’au 6 décembre 1994 au commissariat de Hamama puis a été transféré à la prison de Berrouaghia. Plainte datée du 19 avril 1995. Lettres adressées aux destinataires habituels.

Allala Mohamed, né le 31 décembre 1967, célibataire et sans profession, habitant à El Harrach (Alger) a été arrêté le 9 mai 1995 par des policiers cagoulés venus dans des voitures de type Nissan et une voiture 305 banalisée dans laquelle il a été embarqué. Il a été frappé a coups de crosse sur la tête. Tous ces faits se sont déroulés en présence des voisins. Le concerné a reconnu les auteurs de l’enlèvement, c’est la raison pour laquelle il a été frappé. Son père a été interrogé par les services de sécurité. La famille a cherché partout en vain.

Allali Ameur, né le 14 mars 1960, marié, demeurant à Baba Hassan (Alger), enseignant, membre adhérant du FIS, arrêté le 12 août 1994 après avoir reçu une convocation de la gendarmerie de Saoula (Alger) . Ce jour là il y a eu plusieurs arrestations dont un nommé B. et El H. Des témoins l’auraient vu détenu à la brigade de gendarmerie de Saoula, puis à Châteauneuf et finalement à Blida. Sa mère a été interrogée par les gendarmes de Saoula à la demande du Président de l’ONDH. Plainte déposée le 11 novembre 1996 au niveau du tribunal de El Harrach, lettres aux autorités politiques restées sans réponse.

Allalou Merouane, né le 11 janvier 1974, demeurant à Dély-Ibrahim (Alger) , sans profession, arrêté par des hommes armés se réclamant de la police le 4 décembre 1997 à la sortie de la mosquée d’Ibn El Khattab (Rue Didouche Mourad Alger) . Le 5 décembre 1997 à 1h30 du matin les forces de sécurité se sont présentées au domicile du grand-père à Alger. Ils étaient armés et étaient venus à bord un véhicule de type Toyota blindé. Trois mois plus tard, les mêmes personnes se sont présentées une nouvelle fois au domicile. Quatre mois après l’arrestation de Merouane, son frère Yazid a été arrêté près de son domicile et a été relâché cinq jours plus tard. Lettre au procureur du tribunal de Sidi M’Hamed, Président de la République, l’ONDH et le PCO de Dely Ibrahim.

Allalou Sidali, né le 22 décembre 1964 à Alger, célibataire, Ingénieur d’Etat en hydraulique a été arrêté le 19 février 1995 à 18 heures sur le tronçon Birmandreis-Birkhadem alors qu’il circulait à bord de son véhicule de type Renault Super Cinq. Il sera localisé au centre de Châteauneuf. Un mois après le kidnapping, un ancien détenu de Châteauneuf confirmera au père de la victime la présence de son fils dans ce centre de torture. Il avait été arrêté auparavant et emprisonné durant un an entre 1993 et 1994 à la prison d’El Harrach puis acquitté par le tribunal. Des militaires et policiers sont venus à diverses reprises au domicile familial pour perquisitionner en détruisant tout sur leur passage. Son beau-frère Azzout Mouloud a été arrêté le 17 février 1995 à l’aéroport d’Oran au moment où il voulait se rendre en Turquie en voyage touristique. Le 20 février, Mouloud ligoté et accompagné de soldats a été emmené au domicile de la famille D. à Château Rouge – Eucalyptus puis au domicile de Soualah Younes à Bab Ezzouar. Ce dernier a été arrêté ainsi que sa femme. Celle-ci a été relâchée après avoir été détenue pendant 11 jours à Châteauneuf. Un détenu de Châteauneuf libéré après quelques mois a confirmé la présence en ces lieux des trois hommes. Un an plus tard, un autre détenu a rapporté au père de Sidali qu’il avait été détenu pendant plusieurs mois avec les trois à Haouch Chnou à Blida. Depuis aucune nouvelle des trois.

Allaoua Brahim, 18 ans, fellah, demeurant au douar Touabet (Dellys) a été arrêté au domicile de ses parents le 17 décembre 1994 par des militaires. Il a été séquestré durant deux mois à la caserne des Salines de Dellys. Il a été vu par des témoins pour la dernière fois en février 1995.

Allia Noureddine, né le 24 mai 1964, marié et père d’une fille, professeur de mathématiques, demeurant à la Casbah d’Alger,. Arrêté le 3 mai 1997 à 15 heures sur son lieu de travail (collège) par des agents de la sécurité militaire. Ils étaient venus à bord de trois voitures, dont une 205. Ils s’étaient déjà présentés au domicile familial le 2 mai 1997 pour arrêter son frère Kamel (36 ans) qui les a emmené au domicile de Noureddine. Ils ont perquisitionné le domicile et relâché Noureddine. Ce dernier avait été auparavant également arrêté et gardé à vue durant quatre jours à la gendarmerie de Bouzareah en 1992.

Alliche Ahmed, dit H’mida, né 14 novembre 1967, domicilié aux Eucalyptus (Alger) , handicapé physique, aide-comptable à l’hôpital Belfort (El Harrach) a été convoqué par la gendarmerie de Baraki en 1992 où il s’était rendu avec son père Messaoud. Il sera séquestré à ce niveau durant plusieurs mois. Son père lui rendra visite à cinq reprises, puis il sera transféré à la gendarmerie de Dar El Beïda. Son cadavre sera retrouvé à la décharge publique de Oued Smar en 1993. Il apparaîtra dans la presse comme un «dangereux terroriste » abattu lors d’un accrochage. Son corps sera ramené à la morgue de l’hôpital Zemirli d’El Harrach où le Dr. Sidhoum a pu constater la lésion mortelle. Le malheureux présentait un orifice sternal d’entrée de la balle de 1 cm, béant et un orifice de sortie dorsal gauche. La victime avait les poignets attachés avec du fil métallique et présentait des séquelles de polio avec une sévère monoplégie du membre inférieur gauche. Les parents ne verront jamais le corps de leur fils.

