Observatoire des droits humains en Algérie

Observatoire des droits humains en Algérie
(ODHA)

 

Présentation de l’Observatoire des droits humains en Algérie

Présentation en arabe (pdf, 80kb)

Observatory on human rights in Algeria

 

Violations au jour le jour
(Liste pas du tout exhaustive)

26 janvier 2007: Arrestation à Alger des deux algériens expulsés de Grande Bretagne.

Mr Dendani Rédha, expulsé de Grande Bretagne est arrivé à l’aéroport d’Alger le vendredi 19 janvier 2007 à 14h 30 par un vol de la British Airways. Après les formalités administratives et un interrogatoire de la police au niveau de l’aéroport, il a été autorisé à rentrer chez lui. Il était attendu par son avocat. Sept jours plus tard, soit le jeudi 25 janvier, il a été arrêté à son domicile par des civils se réclamant de la police. Il a été emmené vers une destination inconnue et sa famille est sans nouvelles de lui depuis.

Mr Omar Jdid, expulsé également de Grande Bretagne est arrivé quant à lui à l’aéroport d’Alger le mercredi 24 janvier 2007 en début d’après-midi. Il a été immédiatement arrêté dans l’enceinte de l’aéroport et emmené vers une destination inconnue. Sa famille et son avocat sont sans nouvelles de lui depuis son arrivée.

11 novembre 2006: Enlèvement de Gasmi Hichem, instituteur à Zeribet el Ouedi (Biskra).
Le citoyen Gasmi Hichem, 32 ans, marié, instituteur demeurant à Zeribet El Ouedi (Biskra) et exerçant dans la même localité a été enlevé à 07h 30 sur la route par des individus circulant à bord d’un véhicule banalisé, alors qu’il se dirigeait à bord de son vélo vers son école, selon des informations fournies par la famille aux différentes ONG des droits de l’Homme. Toujours selon ces informations et après les différentes recherches de la famille, il s’avérerait que le jeune instituteur aurait été enlevé par des éléments du DRS (police politique) et transféré sur Alger.
Il est à noter que le frère de Gasmi Hichem est également porté disparu depuis le 21 janvier 2000.

4 octobre 2006: Le jeune Benhadj Abdelkahar, né le 17 septembre 1988 à Alger, fils du Cheikh Ali Benhadj, vice-président du Front Islamique du Salut (FIS) a disparu le dimanche 01 octobre 2006. Communiqué

Banjul (Gambie) 13 mai 2006: Maître Abderrahmane Amine Sidhoum, jeune avocat algérien et militant des droits de l’Homme, invité à la 39 e session de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples, devait prendre la parole le 13 mai 2006 au nom de la FIDH sur la situation des droits de l’Homme en Algérie à l’ombre de la Charte nationale dite de « réconciliation nationale ». Il fut abordé la veille, soit le 12 mai par un fonctionnaire du ministère des affaires étrangères, chargé des « droits de l’Homme », membre de la délégation officielle algérienne pour le dissuader d’intervenir, lui faisant planer le risque de tomber sous le coup de l’article 46 de la charte dite de « réconciliation nationale » et d’être condamné de trois à cinq ans de prison, à son retour en Algérie. Cette menace déguisée a dissuadé le jeune avocat d’intervenir à la conférence.

15 avril 2006: Après 10 jours de garde à vue, M. Naami vient d‘être libéré et placé sous contrôle judiciaire. Lieu de garde à vue : Chateauneuf . Il a subi cinq interrogatoires effectués par cinq agents différents. Les interrogatoires portaient essentiellement sur les activités de l’intéressé en France avant son expulsion. Il n’est pas question, selon les enquêteurs, que l’expulsion soit « dénuée de motif légitime », M. Naami doit pointer chaque samedi au parquet d’El-Harrach. Il lui a été notifié qu’il est soumis à une période de probation à durée indéterminée, et qu’il ne peut pas retourner chez sa famille pour le moment. Il y aurait moins de formalités s’il avait déclaré avoir accepté la réconciliation, lui a-t-on dit, précisant que le contrôle judiciaire prendrait le temps nécessaire pour le blanchir et supprimer les fichiers. Aucun mauvais traitement n’a été signalé.
Arrestation de Soufiane Naami à son arrivée à l’aéroport d’Alger (ODHA, 16.04.06)

