Mise en place du «plan individuel de réinsertion» dans les établissements pénitentiaires

Justice

Mise en place du «plan individuel de réinsertion» dans les établissements pénitentiaires

Le Soir d’Algérie, 10 novembre 2014

Un nouveau mécanisme destiné aux détenus, intitulé «plan individuel de réinsertion», est mis en place à travers l’ensemble des établissements pénitentiaires du pays, a annoncé dimanche à Oran le directeur du Programme d’appui à la réforme du système pénitentiaire, auprès du ministère de la Justice.
Ce nouvel outil a pour objectif de «définir un plan stratégique spécifique à chaque détenu en vue de sa réinsertion sociale», a précisé Slimane Tiabi lors d’un séminaire de formation animé au profit d’une centaine de cadres des établissements pénitentiaires de la région ouest du pays. Cette rencontre, qui s’étend sur trois journées, s’inscrit dans le cadre de «la pérennisation des actions réalisées dans le cadre du programme de coopération entre l’Algérie et l’Union européenne, clôturé dans sa première phase le 16 juin dernier», a-t-il expliqué.
L’étape en cours s’étend, quant à elle, jusqu’au 14 décembre prochain en consécration des acquis professionnels obtenus à la faveur des formations précédentes dédiées à quatre thèmes essentiels, à savoir «le plan individuel de réinsertion», «l’intervention en situation de crise dans le domaine de la sécurité», «la déontologie médicale en milieu carcéral», et «l’accueil».
A l’échelle nationale, près de 350 cadres ont bénéficié de la formation autour du plan individuel de réinsertion qui a fait l’objet de deux séminaires régionaux tenus en juin dernier à Alger et la semaine passée à Sétif.
«L’initiative vise également à préparer en qualité de formateurs les personnels qui ont suivi les formations sur ces quatre thèmes durant les contrats relevant de la partie européenne, et ce, en mobilisant leurs acquis en termes d’ingénierie pédagogique», a fait valoir M. Tiabi.
Animé par des experts algériens, ce séminaire de formation s’est ouvert en présence du président de la cour de justice d’Oran et du procureur général près la même instance.
La signature de la convention de coopération avec l’Union européenne remonte, pour rappel, au 27 juin 2008. Cet accord a permis l’élaboration d’un programme de renforcement de la réforme du système pénitentiaire avec ses trois composantes, à savoir «la réinsertion sociale des détenus», «la formation des personnels» et «la sécurité et le système informatique».
APS