Allouache Abdallah, né le 07 mars 1950, marié et père de 9 enfants, commerçant à Bordj Zemmoura (Bordj Bou Arréridj), arrêté le 27 juin 1995 à 21 h 30 à son domicile par les miliciens B. A., B. S., Y.S. et B.M.B. et le maire-adjoint B.A., accompagnés de militaires qui procédèrent à l’encerclement du domicile. Il a été conduit au siège de la commune où il a trouvé une autre personne arrêtée: Mehdi Said (disparu aussi). Il y a passé la nuit puis tous les deux ont été transférés à Bordj Bou Arréridj. Enquête de la gendarmerie en 1998, correspondance aux autorités et organisations dont l’ONDH en août 1997

Allouache Ahmed, 54 ans, demeurant au douar Hazama, Lakhdaria (Bouira), arrêté le 22 juillet 1994 par des militaires. Il aurait été localisé dans un premier temps au centre de torture COPAWI de Lakhdaria avec son fils Mohamed, arrêté en même temps que lui. Selon le témoignage du sous-lieutenant Habib Souaïdia (Algeria-Interface 05 avril 2001), lui et son fils auraient été arrêtés par les officiers de la DRS B.A. dit Abdelhak et R.K., accompagnés du lieutenant B.M. des forces spéciales. Ils auraient été arrêtés, torturés pendant 15 jours et exécutés sur ordre verbal du colonel C., en présence des officiers B. et B.A. tous deux responsables de l’unité 25 du régiment de reconnaissance à Lakhdaria.

Allouache Mohamed, né le 29 Septembre 1961, marié et père de 5 enfants, employé dans une entreprise de bâtiment à Lakhdaria (Bouira), enlevé le 22 juillet 1994 à 7 h à son domicile à Hazama (Lakhdaria) ainsi que son père Ahmed par des militaires lors d’un ratissage dans le quartier. Une perquisition a été effectuée lors de l’enlèvement. Il aurait été localisé dans un premier temps au centre de torture COPAWI de Lakhdaria avec son père Ahmed. Selon le témoignage du sous-lieutenant Habib Souaïdia (Algeria-Interface 05 avril 2001), lui et son fils auraient été arrêtés par les officiers de la DRS B.A. dit Abdelhak et R.K., accompagnés du lieutenant B.M. des forces spéciales. Ils auraient été arrêtés, torturés pendant 15 jours et exécutés sur ordre verbal du colonel Chengriha, en présence des officiers B. et B. A. tous deux responsables de l’unité 25 du régiment de reconnaissance à Lakhdaria. Lettres à l’ONDH, médiateur, ministres de la Justice et la Défense.

Allouche Madani, né le 6 mai 1941, marié et père de 8 enfants, demeurant à Hattatba (Tipaza), directeur d’école à la cité Rahmane, enlevé le 25 mai 1995 à 11h sur son lieu de travail par des gendarmes et ce, devant les enseignants et les écoliers. Les gendarmes ont refusé de donner tout renseignement à son épouse sur les raisons de l’arrestation ou sur le lieu de séquestration.

Allouche Nouar, né le 2 décembre 1962, marié, un enfant, assistant social de profession, demeurant à Tablat (Médéa), arrêté le 17 mars 1995 sur son lieu de travail par des policiers et séquestré jusqu’au 2 avril 1995. Ses parents avaient pu lui rendre visite durant toute la période de séquestration. Puis aurait été emmené vers une destination inconnue par des militaires, selon le témoignage de la famille.

Alouani Mohamed, né le 22 mai 1972, célibataire, violoniste, demeurant à Bachdjarah (Alger), arrêté le 15 juillet 1994 par des policiers à son domicile. Il avait déserté l’armée en tant qu’appelé du service national et avait été traduit devant le tribunal militaire qui lui avait ordonné de se rendre à la caserne de Boussaada (M’Sila) après régularisation de sa situation judiciaire, c’est à dire après avoir purgé une peine de prison. Ce jour-là, il devait se rendre à la caserne de Boussaada et s’était attardé. La famille a appris qu’il se trouverait à Châteauneuf puis à la caserne de Beni-Messous. Il aurait ensuite été transféré à l’hôpital militaire de Constantine et enfin à la caserne de Ben Aknoun. Le père a été convoqué à la caserne de Beni Messous le 31.3.97 et à la gendarmerie d’El Harrach en 1998. Lettres aux autorités politiques.

Amari Amad, né le 12 février 1965, marié et père de 4 enfants, mécanicien, arrêté le 7 juin 1997 à 18h sur son lieu de travail à Dar El Beïda (Alger) par des policiers en civil venus à bord de fourgons banalisés (J 5). Ses deux frères furent également arrêtés puis libérés 24h après, les yeux bandés sur la place des Martyrs d’Alger.

Amari Azzeddine, né le 18 mars 1966 à Alger, célibataire, demeurant à Ouled Fayet (Alger), employé dans une pizzeria familiale à Ouled Fayet, arrêté le 12 août 1994 à 14h à son domicile par des civils armés de la sécurité militaire venus à bord d’un véhicule banalisé de type Renault 12 break, de couleur grise métallisée (matricule 8988-190-16). Sa mère a retrouvé le lendemain le véhicule à Ouled Fayet chez des agents de la SM. La mère a appris deux ans après par la police de Cheraga que son fils a été pris par la SM et se trouverait dans leurs locaux entre Dely Ibrahim et Beni Messous. Selon le témoignage de sa famille, la mère aurait écrit une lettre à une “sénatrice” du parlement, une certaine L.A. pour lui exposer le cas de son fils. Elle recevra, de sa part une lettre d’insultes ! Plainte déposée le 9 décembre 1995 au tribunal. Lettres aux différentes institutions politiques.

Amari Rabah, né le 5 avril 1965 à Kadiria (Bouira), célibataire, soudeur de profession, demeurant dans la commune de Djebahia (Bouira), membre adhérant du FIS, a été arrêté le 1er août 1994 à 9h par des militaires près de la mairie de Djebahia. A disparu depuis. Plainte déposée auprès du procureur de la République du tribunal de Lakhdaria en 1994 et en 1996, sans résultats. Lettre adressée au ministre de l’Intérieur.

Amenouche Mourad, né le 18 août 1967, marié, habitant à la Casbah d’Alger, marié, arrêté dans la rue le 6 mai 1997 à midi par les gendarmes de Fréha (Tizi Ouzou) accompagnés d’éléments de la milice d’Aghrib. Le père l’a vu à la gendarmerie de Fréha le jour-même. Perquisition de la maison par les mêmes gendarmes le jour de l’arrestation. Plainte déposée le 15 novembre 1997 au tribunal d’Azazga, lettres aux institutions administratives et politiques restées sans réponse.