8 avril 2006: Au dernières nouvelles, M. Naami Soufiane se trouverait en détention dans une caserne du DRS à Ben Aknoun. Au moment de son arrestation, les agents du DRS avaient promis à son père sa libération samedi 8 avril à 11 h.

N’ayant pas été libéré à cette date, la famille de M. Naami, notamment son épouse, son père et sa mère s’indignent du fait que cette promesse ne soit pas tenue. Pire, ses geôliers leur on fait entendre que Soufiane est soumis à un interrogatoire impliquant des compléments d’informations recherchés auprès des autorités en France et au Burkina Faso. Il faut donc s’attendre à une longue séquestration sans garantie de respect de ses droits ni de son intégrité physique et morale.

Son épouse regrette que son mari, parti pour une semaine seulement, laissant un enfant gravement malade, soit ainsi accueilli dans sa patrie dont il n’a pas foulé le sol depuis 14 ans. D’où l’effondrement, conclut-elle, de son projet de retour définitif.

7 avril 2006: M. Soufiane Naami a été arrêté à son arrivée à l’aéroport d’Alger le 6 avril à 8h du matin en provenance de Ouagadougou (Burkina Faso). Soufiane Naami fait partie du groupe des expulsés de Folembray. Il a été arrêté le 2 août 1994 et placé en détention à la caserne de Folembray avant d’être expulsé avec dix neuf autres personnes (19 Algériens et 1 Marocain) au Burkina Faso. Ayant eu des garanties, il a pris le vol Ouagadougou – Alger le 6 avril 2006 à 01 heure du matin. Arrivé à Alger vers 08 heure du matin, il a été cueilli dès sa descente de l’avion par des agents de l’Etat qui l’ont emmené avec eux sans aucune explication. Son père qui l’attendait à l’aéroport ne l’a même pas vu et quand il a appris la nouvelle de l’arrestation de son fils, il n’a pu avoir aucun renseignement ni sur les services ayant procédé à l’arrestation ni sur les motifs de celle-ci. On lui a promis néanmoins qu’il allait bientôt être relâché, sans plus… Voir communiqué

5 avril 2006: Les quatre hommes, M’hamed Benyamina, Boumezbar Adel, Abdelmadjid Dahoumène et Adel Boumezber,arrêtés entre le 2 et le 3 avril ont été incarcérés directement à la prison de Serkadji , sans présentation à la justice et sans que leurs avocats en aient été informés.

03 avril 2006: M’Hamed Benyamina transféré par la police politique à Alger.
M’Hamed Benyamina arrêté hier soir à Tiaret, a été transféré tôt ce matin vers Alger à bord d’un fourgon banalisé immatriculé 16 (Alger) selon le témoignage de sa famille, inquiète du sort de son fils. Aucune explication ne lui a été donnée par les éléments de la police politique sur les motifs de cette arrestation, alors qu’il venait d’être libéré début mars dans le cadre de la « réconciliation nationale.

03 avril 2006: Arrestation des citoyens Abdelmadjid Dahoumène et Adel Boumezber à Alger.
Abdelmadjid Dahoumène, demeurant aux Anassers (Alger), libéré au mois de mars dernier de la prison de Serkadji, dans le cadre de la « réconciliation nationale » a été arrêté aujourd’hui à 00h à son domicile par des policiers accompagnés de civils de la police politique.

