Consulat d’Algérie à Paris : Pratiques mafieuses et scandaleuses

Consulat d’Algérie à Paris : Pratiques mafieuses et scandaleuses

Abdelkader Tigha, 8 octobre 2007
http://tigha.unblog.fr/2007/10/08/consulat-dalgerie
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Durant le mois de Mai 2007, j’ai passé presque dix sept jours au centre de rétention de Vincennes où étaient entassés plusieurs algériens retenus dans ce centre mais ma situation était différente de leurs cas. Je devais être renvoyé vers les Pays Bas dans le cadre de la Convention de Dublin relative aux procédures d’asile politique mais les autres retenues devaient être normalement expulsés vers l’Algérie ou vers leurs pays d’origines pour les autres nationalités.

En effet à mon arrivée dans ce centre, j ai été choqué par le fait que des retenus algériens devraient payé une somme de 2000 euros chacun pour éviter l’expulsion . La somme est versée aux fonctionnaires du Consulat Algérien par l’intermédiaire d’un avocat qui dispose d’un bureau à la place de la Défense à Paris . Dés que les fonctionnaires du consulat reçoivent la dite somme, ils n’ établissent pas les  » laissez-passer » aux retenus pour permettre aux policiers de les expulser.

Une procédure illégale qui dure depuis bien longtemps sous les yeux du Ministère de l’ Intérieur Français et sous les les yeux de la police française. Tout le monde le sait et personne ne dit rien.

Bien sur les décisions d’expulsions sont comptabilisées par les préfets de police toute en sachant bien que ces personnes avaient été libérées. Le plus étonnant c’est que l’administration française est bien au courant de ces manoeuvres mafieuses et scandaleuses du Consulat d’Algérie.

Je vais expliquer ici comment çà se passe au centre de rétention de Vincennes.Chaque Mercredi , les fonctionnaires du Consulat dAlgérie à Paris viennent pour interviewer les retenus algériens normalement pour déterminer leur identité et leur nationalité aux fins de l’établissement des  »laissez-passer ». Durant ces interviews, le fonctionnaire du Consulat demande au retenu s’ il veut un avocat, c’est comme si le retenu était en face d’un juge. Si la personne a été déjà informée par ses compatriotes dans ce centre, le retenu comprendra et répondra par  »Oui ».

Le fonctionnaire du Consulat lui donne le numéro de téléphone de l’avocat et lui conseille de le contacter rapidement ou lui envoyer un proche de l’extérieur. C’est bien l’avocat qui reçoit la somme et informera à son tour les fonctionnaires du Consulat. Une fois la transaction finie, le Consulat n’établira pas les laissez-passer pour les retenus ayant payé les 2000 euros. Donc la police ne peut en aucun les expulser sans documents de voyage. Ces retenus doivent restés maximum 30 jours en rétention puis le juge de liberté sera forcé de les libérer.

Toute personne nouvellement arrêtée et placée dans ce centre apprendra la nouvelle auprès des autres retenus et recevra le numéro de téléphone de cet avocat. (nous disposons du numéro de téléphone) . Un procédé illégal et mafieux qui fait rentrer des milliers d’euros aux fonctionnaires du Consulats si ce n’est pas des millions chaque année. Comme çà fait partie de la coutume dans les relations franco-algeriennes, ces pratiques continuent sous les yeux de la police et les responsables de la Préfecture.

La police française arrête, le consulat algérien perçoit ses pots de vins et les préfets du Ministre Brice Hortefeux comptabilisent les reconduites à la frontière.

Des diplomates algériens censés être à Paris pour assister les algériens en difficulté continuent à construite des richesses en exploitant des sans papiers.

AT.