Amghar Lounes, né le 6 janvier 1972, célibataire, habitant à Bab El Oued (Alger), sans profession, arrêté le 13 mars 1995 à 1h du matin par des policiers en uniforme chez sa tante à Douéra (Alger) après l’avoir cherché à son domicile. Le frère était témoin de l’arrestation. L’un de ses frères avait été arrêté et emmené au centre de police de Oued Koreich (Alger). Il aurait été dénoncé par un voisin, lors d’une séance de torture. Il aurait été emmené au centre de police de Oued Koreich. La mère a été convoquée à la caserne de Beni-Messous. Une plainte a été déposée et des lettres ont été adressées aux différents destinataires.

Amir Ibrahim, né le 12 juin 1950, marié et père de 9 enfants, demeurant à Metlili (Ghardaïa) employé à l’hôpital central de Ghardaïa. Arrêté le 23 février 1996 à 11h à son domicile par les services de sécurité. Accompagné du responsable du poste de Metlili, il a été remis au commissariat central de Ghardaïa où il a été emprisonné pendant près de 60 jours durant lesquels sa femme a pu lui remettre des repas. Puis soudainement, on a interdit à cette dernière de venir et depuis il a disparu.

Amir Mustapha, né le 12 (ou 22 mai) 1968, demeurant à Bourouba (Alger), célibataire, fonctionnaire à Hydrocanal, arrêté le 5 décembre 1994 à minuit au domicile familial par la police et détenu au commissariat de Bourouba. Sa mère a été arrêtée en même temps et relâchée. Son frère Azzedine était recherché et a été tué. Plainte déposée le 19 janvier 1998 au tribunal d’Hussein Dey..

Amirouche Ali, né le 25 février 1959 à Alger, demeurant à El Harrach (Alger) marié, deux enfants, pompier de profession, arrêté le 3 août 1994 à son domicile par des policiers. A disparu depuis.

Ammari Abdelhamid, né le 3 décembre 1965 à Batna, célibataire, fraiseur industriel dans une entreprise militaire, adhérent au FIS. Lors d’une visite chez son frère dans le quartier Driss Bouakal de Batna un ratissage des forces combinées est effectué dans la nuit du 25 au 26 novembre 1993. La maison du frère a été criblée de balles, tout le mobilier détruit. D’après les témoins occulaires, Abdelhamid aurait été tué par des policiers alors qu’il se trouvait dans une douche publique. L’ambulance a emmené la dépouille à la morgue mais la famille n’a pas pu l’identifier ni l’enterrer. Aucun certificat de décès n’a été délivré à la famille. La seule trace écrite est une indication dans le journal En-nasr daté du 29 novembre 1993 qui le présente comme un terroriste abattu. La famille s’est adressée à la police, en 1994, le procureur général de Batna en 1994 et en 2003, à la Présidence en 2000 et 2001 sans obtenir de réponses. La mère du défunt fut convoquée par la police pour le 3 juillet 2002 pour être interrogée sur le sort de ses trois fils. Aucune enquête n’avait été effectuée pour établir les circonstances exactes de sa mort.

Ammari Kamel, né le 24 septembre 1971, célibataire, gardien, demeurant à Alger, enlevé le 22 février 1996 à 3h du matin à son domicile par des militaires venus à bord de camions. Lettre adressée à l’ONDH (réponse n° 350 du 13 novembre 1999 : votre fils a été enlevé par un groupe armé non identifié). Plainte adressée au procureur de la République du tribunal d’Hussein Dey et au procureur du tribunal militaire de Blida.

Ammari Lamine, né le 6 mars 1967 à Batna, célibataire, ajusteur de précision dans la même société que son frère Abdelhamid, adhérent au FIS. Après la mort de son frère il était recherché. Afin d’éviter une arrestation il monta au maquis à Theniet El-Abed. En octobre ou novembre 1994, ils descendirent à trois des montagnes pour chercher de l’eau et tombèrent dans une embuscade. D’après le témoignage de ses amis (tués quelques mois plus tard) Lamine Ammari fut tué, transporté dans un camion militaire vers le village d’Arris et enterré dans une fosse commune. Aucun certificat de décès n’a été délivré à la famille qui n’a obtenu aucune réponse à ses demandes adressées à la police, en 1994, le procureur général de Batna en 1994 et en 2003, à la Présidence en 2000 et 2001. La mère du défunt fut convoquée par la police pour le 3 juillet 2002 pour être interrogée sur le sort de ses trois fils. Aucune enquête n’avait été effectuée pour établir les circonstances exactes de sa mort.

Ammari Salim, né le 8 juillet 1969 à Batna, célibataire, professeur des beaux-arts dans un lycée. Le 18 novembre 1993 vers 10h du matin il se déplaçait avec deux amis dans une voiture de marque Honda civic quand une voiture de police de marque golf a tiré sur eux près de la garde de chemin de fer, tuant une personne du nom de Saada Noureddine qui se trouvait par hasard sur les lieux. Salim Ammari et le chauffeur de la voiture ont été arrêtés, menottés et emmenés dans la golf au siège de la sûreté nationale. D’après un témoin connu de la famille il aurait été torturé à mort. Aucun certificat de décès n’a été délivré à la famille qui n’a obtenu aucune réponse à ses demandes adressées à la police, en 1994, le procureur général de Batna en 1994 et en 2003, à la Présidence en 2000 et 2001. La mère du défunt fut convoquée par la police pour le 3 juillet 2002 pour être interrogée sur le sort de ses trois fils. Aucune enquête n’avait été effectuée pour établir les circonstances exactes de sa mort.

Ammi Amar, né le 8 mars 1964, marié et père d’un enfant, demeurant à Saoula (Alger), projecteur en architecture. Le 18 avril 1994 à 2h du matin des militaires en uniforme de parachutistes avec des véhicules de type Nissan appartenant à la gendarmerie, 3 jeeps et 2 blindés, débarquent à son domicile et l’arrêtent en présence de la famille et des voisins. Une perquisition a eu lieu au moment de l’arrestation. Six mois plus tard, il aurait été vu à la gendarmerie de Saoula. Plainte déposée au niveau du procureur de Hussein Dey le 25 avril 1998 et une enquête a été ouverte par les gendarmes de Saoula.