Aux environs de 1 heure du matin du même jour, c’est au tour du citoyen Boumezbar Adel d’être arrêté à son domicile à El Harrach, par des policiers et des civils. Cette équipe serait la même qui aurait procédé à l’arrestation dans le même quartier de monsieur Mourad Ikhlef. 
Boumezbar Adel avait été arrêté une première fois à son retour du Canada, il y a deux ans. Il était entré à Alger pour célébrer son mariage. Il avait été incarcéré à la prison de Serkadji. Début mars 2006, il avait été libéré dans le cadre de la « réconciliation nationale ».

 

03 avril 2006: Ikhlef Mourad a été arrêté à Alger
Correspondance d’Alger Lundi 03 avril 2006. 1h 30
Ikhlef Mourad, demeurant à El Harrach, anciennement extradé du Canada, puis détenu à la prison Serkadji d’Alger et récemment libéré dans le cadre de la « réconciliation nationale », a été arrêté à son domicile à El Harrach ce jour à 1 heure du matin par des policiers et des civils venus à bord de véhicules Nissan de la police et des véhicules banalisés, selon le témoignage de sa famille. Cette dernière ignore où a été conduit son fils.

02 avril 2006: Benyamina M’Hamed arrêté aujourd’hui à Tiaret. Correspondance de Tiaret. Dimanche 02 avril 2006. 20h.
Le citoyen M’Hamed Benyamina, 34 ans, boucher, demeurant en France (Trappes), père de deux enfants et séjournant au domicile parental à Tiaret depuis sa libération de la prison de Serkadji, début mars, a été arrêté aujourd’hui à 18 heures à son domicile par trois hommes en civil venus à bord d’un véhicule banalisé de type Golf Volkswagen immatriculé à Oran (31) selon le témoignage de sa famille. Il aurait été emmené au siège de la police politique de Tiaret où s’est rendu un membre de sa famille pour s’informer de son sort. Il lui aurait été répondu qu’il s’agissait d’une simple formalité et qu’il allait être libéré demain, après son interrogatoire par des agents venus d’Alger.

5 mars 2006: Un citoyen tué par balles au ommissariat de Zeralda (Alger).
Fayçal Abikchi , 30 ans, artisan, demeurant à Zeralda (Alger) a été tué au commissariat de la ville, dimanche 05 mars 2006 à l’aube. Il s’était rendu au siège de la police suite à un mystérieux coup de téléphone reçu en pleine nuit.
Dès que l’information de la mort de ce citoyen est parvenue à ses parents et amis, une foule nombreuse est sortie dans la rue pour crier sa colère et son indignation. De violents affrontements ont eu lieu sur l’artère principale de la ville avec les services de sécurité. De nombreux blessés sont à déplorer. Des édifices publics ont été attaqués à coups de pierres et de nombreuses barricades dressées sur la route. Le mouvement populaire de protestation ne prendra fin que tard dans la nuit.

20 février 2006: Le procès des deux miliciens Ahmed Draou et Mohamed Ferrague, membres de la milice à Relizane entre 1994 et 1998 qui devait se dérouler aujourd’hui a été reporté à une date ultérieure pour « complément d’enquête ». Mohamed Ferrague qui était sous mandat de dépôt à été libéré et mis sous contrôle judiciaire. Voir communiqué d’Algeria-Watch

19 février 2006: Présentation de Mr Meziche Naâmane au tribunal d’Alger après 45 jours de séquestration.
Monsieur Meziche Naâmane, citoyen franco-algérien, enlevé lors de son arrivée à l’aéroport d’Alger-Dar El Beida le 5 janvier 2006, porté disparu et séquestré depuis cette date par la police politique, a été présenté ce matin au tribunal d’Alger. Après avoir été entendu par le magistrat, il a été inculpé pour appartenance à un groupe «  terroriste » activant à l’étranger et incarcéré à la prison de Serkadji. De plus amples informations seront données ultérieurement à l’opinion publique concernant les conditions de séquestration de ce citoyen.
Présentation de Mr Meziche Naâmane au tribunal d’Alger après 45 jours de séquestration (ODHA, 19.02.06)

12 février 2006: Aucune nouvelle sur le sort du citoyen Meziche Naâmane, enlevé le 05 janvier 2006.

