Arrestation de Ali Benhadj à Birtouta

Note d’information

14 juillet 2005

Bismi ellah erahmane erahime

Ce jeudi 14 juillet 2005 cheikh Ali BENHADJ se dirige en compagnie de son fils Abdelfetah vers BLIDA pour assister à l’enterrement du fils de son oncle, le nommé Abdelmalek décédé accidentellement le jour même.

Arrivé aux environs de BIRTOUTA les forces de sécurité affectées à la surveillance de cheikh Ali BENHADJ obligèrent le véhicule conduit par Abdelfetah de s’arrêter et ordonnèrent à cheikh Ali BENHADJ de ne pas quitter la willaya d’ALGER.

Devant l’insistance de ce dernier à assister à l’enterrement du fils de son oncle, les agents de sécurité emmenèrent cheih Ali BENHADJ au commissariat central du boulevard AMIROUCHE à ALGER aux environs de quatorze heures trente minutes.

Cheikh Ali BENHADJ ne fut libéré qu’après sept heures de détention c’est à dire aux environs de vingt et une heure et trente minutes.

A signaler que l’interdiction de sortir de la willaya d’ALGER a été signifié à cheikh ali BENHADJ verbalement pour la première fois par l’officier affecté à sa surveillance le jeudi 23/12/2004 à cinq heures du matin alors qu’il s’apprêtait à se rendre à la ville de TLEMCEN en compagnie de ses fils, de son frère et quelques amis

Cheikh Ali BENHADJ demanda une justification écrite à cet officier qui lui répondit qu’il avait reçu des ordres et qu’il n’avait aucune justification écrite à lui fournir. Devant l’incapacité aux représentants de la loi à respecter cette même loi, cheikh Ali BENHADJ décida de poursuivre sa route et fut arrêter à six heures du matin au quartier ( la provale ) à KOUBA devant ses enfants, son frère et ses amis et ne fut libéré qu’à quinze heures et trente minutes après une détention d’environ dix heures au commissariat central d’ALGER.

( voir communiqué de presse du vendredi 24/12/2004 ).

Voilà l’image de notre pauvre ALGERIE gérée par coups de téléphone mobile et ordres verbaux comme si nous n’avions ni juges, ni lois, ni justice.

Il me vient à l’esprit l’image de notre ancien chef d’état major, monsieur Khaled NEZZAR qui déclarait à la chaine EL JAZEERA que des réunions et des décisions ont été prise dans le salon de sa luxueuse villa comme si nos ministères ou nos administrations n’étaient pas assez large pour y gérer les affaires de l’état en toute transparence.

Où est l’état de droit ? où est le respect des lois ? où est la justice ?

Notre constitution garantit à tout citoyen la libre circulation à travers le territoire national alors que ceux qui sont censés veiller à l’application de ses textes ne les respectent pas.

J’attire l’attention de l’opinion nationale et internationale sur le non respect des lois par ceux qui devraient donner l’exemple, et par la force des choses nos services de sécurité sont devenus JUGES et BOURREAUX.

Wa salam walikoum!

Jeudi 14 juillet 2005

Abdelhamid BENHADJ