Amokrane Malek, né le 11 octobre 1973 à Alger, célibataire, pâtissier, demeurant à Bab El Oued, (Alger), n’ayant aucune activité politique selon le témoignage de sa famille, enlevé le 9 septembre 1995 à 12h 30 à hauteur du 6, rue Ali Mechkel à Bab El Oued, près de la boulangerie où il travaillait, par des agents de la sécurité militaire circulant à bord d’un taxi collectif de type 305 de couleur beige et d’une R9. Un troisième véhicule banalisé occupé par d’autres hommes armés attendait en retrait, à près de 300m du lieu de l’enlèvement, selon les témoins présents. Ces éléments armés étaient venus avec un ex-ami de la victime, un certain M. S. dit El Harrachi, devenu indicateur de la SM, selon les informations recueillies auprès de la famille.

Amour Abdelouafi, né le 6 juillet 1959, marié et père de 2 enfants, commerçant, demeurant à Blida, membre du FIS, arrêté le 6 mai 1996 à 14h au parc zoologique de Ben Aknoun. Il aurait été localisé au centre de la SM de Haouch Chnou (Blida) par son frère. Des perquisitions ont été effectuées avant et après son enlèvement au domicile familial à Blida et au domicile de sa belle-famille à Zeralda. Ses deux frères Mohamed et Kaddour avaient été arrêtés et séquestrés durant 18 mois, tout comme ses beaux-frères Fouad Eddine et Bouzidi séquestrés durant 15 jours.

Amrane Mohamed, né le 13 avril 1961, marié et père de deux enfants, commerçant, demeurant à Alger, membre du FIS, arrêté le 10 octobre 1996 sur son lieu de travail au quartier de Belouizdad (Alger) par deux policiers en civil, (l’un d’eux était son voisin), armés et véhiculés. Trois amis : Kadri Abdelhamid, Fatah Hacen et Zahafi Mohamed ont été arrêtés le même jour. Plainte déposée au niveau du tribunal Sidi M’hamed le 10 mars 1998. Lettres à l’ONDH, différents ministères, Président de la République. Sa femme a été interpellée par la gendarmerie.

Amrane Rabah, né le 12 juin 1973, célibataire, demeurant à Sétif, arrêté le 22 mars 1994 à 2h du matin à son domicile par des gendarmes et des policiers venus à bord de véhicules officiels de gendarmerie et de police. Au même moment, furent arrêtés dans la même cité les citoyens Hébia Abdenour, Taâllah Abdelhafid, Bendjabou Fayçal, Boutib Aïssa, Derdoukh Aïssa, Boudjellal et son fils et Sayeh Aïssa. Plainte déposée par la famille le 7 décembre 1998 au tribunal de Aïn Oulmane (Sétif). Lettres adressées à la LADDH et au comité des familles de disparus.

Amrani Djamal, né le 23 janvier 1964 à Hattatba (Tipaza), marié et père de 2 enfants, commerçant, demeurant à la cité Rahmane, à Hattatba, arrêté à son domicile le 7 septembre 1994 à 20h par douze gendarmes dont un certain C., après avoir encerclé la maison. Plainte pour enlèvement et séquestration déposée par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour de Blida le 3 janvier 1999.

Amraoui Abdenasser, né le 30 novembre 1960, marié et père de trois enfants, demeurant à Bologhine (Alger), fonctionnaire, membre du FIS avant sa dissolution, arrêté à son domicile le 25 septembre 1996 à 3h du matin par des éléments armés de la sécurité militaire, venus à bord de véhicules banalisés. Deus voisins furent arrêtés en même temps que lui, l’un fut relâché après un mois de séquestration, l’autre a été présenté au parquet puis libéré. Une perquisition du domicile a été effectuée au moment de l’arrestation.

Amraoui Mohamed, né le 16 novembre 1958, marié et père de 5 enfants, employé à la Sonelgaz, a été arrêté sur son lieu de travail, bd Krim Belkacem, Alger, le 2 mai 1994 par des hommes armés se réclamant de la police.

Amrat Mustapha, né le 14 juin 1959, demeurant à Diar Essaada (Alger). A été arrêté par des éléments de la sécurité militaire le 21 novembre 1994 à 11h à l’aéroport d’Alger. A disparu depuis.

Amri Rabah, né le 1er avril 1963 à Bab El Oued, officier de port, demeurant à Bab El Oued (Alger). Arrêté par des policiers lors d’un ratissage dans son quartier le 24 décembre 1995.

Amrouche Amine, 24 octobre 1975, demeurant à Baraki, Alger, a été kidnappé dans son quartier le 30 janvier 1997 par des civils armés à bord d’une voiture banalisée. Des détenus affirment avoir vu en octobre 1997, le jeune Amine au centre de la sécurité militaire de Châteauneuf. Le 17 octobre, et sur la base de ces informations qui lui ont été transmises, Amnesty International lançait une action urgente pour rappeler la disparition de ce jeune citoyen et sa localisation. Depuis, aucune nouvelle n’a filtré.

Amrouche Farouk, né le 20 août 1974 à Hussein Dey (Alger), célibataire, mécanicien journalier, arrêté le 1 janvier 1995 devant une station de car à Alger par des militaires parachutistes. A disparu depuis.

Amrouche Mustapha, né le 20 mars 1954, demeurant à Kouba (Alger), contrôleur dans une société hydraulique, marié et père de 4 enfants, arrêté le 28 août 1995 à 5h 30 du matin à son domicile par la sécurité militaire. Lettre adressée à l’ONDH. Réponse de cette dernière : le concerné n’aurait pas été arrêté par les services de sécurité.

Anou Abdelkrim, né en 1954, demeurant à Thénia (Boumerdès), arrêté le 4 janvier 1993 à son domicile par des policiers.

Anou Bouzid, né en 1952, demeurant à Thénia (Boumerdès), arrêté le 4 janvier 1993 à son domicile par des policiers.

Anou Noureddine, né en 1962, demeurant à Thénia (Boumerdès), arrêté le 4 janvier 1993 à son domicile par des policiers.

Aouadi Chérif, né le 2 mai 1943, demeurant à Draa El Bordj (Bouira), arrêté le 15 juillet 1994 par des gendarmes.

Aouadi Hacène, né le 1er novembre 1963, demeurant à Draa El Bordj (Bouira), arrêté le 14 juillet 1994 par des gendarmes.

Aouadi Saïd, né en 1951, demeurant à Draa El Bordj (Bouira), arrêté le 9 juillet 1994 par des gendarmes.