Meziche Naâmane est porté disparu depuis 39 jours, plongeant sa famille de Constantine et d’Allemagne dans le désarroi.

Le comité des disparitions forcées de l’ONU a, selon le collectif d’avocats,  adressé le 08 février une action urgente au  pouvoir algérien pour s’enquérir du sort de ce citoyen enlevé à l’aéroport d’Alger et localisé dans un premier temps au centre de Châteauneuf (Ben Aknoun) avant d’être emmené vers une destination inconnue.

29 janvier 2006: 25e jour de disparition et de séquestration du citoyen Meziche Naâmane.

Alger le 29 janvier 2006

Monsieur Meziche Naâmane, citoyen enlevé à l’aéroport d’Alger-Dar El Beida le 5 janvier 2006 à son arrivée d’Allemagne est à son 25e jour de disparition et de séquestration en un lieu secret de la police politique.
Son collectif d’avocats a déposé officiellement samedi 28 janvier 2006 une plainte auprès du procureur général d’Alger pour disparition et détention arbitraire sous le numéro 352/06. Dans la même journée le collectif d’avocats a été reçu par un conseiller du consulat de France à Alger qui a été informé de la disparition et de la séquestration de M. Meziche qui posséde également la nationalité française.

27 janvier 2006: Communiqué de l’ODHA concernant la disparition de Meziche Naâmane, ressortissant franco-algérien résident en Allemagne, arrêté le 5 janvier à son arrivée à l’aéroport d’Alger.

02 janvier 2006: Ali Benhadj a entamé une grève de la faim pour protester contre les conditions d’incarcération, l’isolement, la privation de journaux et l’absence de soins. Voir le communiqué de la famille et le communiqué du collectif des avocats.

10 novembre 2005 . Laghouat.  Un jeune citoyen du nom de Mustapha Rougab est grièvement blessé par balle à la tête par un policier en civil suite à une banale altercation à Laghouat. La jeune victime décédera deux jours plus tard à l’hôpital. Cet assassinat provoquera un violent mouvement populaire de protestation le jour de l’enterrement (dimanche 13 novembre).

    

07 novembre 2005. Ghardaïa. Arrestation de deux militants des droits de l’Homme, membres de la LADDH et militants du FFS de la localité de Ghardaïa. Ils sont accusés de « meurtre » et ont été placés sous contrôle judiciaire. Le bureau fédéral du FFS dénonce ces arrestations et parle de machination politique.

06 novembre 2005. Arzew. Trente huit citoyens arrêtés lors du mouvement populaire de protestation d’Arzew d’octobre 2005 comparaissent devant le tribunal d’Arzew sous très haute surveillance policière et forte mobilisation populaire. Les jeunes citoyens sont accusés « d’attroupement illégal et trouble à l’ordre public, destruction de biens publics et coups et blessures volontaires contre des agents de l’État ». Le verdict est sévère. Onze manifestants sont condamnés à un an de prison ferme, douze autres à 6 mois de prison ferme et six à 6 mois avec sursis. Sept prévenus sont acquittés.
Ce verdict inique provoquera la colère de la population qui reprendra son mouvement de protestation dans la rue, bombardant de pierres le tribunal et certains édifices publics.

24 octobre 2005. Arzew. Violents affrontements entre jeunes citoyens propriétaires de baraques faisant fonction de locaux commerciaux de fortune et les services de sécurité suite à la décision des autorités locales de détruire ces locaux. Deux citoyens (Benmakari Mohamed et Adaïdi Ahmed) sont tués par balles par les policiers. Plus d’une centaine de citoyens sont interpellés. Trente huit d’entre eux seront déférés devant la justice.

