Une délégation britannique aujourd’hui à Alger

EXTRADITION ET COOPERATION JUDICIAIRE

Une délégation britannique aujourd’hui à Alger

Le Quotidien d’Oran, 27 mars 2006

Les «divergences» ont-elles été aplanies entre Alger et Londres, en ce qui concerne la coopération judiciaire entre les deux pays? En tous les cas, une délégation britannique est attendue, aujourd’hui, à Alger pour examiner avec des responsables algériens, la conclusion d’accords de coopération judiciaire, rapporte l’APS, citant des sources londoniennes.

Ce septième round intervient après celui tenu à la mi-février à Alger, à la veille de la visite du ministre britannique des affaires étrangères, M. Jack Straw. Les deux parties doivent examiner quatre accords en phase de finalisation.

Ces accords portent sur l’extradition, la coopération judiciaire aux plans pénal, civil et commercial ainsi que sur la circulation des personnes. Pour rappel, il y a environ deux semaines, le chargé de presse de l’ambassade d’Algérie à Londres avait signifié le refus d’Alger d’accepter «certaines garanties» exigées par les autorités judiciaires britanniques concernant l’expulsion de présumés terroristes algériens.

De son côté, l’ambassadeur du Royaume-Uni à Alger, M. Andrew Tesorière, a rendu public un communiqué dans lequel il fait part de correctifs à apporter, et ce, «après consultation avec le ministère de la Justice». Le diplomate britannique qualifie d’ «inexactes, certaines informations colportées par la presse». L’ambassadeur avait souligné que «cette inexactitude suggère que le gouvernement britannique a demandé au gouvernement algérien que des juges britanniques président des cas de jugements possibles en Algérie d’Algériens suspectés d’activités terroristes». L’ambassadeur a affirmé qu’«aucune demande pareille n’a été formulée par le gouvernement britannique».

Le diplomate a, en outre, rappelé que son gouvernement «respecte entièrement et soutient l’indépendance du pouvoir judiciaire algérien et la souveraineté de la République Algérienne Démocratique et Populaire. Ce point de vue est partie intégrante de la coopération judiciaire entre deux gouvernements». Pour rappel, le diplomate algérien M. Toubal a déclaré, le 10 mars dernier, à la chaîne de télévision «Channel Four» que «l’Algérie n’accepte pas que la situation des expulsés soit vérifiée par un magistrat étranger. Il s’agit d’une condition présentée par les Britanniques à la dernière étape de longues négociations».

M.Mazari