Aouabdia Brahim, né le 8 juillet 1943, tailleur de profession, demeurant à Constantine, arrêté le 30 mai 1994 à 9h sur son lieu de travail par la police judiciaire. Son véhicule de type Renault 12 (matricule n° 1047 – 172 – 25) a été confisqué par les mêmes éléments de la PJ. Selon le témoignage de sa famille, l’officier de la PJ a reconnu l’avoir remis à la sécurité militaire suivant le PV n° 16532/96 du 4 septembre 1996.

Aougabi Hassène, né le 20 mars 1961, demeurant à El Mouradia (Alger), employé à la mairie, a été arrêté sur son lieu de travail le 3 décembre 1994 par des éléments de la sécurité militaire.

Aouiche Mohamed, né le 6 juin 1967, célibataire, ouvrier, demeurant à Ouled El Alleug (Blida), arrêté le 2 janvier 1997 à son domicile par des militaires.

Aouifer Sebti, né en 1952 à Mila, marié et père de 6 enfants, demeurant à Taher (Jijel), ingénieur d’Etat en agronomie, directeur de la coopérative agricole de Chekfa (Jijel), arrêté le 12 septembre 1995 à la brigade de gendarmerie de Chekfa. Selon le témoignage de son épouse, la veille de son arrestation, trois éléments se présentant comme agents de la sécurité se rendirent à la coopérative à sa recherche. Ne l’ayant pas trouvé, ils lui laissèrent un message verbal lui demandant de se présenter à la brigade de gendarmerie de Chekfa à 14h. Il se présentera à la brigade à l’heure indiquée et sera arrêté. A 20h, ne voyant pas son mari revenir, son épouse téléphonera à la brigade de Chekfa où on lui répondra que son mari est l’objet d’une enquête et sera libéré le lendemain à 10h. Sa famille n’aura aucune nouvelle depuis. Il est à noter, selon le témoignage de sa famille que cet ingénieur avait des ennuis avec un groupe mafieux et aurait été menacé auparavant pour avoir refusé en tant que directeur de la coopérative agricole, de signer de fausses attestations de propriétés agricoles à des membres de ce groupe.

Aouimeur Kaddour, né le 20 septembre 1960, marié et père de 4 enfants, demeurant El Harrach (Alger), pilote à Air Algérie, membre du FIS, a été arrêté le 15 avril 1995 à 10h du matin au volant de sa voiture au parking de l’aéroport d’Alger par des civils armés de la sécurité militaire, selon le témoignage de sa famille. Il était sorti en tenue de travail. Lettres aux différentes institutions administratives et politiques..

Aouni Belkacem, né le 7 août 1961, marié et père de 4 enfants, agriculteur, demeurant á Hattatba (Tipaza), n’ayant aucune activité politique, arrêté le 24 mai 1995 à 15h près de son domicile par les gendarmes B. et C. (ce dernier était en civil) lors d’un ratissage où plusieurs autres citoyens du village furent également enlevés, en représailles à un attentat ayant ciblé leurs collègues. Ils furent embarqués dans un fourgon confisqué à un citoyen. Fut gardé durant trois jours à la brigade de gendarmerie de Hattatba où il aurait été horriblement torturé selon le témoignage de sa famille puis transféré vers une destination inconnue. Son père, âgé de 60 ans, sera arrêté à deux reprises après son kidnapping et torturé durant 8 jours puis 6 jours (déshabillé, technique du chiffon, bastonnades). Plainte déposée par la mère auprès du procureur de la République du tribunal de Koléa le 28 août 1996. Plainte pour enlèvement et séquestration déposée par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour de Blida le 25 novembre 1998. Suite à une plainte déposée par la famille au bureau des disparus de la wilaya de Tipaza, il lui sera répondu (lettre n° 2356/98 du 22 novembre 1998) que son fils était «recherché par les services de sécurité pour infraction à la loi ».

Aouni Omar, né le 19 juin 1954, marié et père de 5 enfants, fellah, demeurant à Hattatba (Tipaza), n’ayant aucune activité politique ou syndicale, arrêté le 25 mai 1995 à 10h au centre-ville de Hattatba alors qu’il était attablé au café de la place, par deux gendarmes connus du village venus à bord d’un véhicule banalisé confisqué à un citoyen, et ce, devant de nombreux témoins. Plainte pour enlèvement et séquestration déposée par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour de Blida le 13 avril 1999.

Aouragh Lakhdar, né le 22 mars 1962, marié et père d’un enfant, habitant Gué de Constantine, Alger, agent d’administration à la mairie, arrêté le 14 janvier 1995 à 11h 30 par des policiers et des miliciens sur son lieu de travail au Gué de Constantine (Alger). Son dossier administratif avait été consulté avant son arrestation par les policiers et miliciens. Une autorisation de visite sera délivrée à la famille par le président de la Cour d’Alger le 21 février 1995 à la prison d’El Harrach. Le disparu ne figurait sur aucune liste de cette prison. Plainte déposée au niveau du tribunal de Hussein Dey, Lettres diverses.

Aouragh Mustapha, né le 16 septembre 1963, célibataire, taxieur, demeurant à la ferme Casenave, Gué de Constantine (Alger), arrêté le 27 mai 1995 à 13h 30 alors qu’il était à bord de son taxi avec deux autres personnes par des civils armés munis de talkies-walkies et circulant à bord d’un véhicule banalisé près d’une cafétéria située devant la poste de Kouba (avenue Mohamed Fellah). Son véhicule a été confisqué (taxi de type Peugeot 504 immatriculation : 011846-179-16). De nombreux témoins auraient assisté à l’enlèvement mais refusent de témoigner de peur de représailles. Deux amis arrêtés en même temps seront relâchés plus tard. Lettres adressées par sa famille au président de la République, à l’ONDH, aux ministres de la justice et de la défense.

Aouragh Rachid, né le 25 octobre 1963, marié et père d’une fille, aide machiniste, demeurant à la ferme Casenave (Gué de Constantine – Alger) arrêté le 16 janvier 1995 à 14h par des policiers au commissariat du lotissement Badr (Kouba) alors qu’il répondait à une convocation de la police. Selon le témoignage de la famille, des policiers se seraient rendu le 14 janvier 1995 sur son lieu de travail (Entreprise des câbles du Gué de Constantine) à sa recherche et ne l’auraient pas trouvé. Lorsqu’il avait appris la venue des policiers sur son lieu de travail, il se rendra le lendemain au commissariat du lotissement Badr pour s’enquérir des raisons de sa convocation. Les policiers lui demandèrent alors de revenir le lendemain (16 janvier). C’est ce qu’il fera, accompagné de son père et de sa mère. Aucune nouvelle depuis. Lettres adressées par le père à la présidence de la République, à l’ONDH et au président du tribunal d’El Harrach. Le père sera convoqué au tribunal d’Hussein-Dey le 17 mai 1999 pour enquête, suite à sa plainte sur la disparition de son fils.