17 septembre 2005. Oran. Mlle Nekrouf Fatima, secrétaire du bureau d’Oran des familles de disparus et fille de Maître Nekrouf Abdelkader, avocat et militant des droits de l’Homme enlevé par les services de sécurité en 1997 et disparu à ce jour, est l’objet d’intimidations téléphoniques la menaçant de subir le même sort que son père. Elle reçoit ce jour trois individus se présentant comme étant des policiers qui fouillent le bureau de fond en comble à la recherche de dossiers de disparus et ce, sans aucun mandat de perquisition.

14 septembre 2005. Alger. Mr Arab Mouloud, 75 ans, père de disparu, est arrêté près du siège de la commission gouvernementale des droits de l’homme, place Addis Abéba par quatre policiers, alors qu’il participait au rassemblement hebdomadaire des familles de disparus enlevés par les services de sécurité. Il est accusé de distribuer des « tracts subversifs ». Après avoir passé trois heures de garde à vue au commissariat, il sera déféré au parquet et mis sous contrôle judiciaire.

30 juillet 2005: Incarcération d’Ali Benhadj à la prison d’El Harrach.
Gardé à vue au commissariat central d’Alger depuis le mercredi 27 juillet 2005, suite à son arrestation après l’interview accordée à El Jazeera, Ali Benhadj a été présenté ce matin au tribunal d’Hussein Dey avant d’être incarcéré en début d’après-midi à la prison d’El Harrach. Il devait initialement être présenté au parquet le jeudi 28 juillet.
Une véritable opération de diversion a eu lieu devant le tribunal Abane Ramdane d’Alger. Le quartier a été bouclé dès la matinée par d’importants renforts des services de sécurité. Puis la rumeur de l’arrivée éminente d’Ali Benhadj avait circulé avec insistance, ce qui a entraîné l’afflux de nombreux avocats et journalistes dont des chaînes étrangères de télévision. Au même moment Benhadj était présenté en catimini au tribunal d’Hussein Dey, sans la présence de ses avocats. Selon ces derniers le principal chef d’inculpation serait « l’apologie du terrorisme ».

Il est à noter que son frère Abdelhamid avait été arrêté jeudi 28 juillet et gardé à vue au commissariat central jusqu’à ce jour où il a été également présenté au tribunal avant d’être libéré, selon le témoignage de sa famille.

27 juillet 2005: Arrestation d’Ali Benhadj à son domicile à Alger.
Ali Benhadj a été arrêté ce matin à son domicile par des policiers après avoir donné une interview par téléphone à la chaîne satellitaire El Jazeera concernant le kidnapping des deux diplomates algériens en Irak. Il a été conduit au commissariat central d’Alger. Durant l’après-midi, un officier de police a appelé Abdelfettah et Abdelhamid, fils et frère d’Ali Benhadj pour les informer que ce dernier devait passer la nuit au commissariat pour être présenté demain jeudi 28 juillet 2005 au procureur de la République.

23 juillet 2005: (Correpondance de Relizane)
Un membre de la CNFD (Coordination nationale des familles de disparus), représentant la section de Relizane, en l’occurence, Mr. Ahmed Djezzar vient de subir des menaces de la part d’individus non identifiés encore.
En effet d’après Ahmed Djezzar, deux individus se sont presentés à leur magazin à Relizane et ont demandé au frère s’il s’agissait d’Ahmed. Comme ils n’ont pas trouvé Ahmed, ils lui ont laissé un message, menaçant de le tuer s’il ne renonçait pas à son activité au sein de la CNFD.
Ahmed a été contraint de quitter Relizane pour quelques temps en attendant le résultat de l’enquête après avoir deposé une plainte au commissariat.
Le Bureau de la CNFD (Voir témoignage de la mère)

19 juillet 2005: Procès des 57 personnes poursuivies pour destruction de biens publics et privés à Tamanrasset. le verdict: 1 an de prison avec sursis à 3 ans de prison ferme assorties d’une amende de 5000 dinars pour chacun. Cinq personnes ont bénéficié de la relaxe. L’absence du wali, parti en congé, l’attitude d’un élu de l’APW et la réaction des services de sécurité auraient provoqué la colère des manifestants. La police a procédé à une centaine d’arrestations et 11 mineurs ont été relâchés.

