Belaïz installe le comité interministériel de coordination pour la réinsertion des détenus

REINSERTION DES DETENUS

Belaïz installe le comité interministériel de coordination

Le Quotidien d’Oran, 31 janvier 2006

Le ministre de la Justice, garde des Sceaux a installé, hier, au siège du ministère, le comité interministériel de coordination des activités de rééducation des détenus et de réinsertion sociale.

L’installation de ce comité intervient après la promulgation du code de l’organisation pénitentiaire et de la réinsertion sociale des détenus qui a consacré, selon Tayeb Belaïz, «des principes et des idées de défense sociale». Ces principes, a-t-il ajouté, font de l’application de la peine un moyen de protection de la société par le biais de la rééducation et de la réinsertion sociale des détenus par un traitement qui préserve leur dignité humaine et leur assure l’élévation de leur niveau intellectuel et moral.

La mise en oeuvre de la réforme vise en d’autres termes l’amélioration des conditions de vie et de traitement au niveau du monde carcéral. Le comité interministériel est chargé de coordonner l’action des 21 départements ministériels et organismes de la société civile concernés par la réinsertion des détenus. Il doit également participer à l’élaboration des programmes post-pénaux des détenus après leur libération. Il est chargé aussi d’évaluer la situation des établissements en milieu ouvert, le régime de la libération conditionnelle et les actions menées en matière d’emploi dans les chantiers extérieurs et en semi-liberté.

L’installation des commissions de l’application des peines au niveau des cours ainsi que de la commission de l’aménagement des peines auprès du ministre de la Justice a permis jusqu’à présent qu’un nombre conséquent de détenus bénéficient de placements sous les différents régimes de réinsertion durant le dernier trimestre 2005 et début 2006. Les bénéficiaires s’élèvent à 1.055 détenus sous le régime de la liberté conditionnelle, 276 détenus sous le régime de la semi-liberté et 719 autres ont bénéficié d’une permission de sortie. Quatre-vingt-trois détenus ont été également réinsérés pour travailler dans le cadre des contrats de pré-emploi et dans les activités d’intérêt général. Le ministre a annoncé également que le suivi des délinquants durant la période post-carcérale et leur réinsertion pour éviter la récidive sera confié aux services extérieurs qui seront créés cette année. Le projet de texte les instituant est en phase de finalisation. Le monde carcéral comprend entre 40.000 et 45.000 détenus. Le taux de récidive s’élève, selon M. Fellioule, directeur général de l’administration pénitentiaire, entre 42 et 47%. Ce qui reste quand même assez élevé. D’où l’intérêt de mesures visant à rééduquer et réinsérer les détenus dans la société.

Samar Smati