Arabchab Kamel, né le 29 septembre 1976, célibataire, sans profession, demeurant à Constantine. Arrêté en juillet 1995 à son domicile par des agents des services de sécurité. Cinq mois après son enlèvement, la famille apprendra qu’il se trouverait à la Centrale de la police du Couidat. Depuis, aucune nouvelle de lui.

Arar Mokhtar, marié et père de 5 enfants, employé à la société Enipec de Saïda, a été arrêté le 14 février 1995 à 16h sur son lieu de travail par les forces de sécurité. A disparu depuis.

Aras Noureddine, né le 29 janvier 1967, demeurant au quartier Le Plateau (Oran) arrêté le 13 novembre 1994 par des policiers et des civils armés à Oran. A disparu depuis.

Ariba Zoubir; né le 8 août 1969; demeurant à Alger, célibataire, commerçant, arrêté le 29 juillet 1996 à 1h du matin à son domicile par la police. il avait déjà été arrêté pendant 10 jours en 1994 et mis en liberté provisoire. Les policiers ont procédé à une perquisition du domicile familial et emporté tous les documents. Le lendemain, les policiers se présentèrent au domicile familial, à la recherche de son frère Ahmed mais ne l’ont pas trouvé car il habitait ailleurs. Quand il a appris qu’il était recherché, il a fui à l’étranger et est revenu le 30 septembre 1999 dans le cadre de la « concorde civile ». Un autre frère Lyes a été arrêté par la milice le 29 décembre 1995.

Aribi Abdelkrim, né le 20 mars 1955, marié et père d’un enfant, habitant à Kouba (Alger), agent à la caisse de la sécurité sociale, handicapé physique. Arrêté le 28 août 1995 à 3h 30 du matin au domicile familial par des policiers en tenue. Durant la nuit, les habitants du quartier seront réveillés par des coups au portail des voisins et des rafales provenant d’armes automatiques. Il s’agissait des policiers qui faisaient irruption au domicile de la famille Aribi, munis de pistolets, Kalachnikovs et de torches très puissantes. Un des policiers dira que le concerné sera relâché rapidement. La chambre du concerné sera fouillée de fond en comble, sans rien trouver de particulier. La famille a porté plainte au niveau de la cour de Hussein Dey le 4 février 1996, le père a été convoqué par la police qui niera avoir procédé à l’arrestation de son fils. Lettres diverses adressées aux institutions administratives et politiques. .

Aribi Hocine, né le 23 février 1974 à Alger, étudiant, demeurant à Bab Ezzouar (Alger), arrêté à son domicile le 3 décembre 1993 à 4h par la garde républicaine, suite à un vaste ratissage dans cette cité populaire. A disparu depuis. Plainte déposée auprès du procureur de la république d’El Harrach.

Aribi Mohamed Djamal, né le 21 mai 1963 , célibataire, demeurant à Chellala Elaadhaoura (Médéa), employé au dispensaire de Chellala, arrêté le 2 février 1995 à 13h sur son lieu de travail par des gendarmes de Chellala dont le chef de brigade, un certain H. A.. Sa famille avait pu lui rendre visite régulièrement à la brigade de gendarmerie durant les dix premiers jours. Le 13 février 1995, il fut transféré sur Alger par des agents de la sécurité militaire, selon les dires du chef de brigade de gendarmerie rapportés par la famille. Un témoin aurait dit à sa famille l’avoir vu à la caserne de Berrouaghia. Selon la famille, l’ONDH leur aurait rapporté l’information obtenue auprès du chef de brigade que leur fils aurait été tué accidentellement.

Arous Mustapha, né le 12 mai 1975, célibataire, mécanicien stagiaire, demeurant à Khemis El Khechna (Boumerdès), n’ayant aucune activité politique selon sa famille, arrêté le 30 novembre 1994 à 16h 30 à son domicile par des militaires venus à bord de camions. Au même moment trois autres voisins étaient également arrêtés. Il aurait été localisé par sa famille dans un premier temps à la caserne militaire de Meftah (Blida). Plaintes déposées auprès du procureur de la République du tribunal d’Alger les 13 juillet 1995 et 26 mars 1997 (dossier n° 161/97). Lettre adressée à l’ONDH (04 février 1995). En réponse à cette lettre, l’ONDH informera la famille (n° 609 du 30 décembre 1998) que son fils aurait «été découvert mort avec trois autres personnes le 25 janvier 1995 au lieudit Benadendjal, près de Boudouaou ». La famille n’a jamais vu le cadavre de leur fils ni le lieu d’enterrement.

Arroum Azzeddine, né le 11 mai 1959, marié et père d’un enfant, sans profession, demeurant à Sétif, arrêté le 28 avril 1994 à 8h par des policiers au commissariat de Sétif où il s’est rendu suite à une convocation reçue la veille, accompagné de son père qui l’a remis entre les mains des policiers.

Asli Amina, arrêtée le 5 août 1995 par des forces de sécurité à Ksar El Boukhari.

Assameur Mustapha, né le 31 juillet 1972, célibataire, demeurant à Sidi Moussa (Alger), arrêté le 24 décembre 1994 à 7h sur la route de Baraki alors qu’il se rendait à son travail, par des forces combinées suite à une opération de ratissage. Il aurait été localisé dans un premier temps au commissariat de police de Baraki par des co-détenus qui auraient été libérés par la suite.