15 juillet 2005: Les présidents des associations locales de Béchar Djedid interpellent le président de la République dans une lettre qui lui est adressée pour attirer son attention sur l’origine de l’explosion des émeutes qui ne sont pas spontanées mais ont été provoquées par « les négligences, le laisser-aller des responsables administratifs et des élus locaux qui ont fermé les portes du dialogue » . Les forces de l’ordre étaient intervenues de manière musclée, une étudiante, asmathique, a succombé aux gazs lacrymogènes. Les émeutiers ont demandé le départ du faubourg des éléments de la Sûreté nationale, accusés d’avoir outrepassé leur mission. Leur demande fut acceptée et la Gendarmerie nationale a pris le contrôle de la banlieue de Béchar Djedid.

12 juillet 2005: Quand le verdict a été prononcé contre les 47 présumés auteurs de troubles à Béchar Djedid les émeutes ont repris dans cette banlieue à 4 km au sud de Béchar: 6 jeunes ont écopé de 2 ans d’emprisonnement ferme, 9 ont été condamnés à 3 mois de prison ferme, 22 sont sortis avec sursis, 10 ont été relaxés, des 9 mineurs, 5 ont été placés sous mandat de dépôt en attendant leur jugement et 4 affectés au centre de sauvegarde pour mineurs. 7 personnes ont été de nouveau arrêtées.

10 juillet 2005: Dès l’annonce de 57 arrestations à Bechar Djedid lors des émeutes qui ont eu lieu 4 jours avant, les protestations ont reprises d’autant plus que parmi les personnes arrêtées certaines n’avaient pas pris part aux émeutes. Les forces de l’ordre ont procédé à 11 nouvelles arrestations. Le tribunal avait décidé, tard dans la soirée du 9 juillet, l’incarcération provisoire des 57 jeunes, dont 9 mineurs. Des habitants de la ville parlent de 120 arrestations en tout.

10 juillet 2005: Les détenus de la prison El-Harrach ont suspendu leur grève. Il semblerait que le procureur général est promis de prendre en considération leurs revendications: amélioration de leurs conditions de détention, notamment le suivi médical et l’hygiène. Ils exigent aussi d’être traités de la même manière que les détenus de droit commun.

9 juillet 2005: La ville de Tamanrasset connaît depuis trois jours une vague de protestations nourrie par « la malvie, le chômage et les distributions de logements jugées inégales ». Des jeunes avaient voulu rencontrer le wali qui est absent. Des manifestants se sont alors rendus au siège de la wilaya formant une marche de protestation. Une bonne partie du siège de l’Assemblée populaire de wilaya (APW) a été incendiée ainsi que les sièges des directions des moudjahidine, de la jeunesse et des sports, du commerce et du transport. Le même sort a touché le siège de la Sonarem (direction des mines) et le bureau de la main-d’ouvre.

9 juillet 2005: Grève de la faim des détenus politiques de la prison d’El Harrach.
Les détenus politiques de la prison d’El Harrach ont entamé à partir du vendredi 08 juillet 2005 une grève de la faim, suite à la mort du détenu Adaouri Mohamed, diabétique, à l’aube du même jour (02 heures). Ce citoyen était condamné à 06 années de prison pour soutien aux groupes armés d’opposition. Des informations complémentaires seront diffusées incessamment sur les conditions du décès et sur le mouvement de grève de la faim des détenus politiques. Voir appel

6 juillet 2005: Des émeutes ont secoué la localité de Béchar Djedid. Les manifestants protestent contre les coupures répétées et prolongées de l’électricité. 57 personnes ont été arrêtées et accusées de de destruction de biens publics.

