La Justice ouvre le dossier des extradés de la Grande Bretagne en vertu des accords d’extradition

La Justice ouvre le dossier des extradés de la Grande Bretagne en vertu des accords d’extradition

Londres estime que c’est un dossier « purement algérien qui ne la concerne pas »

El Khabar, 22 septembre 2007

La justice algérienne va examiner dans les prochains jours le dossier de l’une des personnes extradées des 17 que l’Algérie a décidé, il y a
quelque temps, de recevoir en provenance de Grande Bretagne.

L’ambassade de Grande Bretagne en Algérie a veillé à réaffirmer que le dossier au jour d’aujourd’hui « n’est plus entre ses mains » et qu’il
est algérien, sans expliquer ou se situe cette démarche dans le
processus de l’accord d’extradition signé entre les deux pays.
La justice a décidé d’inscrire le dossier d’un algérien extradé de
Grande Bretagne, dans le cadre de l’accord d’extradition des personnes demandées entre les deux pays, dans la session criminelle ordinaire qui s’est ouverte avant-hier, la personne concernée un dénommé B.Taleb a été arrêtée après son extradition vers l’Algérie en juillet 2006, elle a été placée dans la prison de Serkadji après avoir fait l’objet d’une enquête des services de sécurité. Elle fait partie du groupe de personnes dont l’Algérie a négocié l’extradition avec la Grande Bretagne, pendant une longue période, car Londres les suspectait d’être en relation avec le terrorisme et que leur présence n’était pas souhaitée sur les terres britanniques.

Le groupe a été arrêté durant la période allant de août à septembre
2005, les autorités britanniques estiment qu’elles représentaient une
menace pour sa sécurité interne ce qui nécessite une coopération de
l’Algérie pour « s’en débarrasser ».

En ce qui concerne le dossier de B. Taleb, une source officielle de
l’ambassade de Grande Bretagne en Algérie a confié à El Khabar, hier, que le dossier au jour d’aujourd’hui « est purement algérien et il se trouve entre les mains de l’Algérie». La même source a ajouté «
l’affaire ne concerne pas les britanniques à présent».