Assoul Djamel, né le 27 mars 1960 à Sidi M’Hamed (Alger), marié et père de trois enfants, mécanicien, demeurant rue Satti à Oued Smar (Alger). Sympathisant du FIS. Enlevé le 31 décembre 1996 à 17h 30 à la gare ferroviaire d’Oued Smar, située près de son domicile par des civils armés. Ces memes personnes sont venus, après son arrestation à son domicile pour effectuer une perquisition alors qu’Assoul Djamel était dans un véhicule banalisé stationné près de la maison. Au moment de l’arrestation et de la perquisition, alors que les enfants pleuraient à la vue de leur père arreté, un officier (lieutenant) de la caserne militaire mitoyenne du domicile est sorti pour voir ce qui se passait. Après avoir échangé quelques propos avec les civils armés, il est reparti vers sa caserne. Toute la famille de la victime était présente au domicile et a vu son parent dans le véhicule banalisé. Une plainte a été déposée par son épouse (affaire n° 230/00, instruction n° 109, tribunal d’El Harrach). Décision du juge d’instruction de classer l’affaire en date du 30 janvier 2001). Lettres de la famille au président de la République, l’ONDH, Ministre de la Justice, médiateur de la République, bureau de wilaya des disparus. Sans résultats.

Atik Abderahim; né le 15 juillet 1974, demeurant à Kouba (Alger) célibataire, sans profession, arrêté le 8 janvier 1996 à 10h du matin dans son quartier par des policiers. Ces derniers étaient venus à bord d’une R19 rouge, qui s’arrêtera devant Abderahim et son ami El Hadi. Quatre agents en sortent pour leur demander leurs pièces d’identité puis repartent. Ils reviennent une seconde fois et leur demandent de monter dans la voiture. L’ami El Hadi obéit tandis que Abderahim refuse en disant qu’il n’a rien fait. Il est violemment ceinturé et jeté dans le coffre de la voiture qui démarre en trombe. Ils seront localisés dans un premier temps au commissariat central d’Alger. El Hadi sera libéré après un interrogatoire de 2 à 3 jours. Il affirmera avoir laissé Abderrahim en ce lieu. Ce dernier a disparu depuis.

Atmani Abdelkrim, né le 24 septembre 1962, demeurant à Alger, universitaire (recherches en informatique), a été arrêté le 22 juin 1996 à 1 heure du matin au domicile d’un de ses amis (nom connu), chez qui il devait passer la nuit, par des agents de la BMPJ du commissariat Debbih Chérif (Alger). Plusieurs citoyens détenus dans ce même commissariat, témoignent l’avoir vu dans ce lieu de détention. Un autre témoin a affirmé avoir été détenu avec lui dans la même cellule d’un lieu de détention secret en 1997. Son ami a été relâché. Atmani a été jugé par contumace le 27 novembre 1997 par le tribunal de Sidi M’hamed. Trois mois après l’arrestation des personnes en civil se sont présentées au domicile et ont interrogé la famille.

Atoui Abdelaziz, demeurant à Hamma Bouziane (Constantine). Arrêté le 4 octobre 1994 à 16h à la brigade de gendarmerie de sa localité, suite à une convocation.

Attab Abdelhamid, né le 22 juillet 1973, étudiant et agent de sécurité à l’Université de Bab Ezzouar, demeurant à Bourouba (Alger), arrêté le 3 août 1994 à la sortie de son lieu de travail à 13h par des personnes en uniformes de policiers appartenant au commissariat d’Oued Koreich. Cette arrestation a eu lieu en présence d’employés de l’université. il a été détenu durant trois semaines au commissariat de Bab El Oued, où le père lui a rendu plusieurs fois visite. Puis aucune nouvelle. La famille a entamé des recherches dans les tribunaux, les commissariats, écrit des lettres aux destinataires habituels et porté plainte devant le tribunal de Hussein Dey le 2 mars 1997. Une enquête a été diligentée sans aucun résultat.

Attab Mohamed, né le 1er mai 1944, marié et père de 5 enfants, demeurant à Bab Ezzouar (Alger), commissionnaire agrée en douane (transitaire), a été arrêté le 26 juin 1995 à 8h 30 dans son bureau de travail, au siège de la société SATT, 34 Bd. Mohamed V, Alger, par des policiers en civils, armés, porteurs de talkies-walkies et de badges de la police. Ils se déplaçaient dans une golf blanche et une Daewoo de même couleur, banalisées. Ces personnes avaient la veille arrêté deux employés, O.M. et B.M.. (emmenés, yeux bandés à un lieu inconnu, auditionnés et relâchés après signature d’un PV, quelques heures plus tard). Sa voiture de type Peugeot 405 a été volée. Le dépôt de plainte a été refusé par la cour, signalement de la disparition au niveau de la Sûreté nationale et l’ONDH, lettres au Président de la République et ministres.

Attallah Mokhtar, né le 11 juillet 1970, marié et père de 8 enfants, demeurant à Bachdjarah (Alger), a été arrêté le 22 juin 1994 par des civils armés à Bourouba (Alger). Des témoins l’auraient vu au centre de Châteauneuf. A disparu depuis.

Attia Saïd, né en 1966, commerçant, demeurant à la rue Fellouh Maskia, localité de Tidjdett (Mostaghanem). Enlevé le 07 octobre 1995 à la cité Diar El Hanna (Mostaghanem) par les services de police. N’a plus donné signe de vie depuis cette date.

Ayad Abdelkrim, né le 26 août 1972, célibataire, sans profession, demeurant à, Kouba (Alger), enlevé le 9 mars 1995 devant son domicile par la police. Plainte déposée le 19 avril 1995 auprès du procureur de la République du tribunal de Hussein Dey. Une enquête a été engagée, sans résultat.

Ayad Zouhir, né le 3 novembre 1972, célibataire, demeurant à El Harrach (Alger), commerçant, a été arrêté le 25 novembre 1994 à 11h au marché Boumati d’El Harrach par des forces combinées (police et armée) lors d’une rafle. Séquestré au commissariat de Bourouba durant 8 mois. Puis aurait été transféré vers un lieu inconnu. Sa mère lui aurait ramené à plusieurs reprises le couffin de nourriture en ce lieu durant toute cette période de séquestration. Lettres adressées par le père à l’ONDH, au ministère de l’Intérieur et au procureur de la République d’Alger. Plainte déposée par l’avocat de la famille auprès du procureur général de la Cour d’Alger pour enlèvement et séquestration le 25 novembre 1998.

Ayouche Boumédiène, né en 1969, demeurant à Ouled Alleug (Blida), arrêté avec ses deux frères lors d’un ratissage de l’armée le 2 janvier 1997 dans le quartier. La famille a écrit au Médiateur de la République.

