Les familles des extradés demandent des explications

Le ministère des AE promet de les libérer bientôt

Les familles des extradés demandent des explications

El Khabar, 22 juin 2006

Les familles des deux ressortissants Algériens, qui ont été extradés par la Grande Bretagne au début de la semaine dernière vers l’Algérie sous prétexte de « maintenir la sécurité interne du pays », ont remis une requête au Procureur Général de la Cour d’Alger. Les familles de Belarbi et Sellali réclament des explications et clarifications autour du sort de leur fils qui ne sont pas recherchés par les autorités Algériennes.
Après une semaine de l’annonce de l’Intérieur Britannique de l’extradition d’Algériens vers leur pays d’origine l’Algérie, des doutes planent toujours autour du sort de Belarbi Farid et Sellali Khaled désormais entre les mains des autorités Algériennes. Les familles des deux concernés réclament leur libération dans les plus brefs délais, les familles de Belarbi et Sellali ont constitué une défense dans l’affaire, le père de Sellali a indiqué à El Khabar que son fils « a été extradé le 17 Juin » et qu’il est libre de toutes accusations ou suspicions et il « est resté détenu sans accusations » en Grande Bretagne.
Par ailleurs, il indique qu’il s’est dirigé vers les services des Affaires Etrangères avant-hier « ils m’ont indiqué que ce qui se passait était une chose ordinaire, vôtre fils sera libéré les prochains jours ». Quand au deuxième il a été extradé le 16 Juin, des contacts avec sa famille indique qu’il « est resté dans les prisons Britanniques pendant trois ans en compagnie de 15 autres prévenus après les menaces contre Londres et d’autres villes Britannique ».
L’avocat des deux familles, Me. Amine Sidehoume, indique que la requête qui a été remise au Procureur Général de la Cour d’Alger mentionne que « les concernés ont été arrêtés à l’aéroport Houari Boumediene et depuis leur arrivée aucune nouvelle ». La défense se base dans cette requête sur la loi dans son article 51 du Code de Procédures Pénales « toute personne arrêtée peut disposer d’un moyen pour contacter sa famille », selon Sidehoume ceci n’a pas été respecté dans cette affaire.

2006-06-22
Par Atef Kedadra