Les discussions algéro-britanniques sur l’extradition de 17 Algériens

Les discussions algéro-britanniques sur l’extradition de 17 Algériens

El Khabar détient des documents classés « Top Secret »

El Khabar, 26 février 2007

Des dossiers en rapport avec les détails complets des négociations qui ont eu lieu entre le Gouvernement Algérien et son homologue Britannique indiquent clairement la nature des garanties demandées par la Grande Bretagne de l’Algérie avant d’extrader 17 Algériens « qui représentent un danger pour la sécurité Britannique ». Les correspondances entre les deux gouvernements semblent compliquées et sont passées par plusieurs étapes avant la signature de l’accord à Londres en Juin 2006.
Le premier document en nôtre possession parle d’une visite effectuée par une délégation Britannique dirigée par le ministre de l’Intérieur les 06 et 07 Juin 2006, motif de la visite, selon les mêmes documents « obtenir des précisions sur la loi Algérienne et d’avantage de détails dur la loi sur la réconciliation nationale ». Les négociations entre les deux pays ont été effectuées par M. Mohamed Amara, pour la partie Algérienne, et Edward Anthony Okeden, pour le Commonwealth. Une note Britannique précise qu’elle a constaté « une coopération approfondie de l’Algérie concernant les réponses aux interrogations de la partie Britannique », la même délégation a obtenu des explications détaillées autour de loi sur la réconciliation et des détails sur les trois exceptions « ceux qui ont pris part aux explosions dans les lieux publiques, les massacres et les viols ».
Les documents en question qui portent la motion « Top Secret », parlent des négociations entre les deux pays et des garanties données par l’Algérie concernant le traitement des personnes extradées. La première correspondance a essayé de clarifier les choses et de savoir si les extradés ont des antécédents avec la Justice Algérienne ou s’ils sont jusqu’à ce jour poursuivis par cette dernière. Les questions Britanniques tournaient autour des détails de l’extradition comme si les extradés vont être arrêtés à leur retour, où vont-ils être emmenés et la nature du traitement qui leur sera destiné. Les autorités Britanniques ont beaucoup insisté sur le traitement, et si les personnes vont être traitées humainement, en respectant leur dignité conformément aux conventions internationales des droits civiles et politiques.
Le Royaume Uni demande de manière officielle à l’Algérie, selon une correspondance qui porte le sceau de l’ambassade de Grande Bretagne en Algérie, une réponse officielle à la question de savoir si la personne concernée par l’extradition est Algérienne et si son dossier est en Algérie, si elle va être arrêtée dès son arrivée sur le sol Algérien, la durée et le lieu de son arrestation, si cette personne est demandée pas un autre pays. El Khabar a également pu obtenir les réactions officielles Algériennes, du ministère de la Justice, qui incluent les assurances demandées par le Royaume Uni, dans les quelles elles s’engage à garantir à l’extradé « un bon traitement et le droit de contacter ses proches en cas d’enquête ordinaire ».

2007-02-26
Par Atef Kedadra