Ayouche Houari, 22 ans, demeurant à Ouled Alleug (Blida), arrêté avec ses deux frères lors d’un ratissage de l’armée le 2 janvier 1997 dans le quartier. La famille a écrit au Médiateur de la République.

Ayouche Mohamed, né le 6 juin 1967 et demeurant à Ouled Alleug (Blida), arrêté avec ses deux frères lors d’un ratissage de l’armée le 2 janvier 1997 dans le quartier. La famille a écrit au Médiateur de la République.

Azizi Abdelkrim, né le 25 mars 1941, ancien maquisard de la guerre de libération nationale, enseignant, demeurant à El Harrach (Alger) a été arrêté ainsi que son fils Abdessamad âgé de 18 ans, le 22 septembre 1993 à 1 heure du matin à son domicile par des policiers cagoulés. Il a été torturé dans sa salle de bain devant son épouse et ses trois filles. Aurait été transféré, selon sa famille au commissariat de Bourouba. ainsi que son fils. Un témoignage adressé par un officier de police nommé Rebaï Mohamed au président de la république (avril 2000) signale que le citoyen Azizi Abdelkrim et son fils Abdessamad avaient été exécutés sommairement par le commissaire O.A.B. de Bourouba.

Azizi Abdessamad, né le 20 août 1976, demeurant El Harrach (Alger), a été arrêté le 22 septembre 1993 en même temps que son père Abdelkrim par des policiers cagoulés à son domicile. Aurait été transféré au commissariat de Bourouba. Sa famille est sans nouvelles de lui depuis son enlèvement. Aurait été exécuté avec son père par le commissaire O.A.B. selon le témoignage d’un officier de police (Rebaï Mohamed) adressé au président de la République (avril 2000).

Azouni Ali, né le 19 juin 1961, marié et père de 4 enfants, demeurant à Fouka (Tipaza), enlevé le 27 août 1995 par des gendarmes alors qu’il se rendait au marché hebdomadaire du village.

Azri Abdelkrim, né le 01 mai 1968, demeurant à Bourouba (Alger), célibataire, stagiaire à l’entreprise ENAPAL, a été arrêté à son domicile le 14 décembre 1994 à deux heures du matin par des policiers et des militaires qui ont confisqué le livret de famille. Sa famille signale que Abdelkrim avait été auparavant déporté en 1992 durant 9 mois au camp de concentration de Aïn Salah. Après l’arrestation, les parents ont adressé des lettres au ministre de la justice (26 août 1995), au procureur général de la Cour d’Alger (26 août 1995), au procureur de la République du tribunal d’El Harrach (26 août 1995).

Azza Mohamed Redha, né le 25 mars 1975, célibataire et étudiant, proche du FIS, habitant près de Batna. Quitte le domicile familial en juillet 1994. Il est arrêté par une milice qui le suspecte d’être membre d’un groupe armé. Un ami du nom de Krakir qui a été arrêté en même temps que lui aurait été exécuté par la milice, alors que Mohamed serait détenu dans la caserne de la SM de Batna (là où se trouvait l’hôpital Hada). Il aurait été torturé. Son frère Kamel a également disparu. La famille a appris qu’il a été condamné à perpétuité par contumace. Un autre frère, Azzedine, a été tué lors d’un accrochage avec les forces de sécurité en février 1995.

Azzi Mohamed, né le 8 mars 1951, demeurant à Djédioua (Relizane), enlevé par la milice des frères Abed le 4 avril 1995 selon le témoignage de sa famille. Disparu depuis.

Azzoug Abderrahmane, né le 26 février 1972, célibataire, chômeur, demeurant à Bordj Zemoura (Bordj Bou Arréridj) arrêté le 2 avril 1995 à 20 h 30 par des militaires accompagnés par des miliciens à Zemmoura (Bordj Bou Arréridj). La maison a été encerclée par la milice et ils ont sorti le concerné pour le conduire au siège de la commune. Parmi les kidnappeurs : B.A. et B.S. (miliciens), membres de la DEC (B.A., maire adjoint). Enquête de la gendarmerie en 1998, lettres à toutes les institutions nationales et certaines internationales en août 1997.

Azzoug Lakhdar, né le 15 mars 1968, célibataire, commerçant, demeurant à Bordj Zemoura (Bordj Bou Arréridj), arrêté le 27 février 1998 vers 22 h par des militaires accompagnés par des miliciens. Ils ont encerclé la maison et ont arrêté le concerné devant la famille pour le conduire au siège de la commune. Parmi eux: membre de la garde, B.A., Membres de la DEC: B.A. et B.S.. Il a passé la nuit au siège de la commune et le lendemain il a été transféré à Bordj Bou Arreridj. Enquête en 1998 par la gendarmerie. Correspondance aux autorités, AI, ONDH en août 1997.

Azzoug Salah, né le 18 octobre 1955, demeurant aux Anassers (Alger), arrêté le 31 janvier 1995 par des policiers et civils armés.

Azzouni Ahmed, né le 9 mai 1978, demeurant à Bougara (Blida), arrêté à son domicile le 8 janvier 1996 en début d’après-midi par des militaires. Sa mère présente lors de l’arrestation a été frappée. Détenu à la caserne de Bougara (Blida) avant de disparaître.

Azzout Mouloud, né le 16 juillet 1964 à Jijel, commerçant a été arrêté le 17 février 1995 à l’aéroport d’Oran alors qu’il se rendait en voyage en Turquie. Le 22 février, la victime ligotée et accompagnée de militaires est emmenée au domicile d’un citoyen à Château-Rouge. A 23 h il est emmené par ces mêmes militaires et toujours ligoté au domicile du citoyen Soualah Younès à Bab Ezzouar qui avait été arrêté auparavant avec son épouse. Des témoins l’auraient vu au centre de Châteauneuf. Le même jour, Allalou Sidali a aussi été enlevé.

Azzouzi Abdelkader, (dit Hamza), âgé de 23 ans, demeurant dans la commune de Mrahna près de Souk-Ahras. Arrêté le 8 mars 1997 avec neuf autres personnes par des gendarmes de Ouallal. Cinq d’entre eux ont été relâchés après 2 semaines durant lesquelles ils avaient été torturés. Ils ont été arrêtés à nouveau cinq mois plus tard, présenté devant le tribunal d’El Harrach le 3 février 1998 et condamnés à 18 mois de prison. Les cinq autres (dont Azzouzi) sont enregistrés comme fugitifs par les autorités et ont disparu.

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