 

Suite

Témoignages


Appel d’une épouse de « disparu » dont un des fils est menacé de « disparition » (ODHA, 26.07.05)

Ahmed Cherbi, enlevé et torturé en 2002 pour confirmer la version officielle de l’assassinat de Lounès Matoub (ODHA, 25.06.05)

Témoignage d’un citoyen d’Alger harcelé par la police depuis sa libération en 1999 (ODHA, 14.06.05)

Le calvaire d’une mère perdant un enfant après l’autre (Mme Kherroubi, 1994, ODHA, 06.05)

Quand les auteurs de l’enlèvement de Mohamed Bouras en 1994 nient leur acte (ODHA, 06.05)

Témoignage de la mère de Salim Boughrara enlevé en 1998 (ODHA, 06.05)

Mohamed Arezki Mostéfaoui, disparu fin 1992 pour un frère monté au maquis (ODHA, 06.05)

Le carnage de la prison de Berrouaghia (Novembre 1994) (02.04.05)

Torturé au centre de Châteauneuf , Mohamed H., 1994 (25.08.04)

Communiqué de la LADDH de El Bayadh à propos des tortures subies par Haddi Abdelkader (17.07.04)

« Je t’abats et tu rejoindras la liste des « disparus » », Mohamed Sebbar, 2003

 » Ni Bouteflika ni ton Dieu peuvent te sauver de nos mains », Mohamed Belkheir, mars 2003

Brahim Soudani, torturé en janvier 2003

« Personne ne peut se révolter contre nous, même Dieu », Kamel Dridi, janvier 2003

Témoignage d’un torturé du camp de Camorra (Médéa) en 1995, M. Hafnaoui

Témoignage d’un rescapé de la torture à Relizane, B. El Hadj

45 jours dans des WC, A. Hachemi

A. Hachemi: Souvenirs de Serkadji

Témoignage de A. Hachemi, un survivant du massacre de Sekadji

Exécution sommaire d’un citoyen non-voyant et assassinat de son frère, Zoubir et Lyes Arriba

Victimes de la terreur de l’OJAL, Mohamed El Habib Haddam

 

Correspondances/
Communiqués

Appel d’un père de disparu (ODHA, 14.11.07)

Lettre ouverte de Ali Benhadj (12.01.07, pdf, arabe)

Disparition de M. Farid Faraoun en 1997 (Correspondance du 10 août 2005)

Enlèvement et assassinat de M. Okacha Ferradj en 1995 (Correspondance du 26 juillet 2005)

Arrestation de Ali Benhadj à Birtouta (A. Benhadj, 14.07.05)

Nouvelle arrestation de Ali Benhadj (A. Benhadj, 13.07.05)

Appel des grévistes de la faim de la prison d’El Harrach (09.07.05)

Note d’information de Abdelhamid Benhadj (02.07.05)

ODHA: Verdict du procès du Dr Fekhar et de ses compagnons (12.03.05)

Le procès du Dr. Fekhar et de ses compagnons aura lieu le 12 mars (ODHA, 10.03.05)

Extradition de A. Drif de France et disparition en Algérie (dossier)

Etat général de la répression et des arrestations d’étudiants de la faculté des sciences politiques et de la communication (17.01.05)

Répression sauvage à l’Institut des Sciences politiques de Ben Aknoun (Alger) (ODHA, 11.01.05)

ODHA: La marche des familles de disparus brutalement empêchée (05.10.04)

Répression des familles de disparus à Constantine (22.09.04)

Plusieurs fois arrêté et torturé par vengeance (Brahim, 1995)


Signalement de la disparition en 1993 de trois personnes, enlevés par des agents du DRS: (correspondance du 14 juillet 2004)

Abdelkader KHALASSI : né en 1970, enlevé devant la boulangerie de son père à la place du 1 mai à Alger

Ali BOUSLIMANI : né en 1969
enlevé devant la cité Boumaaza à Badjarah (Alger)

Boubakeur BOUSLIMANI enlevé devant son domicile à la cité Boumaaza, Badjarah (Alger)


Trois frères tués, aucun cadavre, (Frères Ammari)